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Wednesday, November 11, 2009

Nasrallah: Nous serons tous au rendez-vous

Sayed Nasrallah : Nous serons tous au rendez-vous pour anéantir les Israéliens si

Par Al Manar
12-11-2009
Lors de la commémoration de la journée du martyr au Liban, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a mis en garde l'entité sioniste contre le risque de déclencher une guerre contre le Liban : "S’ils osent s'aventurer dans notre géographie, dans nos plaines et vallées, nous serons tous là au rendez-vous, pour les anéantir. (...) Nous transformerons la menace en une occasion," a-t-il lancé devant des milliers de personnes dans la Banlieue-sud. Sayed Nasrallah répondait aux dernières mises en garde, venant de sources israéliennes et véhiculées par des circuits diplomatiques européens.

En ce jour, le commandant de la résistance libanais en a appelé le monde arabe et musulman à plus de coopération et à agir ensemble pour éteindre les foyers qui brûlent de part et d'autre dans la région, notamment au Yémen, estimant que ces conflits n'ont pour but que d'attiser les sensibilités confessionnelles pour démembrer la nation et l'écarter de son objectif primordial de combattre l'ennemi et de libérer les terres arabes occupées.

Saluant le rapprochement turc de la Syrie, de l'Irak et de l'Iran, il a lancé un appel en faveur d'un rapprochement entre les deux grands pays musulmans, l'Iran et l'Arabie saoudite.

Concernant la situation libanaise interne, et après avoir signalé que le gouvernement prochain devra être celui de la coordination, il s'est attardé sur un fléau qui fait ses ravages au Liban : la drogue, estimant qu'il fait partie des stratagèmes dont use l'ennemi sioniste pour ruiner la résistance du peuple libanais.

PRNCIPALES IDEES DU DISCOURS

HOMMAGE AUX MARTYRS

Nous avons baptisé ce jour "le jour du martyr" pour commémorer le jour du martyr du premier combattant du Hezbollah Ahmad Kassir, qui a effectué la première opération martyre à Tyr, détruisant ainsi un des sièges de l'ennemi.

Pour nous, c'était le jour de la bonne nouvelle et du remerciement : la bonne nouvelle de la victoire qui s'est réalisée grâce au sang de tous les martyrs, qui ont délaissé tout ce qui n'a pas rapport à Dieu, pour répondre au devoir de défendre la dignité.

Comme chaque année, nous nous réunissons pour exprimer notre appréciation pour leurs sacrifices et réitérer notre engagement à préserver leurs commandements.

Nous nous réunissons sur une partie de la banlieue sud profanée par les juifs en 1982, aujourd'hui nous avons recouvert notre terre grâce au sang de tous les combattants martyrs.

En ce jour, nous reconnaissons leur rôle et nous les remercions pour leur lutte contre les projets de l'ennemi, dont dernièrement celui du nouveau Proche-Orient.

L'ENGAGEMENT AMERICAIN EST ABSOLU ENVERS ISRAEL

Nous suivons tous les évènements dans notre pays, dans la région et dans le monde entier, parce que nous ne pouvons pas séparer ce qui se passe au Liban de ce qui se passe dans la région.

Il y a quelques mois, lorsque le président Obama a été élu à la tête d'une nouvelle administration américaine, nombreux furent ceux qui ont misé sur de grands changements en faveur des peuples et des régimes de la région, parce que cette administration allait corriger selon eux la politique sauvage de l'ancienne administration, mais toutes ces aspirations se sont avérées vaines.

Durant les dernières semaines, la vérité est devenue plus claire que jamais : l'engagement américain en faveur des intérêts d'Israël est quasiment absolu, un engagement qui ne prend pas en compte des sentiments ni de la dignité des peuples de la région.

Révisons ensemble le discours d'Obama à la place de Rabin (en Palestine occupée) où il a été assassiné, il s'y engage à faire tout ce qui est dans l'intérêt d'Israël.

De plus, il y a eu les manœuvres militaires américano-israéliennes communes dont l'objectif annoncé est de faire face aux missiles de l'Iran, de la Syrie et du Hezbollah.

Pour la première fois, l'Américain vient en tant que partenaire réel d'Israël pour participer à une éventuelle attaque lancée par Israël contre l'Iran, la Syrie ou le Liban.

Des forces américaines resteront ainsi en Israël en permanence. Même lors du mandat du président Bush, nous n'avons jamais entendu parler de cela.

Sur le plan politique, Obama n'a fait que frimer en déclarant qu'il allait imposer des concessions à Israël, mais nous voyons comment dans les dernières semaines les Américains ont renoncé à leurs conditions.

Et maintenant, les négociateurs palestiniens expriment leur totale déception, à tel point que le négociateur en chef (Saëb Erekat) a annoncé l'échec de 18 ans de négociations.

FACE À 18 ANNÉES DE NÉGOCIATIONS ET D'ÉCHEC, IL Y A EU 18 ANNÉES DE RÉSISTANCE ET DE VICTOIRE

Le chiffre 18 est certes intéressant. Car face à cet échec cuisant durant 18 ans de négociations avec les Israéliens, ce sont 18 années de résistance au Liban (entre 1982 et l'an 2000) qui ont vaincu l'ennemi, l'ont chassé de toutes ses terres sans se soumettre à aucune de ses conditions et sans demander l'aide de personne.

Toutes les parties qui misaient sur le processus de paix se sont tues, les voix sont étranglées face à cette impasse.

Les Américains ne font rien contre Israël. Alors qu'ils exhortent le Liban à respecter pleinement les résolutions de l'ONU, ils défendent Israël qui viole les lois internationales et s'oppose au rapport Goldstone, qui lui aussi place la victime et le bourreau sur le même pied d'égalité.

Une question à ceux qui nous demandent de donner du temps aux Américains : n'était-ce pas une imposture ?

Les Israéliens continuent leurs entrainements, leur approvisionnement en armes, leur espionnage par tous les moyens, les réseaux d'espionnage (nous appelons le gouvernement libanais à ce sujet à rouvrir ce dossier), par le biais des drones d'espionnage et des engins implantés comme à Houla et à Meys. L'ennemi continue par ailleurs à exagérer les incidents au sud Liban.

LES MENACES ISRAÉLIENNES SONT UNE GUERRE DE NERF

Passons à autre chose, la guerre des nerfs ou psychologique. Force est de constater que la première réaction israélienne lorsque le gouvernement libanais s'est formé, a été les menaces, au motif que le Hezbollah se trouve dans ce gouvernement ; pourtant il l'était aussi dans le cabinet précédent. Certains se sont attelés à nous faire parvenir ces menaces à travers des circuits diplomatiques étrangers via des médias libanais, faisant état que les risques de guerre ont augmenté. Mais tout ceci n'est qu'une guerre psychologique.

En parallèle, nous constatons hélas l'éclatement de nouveau foyers de tension dans la région, permettant d'attiser les sensibilités confessionnelles parmi les Arabes et les Musulmans. L'objectif final étant de démembrer la nation, et de la divertir de son devoir primordial, celui de restituer les terres arabes occupées par l'entité sioniste.

IL NE FAUT PAS SE FIER AUX AMÉRICAINS QUI CREENT NOS PROBLEMES

Raison pour laquelle, nous en appelons à un maximum de coopération inter-arabe et entre les Musulmans.
Ce que je dis à tous les Arabes, aux peuples comme aux dirigeants, est que nous ne devons plus jamais dépendre des États-Unis pour qu'ils résolvent nos problèmes alors que ce sont eux qui créent ces problèmes et les attisent.

Nous en appelons à plus de collaboration entre arabes et musulmans.

C'est pour cela que nous saluons de tout cœur le rôle de la Turquie qui s'est démarqué depuis la guerre contre la Bande de Gaza, et qui se penche de plus en plus sur les questions et les pays de la région. Bien entendu d'aucuns voudront attiser les sensibilités confessionnelles, en prétendant que la Turquie sunnite veut concurrencer l'Iran chiite concernant son soutien à la cause palestinien.

HOMMAGE À LA TURQUIE ET AU VENEZUELA

Eh bien, nous le disons haut et fort, nous soutenons la Turquie sunnite lorsqu'elle veut défendre la Palestine et la mosquée d'Al-Aqsa et soutient la résistance palestinienne et libanaise... comme nous le faisons pour l'Iran chiite.

Plus encore, nous saluons le Venezuela communiste pour les mêmes raisons.

APPEL AU RAPPROCHEMENT ENTRE L'IRAN ET L'ARABIE SAOUDITE

Nous en appelons à plus de rapprochement entre les Arabes, à développer les relations interarabes.

Le rapprochement entre la Syrie et l'Arabie Saoudite a porté ses fruits au Liban par la formation du gouvernement.

Nous saluons aussi le rapprochement perçu entre l'Iran et Qatar.

Nous en appelons aussi à un rapprochement entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, ces deux grands pays du monde musulman.

Nous en appelons à collaborer pour éteindre les incendies qui sont allumés un peu partout dans le monde islamique.

J'évoque entre autres la situation explosive dans le nord du Yémen où les tentatives s'efforcent de donner aux combats des colorations confessionnelles alors que le président yéménite appartient à la même confession que les houthistes.

IL FAUT ÉTEINDRE LES FOYERS QUI BRULENT: LE YÉMEN

Nous avons besoin de parties qui éteignent ces feux qui brûlent dans la région dans le but de déclencher les guerres confessionnelles.

Je m'adresse à la nation de Mohammad (s) que votre messager vous dit que le fait de réconcilier ceux qui sont en litige est meilleur que la prière et le jeûne. À quoi servent la prière et le jeûne alors que des massacres sont perpétrés entre les Musulmans ?

APPEL POUR ADOPTER LE CHOIX DE LA RÉSISTANCE

D'autre part, nous invitons les peuples et les dirigeants à réviser leur choix.

En cette journée du martyr, nous leur demandons d'adopter le choix de la résistance au niveau national et islamique, et d'apporter leur soutien aux mouvements de résistance au Liban et en Palestine et ailleurs pour affronter l'ennemi sioniste.

Il est de mon devoir d'adresser ma grande estime au président syrien Bachar el-Assad pour le discours qu'il a prononcé en Turquie où il a dit que la résistance est désormais leur seul moyen vu l'échec du processus de paix.

Nous demandons la généralisation de ce discours. Et je dis au monde entier que nous avons toujours été reconnaissants pour tous ceux qui nous ont soutenus.

C'est pour cela que nous ne nous sommes jamais délié de notre amitié avec le Syrie ou avec l'Iran ou avec tous les mouvements et les peuples qui nous soutiennent.

Oui, nous sommes fiers de ceux qui nous soutiennent, et fiers d'être soutenus par eux.

LES PROPOS D'ASHKÉNAZI SONT UNE MISE EN GARDE POUR L'INTÉRIEUR ISRAÉLIEN

Dans ce cadre, nous avons des responsabilités, à commencer par les menaces israéliennes ; depuis deux jours, le chef d'Etat-major israélien Gabi Ashkénazi (qui rappelons-le était le commandant du secteur nord de la Palestine occupée, lorsque la résistance a asséné un coup fatal à l'occupation israélienne au Liban sud en 2000 où il était peu de temps avant, avant d'être remplacé par Moshé Yaalon de l'armée de l'air, ce qui montre qu'ils n'ont pas été cherché quelqu'un de nouveau mais quelqu'un qui a subi un échec au Liban).

Donc Ashkénazi a présenté il y a quelques jours un rapport dans lequel il dit que le Hezbollah détient des dizaines de milliers de missiles qui peuvent parvenir jusqu'à Tel Aviv. Comme d'habitude, nous n'avons ni confirmé, ni démenti ces propos. Que ce soit vrai au faux, ceci constitue aussi une menace pour le public israélien…

Mais il semble vouloir prendre les choses dans une autre direction. Depuis un certain temps, les Israéliens parlent de guerre, de perfectionnement de missiles à Gaza (…) comme s'ils voulaient dire aux Libanais et aux Palestiniens que les choses pourraient très bien glisser vers la guerre en raison de ces missiles et armements.

Ces propos supposent deux explications différentes :
soit c'est un prétexte pour déclencher la guerre,
soit c'est le contraire, le reflet d'une volonté qui refuse la guerre et met en garde contre ses séquelles.

il se peut très bien qu'Ashkénazi soit en train de dire à son peuple, à ceux qui sont les plus extrémistes (quoiqu'ils soient tous des extrémistes) que la situation n'est pas à l'instar de ce qu'elle était en l'an 2000 ou 2006 et qu'il ne faut pas trop se précipiter dans le choix de la guerre, car cette fois-ci, ce sont toutes les régions de la Palestine occupée qui sont à la portée des roquettes ou missiles, pas seulement les habitants de Haïfa devront quitter leurs maisons ; il a même évoqué Dimona et les colonies les plus lointaines (…).

ISRAEL EST À COURT DE CHOIX

Ses propos pourraient être un appel aux têtes israéliennes les plus torrides pour qu'elles se refroidissent et se calment car Israël est à court de choix.

Tous ces cris lancés ne font que fatiguer les gorges d'où ils sortent et non nos oreilles.

Ashkénazi leur dit que si vous êtes pressés d'aller en guerre, voilà ce qui va vous attendre.

Comme nous l'avons déjà dit le 14 mars, que nous voulons écarter le spectre de la guerre au Liban, mais il faut que nous fassions comprendre à l'ennemi que sa guerre psychologique est vaine et que sa nouvelle guerre, si elle a lieu, ne provoquera ni conflit interne, ni subversion, mais une position unifiée de la part de tous les Libanais, et que nous serons tous unis ensemble pour défendre notre terre et notre souveraineté, notre dignité.

C'est un facteur de force très important qu'il ne faut pas négliger.

Je l'ai dit à plusieurs reprises, nous ne voulons pas la guerre, mais s'ils veulent essayer, inchallah, grâce à notre résistance et à notre unité et à notre persévérance et à la bénédiction du sang de nos martyrs, nous les vaincrons…

SI LES ISRAÉLIENS ENTRENT DANS NOS TERRES, NOUS ALLONS LES ANÉANTIR

Ils disent que l'armée de l'air ne peut décider du sort de la bataille, ils ont vu qu’elle n'a fait que détruire et tuer les innocents.

Qu'ils sachent que la fois prochaine fois, il se peut que la question commence bien après Haïfa.

D'ailleurs l'ennemi n'a de choix qu'une opération terrestre de grande envergure, c'est pour cela qu'il nous menace avec ses 5 bataillons. Mais les menaces peuvent très bien se tourner en une occasion pour nous. Si ces bataillons investissent notre géographie, notre sud, la Montagne de Amel, qu'ils sachent que Dieu a créé ce coin de la Terre pour humilier les usurpateurs et les envahisseurs.

NOUS SERONS TOUS AU RENDEZ-VOUS SI…

S'ils s'aventurent dans notre géographie, dans nos montagnes, nos vallées et nos villes, nous serons tous au rendez vous.

Ils savent déjà que durant la guerre de 2006, personne de nos combattants n'a pris la fuite.

Dans leurs rapports, ils ont dit que dans la bataille de Bint Jbeil, les israéliens ont fait exprès de laisser une brèche pour permettre l'évasion de ceux qui le voulaient, mais c'est le contraire qui est arrivé car nos combattants n'ont cessé de passer par cette brèche, pour prendre part à la bataille. Notre problème consistait à empêcher nos résistants d'aller au champ de la bataille.

Or cette foi-ci, nous serons tous là à les attendre, dans les montagnes et les vallées. Nous détruirons leurs chars, leurs blindés, leurs bataillons, nous tuerons leurs soldats et militaires. Peut-être pas tous. Nous n'avons pas besoin de les tuer tous pour les vaincre.

D'ailleurs durant la guerre 2006, ils sont passés à la bataille terrestre en investissant 40.000 soldats au Liban sud et 200 chars. Ils ont vu ce qui s'est passé. En fin de compte, ils ont essuyé un échec.

Or, nous n'avions pas les facteurs de force dont nous disposons aujourd'hui. Notre formation est encore plus performante. Nous aussi avons effectué notre évaluation et avons mesuré nos atouts de force et diagnostiqué nos point de faiblesse. C'est notre droit naturel.

Je m'engage à nouveau devant les martyrs, en ce jour des martyrs, et je dis à tous les Israéliens et au monde entier : Envoyez donc toute l'armée israélienne et voyez donc ce que nous allons en faire.

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT DOIT ETRE UN GOUVERNEMENT DE COORDINATION

Nous appelons à ce que le nouveau gouvernement soit un gouvernement de coordination nationale qui travaille au profit du peuple libanais, pas un gouvernement de conflit d'intérêt.

Qu'il soit un gouvernement d'entente, parce que sa réussite est dans l'intérêt de la patrie, du peuple, du Hezbollah et des familles des martyrs. Nous allons nous efforcer de faire réussir le gouvernement.

S'agissant de la déclaration ministérielle, je ne pense qu'il y aura de problèmes.

Il y a des priorités, surtout le dossier économique, les gens vivent dans une situation très difficile, de même le traitement du dossier de la corruption au sein des institutions de l'Etat.

Toute partie a le droit de mettre sur la table les grands dossiers, mais il faut patienter pour laisser le pays vivre tranquillement pendant un certain moment. Qu'on discute à la table du dialogue n'importe quel dossier, mais laissons le gouvernement travailler sans le combler par les grands dossiers.

Et puis, ne nous compliquons pas les choses. Lorsque nous posons devant nous des objectifs réels, nous arrivons à les réaliser, ceci nous permettra de donner plus de confiance au gouvernement, et d'aborder ensuite les dossiers les plus compliqués.

A part le dossier des armes du Hezbollah, le gouvernement doit faire face aux menaces, aux pressions et aux violations israéliennes quotidiennes, et œuvrer pour résoudre l'affaire des jeunes libanais qui sont toujours en détention chez les Israéliens, comme Abdallah khalil Oleyan. Sa famille a présenté des documents tangibles basés sur des informations de la Croix Rouge selon lesquels leur fils est toujours en vie.

Sur le plan social, je vais évoquer un sujet très sensible. Les martyrs sont issus d'un environnement moral élevé ; aujourd'hui certains veulent détruire cet environnement. Je ne parle pas seulement de Beyrouth ou de la banlieue sud, mais aussi du Nord, de la Békaa et du Sud.

DROGUE : PROBLEME MAJEUR QUI ENVAHIT LE LIBAN

Il s'agit des drogues, j'en appelle le gouvernement à ouvrir ce dossier. Malheureusement, les drogues envahissent les écoles primaires, complémentaires, secondaires et même les universités.

Certains utilisent ces stupéfiants sans le savoir. Nous avons reçu des plaintes de familles notables mêmes, ce problème est plus dangereux que le vol, et les relations sexuelles illégitimes, parce que celui qui consomme les stupéfiants n'a plus de morale. Elle est la porte à tous les vices.

Certains prétextent que leur recours au commerce des drogues est dû au manque des chances de travail. C'est du mensonge, parce que les commerçants de drogues sont très riches.

Mais l'affaire des drogues a aussi une dimension sécuritaire. Israël promeut le commerce de la drogue dans notre société et nous accuse par contre de vendre la drogue en Palestine occupée.

Du point de vue religieux, la vente des drogues dans la société de l'ennemi est interdite.

Toutes ces accusations contre le Hezbollah sont mensongères et fabriquées dans le but de déformer l'image du Hezbollah.

Ils veulent nous impliquer dans toutes les affaires, ils ont collé ma photo sur des stupéfiants dans leurs campagnes anti-drogue.

Leurs mensonges ne dureront pas, inchallah, dans notre génération, nous allons récupérer les lieux saints, al Qods et toute la Palestine.

De retour a l'affaire des drogues, nous devons tous collaborer avec l'Etat, les services de sécurité et la justice pour lutter contre ces produits.

Nous sommes tous concernés à ce sujet, dans toutes les régions, je m'adresse à tous les Libanais pour déclarer ensemble une guerre culturelle, sociale, médiatique et économique au commerce des drogues. De ce fait, nous pouvons protéger nos familles et notre avenir.

Enfin, nous réitérons notre engagement à préserver les sacrifices et les commandements des martyrs.


Source : Al Manar

Israël se sert de Facebook ....


Israël se sert de Facebook pour espionner les Arabes et les Musulmans

Par Al Arabiya

11-11-2009

Pour les utilisateurs de Facebook, la mise à jour de leur statut est destinée à une liste d’amis sélectionnés, mais plusieurs articles disent que l’information que la plupart des gens croient privée est en fait utilisée par Israël pour établir leur profil et les espionner dans le but d’obtenir des informations précieuses. Selon les sources « fiables » citées par Israël Magazine, basé en France, les services secrets israéliens ciblent principalement les utilisateurs arabes et musulmans et utilisent les informations obtenues dans les pages de Facebook pour analyser leurs activités et comprendre leur façon de penser.

L’article en aurait froissé quelques-uns dans le gouvernement israélien et les cercles diplomatiques, et l’ambassadeur d’Israël à Paris a accusé le magazine de « mettre à la disposition de l’ennemi des renseignements secrets. »

L’activité clandestine d’Israël a été révélée en mai 2001 par Gérard Niroux, professeur de Psychologie à l’Université de Provence, en France.

« C’est un réseau des services secrets constitué de psychologues israéliens qui trompent des jeunes du monde arabe, en particulier de pays situés dans la ligne du conflit palestino-israélien, et aussi de pays d’Amérique Latine,» a dit Niroux, auteur du livre « Les dangers de l’Internet ».

Niroux expliquait que beaucoup d’hommes se servaient du site en ligne pour rencontrer des femmes, et il les prévenait que c’était dangereux, car c’était le meilleur moyen pour attirer les hommes et trouver leurs points faibles.

“C’est très facile d’espionner les hommes en utilisant des femmes,” a-t-il dit au magazine.

Ce n’est pas la première fois qu’Israël est accusé de se servir de Facebook pour espionner les gens, et, en avril 2008, le quotidien jordanien al-Haqiqa al-Dawliya a publié un article intitulé « L’ennemi caché », faisant les mêmes constatations.

L’article disait que le danger venait du fait que les gens, et surtout les jeunes, révélaient souvent des détails intimes et personnels sur eux-mêmes sur Facebook et d’autres communautés similaires en ligne, faisant d’eux des cibles faciles.

Facebook politique

Facebook n’est pas étranger à la politique et est souvent utilisé pour organiser des manifestations ou lancer des campagnes d’opposition, comme pendant les événements récents en Iran, et Israël Magazine dit que cela donne aux services secrets juifs une vue précieuse sur les activités politiques qui ont lieu dans les pays ennemis.

L’article ajoute qu’il n’est plus nécessaire pour les forces d’occupation, comme Israël et les Etats Unis, de se servir des outils traditionnels pour contrôler les gens ou inciter à la sédition car il suffit maintenant d’utiliser Facebook pour promouvoir certaines idées qui infiltrent la structure sociale et politique d’un pays donné.

Le fait qu’Israël se serve de Facebook pour espionner les Arabes ne se cantonne pas aux articles des médias, c’est un sentiment général partagé par les gens dans la région.

L’article dit que des gens ont travaillé comme espions sans s’en rendre compte, ajoutant qu’entrer dans un chat et parler de tout et de rien avec quelqu’un qu’on ne connaît pas est suffisant pour faire le boulot. Toute information révélée sera analysée et utilisée lors d’une étape ultérieure.

Israël a une longue histoire d’espionnage au Moyen-Orient. Pendant les guerres de 1956, 1967 et 1973, il a soigneusement examiné les rubriques nécrologiques des journaux arabes, ce qui a entraîné l’interdiction de l’armée égyptienne de publier les notices nécrologiques du personnel militaire.

Selon les médias israéliens, l’analyse du contenu des journaux égyptiens a également joué un rôle majeur dans la planification de la guerre de 1967 ; la guerre a en fait lancé lorsque les journaux égyptiens ont révélé que plusieurs officiers de l’armée, de divers rangs, prendraient leur petit-déjeuner ensemble, le 5 juin 1967 à 9h, le jour où Israël a attaqué l’Egypte.

(Traduit de l’Arabe par Sonia Farid)

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12963&type=analyse&lesujet=Sionisme/

Source : Al Arabiya
Traduction : MR pour ISM

Monday, November 09, 2009

Israël .............


Israël en pleine déconfiture

Par Rim al-Khatib

09-11-2009

Au cours de cette semaine, l'Etat sioniste criminel a joué aux pirates en pleine Méditerranée : il capture un cargo chargé de marchandises venant d'Iran et destinées à la Syrie. Il lance une opération médiatique de grande envergure pour dénoncer ce qu'il prétend être "le trafic d'armes entre l'Iran et le Hezbollah". Dès son acte de piratage, d'ailleurs non dénoncé par le Conseil de Sécurité ni par les puissances occidentales en général, le Hezbollah et le régime syrien démentent : le Hezbollah dément que les marchandises lui sont destinées et le régime syrien annonce qu'il n'y a point d'armes, mais uniquement de la marchandise.


Après son coup, Israël crie victoire : il vient de mettre la main sur des armes... qu'il expose dans le port d'Ashdod. Mais surprise : les médias ne lui prêtent aucune attention ! Le coup est tellement gros que personne, même les amis de cet Etat illégal, ne suit l'affaire. En plein vote de l'ONU sur le rapport Goldstone, les médias internationaux l'ont bien compris : Israël voulait détourner l'attention de ce qui se passe à l'ONU pour se mettre en avant, se faire victime encore une fois.

Mais il y a pire : les enquêtes de l'armée libanaise (le cargo libéré sans sa marchandise, mais avec tout son équipage, se trouve actuellement à Beyrouth) et des journalistes d'al-Manar ont montré que :

- le cargo, même si à l'origine venait d'Iran, a fait un long parcours avant d'être attaqué par les pirates israéliens : il s'était arrêté en Egypte, puis à Chypre, puis en Italie, avant de se diriger vers la Syrie. Est-il normal qu'il transporte des armes à destination de la résistance et passe par l'Egypte ou par un port européen ? Une fois encore, les services secrets israéliens, qui faisaient parler d'eux avec brio dans les années 60 et 70, ont montré leur échec.

Il y a un triple échec dans ce dernier acte de piratage israélien.

Le premier échec est celui des services de renseignements qui ont raté les informations importantes sur ce cargo.

Il y a l'échec de l'opération médiatique qui a suivi : les médias ont suivi la discussion sur le rapport Goldstone et ont délaissé l'affaire du cargo. Même les journaux américains, quand ils en ont parlé, ont à peine rapporté la nouvelle, sans la confirmer.

Il y a l'échec politique : depuis plusieurs mois, Israël cherche à susciter la question des armes de la résistance, au Liban, pour empêcher la formation du gouvernement d'unité nationale. Que ce soit par le biais de l'ambassadrice américaine ou par celui de Ban Ki Mon, secrétaire général de l'ONU, L'Etat sioniste suscite affaire après affaire pour déstabiliser la situation libanaise. Mais lui et ses complices ont encore échoué, puisque le gouvernement libanais dirigé par Hariri sera bientôt annoncé, d'après les dernières nouvelles, avec deux ministres pour le Hezbollah et un communiqué ministériel qui ne remet pas en cause les armes de la résistance, au contraire.

Le plus intéressant dans l'affaire, c'est la réponse de Michel Aoun, l'allié du Hezbollah à cette tentative de déstabiliser la situation interne : "Des armes pour le Hezbollah ? Et alors ? Il faut bien se défendre ! Est-ce que Israël a occupé la Palestine avec des bonbons ?"

Sommes-nous en train d'assister, finalement, à la lente mais sûre chute de cette colonie de peuplement ? Pour la troisième fois, Israël reconnaît son échec médiatique : lors de la guerre meurtrière contre le Liban en 2006, lors de la guerre génocidaire contre Gaza début 2009 et dans cette affaire... Malgré toutes les photos montrées sur le port d'Ashdod, photos d'armes désuètes pour la plupart (la résistance a heureusement des armes beaucoup plus modernes), seuls les médias israéliens ont été trompés, si l'on veut exclure leur collaboration à cette mise en scène.

Sans crier victoire trop tôt, il est incontestable que l'Etat sioniste est en train de s'enliser dans sa propre boue.

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12953&type=analyse/


Evangilisation et appauvrissement de l'Afrique


Evangélisation et appauvrissement de
l'Afrique !


La seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique, tenue au Vatican du 4 au 25 octobre 2009, avait pour titre "l'Eglise en Afrique, au service de la réconciliation et de la paix". Presque 250 pères ou évêques, participaient pour débattre des problèmes d'un des continents les plus exposés aux guerres, à la misère et aux conséquences coloniales et post-coloniales. Les peuples d’Afrique étant victimes d’une mauvaise gestion publique, de la part des autorités locales, et surtout d'une ignominieuse exploitation de la part des puissances étrangères, il reste à voir les vraies orientations de cette réunion-planification ! Le titre de l'Assemblée mène à se demander : "réconciliation" de qui et de quoi ?
zineomar@gmail.com

Samedi 7 Novembre 2009

Sur le plan africain, toutes les guerres qui s'y jouent, leurs ficelles sont menées par les grands tenants de marionnettes de part le monde, par les dirigeants d'un Occident raciste, colonisateur et usurpateur, qui a recours à ses liges, implantés sur place, pour mener son Jeu ! Affamer les Africains et extirper leurs trésors, est le critère. Est-ce cela la réconciliation de tous ces leaders-imposteurs, pour mener un Jeu autre, mieux performé pour contraindre, harceler et opprimer davantage ? Susciter des guerres entre les communautés locales est devenu traditionnel, à ne citer que : la création d'un problème Berbère en Algérie, pour scinder le pays ; celle du Darfour, où toute la communauté presque est "porteuse" du Qur'ân, le connaissant par cœur ; ou celle entre les minorités coptes ou chrétiennes et les grandes majorités musulmanes en Egypte et ailleurs. De quelle réconciliation s'agit-il ?
Sur le plan christianisme, de quelle réconciliation peut-on parler ? Toutes les églises, dont le nombre dépasse les trois cent bifurcations, tous membres du Conseil Œcuménique des Eglises, se font la guerre dans leur course fanatique de l'évangélisation du monde... Est-ce la réconciliation de tous ces frères séparés sur des problèmes de fond, de credo, pour en faire l'Eglise Universelle, qui est désigné ? Est-ce pour chanter à l'unisson en une seule évangélisation, pour mieux essorer les peuples africains et leur imposer une inhumaine inculturation, une foncière infiltration pour mieux soustraire leurs entrailles et mener leur complète éradication ? Le rôle infâme de l'Eglise et son intervention meurtrière dans le Rwanda, où des « pères » et des « sœurs » s'avérèrent être des incendiaires, en attisant les flammes dans des hangars fermés, pleins d'africains réfugiés, n'est point oublié ! Pour ne rien dire de l'autre rôle infâme de l'Eglise et l'affaire du préservatif, causant la mort de milliers d'africains contaminés du Sida ? Réconciliation de qui ou de quoi, de nouveaux assassins, ou d'un néo-colonialisme ?!
Sur le plan de la guerre menée par le Vatican contre l'Islam, nul n'ignore la rage obsessionnelle avec laquelle il marche tel "un rouleau compresseur" (d'après le Monde) sur l'Islam pour l'éradiquer. Nul n'ignore l'arsenal de moyens mis en action pour anticiper cette éradication. Un éventail dont l'étendue va des membres du clergé, à tous les laïcs, en passant par les innombrables Missions, Organisations, Institutions, mass média, Internet, hommes politiques, touristes, bref, officiellement : aucun chrétien n'échappe à cette participation imposée à tous les adeptes par le Concile Vatican II. Inutile d'ajouter qu'on trouve aussi une jeunesse missionnaire et, pire encore, des enfants missionnaires, ce qui révèle une hystérie obsessionnelle ! Même les nouvelles technologies de communication ne font pas exception, et leur utilisation est au service du magistère de l'Eglise, pour développer une culture d'évangélisation, et imposer "la seule parole susceptible de sauver l'homme", comme le pape ne cesse de le répéter de vive voix ou par écrit. Va-t-il enfin réconcilier foi et raison pour admettre que ces musulmans, qu'il veut arracher à leurs croyances, ont le droit d'aimer et de tenir ferme à leur religion ?! Drôle de réconciliation qui ne va point de paire avec la furie de la nouvelle évangélisation qu'il impose!
Il ne serait point superflu de rappeler, ici, les travaux de recherches de l'Institut Westar, aux Etats-Unis, sous le titre de "Jesus Seminar", où plus de deux cent professeurs spécialistes des Textes bibliques, se sont réunis durant des années, et ont finit par prouver que 82 % des paroles attribuées à Jésus, il ne les a pas prononcées, et que 86 % des actes qui lui sont attribués, il ne les a point commis ? Avec des Textes à ce point manipulés, on n'a pas le droit d'outrager un Texte Révélé, la Vraie Parole de Dieu demeurée intacte depuis sa Révélation jusqu'à nos jours, pour imposer des credo formés à travers les Conciles, le long des siècles. Il suffit ici de rappeler tous les efforts qui se mènent, de la part de d'Eglise, depuis des siècles, pour manipuler le Qur'ân. D'un côté, ils s'épuisent à émietter la langue arabe, d'un autre côté, à vouloir coûte que coûte "lire le Qur'ân en utilisant les méthodes de la critique littéraire moderne"… le lire "selon la méthode de l'analyse rhétorique !
Est-il nécessaire de montrer que tous les procédés d'analyse auxquels l'Occident est parvenu dans ses études linguistiques, sont en rapport direct avec ses langues, d'origine latine, alors que l'arabe est une langue sémitique ? Comment peut-on se permettre une dérive pareille à moins que le but ne soit un sabotage prémédité, à ne citer que le travail qu'assume l'Institut Oasis et tant d'autres ?!
Tel qu'on le voit, dès le titre, cette Assemblée semble être réunie pour une raison tout à fait différente que cette prétendue "réconciliation", et je n'ajoute même pas le reste du titre parlant de paix. Car quelle paix peut-il y avoir quand on fait face aux néo Conquistadors et au néo colonialisme" ?
La réponse ne se laisse point attendre sur le vrai but de cette Assemblée. Il est révoltant de lire, le 27 octobre, sur un des sites vaticanais, que les Pères synodaux, à la fin de leur réunion, "rendent grâce à Dieu pour l’abondance des ressources naturelles de l’Afrique". Que viennent faire ici les ressources naturelles ? Tristes remerciements, puisque c'est pour une raison économico-politique que cette Assemblée "religieuse" s'est réuni, car il est dit nettement : "Les ressources minières africaines valent 46 200 milliards de dollars" et qu' "avec 12% de cette somme, l’Afrique pourrait financer la construction d’infrastructures au niveau européen". Ce qui pose d'emblé le vrai but escamoté sous un titre fallacieux, car il s'agit d'une proie bien grasse à s'accaparer !
D'après une enquête publié par David Beylard, économiste congolais, sur “Les Afriques” (revue économique panafricaine), il s'avère que le montant total des richesses africaines serait de l’ordre de 46 200 milliards de dollars, note-t-il : “La valeur financière des gisements africains de matières premières, jusque-là découvertes, est de 46 200 milliards de dollars ! Pourquoi l’Afrique ne réussit-elle pas à valoriser une semblable richesse qui équivaut à 13 fois le rendement annuel de la Chine ? Un patrimoine largement suffisant pour transformer le continent en une des premières puissances mondiales”. Ce manque du développement de l’Afrique, dans son ensemble, demeure le modèle économique fondé sur des finances spéculatives, que l'Occident ethnocentriste et usurpateur sait bien mener. Voilà un exemple que l'auteur ne manque pas d'avancer :
“Des sociétés minières sans moyens conséquents, parfois sans personnel, ni bureaux, appartenant à des actionnaires anonymes, immatriculées dans des paradis fiscaux, parviennent, avec force promesses et mises en scène, à convaincre des gouvernements africains de leur confier des concessions minières gigantesques. Une fois le contrat en poche, ces sociétés se précipitent sur des bourses peu regardantes, généralement canadiennes, pour valoriser leurs titres africains et empocher de coquettes plus values avant même qu’un seul gramme de minerai ne soit extrait de la concession qui leur a été confiée”..
Ce qui veut dire qu'en pratique, on crée sur la carte une richesse garantie par les ressources africaines, sans que celles-ci soient réellement exploitées et, ce qui plus est, sans qu’elles apportent de réels bénéfices aux vrais propriétaires, aux africains. Une situation plus que scandaleuse, quand on pense que le système financier international, vraie sangsue discriminatoire, continue d’exiger le paiement des intérêts accumulés sur les dettes contractées par les pays africains, par l'intermédiaire de leur Institution le Fond Monétaire International !
A quoi il ne serait pas inutile d'ajouter cette citation tirée d'une des interventions de l'Assemblée : "Selon une étude effectuée par une société de consultation spécialisée dans les investissements en Afrique, il y a dans le continent africain 10 millions de gisements de matières premières (aussi bien dans la terre ferme qu’en mer), mais seulement 100 000 sont exploités. 9 millions 900 mille gisements, soit 90% du total, ne sont pas mis en valeur. Bien plus, elles sont connues et même cataloguées dans une banque de données, qui se targue des technologies satellitaires et informatiques les plus avancées".
Il n'est donc pas étonnant de lire comme conclusion finale de cette Assemblée : "Pour sa part l’Église cherchera à instituer dans les différentes nations du continent un système de formation dans la gestion des ressources naturelles”. Ce qui veut dire : plus d'interférence, plus d'ingérence, pour mieux s'accaparer de ces ressources-aubaines !
Ce n'est donc ni à une réconciliation ni à une paix quelconque qu'on a affaire, mais à un double néo-colonialisme. Un néo-colonialisme économique, vécu, et qui sera davantage mené dans une exploitation anarchique des ressources naturelles masquant le pillage planifié des richesses ; et un néo-colonialisme moral, qui consiste à maintenir les pays africains sous perfusion financière, moyennant une aliénation éthico politique, en imposant aux peuples africains les critères du dévergondage européen, débridé, poussés à l'extrême, systématisés par des instances diverses.
A ceux qui se demanderaient : comment le Vatican, la plus puissante Institution religieuse au monde, se lancerait-il dans une aventure aussi ignominieuse qu'inhumaine ? Il suffit de voir annoncé qu'en 2002, le déficit consolidé du Vatican s'élevait à 13.5 millions d'Euros, et cela malgré ses revenus inimaginables. Mais il suffit de lire ce que Tony Bushby écrit sur "The Papal Billions", de penser à l'affaire de la Banque Ambrosiano, pour voir à quel degré s'étend la corruption maffieuse dans cette cité, ce reliquat des anciens Etats Pontificaux et de la controverse dite "la question romaine". Un Etat crée le 11 février 1929, comme représentation temporelle du Saint-Siège, dont la seule et unique raison d'être est cette immuable volonté de maintenir les deux épées à n'importe quel prix, quitte à éradiquer les peuples de tout un Continent !
Il y a des conclusions à tirer et des rapprochements à faire voir l’article l’entretