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Monday, August 17, 2009


Ce qui est exigé des Palestiniens ? La soumission...

Pour l’arrêt éventuel de la construction de colonies, Israël exige l’annulation du plan de paix arabe de 2002, et le gouvernement US soutient cette orientation. Une analyse de Knut Mellenthin.
Mercredi 12 Août 2009

Un colon juif menace de son arme des Palestiniens lors d’une manifestation contre le vol de terres par la colonie juive de Bracha dans le village de Burin, en Cisjordanie, près de Naplouse - Photo : AP/Majdi Mohammed

Pour beaucoup, c’est « le plus grave rejet de toute une décennie » ou ce sont « les pires tensions publiques entre Israël et son allié le plus proche en presque deux décennies », comme l’écrit le quotidien Haaretz du 28 juillet. Il vise les divergences d’opinion entre les gouvernements des USA et d’Israël sur la politique de colonisation dans les Territoires palestiniens occupés. La première indication se rapporte aux débuts de la fonction de Benjamin Netanyahou comme Premier Ministre, entre mai 1996 et mai 1999. Son protagoniste était alors le Président US démocrate William Clinton. La période la plus longue se rapporte au républicain George H.W. Bush, qui fut président des Etats-Unis de 1989 à 1993. Du côté israélien lui était opposé l’extrémiste de droite Yitzhak Shamir. Bush senior s’est violemment querellé avec Shamir à propos du comportement d’Israël dans les Territoires occupés et il a même tenté de faire jouer le levier financier pour réfréner la création et l’expansion de colonies juives. Il a finalement échoué devant la majorité du Congrès qui, sous l’influence du lobby sioniste s’oppose traditionnellement et par réflexe à toute pression sur Israël.
Beaucoup de commentateurs comparent la disposition de l’actuel Président US Barack Obama à se confronter publiquement au gouvernement israélien, avec le démocrate James Carter, qui gouverna les Etats-Unis entre 1977 et 1981. Il aida Israël à conclure une paix stratégiquement très importante avec l’Egypte (1979), mais en Israël il passe aujourd’hui encore pour un ennemi du peuple juif. En la personne de l’extrémiste de droite Menahem Begin, Carter avait un partenaire de négociation particulièrement dur.
C’est Uri Avnery qui a fait la comparaison sans doute la plus juste et historiquement la mieux fondée : « La question est de savoir si Obama a une force de persévérance telle qu’aucun précédent président ne l’a eue depuis Dwight Eisenhower ». Commandant suprême des Forces Alliées en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale, Eisenhower fut président des Etats-Unis entre 1953 et 1961. Il imposa le retrait d’Israël de la péninsule du Sinaï conquise en 1956 lors d’une guerre d’agression menée en concertation avec la France et l’Angleterre.
La comparaison avec Eisenhower ne vaut cependant que si l’on prête à Obama une forte disposition à mener une lutte de principe autour de l’ensemble de la politique et de la pratique israélienne vis-à-vis des Palestiniens. Mais dans la réalité, comme nous le montrerons ici, il ne saurait en être question. La comparaison même avec Eisenhower soulève la question de savoir si de nos jours un président étatstunien voudrait et pourrait encore s’aventurer dans une telle confrontation. Car pendant les cinquante dernières années, les relations entre les USA et Israël, de même que la constellation de la politique intérieure étatsunienne, se sont considérablement modifiées, ce que ne traduit que très vaguement la périphrase « special relationship ».
Les illusions quant au potentiel de politique étrangère d’Obama sont tenaces à gauche également, bien qu’en y regardant de plus près, ni les déclarations et actions actuelles ou antérieures du Président ne les cautionnent. Un examen superficiel pourrait indiquer qu’à une phase de grande harmonie américano-israélienne dans les huit années Bush succèderait une période de contradictions publiquement exprimées qui iraient en s’aggravant, et où le gouvernement US formulerait ses intérêts plus nettement qu’auparavant et s’apprêterait même à enfin aider les Palestiniens à obtenir justice.
Cherchez l’erreur : c’est tout simplement une illusion d’optique. Ce n’est pas le quai - les USA - qui bouge, mais bien le train : Israël. Etant donné le glissement à droite de la politique israélienne, Obama suscite dès à présent des conflits rien qu’en s’en tenant aux positions de son prédécesseur. Par ailleurs, ce n’est pas l’administration US qui introduit un ton de confrontation agressive dans les discussions avec celui qui est encore toujours son allié le plus proche. Obama et son équipe pour le Moyen-Orient s’emploient beaucoup à minimiser les dissensions. Il ne s’agirait pas de dispute mais de divergences d’opinion à dissoudre consensuellement, « entre amis », « en famille ». En outre les « obligations » des USA envers Israël seraient « inébranlables ».
C’est exclusivement la partie israélienne qui fait enfler le conflit. A l’extrême, il y a les proclamations croissantes des colons, où l’on entend les déclarations antiaméricaines et les insultes contre le Président US les plus odieusement racistes. Mais la rancœur et l’incertitude, face à une soudaine contradiction à Washington, se sont insinuées fort avant dans la société israélienne. Il y a le ministre Jossi Peled - membre du Likoud de Netanyahou - qui réclame le plus sérieusement du monde des sanctions contre les USA. Ainsi on pourrait dorénavant se tourner vers d’autres fournisseurs pour les achats d’armements. En même temps, Peled suggère de s’investir massivement dans les élections au Congrès US qui se tiennent l’an prochain et de soutenir les opposants à Obama. Il y a le chef du gouvernement Netanyahou qui soupçonne Obama de vouloir tout simplement provoquer un conflit avec Israël pour se faire aimer du monde arabe. Les journaux israéliens disent en outre que Netanyahou aurait invectivé d’importants conseillers et collaborateurs du président US comme « juifs qui s’autohaïssent ».
De nombreux commentateurs israéliens préconisent une importante « réorientation » des relations avec les USA, bien qu’en réalité ils sachent sans doute toujours ce que leur pays doit aux Etats-Unis. Pour parfaire le tableau, il y a des sondages : un Israélien sur deux croit qu’Obama favorise les Palestiniens, 36% le tiennent pour neutre et 6% seulement le voient comme pro-israélien. A la mi-mai, ces derniers étaient encore 31% (Jewish Telegraph Agency du 25.07.09).
Exigence minimale : l’arrêt des constructions
Pour Obama ces réactions violentes à ses propositions ne sont même pas indésirables. Car elles lui permettent de se présenter comme médiateur équitable, impartial, et qui en tant que tel, naturellement, se voit attaqué par les deux parties, mais surtout par l’israélienne.
Que le Président US, contrairement à son prédécesseur, ne soit critiqué ni par les politiciens palestiniens ni par les gouvernements arabes, mais soit au contraire courtisé voire flatté, cela facilite le mauvais jeu. C’est ainsi qu’Obama en réalité n’est exposé qu’à la pression d’une seule partie, la partie israélienne et sioniste - ce qui le pousse dans une direction déterminée. Les politiciens arabes considèrent traditionnellement qu’il est de bonne guerre de dire des gentillesses au gouvernement étatsunien. En Israël par contre, on sait que des états d’âme outrés associés à des insultes grossières peuvent être beaucoup plus productifs.
Obama reconnaît bien évidemment qu’il a à faire au gouvernement le plus à droite, le plus inaccessible à une solution de paix qu’il y ait jamais eu dans l’histoire d’Israël, et que « l’opinion publique » israélienne est elle aussi bien plus orientée à droite que jamais. C’est pourquoi il ne confronte pas d’emblée Israël à des exigences a priori irréalistes, qui pourraient améliorer la situation humanitaire et politique des Palestiniens, mais il a mis au centre de sa politique le gel (« freeze ») de la situation existante. La seule exigence à Israël que l’administration US lui présente maintenant avec une certaine insistance, est celle d’un arrêt, limité dans le temps, de la construction de toute colonie juive dans les Territoires occupés. Cela ne changerait absolument rien à la situation, mais empêcherait simplement pendant un certain temps la création de faits nouveaux qui rendraient plus impossible encore la naissance d’un Etat palestinien.
En fin de compte, dans un avenir proche, ce point suscitera de toute façon entre Washington et Jérusalem un compromis, qui au minimum tolèrera la poursuite d’un certain nombre de projets de construction déjà entamés et peut-être fera encore davantage de concessions à la partie israélienne. Selon les Israéliens, la limitation temporelle de l’arrêt des constructions serait de trois à six mois. Ensuite il pourrait à nouveau être levé, si les Palestiniens et les états arabes n’apportent pas ou pas suffisamment de « contreparties ».
Car le fondement de la proposition de gel d’Obama est que la partie arabe doit honorer la modeste « concession » israélienne avec des « mesures propres à construire la confiance ». Effectivement c’est l’élément fondamental qu’il a introduit dans le jeu par rapport à la politique de son prédécesseur républicain. En théorie, Israël s’est engagé dès 2003 vis-à-vis de l’ancien président George W. Bush, pendant les négociations de la feuille de route, à arrêter les constructions dans les Territoires occupés. Et cela sans limitation dans le temps et sans conditions préalables. Généralement selon l’avis de l’ONU toutes les colonies juives dans les territoires occupés sont de toute manière illégales.

Le monde arabe est coincé
Toutefois Obama attend maintenant des états arabes, en guise de contrepartie pour une mesure qui ne fait que fixer la situation existante contraire au droit des peuples, des « gestes » importants pour la normalisation de leurs relations avec Israël. « Nous n’attendons pas que les Israéliens fassent quoi que ce soit gratuitement » disait le Jerusalem Post du 7 juillet citant un haut responsable du Ministère des Affaires étrangères US - non désigné nommément - décrivant d’après lui les exigences de Washington au monde arabe : « Font partie des gestes proposés, que des dirigeants arabes aillent à Jérusalem et que des dirigeants israéliens soient reçus dans des capitales arabes. Les pays arabes doivent ouvrir des représentations d’intérêts [en Israël - KM] et développer leurs relations commerciales avec l’état juif. Les états arabes doivent garantir aux avions israéliens des droits de survol qui raccourcissent le temps de voyage des passagers. Les Israéliens et les arabes doivent promouvoir de concert des projets humanitaires et culturels ». Par ailleurs, sur cette voie, les états arabes doivent encore être amenés à participer à une coalition de boycott et de guerre contre l’Iran.
L’arrière-pensée stratégique de l’administration Obama, qui à cet égard s’harmonise et coopère totalement avec le gouvernement israélien, est la destruction du plan de paix arabe lancé en 2002 par l’Arabie saoudite. Sa déclaration de principe est sans ambiguïté : un marchandage de compensations politiques par lequel Israël se retire de tous les territoires occupés en 1967 et le monde arabe normalise ses relations avec Israël. Dans la proposition d’Obama, la partie arabe ne peut que perdre : soit elle abandonne son unique atout pour la simple fixation - en outre limitée dans le temps - de la situation existante, soit elle est une fois de plus coupable, si le « processus de paix » ne progresse pas. Sans doute l’un et l’autre vont-ils même aller de pair, ce qui aggraverait encore plus les dissensions et l’impuissance d’action existantes des états arabes.
Le 27 juillet, le Ministère des affaires étrangères a confirmé que ces deux derniers mois le Président avait envoyé des lettres à plusieurs gouvernements arabes, dans lesquelles il exige, en échange de l’arrêt des constructions de colonies, qu’ils soutiennent « des mesures propres à construire la confiance » vis-à-vis d’Israël. On cite l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats Arabes Unis. Obama a envoyé une lettre séparée au roi du Maroc, qui traditionnellement entretient d’assez bonnes relations avec Israël. Le Président lui a demandé « d’être le leader de la levée des obstacles entre Israël et le monde arabe ».
L’exigence posée aux états arabes après normalisation des relations sans véritable contrepartie israélienne dans la question palestinienne serait déjà politiquement inacceptable dans des circonstances normales. Dans la situation actuelle, caractérisée depuis l’accession au pouvoir de la coalition Netanyahou par une campagne de discrimination d’extrême droite contre les citoyens arabes d’Israël - près d’un cinquième de la population totale du pays - elle constitue une impudence extrême. Jusqu’à présent, ni les arabes ni en particulier les Palestiniens n’y ont réagi raisonnablement ne serait-ce qu’en partie.
* L’exigence du parti gouvernemental « Israël Beitenou » (Israël notre maison ») d’introduire comme préalable à la citoyenneté d’Etat un « serment de loyauté » au caractère juif et sioniste d’Israël ne risque pas pour le moment d’obtenir la majorité dans le gouvernement, mais elle n’a pas du tout été abandonnée. Israël Beitenou, mené par le Ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, est le deuxième parti fort de la coalition.
* L’exigence posée par plusieurs partis de pénaliser la notion de « Nakba » (« catastrophe ») est toujours d’actualité. Les Palestiniens désignent ainsi la fondation d’Israël et la guerre de 1947 à 1949, associées à l’expulsion de force d’au moins 700.000 personnes d’origine arabe hors du territoire du nouvel état. Une loi récemment votée prescrit que les organisations qui utilisent la notion de « Nakba » ne pourront obtenir de financements publics.
* En outre le mot Nakba ne pourra plus figurer dans les manuels scolaires destinés à la partie arabe de la population. Israël Beitenou veut imposer que les programmes d’enseignement pour les écoliers et écolières arabes soient modifiés de manière qu’ils n’apprennent pratiquement plus rien sur l’histoire de leurs parents et de leurs aïeux, mais que l’histoire du sionisme soit une matière obligatoire. L’hymne national, complètement imprégné de l’esprit sioniste devra obligatoirement être enseigné aux enfants arabes.
* Le Ministre du transport Israël Katz (Likoud) veut supprimer les mentions anglaises et arabes des panneaux indicateurs de rues et de localités. Ceux-ci devront être écrits uniquement en hébreu. Cela vaudrait également pour des lieux qui non seulement ont un passé clairement arabe mais qui aujourd’hui aussi sont majoritairement habités par des citoyens arabes.

Les Palestiniens sont les perdants
L’administration Obama, sans doute soucieuse de préserver le caractère « familier » de la « special relationship », n’a fourni aucun commentaire critique de ces mesures ou projets. De la part des politiciens palestiniens, le Président US, son émissaire spécial au Moyen-Orient George Mitchell et les autres membres de son équipe attendent expressément et en permanence qu’ils empêchent toute propagande incitative (« incitement ») contre Israël, comme mesure propre à construire la confiance. Comme toujours, une exigence correspondante adressée à la partie israélienne - surtout sur ce ton d’ultimatum arrogant - est inimaginable, comme toujours. De simples approches en ce sens déclencheraient une tempête de protestations du lobby israélien et des médias étatsuniens dominants contre le Président.
Ces mesures et desseins sionistes montrent clairement ce que veut dire Netanyahou quand il exige en préalable à un Etat palestinien autorisé dans les Territoires occupés « la reconnaissance palestinienne ferme et sincère d’Israël en tant que patrie du peuple juif ». Ce sont les termes du discours que le Premier Ministre a prononcé le 14 juin au Centre Begin-Sadate de l’Université Bar-Ilan. Netanyahou y avait introduit pour la première fois le concept « Etat palestinien » qu’il refusait encore expressément pendant la campagne électorale. Il l’avait cependant chargé d’une série de conditions préalables qu’un politicien palestinien ne peut très probablement pas accepter et n’acceptera pas sans se discréditer totalement.
Le succès a donné raison au premier ministre : lors d’un sondage effectué après le discours, 71% des juifs israéliens approuvaient le discours. A peu près autant (70%) ne donnaient aucune chance réaliste à un Etat palestinien dans un futur proche, comme l’annonçait l’agence Reuters le 16 juin.
Obama loua le discours de Netanyahou comme l’entrée dans « des conversations sérieuses » et en fit valoir les « aspects positifs », sans entrer concrètement dans les conditions posées par le chef du gouvernement israélien, mais en les qualifiant d’une manière générale comme l’objet de futures négociations. Le responsable presse de la Maison Blanche, Robert Gibbs, parla dans l’édition du 14 juin de Haaretz d’un « important pas en avant » salué par le Président.
Les réactions palestiniennes ont été totalement différentes : Saeb Erekat, le négociateur en chef du Président Mahmoud Abbas, a déclaré : « Le discours de Netanyahou a claqué la porte à des négociations sur un statut permanent [plus précisément une solution biétatique - KM]. Nous appelons le monde à ne pas se laisser égarer par le fait qu’il a utilisé le concept « Etat palestinien », car il l’a dévalorisé. Il a déclaré Jérusalem capitale d’Israël, il a dit qu’il n’y aurait pas de négociation sur les réfugiés [le droit de retour - KM] et que les colonies continueraient d’exister. Le processus de paix a avancé à la vitesse d’une tortue. Ce soir, Netanyahou l’a retournée sur le dos » (Al Jazeera du 16 juin).
Ce constat est objectivement pertinent. Cela n’empêchera sans doute pas les politiciens palestiniens, même dans les conditions actuelles, d’accepter de faire bonne figure dans cette mauvaise passe et d’essayer de s’adapter à la constellation. Pour la reprise des négociations interrompues par le massacre de Gaza, Abbas n’a posé qu’une seule condition : le gel des travaux de construction dans les colonies. Dès qu’un accord sera atteint sur ce point entre Washington et Jérusalem, aussi mauvais qu’il puisse être du point de vue palestinien, Abbas admettra très probablement que sa condition est remplie.
Faute de quoi les Palestiniens se verront à nouveau chargés de la faute d’avoir fait échouer une occasion supposée grandiose par « l’opinion publique internationale ». Quoi qu’il en soit : dans la stratégie habilement conçue d’Obama, ils sont de toute manière les perdants. ligne-mediane
ligne-notes
4 août 2009 - Source : Junge Welt - Vous pouvez consulter cet article ici : http://www.palaestina.org/news/beit... Traduction de l’allemand : Marie Meert http://www.info-palestine.net/

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Thursday, August 13, 2009

Les F.M Syriens gèlent leurs activités politiques


إخوان سوريا يعلقون أنشطتهم المعارضة
علي صدر الدين البيانوني المراقب العام للإخوان المسلمين في سوريا (الجزيرة-أرشيف)
صادق مجلس شورى جماعة الإخوان المسلمين في سوريا على قرار قيادته بتعليق الأنشطة
المعارضة، واعتبره "مبادرة وطنية لإعطاء فرصة حقيقية وصادقة لكسر دائرة الشر المحيطة بالشعب السوري منذ أكثر من 40 عاما".
وقال مجلس شورى الجماعة في بيان أصدره الخميس في ختام أعمال دورته العادية الرابعة، إنه يضع قرار القيادة بتعليق الأنشطة المعارضة في سياق الحرب المفتوحة بكل أبعادها على أمة العروبة والإسلام، التي لم تكن الحرب الإسرائيلية على غزة إلا إحدى حلقاتها.
واعتبر مجلس الشورى أن هذه المبادرة ليست غريبة على تاريخ جماعة الإخوان المسلمين "الداعية إلى نفي الظلم والفساد والاستبداد عن حياة الناس في سوريا" وفق البيان.
وأضاف بيان المجلس أن جماعة الإخوان المسلمين في سوريا "تدعو إلى وطن حر وسيد... الوحدة الوطنية قاعدته، ودولة السواء والقانون عنوانه، والنهوض الحضاري الإنساني القويم مشروعه، بلا تمييز ولا استئثار ولا معتقلات ولا خوف فيه ولا تخويف، وتمد أيديها إلى كل الأحرار من أبناء وطننا للتعاون على بناء وطن القيم والحرية والمساواة والعدل".
وأعلن المجلس تضامن الجماعة مع "جميع الأحرار القابعين وراء القضبان من أجل قضايا وطنهم العادلة، وفي مقدمتهم رجال التيار الإسلامي بكل ألوان طيفه، والمواطنون الشرفاء المعتقلون من قيادات إعلان دمشق، الذي نعتبر أنفسنا عضوا مؤسسا وفاعلا فيه، وجميع معتقلي الرأي والضمير في السجون السورية".

وأدان البيان ما وصفه مشروع التفتيت العنصري العرقي واللعب على حبال الطائفية، واعتبره محاولة لضرب أبناء الوطن بعضهم ببعض وجسرا لعبور المخططات المستهدفة ليس فقط لوحدة هذه الأمة، بل لوجودها وهويتها أيضا، محذرا من الانجرار إلى مزالقه.

"دعا إخوان سوريا عام 2005 إلى "تغيير جذري شامل"، وقال مجلس شورى الجماعة حينها في ختام دورته العادية الثالثة بلندن إن "النظام السوري الحالي غير قابل للإصلاح" ووصفه بالعنصري والاستعلائي"تغيير جذري
وجاء هذا البيان بعد يوم من وصول وفد أميركي رفيع المستوى إلى دمشق في ثاني زيارة لمسؤولين أميركيين إلى سوريا في غضون شهرين.

وتركزت المباحثات الأميركية السورية على استمرار النقاش الدقيق بشأن تطوير علاقات البلدين وتعزيز فرص التعاون الأمني والإقليمي في المنطقة بين واشنطن ودمشق خاصة ما "يتصل بأمن الحدود ومنع تدفق المقاتلين على العراق" وفق مسؤولين أميركيين.
وكانت جماعة الإخوان في سوريا قد دعت عام 2005 إلى "تغيير جذري شامل", قائلة إن النظام الحالي أثبت أنه "لا يريد قراءة الأحداث قراءة صحيحة". وقال مجلس شورى الجماعة في بيان توج دورته العادية الثالثة بلندن إن "النظام السوري الحالي غير قابل للإصلاح" ووصفه بالعنصري والاستعلائي.
يذكر أن الجماعة محظورة في سوريا منذ 1980على خلفية مواجهات دامية مع النظام. وينص القانون السوري على الحكم بالإعدام على كل منتم إليها.

وتشكلت الجماعة في منتصف أربعينيات القرن العشرين من خلال اندماج عدة جمعيات إسلامية تحت قيادة مصطفى السباعي، مثل جمعية "شباب محمد" و"دار الأرقم".
وأقامت جماعة الإخوان في صيف العام 1946 معسكرا تدريبيا بإشراف الجيش السوري، وشارك فيه حوالي 300 شاب من الإخوان، وتشير المصادر إلى أنهم انتشروا بسرعة وكانت لهم فروع في جميع المحافظات والمدن السورية.

المصدر:
يو بي آي

Maghreb arabe

Tunisie : Le poids économique des touristes algériens

webmanagercenter.com -
10 Août 2009 Par Amel Djait

"Presque une voiture sur deux est algérienne, en ce moment à Hammamet. On ne peut se garer nulle part. Ils conduisent n’importe comment...", grogne Leila, coiffeuse, 37 ans. «C’est insupportable. Je n’arrive plus à trouver un poulet rôti pour la famille....», boude Sihem, pharmacienne, qui est par contre ravie de voir finalement arrivés les Algériens en grand nombre, surtout quand ils passent par son officine."Ils sauvent certainement cette saison mais de vous à moi, ils sauvent les commerces en tous genres et l’été depuis de nombreuses années", reconnaît avec franchise Mohamed, libraire de son état. «Avant de partir, ils font le plein de fournitures scolaires. Ils achètent des cartables, des tabliers, des chaussures...
En fait, je fais deux fois mon chiffre d’affaires lié à la rentrée scolaire : Une fois pour eux et une pour nous. Je ne suis pas le seul à attendre les Algériens qui viennent passer leurs vacances dans notre pays, dès fin juillet».
Tout est dit ou presque. Les Algériens passant leurs vacances en Tunisie sont devenus une réalité économique et sociale incontournable.Dans certaines villes touristiques, on voit jusque des drapeaux algériens flotter devant les devantures de quelques gargotes et restaurants populaires. Les cafés n’hésitent pas à mettre à tue-tête du Rai. Les vedettes de la musique algérienne passent en boucle chez l’épicier et le marchand de légumes, quand ils ne se produisent pas dans un théâtre de plein air. A part quelques bousculades ou intercades, qui éclatent de temps en temps surtout chez les jeunes, l’ambiance est bon enfant.
Les Tunisiens ont appris à connaître les attentes des Algériens et les anticipent. Ces derniers trouvent sur nos plages dorées et dans nos stations intégrées tous les loisirs dont ils sont avides
Perçus comme "les sauveurs" de la saison touristique estivale qui accuse un repli conséquent, entre autres à cause de la crise économique et aux répercussions de la grippe, les Algériens, qu’ils soient aimés ou méprisés, sont de toute façon attendus et espérés.
Il arrive qu’ils inspirent de l’exaspération, mais c’est l’amitié ou l’intérêt amical qui reprend le dessus.Tout le monde a bel et bien compris les enjeux liés à leur présence sur le territoire tunisien. Certains reprochent à nos hôtes «de se comporter en terrain conquis», alors que d’autres s’évertuent à mettre les petits plats dans les grands afin de «recevoir nos frères Magrébins les bras et bars ouverts».
Pour bien comprendre les enjeux, il y a quelques chiffres qui ne trompent pas. Le touriste algérien est classé parmi les plus dépensiers. Il dépense autour de 500 dollars par semaine. Certains estiment qu’il débourse le triple d’un touriste européen. «Ils aiment sortir, consomment et dépensent de l’argent. Ils s’amusent, font du shopping et sortent avec leurs enfants. Ils viennent en Tunisie pour s’éclater à grands frais et louent nos maisons, et c’est tant mieux ... Ils créent une véritable dynamique.
Les touristes européens ne sortent plus de leurs hôtels à cause du «All inclusive». On ne voit quasiment plus l’ombre d’un de leurs euros...», résume à sa manière Hichem, propriétaire d’une boutique d’artisanat dans la médina de Hammamet.
Tunisie, destination préférée des Algériens
Selon certaines prévisions, le nombre de touristes algériens visitant la Tunisie est en phase de dépasser les 1,4 million de touristes cette année. En 2008, ils étaient plus de 1,2 million à visiter la Tunisie.
A titre indicatif, le nombre de touristes algériens est passé de 811.000 en 2003 à 914.000 en 2004 et 930.000 en 2005.
Pour cette cuvée 2009, on estime la hausse à 7% par rapport à l’année précédente.Dans un article paru dans le journal algérien "L’Expression" (28 juillet 2009), le journaliste Brahim Takheoubt écrit : «Ce sont les professionnels du tourisme (algérien) qui affirment en s’appuyant évidemment sur des données de terrain incontestables que 8.000 personnes et près de 1.000 voitures traversent chaque jour notre frontière Est... Mais qu’y a-t-il donc de si extraordinaire au pays de Ben Ali pour «détourner» les Algériens des principales destinations touristiques comme le Maroc, la Grèce, la Turquie ou l’Egypte ?»
L’engouement est incontestable. La Tunisie est plébiscitée par la presse algérienne. Même le prestigieux "Courrier International" en fait l’écho dans sa dernière publication.Il est à noter que sur les 6,7 millions de touristes visitant la Tunisie, 37% d’entre eux sont maghrébins (essentiellement algériens et libyens). Ils assurent d’année en année, une progression non seulement du nombre de nuitées, mais aussi et surtout des recettes en devises enregistrées. Selon certaines sources, les Algériens auraient injectés l’année écoulée quelques 600 millions d’euros dans notre économie.Plus de 87% des Algériens viennent en voiture ou en bus, par les 10 points de passage de la frontière tuniso-algérienne.
Il convient de mentionner que le marché a fait de gros efforts pour s’organiser et structurer l’offre. Le nombre des Algériens qui réservent à l’avance leurs vacances a largement augmenté et de plus en plus de ces touristes séjournent dans des structures hôtelières, surtout quand elles sont disponibles. Au cours des trois dernières années, on note un accroissement des Algériens venant par voie aérienne, grâce notamment aux charters reliant les villes d’Oran, d’Alger, d’Annaba et de Constantine.Les Algériens résidant en France ne sont pas en reste. Ils sont aussi très nombreux à venir séjourner en Tunisie. «Nous faisons un petit crochet de 2 ou 3 jours par Alger et l’on part pour Hammamet. On se donne tous rendez-vous en Tunisie : les Algériens d’Algérie, ceux de France, les frères, les cousins, les amis... Qui vient de Marseille, de Nice ou de Constantine... C’est sacré notre été en Tunisie ! Je me souviens que pendant les évènements, on se retrouvait directement dans votre pays et à notre entière aise, alors que beaucoup se sont détournés de nous... Nos destins sont liés...
Beaucoup de familles tunisiennes enregistrent au moins un mariage tuniso-algérien ou je me trompe ?», précise avec assurance Hassen.B, 52 ans en séjour avec sa femme et ses deux enfants.De tous les Algériens que j’ai rencontrés pour les besoins de cet article, je reste frappée par la joie que ressentent ces derniers à passer du bon temps en Tunisie. Il est incontestable qu’ils s’y sentent comme chez eux.
D’ailleurs, du côté des officiels tunisiens, on indique que cet engouement des touristes algériens pour la Tunisie n’est pas accidentel. Il s’explique par l’absence de visa d’entrée, la langue et la compétitivité de la destination. L’accessibilité est aussi un attrait décisif, mais certains opérateurs privés restent pourtant prudents. Ils remarquent qu’il y a plus d’une douzaine d’années, c’est le Maroc qui était la destination privilégiée des Algériens.Pour cela, il convient de continuer à fournir davantage d’efforts pour faire durer ce juteux voisinage. Dans les milieux professionnels de l’hôtellerie tunisienne, certains considèrent que ce flux peut être qualifié de «relatif, voire dérisoire».
Pour certains, "les Algériens ne sont pas de gros consommateurs de services traditionnels. Ils ne vont pas systématiquement à l’hôtel, ne consomment ni excursions, ni transferts... Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que l’offre hôtelière tunisienne n’a pas pris en considération leurs préférences en termes d'hébergements", précise un professionnel du tourisme qui souhaite garder l’anonymat. «Il n’en reste pas moins vrai que depuis les événements du 11 septembre et des attenants de Djerba, ce sont eux qui sauvent l’été. Peut-être serait-il temps de s’adapter davantage à leurs besoins ?».
Selon le site d’informations "Les Afriques", il semble incontestable que «la diaspora algérienne d’Europe aime de plus en plus la Tunisie»... Il ressort par ailleurs que «les Algériens viennent, avec 3,15 milliards d'euros, en tête des transferts d'argent des communautés de la rive sud de la Méditerranée vivant en Europe, un transfert global estimé entre 12,4 et 13,6 milliards d'euros par an, selon une étude de la Banque européenne d'investissement (novembre 2006)». D’autre part, et du côté des chiffres algériens, on estime à 200 millions de dollars les recettes réalisées en 2006 grâce aux dépenses de tourisme de cette même diaspora dans leurs propre pays.
Un chiffre que le gouvernement algérien veut multiplier par cinq d'ici 2013. Pour le moment, selon le dernier rapport d’Oxford Business Group, «sur les 1,74 million de touristes qui avaient visité l’Algérie en 2008, plus de 1,2 million d’entre eux sont des Algériens expatriés qui retournent au pays pour les vacances. À peine plus de 500.000 touristes sont des étrangers».(Source: "webmanagercenter.com" le 10 août 2009)Lien: http://www.webmanagercenter.com/management/article-78980-tunisie-le-poids-economique-des-touristes-algeriens

Tuesday, August 11, 2009


Le droit à la résistance

« Rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le parti de l’oppresseur » - Desmond Tutu.

Ramzi Kysia - Free Gaza Vendredi 07 Août 2009

Les habitants de Gaza guettant l’arrivée du bateau du Free Gaza Movement - Photo sur : Flickr.com
Nous vivons dans une période de brutalité. Il nous faut soit l’accepter - soit prendre les risques nécessaires pour transformer notre monde en une communauté solidaire.
En août dernier, 44 personnes ordinaires, en provenance de 17 pays, ont navigué vers Gaza dans deux petits bateaux de bois. Nous avons fait ce que le monde n’allait pas faire- nous avons brisé le siège de Gaza. Au cours de l’année écoulée, le mouvement Free Gaza a organisé sept voyages de plus, et il a atteint Gaza avec succès à cinq reprises. Nos bateaux restent les seules embarcations internationales qui soient arrivées jusqu’à la bande de Gaza depuis plus de 42 ans.
Au Moyen-Orient, la lutte pour la justice est une entreprise incertaine dans le meilleur cas. Des difficultés et des dangers assaillent de toutes parts ceux qui luttent pour les droits humains. Les Etats arabes sont des tyrannies et leurs peuples sont victimes de la police secrète, d’arrestations arbitraires, de torture et d’oppression. Au sein de la société arabe, les fractures se définissent en termes ethniques, en tensions de classe, en pauvreté et en stagnation politique. De la part de l’extérieur - de l’Occident - le Moyen-Orient subit, au grand jour ou clandestinement, des actes d’intimidation, de déstabilisation économique, des interventions, voire des actes de guerre, des invasions et des massacres à grande échelle.
Chevauchant tous ces troubles, bloquant pratiquement toute tentative de progrès dans la région, on trouve deux colosses jumeaux : le Grand pétrole et Israël. Il est rare qu’une population ait eu à subir des fardeaux plus amers, plus dévastateurs et apparemment plus inéluctables, que la population arabe face au Pétrole et à Israël.
C’est à Gaza que ceci est le plus vrai. En 1999, British Gas a découvert d’immenses champs de gaz naturel, valant des milliards de dollars, dans les eaux territoriales palestiniennes au large de la côte de Gaza. Israël a déjà construit un pipeline horizontal pour siphonner le gaz d’au moins un de ces champs. S’il existe une raison occulte pour le siège de Gaza, la voilà.
Israël maintient un contrôle effectif sur tous les points d’entrée et de sortie de Gaza dont il contrôle de fait les recettes et l’économie. À cause de cela, et malgré la fermeture des colonies en 2005, Israël reste une puissance occupante, à Gaza comme dans le reste de la Palestine. En tant que puissance occupante, Israël est responsable du bien-être de la population qu’elle occupe et ne peut pas légalement imposer un blocus, particulièrement un blocus qui punit collectivement toute la population de la Bande. Il commet de toute évidence un crime et son gouvernement ainsi que son armée devraient être traduits en justice à ce titre.
Pendant les dernières trois années et demie, le siège israélien est devenu de plus en plus brutal. Moins de 20 % du commerce normal est autorisé à pénétrer à Gaza aujourd’hui. Le siège a causé l’effondrement de l’économie locale, aggravant le chômage, la pauvreté et la malnutrition infantile.
À cause du siège israélien, il y a peu de carburant pour alimenter la centrale électrique et par conséquent l’électricité est rare et irrégulière. Sans électricité, les réseaux de distribution d’eau et d’égouts ne fonctionnent pas. Le 27 mars 2008, 2 femmes dans la septantaine, une adolescente et deux nourrissons sont morts dans une inondation d’eaux usées à Umm Naser. Rien que l’année dernière, ce sont plus de 16 milliards de litres d’eaux usées non traitées qui ont été déversés dans la mer, transformant la Méditerranée en un WC et créant une catastrophe de santé publique.
Gaza est une plaine côtière minuscule, longue d’à peine 30 km sur 10 km de large. Elle n’a pas la capacité d’entretenir de manière autonome le million et demi d’êtres humains qui vivent dans un des endroits les plus densément peuplés de la planète. Deux tiers de la population de Gaza sont des réfugiés, poussés hors de la Palestine historique pendant la guerre de la fondation d’Israël en 1948. Plus de la moitié de cette population est constituée d’enfants.
Israël commet depuis longtemps des violences à l’encontre des enfants palestiniens. Pour ne citer que quelques exemples : en décembre 2004, les forces israéliennes ont tué par balles Rana Siyam âgée de sept ans. La même année, les Forces israéliennes avaient tué Raghda Alassar, 9 ans , alors qu’elle passait un examen d’anglais dans son école. Iman al-Hams, 13 ans, a reçu 17 balles tirées par les forces israéliennes alors qu’elle revenait à pied de l’école à la maison. Un capitaine israélien est allé jusqu’à son cadavre et lui a tiré une balle dans la tête pour être certain qu’elle était morte. Les FID ont traduit le capitaine en justice, non pas pour assassinat, mais pour « utilisation illégale de son arme », et bien qu’il ait admis avoir vidé son chargeur sur la fillette, il a été jugé non coupable.
Pendant l’été de 2006, les forces israéliennes ont tué Bara Habib, 3 ans, Rajaa Abu Shaban, 3 ans, Rawan Hajjah, 6 ans, Aya Salmeya, 9 ans et plus de 35 autres enfants rien qu’à Gaza. Le 16 janvier 2007, les forces israéliennes ont tué Abir Aramin, 10 ans, fille d’un palestinien militant pour la paix alors qu’elle rentrait à pied de l’école. Ce ne sont que quelques cas. L’organisation israélienne de défense des droits humains, B’tselem, estime que plus de 900 enfants palestiniens ont été tués par l’armée israélienne de 2000 à 2008.
Israël a déjà reproduit à Gaza, les pires aspects du ghetto de Varsovie, transformant cette petite bande de terre en une prison, la plus grande à ciel ouvert du monde. La situation humanitaire de un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants illégalement incarcérés à Gaza , est maintenant la pire en 42 ans d’occupation israélienne.
Mais des histoires plus sinistres se profilent à l’horizon. La vérité simple et terrifiante est qu’Israël pousse le monde sur le chemin d’un génocide. Nous nous acheminions tous vers la destruction goutte-à-goutte du peuple palestinien. Cette réalité doit être affrontée avec fermeté et éliminée avant qu’il ne soit trop tard.
Il y a maintenant plus de six mois qu’Israël a terminé sa dernière attaque contre la bande de Gaza, tuant plus de 1400 Palestiniens et la population de Gaza vit toujours dans les gravats. La fermeture hermétique de la Bande par Israël a créé une catastrophe humanitaire d’origine humaine, maintenue délibérément. Le fait que la communauté internationale ne fasse pas appliquer ses propres lois et ne protège pas le peuple de Gaza nous oblige en tant que citoyens privés d’intervenir directement pour prendre des mesures à l’échelle de la crise. Nous devons agir parce que nos gouvernements refusent de le faire.
Bien qu’Israël les menace et cherche à les intimider, les volontaires de Free Gaza ont l’intention de continuer à naviguer vers Gaza dans des bateaux non armés. Maintenant plus que jamais nous avons besoin de personnes du monde entier qui viennent se joindre à nous.
Le siège de Gaza ne sert qu’à renforcer les structures autoritaires de toutes les parties à ce conflit, retranchant le pouvoir dans un contrôle centralisé, mobilisant la population contre un ennemi commun. L’isolation de Gaza renforce l’impression que le monde a oublié la Palestine et ne se soucie guère de la manière dont les Palestiniens sont forcés de vivre ou même s’ils vivent ou meurent.
Par contraste, la résistance civile et les mouvements citoyens ne visent pas que les injustices que nous connaissons- ils élaborent aussi des stratégies pour réaliser un changement social. La résistance non-violente montre à tous ceux qui la pratiquent qu’ils peuvent tendre la main à l’autre, s’organiser et agir pour changer le monde entier. Encore et encore, l’histoire montre que même les pires tyrannies peuvent s’effondrer quand elles sont confrontées à une résistance organisée et déterminée.
Joignez-vous à nous, en tout ou en partie. Rejoignez le mouvement Free Gaza, le mouvement de solidarité internationale, le mouvement BDS. Joignez-vous à nos ainsi qu’aux autres campagnes menées pour la justice en Palestine. Nous avons besoin de volontaires pour effectuer des recherches, rédiger, pour faire des mises à jour sur Internet, traduire, produire du graphisme, organiser au niveau local et beaucoup d’autres tâches.
Faites partie de la résistance.
On nous dit souvent que la résistance ne se justifie pas ou qu’elle est impossible. Les défenseurs libéraux d’Israël, comme Thomas Friedman, exigent constamment que les Palestiniens déposent leurs armes tout en exhortant Israël à les prendre pour commettre des actes de violence et de destruction de plus en plus importants.
Face à la violence dans notre monde, nos élites nous disent que nous avons deux choix - et seulement deux - capituler devant la violence ou faire la guerre. Bien sûr, qui vous êtes déterminera quel choix sera juste et approprié. Confrontés à la violence palestinienne, les Israéliens sont en droit de faire la guerre. Confrontés à la violence israélienne, les Palestiniens ont le droit de capituler. À Tel-Aviv et à Washington DC , ils appellent ça la « clarté morale » : la nécessité supposée d’assurer la sécurité d’Israël en créant de façon délibérée une insécurité massive parmi les Palestiniens. Le délire, quoi !
Toutefois, même les grands mouvements « pacifistes » en Occident essayent de délégitimer la résistance en demandant, tant aux Palestiniens qu’aux Israéliens de renoncer aux actes de violence manifeste, mettant sur le même plan les Palestiniens qui commettent des attentats suicides et les Israéliens qui envoient des F-16, des bulldozers militaires D9 et des hélicoptères d’attaque Apache pour aplatir des quartiers entiers.
Le problème, c’est que les actes de violence habituellement aléatoires et individuels commis par les Palestiniens contre les Israéliens ne sont pas comparables à la myriade d’actes d’oppression et de cruauté structurelle frappant les Palestiniens du fait de la politique du gouvernement israélien. Il n’y a pas d’avions de combat palestiniens qui bombardent les villes israéliennes parce que les Palestiniens n’ont pas de jets de combat. Pas de bulldozers palestiniens qui détruisent les maisons israéliennes - parce que la Palestine n’a pas de bulldozers militaires. Pas de soldats palestiniens qui envahissent les quartiers israéliens et terrorisent la population - parce qu’il n’y a pas d’armée palestinienne. Le conflit en Palestine est une guerre de terreur menée par l’État d’Israël contre une population civile en grande partie sans armes et sans défense.
Même les actes de violence immoraux et vains perpétrés contre des civils israéliens (comme le sont certaines attaques suicides) ne peuvent pas être comparés à l’humiliation, la terreur et la mort qu’Israël inflige délibérément aux Palestiniens. Contrairement à ce que reflète la grande presse, ce conflit n’est pas une guerre juste menée contre des terroristes arabes funestes, ni une querelle religieuse ou ethnique entre deux groupes de personnes opposées et ayant toutes deux leurs raisons. Le conflit israélo-palestinien est la lutte entre deux causes irréconciliables et inégales : d’une part, la lutte d’un peuple opprimé pour sa liberté, la justice et l’autodétermination et d’autre part, la lutte de ses oppresseurs visant à maintenir (voire étendre) leur domination. Dans ces circonstances, la résistance est non seulement un droit, c’est un impératif moral.
Cela ne veut pas dire que tous les actes de résistance soit acceptables. De toute évidence ils ne le sont pas. Mais il devient oiseux d’entendre continûment des Occidentaux pleins de bonnes intentions, mais qui ne se rendent compte de rien, essayer de comparer les deux parties à ce conflit. Je suis fatigué d’entendre des Blancs pleurnicher ou demander à cor et à cri : « où est le Gandhi palestinien ? »
Excusez-moi, mais ce n’est pas parce que certaines personnes ont choisi de ne pas connaître la longue et profonde histoire de la résistance palestinienne non-violente - depuis le boycott de 1936 à Bil’in aujourd’hui- qu’elle n’existe pas. Le mouvement Free Gaza lutte en solidarité avec une résistance civile palestinienne déjà vibrante.
De même, une autre critique - futile - de la résistance est tout aussi erronée. Beaucoup s’imaginent à tort qu’Israël et le lobby israélien sont simplement trop puissants pour être défiés et encore moins pour être battus. Ce n’est pas le cas.
Le 30 juin 2009, les forces israéliennes ont abordé par la force l’un de nos bateaux, le SPIRIT OF HUMANITY, et ont enlevé 21 défenseurs des droits humains et de journalistes, y compris une lauréate du prix Nobel de la paix, Mairead Maguire et l’ancienne membre du congrès US, Cynthia McKinney, qui se dirigeaient vers Gaza assiégée pour y livrer des fournitures humanitaires et du matériel de construction extrêmement nécessaires. Ils sont restés en prison pendant une semaine avant d’être déportés.
Bien que ce voyage n’ait pas abouti, ce ne fut pas un « échec ». Dans le mois qui a suivi le détournement de notre bateau, plus de 100 000 articles, essais, posts dans les blogs, demandes d’actions, émissions de radio et de télévision ont commenté la réponse violente d’Israël à l’égard de notre mission. Il est vrai que les tribulations de nos 21 volontaires ne sont en rien comparables au sort des 11 000 prisonniers politiques palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Notre petit chargement confisqué de 3 t de fournitures médicales et de kits de reconstruction est insignifiant comparé aux 4 milliards de dollars US en aide promise à Gaza - assistance qui n’a pas été et qui ne sera pas livrée à cause du blocus israélien.
Mais ceci aussi est à côté de la question. En choisissant de confronter avec violence et de kidnapper des militants des droits humains non armés dans une mission de secours, Israël a montré publiquement le caractère illégal et l’absurdité du siège de Gaza. Le siège ne concerne pas la « sécurité ». Impossible que quiconque se soit imaginé que notre petit bateau représentait une menace physique pour Israël.
Cette démonstration publique de l’illégalité du siège a abouti à une activité record au niveau gouvernemental également. Les gouvernements, tant irlandais que grec, sont intervenus officiellement pour protéger leurs citoyens et leurs biens. Bien que n’ayant pas de relations diplomatiques et refusant de reconnaître la légitimité du gouvernement israélien, le roi de Bahreïn est intervenu personnellement avec succès pour obliger Israël à libérer immédiatement les cinq militants des droits humains bahreïniens kidnappés à bord du SPIRIT. Le parlement britannique a tenu un débat officiel sur la question et même le département d’État US a été obligé de tenir un appel en conférence avec la famille et les amis des victimes kidnappées ainsi qu’avec que des groupes arabo-étasuniens pour les droits civils.
Ceci a été sans précédent, mais cela ne suffit pas.
Free Gaza a rejoint la lutte modestement en 2006. Notre point de départ était uniquement l’espoir. Beaucoup pensaient que l’entreprise était impossible, mais nous l’avons réussie. Nous avons brisé le blocus israélien. Nous repartirons et nous sommes absolument déterminés à arriver à Gaza lors de notre prochain voyage. Nous comptons escalader notre réaction de manière non violente. En envoyant un cargo, nous escaladons le défi contre le blocus en apportant des quantités significatives de matériaux de reconstruction interdits. En envoyant plus de bateaux lors de notre prochaine mission, nous allons escalader de façon significative les difficultés logistiques que connaîtra Israël s’il décidait de mener une attaque violente contre nous. En envoyant sur les bateaux encore plus de parlementaires, de dignitaires, de journalistes et de militants pour les droits humains, nous allons escalader de façon sensible les difficultés politiques auxquelles Israël sera confronté s’il décidait de nous attaquer violemment une fois de plus.
Le voyage jusqu’à Gaza est dangereux. La marine israélienne a embouti notre bateau amiral, le Dignity, lorsque nous avons essayé de livrer des fournitures médicales à Gaza pendant l’attaque brutale de décembre/ janvier. En juin, les Israéliens ont détourné notre petit bateau et ont enlevé tous ses passagers. Israël a même menacé d’ouvrir le feu contre nos bateaux non armés plutôt que de nous permettre de livrer des fournitures humanitaires et des matériaux de reconstruction à la population de Gaza.
Mais les risques auxquels nous nous exposons lors de nos voyages sont insignifiants comparés à ceux qui sont imposés quotidiennement au peuple de Gaza.
L’objectif de l’action directe et de la résistance civile non-violentes est de prendre des risques - de nous mettre en travers de l’injustice. Nous prenons ces risques en étant bien conscients des conséquences éventuelles . Nous le faisons parce que les conséquences de l’inaction sont bien pires. Chaque fois que nous nous laissons intimider, chaque fois que nous croisons la malfaisance et que nous l’ignorons, nous abaissons nos normes et permettons à notre monde de devenir plus dur et plus injuste pour nous tous.
Israël peut menacer nos bateaux et ses passagers - nous continuerons à venir. Israël peut illégalement brouiller nos systèmes de communication et de navigation - nous continuerons à venir. Israël peut ouvrir le feu contre nos bateaux ou essayer de les emboutir et de les couler. Israël peut choisir d’aborder nos bateaux par la force, de les détourner et d’enlever nos volontaires.
Peu importe. Nous continuerons à venir. Armés seulement de notre amour de la justice et dans un rite de résistance, nous irons à Gaza, encore et encore et encore, jusqu’à ce que ce siège soit levé pour toujours et que le peuple de Gaza ait un libre accès au reste du monde.

* Ramzi Kysia est un essayiste arabo-étasunien et un organisateur du mouvement Free Gaza. Si vous voulez soutenir ces efforts, rendez-vous à l’adresse freegaza.org/donate, ou envoyez un courriel à donations@freegaza.org. Si vous voulez travailler comme bénévole pour Free Gaza, envoyez un courriel à volunteer@freegaza.org
27 juillet 2009 - The Free Gaza Movement - Cet article peut être consulté ici : http://www.freegaza.org/fr/accueil/...
Traduction : Anne-Marie Goossens

Friday, August 07, 2009

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التحدي الديمقراطي في "الولاية الأخيرة" لزين العابدين بن علي
العربي صديقي
تشرين الثاني/نوفمبر، 2008
المؤتمر الخامس: تمهيد الطريق
لا تكمن أهمية المؤتمر الخامس لحزب التجمع الدستوري الديمقراطي الحاكم (30 تموز/يوليو ـ 2 آب/أغسطس)، في ترشيح بن علي لخوض انتخابات تشرين الأول/أكتوبر 2009، بل في مروحة التحديات التي يمكن أن تجعل ولايته الخامسة، والتي يفترض أن تكون "الأخيرة"، مرحلة انتقالية إلى نظام سياسي أكثر انفتاحاً في العام 2014. إذ اعتُبر المؤتمر الذي عقد تحت شعار "التحدي"، حدثاً بالغ الأهمية في البلاد. فقد حددت مداولات المؤتمر وقراراته الأجندة السياسية للبلاد في الولاية الخامسة لبن علي وما بعدها، والمتمثلة في بناء تونس معتمدة على نفسها ومسالمة ومتسامحة، وتعميق التعددية في حزب التجمع الدستوري الديمقراطي، وتوسيع دائرة المشاركة للجنسين، وتعزيز أهداف التكافل الاجتماعي، وتوفير تكافؤ الفرص وتوزيع السلع التطويرية، واستيعاب الشباب عبر عملية الحوار الوطني، واستثمار المزيد من الموارد في التوظيف، والتزام تونس بمبادئ التعايش السلمي ومكافحة الإرهاب وحوار الحضارات. بيد أن الرسالة الرئيس للمؤتمر تمثلت في أن بن علي وحده هو القادر على إنجاز هذه الأهداف.
بدا زين العابدين بن علي في المؤتمر ممسكاً بزمام الأمور، وأصغر مما يوحي به سنّه السبعيني. وأمام قادة حزب التجمع الدستوري الديمقراطي والآلاف من أعضائه والدبلوماسيين الأجانب وممثلي 92 من الأحزاب السياسية العالمية، بمن فيهم ممثلو الحزبين الحاكمين في كل من فرنسا والصين وضيف الشرف الرئيس الفلسطيني المحاصر بالانتقادات محمود عباس، حدّد بن علي أهدافه الرئيسة التي شملت، فيما عدا الإعلان عن ترشيح نفسه لمنصب الرئاسة، الوعود التالية: الالتزام بحصة (كوتا) تبلغ 30% للنساء في البرلمان بمجلسيه، وزيادة عدد أعضاء اللجنة المركزية في حزب التجمع الدستوري الديمقراطي من 250 إلى 343، والموافقة على حوار وطني مع شباب البلاد لمدة عام، وانتخاب نائب لرئيس الحزب الحاكم.
لم يكن ترشيح بن علي في الواقع موضع منافسة داخل الحزب. إذ يقوم حزب التجمع الدستوري الديمقراطي، والذي يُعتبر حزباً جماهيرياً يصل عدد أعضائه إلى مليونين، (أي خمس عدد السكان البالغين في البلاد، أو ما يقرب من 90% ممن يتمتعون بحق التصويت)، بحملة منذ العام 2006 تحت شعار "بن علي من أجل تونس المستقبل" و"بن علي 2009". كما أن النقابات الكبرى المرتبطة بالدولة، مثل الاتحاد العام للعمال التونسيين، والجمعية الوطنية للنساء، والجمعية الوطنية للمزارعين وصيادي الأسماك، إلخ، أعلنت بصورة مبكرة عن تأييدها لبن علي. وكانت هذه الحملة المنسقة أقرب إلى "البيعة" (تقليد يعني الدعم الشعبي والولاء ذا الجذور القبلية)، وهو ما أصبح شائعاً بشكل مقلق في الأنظمة الجمهورية العربية.
يثني مؤيدو بن علي على أدائه في مجالات التخفيف من وطأة الفقر من خلال صندوق التكافل الوطني، والاستقرار وكسب ثقة رجال الأعمال (وهما عاملان اجتذبا المليارات من الاستثمارات الأجنبية المباشرة) وازدهار السياحة، وزيادة حجم التجارة مع ليبيا والجزائر المجاورتين، والشراكة المفيدة مع الاتحاد الأوروبي، والاعتدال في العلاقات الدولية. باختصار، أوجد بن علي "بلداً ناجحاً".
وقد امتدح الرئيس الفلسطيني محمود عباس المدرسة "الواقعية" التونسية، وشدّد على أنها مطلوبة بإلحاح في بقية أنحاء العالم العربي. كما أيد العقيد معمر القذافي، في أثناء زيارة رسمية إلى تونس بعد أسبوع من المؤتمر لافتتاح مجمع سكني بتمويل ليبي، ترشيح بن علي، معلناً أن "الليبيين يشعرون بالارتياح مع زعامته". وتعد مشاعر القذافي رجع صدىً لمشاعر قيادات الاتحاد الأوروبي والولايات المتحدة التي تعتبر بن علي زعيماً جديراً بالثقة لسياسته الخارجية المعتدلة والسلمية، إضافة إلى التزامه الحرب على الإرهاب. وأشارت شخصيات مرموقة من آسيا وبلدان العالم الثالث وأوروبا تحدثت في المؤتمر بإسم أحزابها السياسية، إلى قصة نجاح تونس بزعامة بن علي لجهة استمرار الإصلاحات في حزب التجمع الدستوري الديمقراطي، والتنمية المستدامة، وإشراك المرأة، والتحوّل السياسي المتواصل، والالتزام بكل من الاتحاد المتوسطي الجديد واتحاد المغرب العربي.
بيد أن خصوم بن علي يقللون من أهمية أدائه، ويستشهدون بهيمنة حزب التجمع الدستوري الديمقراطي على المشهد السياسي، وانتهاك حقوق الإنسان على يد جهاز الأمن والشرطة، واستمرار الرقابة على وسائل الإعلام، والقيود المفروضة على الحياة النقابية ومنظمات المجتمع المدني، واستبعاد عدد من الأحزاب السياسية، العلمانية والإسلامية على حد سواء، من الحياة البرلمانية. كما يشكك منتقدو بن علي أيضاً، بالتزامه التحّول الديمقراطي.
لم تساهم مواقف حزب التجمع الدستوري الديمقراطي في تبديد هذه الانتقادات. لابل أدى القانون الذي أقرّه الحزب الحاكم الحائز على الأغلبية البرلمانية في 26 تموز/ يوليو، إلى توكيد شكوك المعارضة. فالقانون ينظّم حق الترشح لمنصب الرئاسة من خلال حصره بقادة الأحزاب السياسية وحسب، وينص على أن يكون المتنافسون على الرئاسة قد خدموا مدة لاتقل عن خمس سنوات في منصب الأمين العام للحزب. وهكذا فإن هذا القانون يعترض سبيل المرشحين المستقلين، إضافة إلى قادة أو أعضاء الأحزاب السياسية التي لاتحظى بالشرعية أو الهيئات المدنية الأخرى.
وقد اتهم نجيب شبي، الذي كان الزعيم السابق للحزب التقدمي الديمقراطي لأقل من خمس سنوات، حزب التجمع الدستوري بعرقلة ترشيحه لانتخابات العام 2009. وشبي شخصية بارزة، لكنه لن يتمكن من تهديد بن علي في انتخابات الرئاسة. وعلى أي حال، لن يكون هناك منافسون حقيقيون لبن علي في السباق الرئاسي العام 2009، إذ لم تكن الانتخابات الرئاسية العام 1999 والعام 2004، والتي فاز فيها بن علي بنسبة 99,4% و94,4% من الأصوات على التوالي، سباقاً بين أنداد، كما أن انتخابات العام 2009 لن تكون مختلفة كثيراً عن سابقاتها.
نحو ميثاق وطني تونسي جديد للعام 2014 وما بعده
يواجه حزب التجمع الدستوري الديمقراطي والمعارضة معاً تحدياً كبيراً له علاقة أساساً بما يحدث في ولاية بن علي الخامسة وبالكيفية التي يمكن فيها للجانبين التعاون من أجل التوصل إلى ميثاق وطني وعملية تحوّل ديمقراطي بعد العام 2014، أكثر من علاقته بمن يفوز في انتخابات العام 2009.
وبينما تبدو شخصيات المعارضة محقة في شجب عدم نزاهة السباق الرئاسي وتجاوزات إدارة حزب التجمع الدستوري، فإنه يمكن النظر إلى الولاية الخامسة لبن علي بوصفها فرصة ديمقراطية للتحوّل عن النظام السياسي الذي يهيمن عليه حزب التجمع الدستوري. إذ ينبغي أن يتّجه تركيز المعارضة نحو ما ينبغي القيام به لخلق فرصة ديمقراطية في العام 2014. وسيتمثل اختبار النوايا بالنسبة إلى بن علي في هذا الشأن، فيما إذا كان سيفرض على حزبه اختراع نسب الأصوات غير الواقعية التي حصل عليها في الماضي، أم سيفوز بأرقام في نطاق 70 أو 80 في المئة، بصرف النظر عمن سيواجهه في الانتخابات. وإذا ما قام بهذه الخطوة الاخيرة فهذا سيعزز صدقيته، ويساعد في جعله وسيطاً فعالاً، إذا ما قاد تونس في ولايته الأخيرة نحو تفاوض جاد في شأن تحوّل ديمقراطي يستند إلى ميثاق وطني يجمع حزب التجمع الدستوري والمعارضة سوية.
وعشية الولاية الخامس لبن علي يمكن اقتراح عدد من التوصيات في شأن السياسة، تتمحور حول دور بن علي وحزب التجمع الدستوري والمعارضة التونسية والمجموعتين الأوروبية والدولية:
في ما يتعلق بالرئيس بن علي نفسه، فإن في مقدوره استغلال آخر ولاية له لأعادة النظر في الميثاق الوطني للعام 1989، على نحو يحفظ أخلاقية التكافل بوصفها تنوعاً ديمقراطياً في إطار المساواة، وضمان استيعاب أكبر، وتنافس ديمقراطي أعمق، ومشاركة أوسع. ولتحقيق هذه الغاية، فإن مصالحة تضع حداً للعداء المستمر والمتبادل بين الدولة والمعارضة غير البرلمانية تبدو مهمة. كما أن إصدار عفو عام عن كل السجناء السياسيين والسماح لكل المنفيين بالعودة إلى تونس، سيسهم في تدشين فصل جديد في العلاقة بين الدولة والمجتمع. وإذ يُعلّق بن علي أهمية على الدور الذي يمكن أن يلعبه المهاجرون التونسيون، فإن هذه الاجراءات قد تكون وسيلة تتيح له إظهار التزامه بهذا المبدأ.
يستطيع بن علي أن يقود البلاد بوصفه وسيطاً وطنياً يترفّع عن المصالح الحزبية الضيقة. فهو في وضع يؤهله لأن يحاول مصالحة الدولة والمجتمع، وحزب التجمع الدستوري وخصومه، حول طائفة مشتركة من القيم الجمهورية والديمقراطية التي يُعاد التفاوض بشأنها من جديد، والتي تؤكد على توفير إطار من أجل ميثاق لتحوّل حقيقي يضم الأحزاب الأخرى في العملية السياسية ويتجاوز الآلية الشكلية الحالية والحصص، ويوزّع المناصب السياسية، بما فيها المجالس الاستشارية لحكام الولايات، بشكل أوسع. ويجب على بن علي أن يشجع على العودة إلى أهم إصلاح دستوري قام به وتم تعديله العام 2004 وهو أن يقتصر عهد الرؤساء على ولايتين انتخابيتين من 5 أو 4 سنوات. وأخيراً وليس آخراً، يمكن التفكير في اعتماد نظام انتخابي نسبي لتعزيز التنافس والتمثيل النزيهين.
أخيراً فإن على بن علي أن يعالج مسألة خلافته. وهو كان ألمح إلى هذه المسألة باقتضاب في خطابه أمام المؤتمر الخامس لحزب التجمع الدستوري. وهذه بالتأكيد مسألة ينبغي أن تُرتّب نهائياً وبشكل واضح وشرعي ودستوري. ويدرك بن علي تماماً، كما تبيّن التجربة العربية بشكل كافٍ، أن قواعد الخلافة ليست مضمونة تماماً. وعلى سبيل المثال ثمة تساؤلات عما إذا كانت السيدة ليلى بن علي منافسة محتملة على الرئاسة بعد بن علي، وهو الأمر الذي قد يكرر في تونس (إذا ما حدث) مسألة خلافة الزوجة في الأرجنتين العام 2007. وعلى نحو مماثل، ثمة علامة استفهام عما إذا كانت الولايات المتحدة أو فرنسا تفضّل خليفة بعينه من التكنوقراط في الحكومة أو الجيش. وفي كلا هذين السيناريوهين لايوّفر الدستور ضمانات في ألا تُوظّف وسائل خلافة غير دستورية من الداخل أو الخارج.
في ما يخص حزب التجمع الدستوري الديمقراطي فإنه يقترب من الاحتفال بالذكرى المئوية لتأسيسه، وبذلك فإنه في حاجة لأن يتعلّم العيش بناءً على أصالته التاريخية لا بالاعتماد على الدولة. إذ إن نأيه بنفسه عن الدولة في شكل تدريجي سيخلق نظاماً حزبياً أكثر نزاهة، وسيشجّع الأحزاب الأخرى على لعب دور أكثر فاعلية. على الحزب كذلك التخلي عن أحاديته الصارمة وعن الاعتماد على عبادة الشخصية. إذ لايزال التنافس الديمقراطي الداخلي غائباً عموماً، كما لاتزال قابلية الانتقال إلى مناصب أعلى بالنسبة إلى القادة الشباب تعتمد على الاختيار الشخصي. وفي المحصلة، يحتاج حزب التجمع الديمقراطي وفي شكل ملح إلى إصلاح ديمقراطي داخلي. والأهم من ذلك كله أن على الحزب ألا يقع في مصيدة ترشيح بن علي من جديد في العام 2014 (أي أن يُنتَخَب رئيساً مدى الحياة، وهو ما عارضه بن علي في العام 1987). وعلاوة على ذلك، يمتلك الحزب تاريخاً يساعده في بناء الجسور مع أحزاب المعارضة والعمل في اتجاه عقد ميثاق وطني لما بعد العام 2014.
في ما يتعلق بالمعارضة، العلمانية منها والإسلامية، في داخل تونس وخارجها، فإنها تُحسن صنعاً إن هي ركّزت على أجندات سياسية واقعية وزاوجت بينها وبين الإستراتيجيات السياسية الفعالة، كي تكون على مستوى التحديات التي تنتظرها حتى العام 2014 وما بعده. وبناء على ذلك، يمكن للمعارضة التونسية أن تخمد حالة الهستيريا التي تنتابها في شأن انتخابات العام 2009، وتعترف بأن إعادة انتخاب بن علي أمراً واقعاً ومعركة خاسرة بالنسبة إليها فتتجاوز المسألة لإصلاح ذات البين مع الدولة وحزب التجمع الدستوري وتمد يدها إلى بن علي، ذلك أن خروج بن علي من السلطة بشكل ديمقراطي في العام 2014 أكثر أهمية من منافسة شبي أو أي شخص آخر في انتخابات الرئاسة العام 2009.
أمام الأحزاب السياسية الموجودة في تونس، بما فيها حزب التجمع الدستوري، الكثير من العمل في مجال النقد الذاتي، والتغلّب على الانقسامات الداخلية والصدامات الهامشية، وتعلّم التنافس في صورة بناءة. فالكثير من الأحزاب التونسية بوضعها الحالي مجرد دكاكين سياسية. ثمة الكثير مما هو عرضة إلى المخاطر لجهة "الدمقرطة"، بحيث لايجب أن يُترك حزب التجمع الدستوري ليتولى بمفرده توجيهها. وعلى الأحزاب السياسية التونسية أن تعمل من أجل صياغة أجندة طويلة الأمد لتحقيق الهدف الأكبر المتمثّل في المصالحة الوطنية والتحوّل الديمقراطي بعد العام 2014، كما عليها أن تحوز شعوراً بالملكية في شأن "دمقرطة" تونس والعمل من أجل ميثاق ديمقراطي وميثاق وطني جديد بالاشتراك مع حزب التجمع الدستوري والدولة.
المجتمع الدولي
في ما يخص الاتحاد الأوروبي والمجتمع الدولي، كانت تونس أول من التزم بعملية برشلونة ومن بين أوائل الدول التي دعمت فكرة الاتحاد المتوسطي التي طرحها ساركوزي. ويمكن لهاتين الآليتين أن تدعما التحوّل الديمقراطي في تونس خلال آخر ولاية لبن علي. ومن الناحية الواقعية يمكن للاتحاد الأوروبي والمجتمع الدولي أن:
· يدعم البرامج التي تعزز المجتمع المدني التونسي والتي تقدّم النصح والمشورة من أجل تطوير نظام تعددية حزبية صحي.
· السماح بنقل مهارات الدول الأعضاء في عملية برشلونة، لاسيما لجهة بناء الثقة بين الدولة والمجتمع، كما هو حال الميثاق الديمقراطي الإسباني في السبعينيات من القرن الماضي.
· دعم برامج سيادة القانون لدى قوى الأمن التونسية لتهيئتها لمهمة ضبط الأمن في صورة شرعية من دون اللجوء إلى استخدام القوة المفرطة.
· دعم برامج التدريب للصحافيين التونسيين لتطوير مهارات تقديم التقارير في صورة أكثر استقلالية والإقلال من الرقابة الذاتية.
· تشجيع الدروس المستفادة من التجارب بين دول الجنوب ـ الجنوب، وبين الدول العربية. وعلى سبيل المثال يمكن للجزائر والمغرب نقل مهاراتهما في شأن المصالحة الوطنية، كما يمكن للبنان نقل مهاراته في الإصلاحات الانتخابية.
إن ما سيكون مهماً في تونس بين العامين 2009 و2014 ليس كيف جاء بن علي إلى السلطة قبل اثنين وعشرين عاماً، ولاكيف فاز في انتخابات العام 2009، بل ما إذا كانت سنواته الخمس الأخيرة مكّنت من تحقيق مصالحة وطنية وأفضت إلى عملية تحول ديمقراطي، وما إذا كان قادراً على الالتزام بخروج مشرف وديمقراطي في العام 2014. إذ إن مثل هذا الخروج سيضمن له مكاناً مهماً في تاريخ تونس السياسي.
http://www.carnegie-mec.org/arabic/NewsDetailsAr.aspx?ID=930&MID=395&PID=375

العربي صديقي

Une action internationale d'envergure pour sauver
et réhabiliter le site archéologique de Babylone en
Irak

Dans une déclaration à Aljazeera.net, le professeur Bahname Abou Souf, accuse les troupes d'occupation d'avoir détruit massivement les sites archéologiques irakiens et principalement celui de Babylone et révèle le lancement d'une campagne internationale d'envergure pour sauver ce qui peut l'être encore.
Selon l'expert irakien, cette campagne serait l'œuvre d'organisations non gouvernementales aux USA, en Allemagne, en Grande Bretagne et en France et vise à évaluer les dégâts et à entreprendre les études nécessaires à la réhabilitation et à la protection des sites archéologiques irakiens. Des comités d'experts ont été constitués aux USA et en Allemagne, avec notamment le professeur McGuire Gibson, de l'université de Californie, pour évaluer les dégâts infligés mais aussi pour faire la chasse aux objets pillés et vendus à l'étranger.
Abou Souf a ajouté que les destructions ne se sont pas arrêtées au site de Babylone mais qu'elles ont touché aussi le site d'Our à Nasiriya, au sud de Bagdad ainsi que celui de Nimroud au nord et que de nombreuses fouilles ont été entreprises pour l'extraction de pièces ayant alimenté un trafic international.

Destruction totale:

L'expert irakien a confirmé qu'au début de l'occupation étrangère, les troupes américaines et polonaises avaient investi le site de Babylone avec leurs véhicules militaires et n'avaient épargné ni les palais ni les temples ce qui a conduit à la destruction du site:" les militaires ont creusé des tunnels et établi des murs de fortification pour protéger leurs troupes, ce qui a gravement endommagé le site, notamment en mettant à nu des constructions et en dilapidant des trésors d'objets divers, dont certains à l'effigie du Roi Nabuchodonosor.
Rappelons que l'histoire du site de Babylone remonte justement au Roi Babylonien Nabuchodonosor qui avait livré une guerre aux juifs et ramené quelques dizaines de milliers d'entre eux en captivité à Babylone en 597 avant J.C.
Certains historiens et observateurs expliquent la hargne constatée contre ce site par la haine que portent les juifs, nombreux dans les troupes polonaises, contre tout ce qui leur rappelle cette captivité et le Roi Nabuchodonosor.
L'on se souvient que dès les premiers jours de l'occupation de l'Irak, les troupes américaines se sont emparées de la zone de Babylone dans le gouvernorat de Hella à 100km au sud de Bagdad. Un an après, des informations avaient filtré sur la présence de rabbins juifs, occupés à faire des fouilles, sous la protection des troupes polonaises qui avaient imposé une sécurité stricte, interdisant tout accès au site.

L'affaire du site de Babylone est revenue à la Une de l'actualité avec la signature de l'accord de sécurité entre irakiens et américains, le retrait de ces derniers des villes irakiennes et la publication par l'UNESCO d'un rapport sur les dimensions des dégâts subis par le site archéologique de Babylone. http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=19569&Cr=Iraq%20&Cr1/


Traduit de l'arabe par Ahmed Manai
____________________________________________________________________
Rapport de l'UNESCO
Iraq : Intervention d'urgence nécessaire sur le site archéologique de Babylone - UNESCO

9 juillet 2009 – Il faut intervenir d'urgence pour réparer les dégâts dus principalement à la négligence et au manque d'entretien sur le site archéologique de Babylone en Iraq, selon un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) présenté jeudi à Paris.
Le document, intitulé « Rapport final de l'UNESCO sur l'évaluation des dégâts à Babylone », juge toutefois « encourageant » le fait qu'il n'existe « aucun signe de dégâts causés de manière intentionnelle ou accidentelle au site de Babylone depuis décembre 2004. « Aujourd'hui, les problèmes majeurs sont dus à la négligence et au manque d'entretien. Tous les édifices restaurés de Babylone sont en mauvais état, en particulier les temples de Ninmah, de Nabû ?a hare et d'Ishtar, les maisons babyloniennes et le palais sud de Nabuchodonosor, autant de bâtiments sur lesquels il faut intervenir d'urgence », conclut ce rapport élaboré par le sous-comité sur Babylone du Comité international de coordination pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l'Iraq de l'UNESCO (ICC-Iraq).
Babylone, qui se trouve à 90 km au sud de Bagdad, a été la capitale de deux célèbres rois de l'Antiquité : Hammourabi (1792-1750 av. J.-C.), à l'origine d'un des premiers codes de lois de l'Histoire, et Nabuchodonosor (604-562 av. J.-C.), qui a fait construire les jardins suspendus de Babylone, une des sept merveilles du monde. La ville intérieure couvre 2,99 km2 tandis que les murs extérieurs, qui encerclent la ville à l'est et à l'ouest de l'Euphrate, englobent une superficie de 9,56 km2. Classée site archéologique dès 1935, Babylone a fait l'objet de fouilles partielles au cours du siècle dernier, mais il reste encore beaucoup à découvrir de cette cité antique.
Le rapport de l'UNESCO rappelle que les autorités iraquiennes ont mené un ambitieux projet de restauration archéologique entre 1978 et 1987, dans le cadre duquel des bâtiments antiques ont été reconstruits et des équipements modernes introduits. Des travaux d'aménagement majeurs ont également été entrepris, « au grand détriment du site », notamment pour permettre la construction d'un nouveau palais pour Saddam Hussein.
La ville archéologique a par la suite été pillée lors de la guerre en 2003 : des objets appartenant aux musées de Nabuchodonosor et d'Hammourabi ainsi qu'à la bibliothèque et aux archives de Babylone ont été dérobés et détruits. Le site a servi de base aux forces de la coalition entre 2003 et 2004. Dans un rapport publié en 2005, le British Museum comparait cette intrusion à « l'établissement d'un camp militaire autour de la grande pyramide en Egypte ou du site de Stonehenge en Grande-Bretagne ». Le rapport de l'UNESCO précise que la ville archéologique a subi d'importants dégâts dus à des travaux de creusement, percement, arasement et nivelage. Parmi les principales structures endommagées « figurent la porte d'Ishtar et le chemin de procession ». Depuis, Babylone a été restituée au Conseil des antiquités et du patrimoine iraquien (SBAH).
« Compte tenu de la valeur historique et archéologique de Babylone, les récentes allégations de dégâts causés lors de l'utilisation militaire du site revêtaient un caractère particulièrement grave », explique Mohamed Djelid, directeur du Bureau de l'UNESCO pour l'Iraq. « Ce rapport a une importance capitale car il établit une description des dégâts qui fait l'objet d'un accord international. Sans montrer personne du doigt, nous disposons désormais d'une vision claire de la situation qui va nous servir de point de départ pour relever les défis majeurs de la restauration et la conservation. »
Le rapport recommande que les dispositions des lois iraquiennes de l'Antiquité soient respectées sur le site de Babylone. Le SBAH doit examiner les implications archéologiques pour les zones concernées par les détériorations et en faire un rapport. Sur la base de ces résultats, il doit élaborer et mettre en œuvre un plan de gestion et de conservation du site en étroite coopération avec le sous-comité ICC de l'UNESCO sur Babylone. Le SBAH doit réaliser des interventions d'urgence, notamment la rénovation des temples de Ninmah, de Nabû ?a hare, d'Ishtar et du mur de la ville intérieure, et établir des rapports sur ces interventions. Le SBAH doit envisager la réouverture partielle du site. Enfin, toutes ces mesures doivent être prises en vue de l'inscription de Babylone sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, juge le rapport.
News Tracker: autres dépêches sur la question
13 nouveaux sites ajoutés à la Liste du patrimoine mondial

Wednesday, August 05, 2009

Le PDG de Blackwater accusé

de meurtres sur des témoins


Mercredi 05 Août 2009

Les poursuites judiciaires lancées par des Iraquiens contre le contractant Américain Blackwater sont relancées par un ancien employé et un ancien marine Américain qui accusent le propriétaire de la compagnie de meurtre.

Lors de propos tenus sous serment classées du 3 Aout dans un tribunal fédéral du district Est de Virginie, les 2 hommes ont témoigné que le propriétaire et PDG de la compagnie, Eric Prince, aurait assassiné ou arrangé l’assassinat de personnes coopérant avec les autorités fédérales Américaines, qui enquêtaient sur l’affaire.

“[Prince] se perçoit lui-même comme un croisé chrétien dont la mission est d’éliminer les musulmans et la foi islamique de la surface de la terre,” dénonce dans ses propos l’ancien employé – surnommé « John Doe 2 » -

"Les entreprises [de Prince] encouragent et récompensent la destruction de vies iraquiennes," ajoute-t-il. Les 2 hommes, dont l’identité n’a pas été révélée par crainte pour leur sécurité, accusent Blackwater de faire de la contrebande d’armes en Irak, l’un d’entre eux affirme que Prince a utilisé ses avions privés pour procéder au transfert “illégal” et “hors la loi” d’armes en Irak.

Dans 2 déclarations séparées de 5 pages à propos de Blackwater, qui sont entre les mains des Xeme Services de LLC, ils ont aussi accusé Prince et d’autres haut cadres de Blackwater d’avoir détruit des vidéos, des emails et d’autres documents qui présentaient des preuves de leur culpabilité et qu’ils ont délibérément dupé le Département d’Etat Américain et d’autre agences fédérales.
Ces accusations et d’autres, forment une motion de 70 pages qui contient une série de déclarations prises sous serment et tombant sous le coup de la loi contre le parjure. Cette motion est montée par des avocats au nom des civils Iraquiens qui poursuivent Blackwater en justice pour crime de guerre et autres malversations.
Les avocats de Blackwater insistent sur le fait que Prince et son entreprise sont innocents de toutes mauvaises actions. Les portes paroles de l’entreprise ont cependant refusé de faire de commentaires sur les médias.
Selon une source proche du dossier, “John Doe 2” est un ancien membre de l’équipe de direction de Blackwater. Sur la base de son propre témoignage, il a travaillé pour la compagnie pendant 4 ans. "Il s’avère que M. Prince et ses employés ont assassiné, ou fait assassiné, une ou plusieurs personnes qui ont fournit des informations, ou qui planifiaient de fournir des informations, aux autorités fédérales, a propos de la conduite criminelle permanente de Blackwater," a déclaré « John Doe 2 », citant des informations fournies par d’anciens collègues.

"J’ai peur de subir des violences en riposte à mes déclarations… A plusieurs occasions après mon départ de l’entreprise de M. Prince, l’équipe de M. Prince m’a menacé personnellement de violences et de mort, " ajoute-t-il. Désigné par "John Doe 1", l’ancien Marine Américain qui a travaillé pour Blackwater en Iraq a également tenu les mêmes propos.
“J’ai appris de mes collègues de Blackwater et d’anciens collègues que une ou plusieurs personnes qui ont fournis des informations, ou qui planifiaient de fournir des informations à propose de Eric Prince ont trouvé la mort dans des circonstances suspectes,” déclare-t-il.

Le Bureau de l’Avocat Général Américain du District de Columbia a refusé de commenter l’affaire, citant des restrictions légales. Les procureurs fédéraux des Etats Unis ont assemblé un grand jury, au lendemain des tirs sur la place Nisour à Bagdad du 16 septembre 2007, où dix-sept Iraquiens ont perdu la vie.
Cinq employés de Blackwater attendent de comparaître devant la justice pour répondre aux accusations portant sur plusieurs homicides involontaires, et un sixième employé, Jeremy Ridgeway, a déjà plaidé coupable pour homicide involontaire et tentative de meurtre. Une audition avec le Juge Ellis est prévue le 7 Aout concernant le cas des procès civils contre Blackwater.
Traduction Alter Info

Article original : http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=102603&sectionid=3510203

Les algériens en Tunisie

Le secteur enregistre des recettes de 1,5 milliard de dollars par an

Un million d’Algériens contribuent à l’essor du tourisme tunisien

02-08-2009 Par Hasna Yacoub

Les Algériens sont chaque année de plus en plus nombreux à passer leurs vacances en Tunisie. Leur nombre dépasse le million de touristes chaque année puisque ce pays représente une moyenne de 65% du volume total des voyagistes algériens. D’ailleurs, la police frontalière et les services de douanes de la Tunisie qui ont reçu des directives pour faciliter le passage des Algériens, enregistrent -notamment au niveau du passage d’Oum T’boul- une affluence de 6 000 Algériens par jour. Ce qui n’est pas rien surtout après la régression du tourisme à cause de la crise financière mondiale.

Le marché algérien fait partie des trois marchés touristiques qui enregistrent un grand nombre d’entrées en Tunisie et qui booste donc les recettes tunisiennes. Une raison suffisante pour amener le ministère tunisien du tourisme et l’ONTT à accorder une importance particulière à ce marché en pleine expansion. L’enjeu est réel et consiste non seulement à renforcer ce capital mais aussi et surtout à fidéliser les Algériens, d’autant que cette clientèle est fortement consommatrice.

Le touriste algérien est classé parmi les plus dépensiers avec pas moins de 500 dollars par semaine. Et comme le secteur du tourisme représente pour la Tunisie le premier pourvoyeur de devises avec des recettes de l’ordre d’un milliard et demi de dollars par an, couvrant 56% du déficit commercial de la Tunisie et générant également plus de 350 000 emplois directs et indirects, il est ainsi facile de comprendre la considération des touristes Algériens comme un revenu important en devises. Actuellement, l’objectif principal pour la Tunisie serait de réunir les conditions favorables, pendant la saison estivale, pour accueillir un nombre important de touristes.

L’ONTT, pour sa part, envisage des mesures frontalières entre la Tunisie et l’Algérie afin de réduire l’encombrement des centres de transit. Cette année et sur les 6,7 millions de touristes visitant la Tunisie, 37% d’entre eux sont maghrébins (essentiellement algériens et libyens), occupent une place de choix en assurant, d’année en année, une progression du nombre de nuitées et des recettes en devises, sauvant même la saison touristique lors des périodes creuses ou de crise. Il faut dire que ce tourisme intermaghrébin se démarque du tourisme européen, de par sa particularité d’être un tourisme de famille, nullement en vase clos, qui profite aussi aux autres secteurs (petits commerces, restauration, location…), et au domaine de la santé (thalassothérapie, cliniques privées, etc..).

L’affluence grandissante des Algériens en Tunisie s’explique par les similitudes culturelles entre les deux peuples, la proximité et l’hospitalité offerte, mais surtout par la non-imposition de visa et les prix relativement avantageux qu’offre la destination Tunisie à ses voisins de l’Est. Elle s’explique aussi, il faut le reconnaître, par le fait que le tourisme en Algérie ne répond nullement aux aspirations des nationaux malgré les atouts naturels considérables dont regorge le pays. Cette carence du côté algérien est une vraie aubaine pour la Tunisie.

D’ailleurs, comme l’a déclaré son consul à Alger, «l’Algérie est un véritable pôle pour le tourisme tunisien». Le consul, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse animée en mars dernier, a affirmé que l’Algérie occupe la troisième place quant au tourisme tunisien après la Libye et la France. «Cet acquis est d’autant plus précieux qu’il va falloir absolument le préserver pour la santé de l’économie tunisienne». H. Y.

(Source: "La Tribune" (Quotidien - Algerie)

le 2 aout 2009)
Commémoration d’Hiroshima et de Nagasaki

Rassemblement à Gramat (Lot) les 8 et 9 août 2009

Contact ACDN, Interviews, Covoiturage :

06 73 50 76 61 / contact@acdn.net

Pour le 64e anniversaire des tragédies atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) et le Collectif « Désarmer pour vivre en paix »* appellent à un rassemblement régional et national en faveur d’un monde de paix, libéré des risques de destruction massive et des menaces nucléaires et radioactives de toutes sortes.
La manifestation comprendra conférences, débats, concert de groupes, projection de films (voir le programme ci-dessous). Le choix de Gramat (Lot) comme lieu de ce rassemblement s‘explique par plusieurs raisons :
C’est à Cahors que le mouvement « citoyens du Monde » est né en juin 1950, en réaction à la menace atomique. A sa suite, 2/3 des communes du Lot se sont déclarées « communes du monde », puis le département lui-même. Les villes d’Hiroshima et Nagasaki ont suivi le mouvement, et de nombreuses autres villes et personnalités du monde entier...

Cf. http://www.recim.org/dem/lot.htm

C’est à Saint Laurent les Tours, près de Gramat, que Jean Lurçat a réalisé sa série de tapisseries baptisée "Le Chant du Monde", une Apocalypse moderne basée sur la menace atomique. Entre autres pièces, "l’homme d’Hiroshima". Cette série, visible à Angers, a fait l’objet d’une exposition et de l’édition d’un livre au Japon.
Mais c’est aussi sur le Site de Tir à Uranium du Centre d’Etudes de Gramat que les armées française et britannique ont essayé des armes à l’Uranium Appauvri du type de celles qui, depuis la « guerre du Golfe » de 1991, sont en train de provoquer une catastrophe humaine et écologique à l’échelle planétaire.
Cf. http://bienprofond.free.fr/hiroshi/Dire-Lot.htm

Pour les mêmes raisons, il est prévu que, dans le cadre de la Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence qui débutera à Wellington (Nouvelle-Zélande) le 3 octobre prochain et parviendra en France le 8 novembre, la Flamme du désarmement nucléaire qui sera rallumée à Saintes (Charente-maritime) avec la Flamme d’Hiroshima, passe ensuite par le Lot pour se rendre en Espagne et de là en Amérique.
Aujourd’hui, après l’élection de Barack Obama , l’abolition des armes nucléaires n’est plus un rêve, c’est un objectif inscrit sur les agendas politiques de quatre des cinq Etats nucléaires signataires du Traité de Non Prolifération : Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne et Chine. Il ne manque plus que la France pour rejoindre ce mouvement.
Le rassemblement de Gramat, comme d’autres initiatives, peut y contribuer.
—
* Collectif « Désarmer pour vivre en paix » :
ACDN, Amis de la Terre, Bien Profond, Collectif Stop Déchets Quercy-Rouergue, Confédération paysanne Lot, Défi Vietnam, Gramat Information Citoyenne, Monde Sans Guerres, Réseau Sortir du Nucléaire national , SDN Lot, Va de l’Avant, VITES.
LE PROGRAMME
SAMEDI 8 AOUT
- à partir de 14 h30 : rassemblement au rond-point du Leclerc
Diffusion du manifeste, table d’information et signature de pétitions ... tenue blanche conseillée
- à 17h : marche et prise de parole sous la Halle de Gramat, avec Jean-Marie Matagne (ACDN), Eric Bastin (Monde sans guerres) ... et autres intervenants
- à partir de 19h : concert en plein air à 2 km de Gramat, Route de Cahors : Vanessa et ses Jérômes (chansons débiles), Les pieds (rock en chantier), Assaswing (electro-jazz-punk-reggae-dub manouche), Piratekor (live arteck), Meschampot et ses potes (live electrotribe) (PAF : 3 Euros)
DIMANCHE 9 AOUT
- à 16h : projection en avant-première du film “Désarmer pour vivre”, suivi d’une conférence-débat avec Jean-Marie Matagne et Eric Bastin
- à 19h, RV Halle de Gramat : apéritif et “repas partagé” tiré du sac
- à 20h30 : projection des films “La Bombe”, de Peter Watkins (46 mn) et “Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre”, de Brigitte Chevet (56 mn)
Salle de l’Horloge de Gramat, participation libre
> Renseignements complémentaires sur Gramat : 06 30 40 96 64 / http://bienprofond.free.fr
L’OBJECTIF
Désarmer pour vivre sur une planète sans armes ni centrales nucléaires
Les 6 et 9 août 1945, les bombes atomiques qui ont anéanti Hiroshima et Nagasaki firent plus de 300.000 morts immédiats et différés. Ces bombardements furent d’abord des expériences scientifiques - le gouvernement américain savait alors pertinemment que le Japon voulait se rendre.
Par la suite, les bombes atomiques accumulées pendant la guerre froide (jusqu’à 70 000 en service au début des années 1980) n’ont pas empêché les massacres ordinaires, et les quelque 26 000 armes nucléaires toujours en service n’empêchent ni les guerres conventionnelles, ni les génocides, ni les attentats terroristes comme le 11 sept. 2001 ; elles n’empêcheraient pas non plus un attentat nucléaire.
En théorie, les bombes atomiques ne sont pas faites pour servir : “La dissuasion par le nucléaire est selon moi l’assurance vie de la Nation, la garantie qu’un autre Etat devra réfléchir avant de s’en prendre à la France sauf à s’exposer à une sanction immédiate” (lettre de Nicolas Sarkozy à ACDN, 26 mars 2007). Mais elles sont en alerte permanente et peuvent exploser à tout moment. Le risque a eu lieu plusieurs fois.
Plus sensée que ses dirigeants, la grande majorité de la population du monde (76 % des gens de 21 pays interrogés en 2008, 86 % en France) souhaite voir abandonner ces armes inhumaines et suicidaires : fondamentalement dangereuses (la France pourrait faire un milliard de morts avec ses 348 têtes nucléaires déclarées), extraordinairement coûteuses (1500 milliards de francs jusqu’en 1998 pour la France - son coût actuel est “classifié”, c’est à dire secret ; plus de 50 milliards de dollars pour les États-Unis rien qu’en 2008), militairement inefficaces (inutilisables sauf pour se venger d’une destruction entamée par l’ennemi), et moralement indéfendables (elles reposent sur la menace d’opérer un massacre de masse, c’est-à-dire un crime contre l’humanité).
Le nucléaire civil est historiquement lié au nucléaire militaire. Les installations d’enrichissement et de retraitement du combustible des centrales servent à produire l’explosif de la bombe (uranium enrichi, plutonium). Il est également incompatible avec la démocratie (hégémonie, absence de débat, confusion des rôles, détournement d’intérêts, non respect des normes de rejets), coûteux, dangereux, et produit des déchets ingérables. Il constitue de même un danger pour nous et les générations futures.
Une partie des énormes quantités d’uranium appauvri (UA) générées par l’industrie civile trouve aussi un prolongement militaire dans des armes à l’uranium appauvri (quatre Etats dont la France en ont fabriqué et une vingtaine d’Etats en sont équipés ; plus de 1000 tirs d’armes UA ont été faits au CEG de Gramat, Lot) balles, obus-flèches, bombes et missiles anti-bunkers. Ces armes génocidaires, utilisées massivement au Kosovo, en Irak, en Afghanistan et dernièrement à Gaza, entraînent contamination des êtres vivants, cancers, leucémies, mutations génétiques, etc.
La politique de Nicolas Sarkozy visant à exporter la technologie nucléaire ouvre de nouvelles brèches à la prolifération nucléaire, alors que Barack Obama (“Je ferai de l’objectif d’éliminer les armes nucléaires à travers le monde un élément central de la politique nucléaire des États-Unis”)* et Vladimir Poutine (“je crois que nous ferions mieux de fermer cette boîte de Pandore”)* se déclarent prêts à éliminer leur arsenal nucléaire. (* propos respectivement tenus les 10 et 11 septembre 2008).
Il n’y a aucun sens pour une nation comme la France, ayant aboli la peine de mort individuelle, à maintenir une peine de mort collective contre des millions de civils étrangers, et à en confier l’exécution à un seul homme, le chef de l’Etat, qui serait à la fois juge et bourreau et devrait, sans procès préalable, prononcer et exécuter la sentence en moins de dix minutes. Ce serait la barbarie et la tyrannie à l’état pur.
Aujourd’hui, plus que jamais, la dénucléarisation, militaire et civile, de la planète est une urgence. Elle est désormais devenue possible.
Il nous appartient - en tant que citoyens du monde - de nous engager personnellement dans cet objectif. Vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires auprès de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN).
—
Argument élaboré à partir du texte “Désarmer pour vivre sur une planète sans armes ni centrales nucléaires” de Jean-Marie Matagne , 20 janvier/18 juin 2009, disponible sur le site d’ACDN www.acdn.net.

Tuesday, August 04, 2009

Le pillage de Babylone





كشف خبير آثار عراقي عن تحرك دولي لمتابعة الأضرار التي لحقت بمدينة بابل الأثرية بعد الغزو الأميركي لها، واتهم القوات الأجنبية التي شاركت بالغزو، بأنها تقف وراء الدمار الهائل, الذي حل بالأماكن الأثرية العراقية، وفي مقدمتها آثار بابل التاريخية.

وقال الخبير البروفيسور بهنام أبو الصوف في حديث للجزيرة نت, إن هناك حملات من عدة جهات غير رسمية، في الولايات المتحدة وبريطانيا وفرنسا وألمانيا، من أجل متابعة الأضرار التي تعرضت لها آثار بابل، ومحاولة إعداد الدراسات الكفيلة بإعادة ترميم وصيانة هذه الآثار.

كما جرى تشكيل لجان –بحسب أبو الصوف- في أميركا وأوروبا للبحث عن الآثار المسروقة والمهربة إلى تلك الدول ومتابعتها، وتشمل أختاما أسطوانية وتماثيل صغيرة، وغيرها لإعادتها إلى المتحف العراقي، وأبرز هؤلاء المهتمين والمتابعين لهذا الموضوع الأستاذ في جامعة كاليفورنيا الأميركية د. مكواير جبسون، حيث يساهم مع خبراء غربين بمتابعة آثار بابل، وكل ما يعثرون عليه من قطع مسروقة ومعروضة للبيع.

وأوضح أبو الصوف أن تدمير الآثار لم يشمل مدينة بابل لوحدها, بل امتد إلى أور في الناصرية جنوب العاصمة بغداد والنمرود في الشمال، مؤكدا أن هناك حالات نبش أجريت بهدف استخراج قطع الآثار المهمة, وبالفعل جرى تهريب الكثير منها إلى خارج العراق.

تدمير كامل
وأضاف أنه عند بدء احتلال العراق دخلت القوات الأميركية والبولندية في موقع آثار بابل بآلياتهم العسكرية، وانتشروا في كل بقعة من بقاع بابل، والمعابد والقصور والآثار الأخرى فأصبح هناك تدمير كامل.

وذكر خبير الآثار العراقي أنهم أجروا الحفريات وفتح الخنادق كاستحكامات لجنودهم، وأدت هذه الحفريات إلى نبش المواقع، وأظهرت الكثير من البناء، الذي كان مطموراً تحت الأرض، على شكل متارب تحتوي الكثير من بقايا الآثار والفخاريات والطابوق، الذي يحمل شعار نبوخذ نصر، وعبثوا بها كثيراً.

ويعود تاريخ آثار بابل إلى عهد الملك البابلي نبوخذ نصر، الذي شن حربا على اليهود، وتمكن من أسر عشرات الآلاف منهم وجلبهم إلى مدينة بابل عام 597 قبل الميلاد. ويرجع مراقبون ومؤرخون استهداف آثار بابل من قبل القوات الأميركية والقوات البولندية, التي يعمل فيها عدد كبير من اليهود البولنديين, إلى طبيعة الحقد الذي يكنه اليهود لنبوخذ نصر.

ومنذ الأيام الأولى للغزو الأميركي للعراق, سارعت القوات الأميركية إلى التمركز في منطقة آثار بابل ضمن مدينة الحلة (100 كلم جنوب بغداد).
وبعد عام من الغزو تناقلت بعض وسائل الإعلام معلومات عن وجود حاخامات يهود ينقبون في آثار بابل بحماية بولندية, التي تفرض طوقاً امنياً مشدداً حول منطقة الآثار ولا تسمح بالدخول إليها.

وتصدرت قضية آثار بابل الواجهة بعد إعلان بنود الاتفاقية الأمنية بين بغداد وواشنطن وانسحاب القوات الأميركية من المدن, وكشفت منظمة اليونسكو عن الأضرار الكبيرة التي لحقت بمنطقة الآثار جراء وجود القوات العسكرية فيها.

وتحدث تقرير لمنظمة الأمم المتحدة للتربية والعلوم والثقافة (يونسكو) -الذي وزعته على وسائل الإعلام- عن حفر خنادق طويلة في الموقع الأثري, وتم تجريف التلال, وتحركت الآليات العسكرية الثقيلة فوق الآجر الرقيق -الذي تم تعبيد طرقات المدينة الأثرية به- وأن الدمار شمل العديد من الرموز الأثرية الشهيرة مثل شارع المعبد وبوابة عشتار.

قالت (يونسكو) إن القوات الأميركية والبولندية التي شاركت في غزو العراق عام 2003 ألحقت أضرارا خطيرة يتعذر إصلاحها ببقايا مدينة بابل الأثرية.
المصدر:
الجزيرة
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/0E5C2795-C13C-420D-ABD2-675701F804CB.htm/

أكد على رفض اللقاء بالأمريكيين قبل الانسحاب وعودة الجيش
الدوري
يدعو لمجلس سياسي وقيادة موحدة للمقاومة
ويحذر البرزاني من 'الذهاب بعيدا في إيذاء العراق
'
03/08/2009بغداد - 'القدس العربي' - من ضياء السامرائي:
دعا نائب الرئيس العراقي السابق وأبرز المطلوبين
للولايات المتحدة الأمريكية، عزة إبراهيم الدوري، كافة الجماعات المسلحة في العراق إلى 'توحيد صفوفها'، وتشكيل ما أسماه 'مجلساً وطنياً للمقاومة، يضم كافة القوى المسلحة وغير المسلحة'.وقال الدوري، الأمين العام لحزب 'البعث'، في تسجــــيل صــــوتي تسلمت 'القدس العربي' نسخـــة منه 'ندعـــو جميع الفصــــائل الجهــــادية المسلحة في الميدان، والأحزاب، والمنظمات، والتيارات خارج الوطن وداخله، إلى إقامة وحدة الجهاد الشاملة، على أساس ثوابت التحرير والاستقلال'.وقال نائب الرئيس العراقي ، في خطابه بمناسبة 'ثورة 17 - 30 تموز/ يوليو 1968'، التي وصفها بأنها 'أعز ثورات الأمة وأغلاها': 'إن من أهم أركان إستراتيجيتنا بناء مقاومة عراقية وطنية شعبية، تمثل العراق وشعب العراق بكل أطيافه وقومياته ودياناته، يضع فيها هذا الشعب العظيم كل ثقته، ويبني عليها كل آماله وتطلعاته'.وتابع نائب الرئيس العراقي، الذي فشلت القوات الأمريكية في اعتقاله منذ بدء الحرب على العراق في العام 2003، قائلاً: 'هذه هي مقاومتنا، التي انطلقت منذ اليوم الأول لاحتلال بغداد، فهي مقاومة عراقية، بغدادية، بصراوية، موصلية، أنبارية، واسطية، إربيلية، سليمانية، مؤمنة بالعروبة وبدينها الحنيف، رسالة السماء إلى الأرض'.وأكد الدوري ان 'ثوابت القيادة الموحدة'، تشمل 'لا لقاء مع العدو للتفاوض إلا بعد الإعلان الرسمي لانسحابه الشامل والفوري من العراق.. وإعلان العدو الرسمي عن اعترافه بالمقاومة الموحدة الممثل الشرعي والوحيد لشعب العراق.. وإطلاق سراح جميع الأسرى والسجناء والموقوفين وبدون استثناء.. وإعادة الجيش والقوات المسلحة إلى الخدمة، وفق قوانينها وأنظمتها التي كانت عليها قبل الاحتلال.. والتعهد بتعويض العراق على كل ما لحق به من أضرار بسبب الاحتلال ومن جرائه'.كما وجه الدوري رسالة إلى رئيس إقليم 'كردستان' مسعود البرزاني، قائلاً: 'في هذه المناسبة العزيزة فإني أوجه رسالة باسم شعب العراق العظيم، عرباً وأكراداً وتركماناً وأقليات أخرى، إلى الأخ مسعود البرزاني بشكل خاص، وإلى قادة الاتحاد الوطني، أن لا يخدعهم التخلخل الظاهر الذي حصل في بنية العراق بفعل الاحتلالين الامبريالي الصهيوني، والإيراني الصفوي، ويذهبوا بعيداً في إيذاء العراق وشعبه وتاريخه'.وتابع في هذا الصدد: 'أقول للأخ مسعود وللإخوة في قيادة الحزبين الرئيسيين، إن كل ما سيؤخذ بالباطل، حتى لو كان حقاً مشروعاً، وكل ما سيؤخذ بالقوة الجائرة المستعينة بأعداء الله والوطن، فسيسترد بالقوة الشرعية، فارجعوا إلى بيان آذار التاريخي ففيه كل ما يطمح إليه شعبنا العراقي العظيم، وبشكل خاص شعبنا الكردي العزيز، حيث فيه أبعد وأفضل مما تطالبون به اليوم'. وفي موقف يعكس حجم التحول في موقف حزب البعث وخاصة تجاه افراد القوات الامنية العراقية كان الدوري أعلن في خطاب له منع مقاتلة القوات العراقية وافراد الصحوات والعاملين في مؤسسات الدولة المدنية رغم انه وصف الحكومة العراقية آنذاك بالعميلة.وقال الدوري في خطابه 'آنذاك قررنا...توجيه الجهد القتالي برمته نحو الغزاة من القوات الامبريالية الامريكية الباغية حيثما ستكون في أرض العراق ونحرم تحريما مطلقا قتل العراقي أو قتاله في كل تشكيلات وأجهزة السلطة العميلة فيما يسمى بالجيش والشرطة والصحوات وأجهزة الادارة إلا ما يستوجب الدفاع عن النفس. وترفض الحكومة العراقية وعدد من القوى السياسية العراقية المؤتلفة مع الحكومة حاليا إجراء أي اتصالات مع قيادات البعث.

Monday, August 03, 2009

Histoire de deux femmes assassinées
vendredi 31 juillet 2009 - 06h:03
Walid El Hourican

Il importe de relever dans le cas de Neda qu’au lieu de s’intéresser à la personne qui l’a effectivement tuée, les médias ont accusé le régime iranien... Alors que dans le cas du meurtre de Marwa, les médias n’ont cessé de souligner le caractère individuel de l’assassin...

Neda et Marwa : l’une devient une icône, la mort de l’autre est passée sous silence.
Le 20 juin 2009, Neda Agha Soltan a été tuée pendant les manifestations qui se sont déroulées après les élections en Iran. Les manifestations ont occupé une grande place dans les journaux du monde entier tandis que les analystes et les commentateurs prévoyaient la chute du régime iranien et l’aube de la liberté pointant dans « l’axe du mal ».

Neda Soltani
La mort de Neda est devenue, pour des millions de personnes, le symbole de l’opposition iranienne, de l’injustice du régime iranien ainsi que du défi des protestataires. La mort de Neda a été placée dans un contexte. Elle a été retirée du domaine privé et déplacée dans le domaine public représentant une cause juste pour l’ensemble de la société.
Le 1er juillet, Marwa El Sherbini, chercheuse égyptienne vivant en Allemagne, a été tuée de 18 coups de poignard, dans un tribunal de la ville de Dresde, en présence de son fils de trois ans. Elle avait eu gain de cause contre un Allemand d’origine russe qui l’avait insultée parce qu’elle portait le voile. Quand son mari s’est précipité à son secours lors de l’attaque dans le tribunal, la police lui a tiré dessus. La mort de Marwa n’a été signalée dans les médias occidentaux que lorsque des manifestations éclatèrent en Égypte après son enterrement.
Les nouvelles ont porté sur les protestataires ; le meurtre a été présenté comme l’acte d’un « loup solitaire », lui enlevant donc son contexte et sa signification sociale.
Oublions les idées préconçues des médias qui choisissent leurs sujets en fonction de leur propre plan. Ce que montre la comparaison entre les deux meurtres, c’est que les sociétés européenne et occidentale n’ont pas compris la signification et l’importance du deuxième meurtre dans son contexte social, politique et historique.
Le « loup solitaire » qui a porté 18 coups de couteau à Marwa dans le tribunal est le produit de la société dans laquelle il vit. Le meurtre de Marwa devrait ouvrir, à tout le moins, un débat sur le racisme latent (qui ne l’est plus tellement) contre les musulmans, lequel s’est accru ces dernières décennies dans les sociétés européennes et particulièrement depuis le milieu des années 90.

On ne peut s’empêcher de rapporter le crime au débat sur l’interdiction du niqab, ou aux débats antérieurs sur le port du voile. Ces questions, ainsi que les autres qui concernent l’immigration musulmane en Europe, ont pris une grande place lors des débats publics dans plusieurs pays européens. Il serait également difficile de ne pas remarquer l’augmentation rapide des partis populistes de droite au pouvoir dans plusieurs pays européens depuis 10 ans ; ces partis ont fondé leur discours sur la peur de l’islam et le « problème de l’immigration ».

C’est en raison du déni dans lequel sont plongés les sociétés et le discours public européens que l’on n’a guère rendu compte de l’assassinat et que l’on ne s’est pas alarmé de cet acte.
Alors que l’Europe prêche la liberté d’expression et la nécessité d’accepter la différence, qu’elle lance des avertissements sur les dangers du racisme et du sectarisme dans le tiers-monde et qu’elle met en garde contre les discours de haine et l’antisémitisme, nous assistons à un crime inspiré par le racisme, les préjugés et la haine, discours qui acquiert aussi bien de la légitimité que du pouvoir en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et dans d’autres démocraties du Vieux continent. Les crimes inspirés par le racisme sont constamment présentés comme des exceptions dans une société tolérante ; toutefois, leur multiplication met en doute leur caractère exceptionnel.

Le silence sur l’histoire de Marwa dans la grande presse et le fait que son meurtre n’ait pas lancé de débat sur les dangers immédiats de l’actuel racisme antimusulman en Europe montre la profondeur des problèmes et nous fait prévoir un sombre avenir pour les musulmans en Europe. On ne parle de musulmanes comme Neda que si leur histoire correspond à la narration dominante qui présente l’islam comme la principale menace pour la liberté, tandis qu’il n’est pas question de Musulmanes comme Marwa qui démasquent le racisme ambiant en Occident et contestent les stéréotypes existants.

Il importe de relever dans le cas de Neda qu’au lieu de s’intéresser à la personne qui l’a effectivement tuée, les médias ont accusé le régime iranien d’être responsable du contexte dans lequel le crime a été commis. C’est l’établissement où l’institution qui sont mis en accusation plutôt que l’acteur individuel. Alors que dans le cas du meurtre de Marwa, les médias n’ont cessé de souligner le caractère individuel de l’assassin, l’appelant « un loup solitaire » laissant entendre qu’il s’agit d’un proscrit social qui n’a pas de lien avec la société dans laquelle il vit. On a donné à l’assassin le nom de « Alex W. » et on a enlevé du tableau, l’institution, la société et l’établissement dans lesquels il vit.
Alors que le décès de Neda a fait l’objet d’une vaste gamme d’interprétations et de lectures dans le contexte iranien, la mort de Marwa a été privée de son contexte et a été présentée comme une tragédie personnelle mettant en scène un fou et sa victime. Entre-temps, l’Europe continue son glissement vers la droite à un rythme accéléré et les stéréotypes culturels, l’absence d’intégration (lisez : l’aliénation sociale et politique), la dyscommunication et une crise de financière en aggravation ne font qu’alimenter ce déplacement et appuyer le discours populiste et chauvin de plusieurs partis de droite, nouveaux ou ressuscités.

Dans les années 30, après la grande crise économique des années 20, un jeune parti populiste de droite a brusquement accédé au pouvoir en Allemagne et peu de personnes ont prévu ce qui allait s’ensuivre. Il n’y a pas de preuve réaliste permettant d’indiquer que l’Europe est une société plus tolérante qu’une autre ou de dire que les gens tirent nécessairement les leçons de leur histoire, ou même que certaines sociétés sont exemptes de comportements racistes. Tous les indices pointent vers la fin du mythe de tolérance européen d’après-guerre ; et les médias doivent encore relier les indices avant que l’histoire ne se répète.

Vous pouvez écrire à Walid El Hourican ici : walid@menassat.com.
12 juillet 2009 - Counterpunch -
Cet article peut être consulté ici : http://counterpunch.org/walid071020...

Traduction : Anne-Marie Goossens


"Centre Guantanamo
Pour la Justice"
Médiène Diria: Londres30/07/2009
En présence de membres du parlement britannique, de juristes et d'activistes des droits humains de divers pays, des anciens détenus au Camp Guantanamo ont annoncé au cours d'une conférence de presse tenue à Londres le 30 juillet 2009, la création du Centre Guantanamo pour la justice.
Le Centre qui a été enregistré à Genève et devait l'être aussi à Londres et dans d'autres capitales, projette d'apporter son soutien à ceux qui continuent à être détenus au Camp Guantanamo et de fournir l'aide nécessaire aux ex-détenus, afin de faciliter leur réinsertion dans leurs sociétés réciproques.
Les fondateurs, dont Sami Elhadj, ancien détenu et actuellement chef du service des libertés publiques et des droits humains à la chaîne Al-Jazzera, ont déclaré que la plupart des ex-détenus de Guantanamo ont décidé de travailler ensemble pour planifier et exécuter des actions collectives propres à faciliter leur réinsertion sociale.
Selon ses fondateurs, ce centre va s'atteler à la tâche "d'apporter les preuves de l'innocence des détenus et de l'inanité des accusations formulées à leur encontre par Washington afin d'obtenir leur dédommagement moral et matériel en rapport avec le lourd préjudice qu'ils ont subi" et "de tenter aussi de faire libérer leurs camarades encore en détention et d'apporter le soutien matériel indispensable à leurs familles, et ce en coordination avec toutes les organisations de défense et protection des droits humains ".
Pour sa part, la députée britannique Sarra Teacher, qui a longtemps travaillé et défendu l'ancien détenu jordanien Jamil El-Banna tant qu'il était au Camp, a déclaré "que la bataille n'est pas terminée et qu'elle commence à peine. Elle a exprimé son souhait que la fondation du centre puisse aider les anciens détenus qui essaient de reprendre vie et aider d'autres par leur liberté recouvrée".
Sami Elhadj a déclaré de son côté que "le travail qui commence maintenant aurait dû être accompli plus tôt, que seules certaines circonstances ont retardé la naissance de ce centre et qu'il ne s'agit en fait que d'un devoir accompli pour une cause juste, partagée avec ses camarades", ajoutant " qu'ils feront leur devoir envers les détenus de Guantanamo et pour la défense des libertés".
Il a d'autre part expliqué à Al-Jazeeara.net que " les souffrances des anciens détenus de Guantanamo n'ont pas pris fin avec leur libération, d'autant que de nombreux parmi eux trainent des maladies chroniques par suite des mauvais traitements et des soins médicaux et que tous ont subi des traumatismes psychiques suite à cette détention injuste".
Il a aussi déclaré que certains de ces anciens détenus n'ont pas trouvé les conditions indispensables pour leur insertion sociale et révélé "qu'il connaissait le cas de quelqu'un qui a été chassé d'une mosquée de crainte que celle-ci subisse des accusations de terrorisme".
Sami Elhadj a expliqué que "la tâche prioritaire du Centre est de réunir une équipe de consultants et de juristes pour préparer des dossiers en vue de porter plainte auprès des tribunaux européens et américains".
L'avocate militaire américaine Ivonne Bradley, qui avait défendu l'Ethiopien Béniam Mohamed, s'est félicitée pour sa part des efforts louables qui ont donné naissance au Centre Guantanamo pour la justice qui "vise à assurer le soutien nécessaire aux détenus après de longues années de détention et d'isolement".
Bradley a exprimé aussi "son souci à l'égard de certains détenus libérables qui vont être rapatriés ou livrés à des pays étrangers, en l'absence de moyens financiers pour leur soutien et d'opportunités pour leur réinsertion sociale".
Dans la lettre adressée aux fondateurs du Centre, Ivonne Bradley a rappelé "que les anciens détenus du Camp de Guantanamo vont devoir affronter la grave situation de leurs conditions de santé physique et mentale et que cela n'est pas une mince affaire".
NDT:Au mois de janvier 2003, une des premières manifestations, sinon la première dans le monde, contre l'ouverture du Camp de Guantanamo a eu lieu devant le siège de l'UNESCO à Paris. Elle a réuni une dizaine de militants des droits humains, représentants des organisations arabes et européennes.
Un communiqué a été publié à cette occasion, suivi de la création du Collectif Guantanamo à l'initiative de Fausto Giudice notamment qui assuré la publication régulière d'une Chronique de Guantanamo: chroniquedeguantanamo.blogspot.com/
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai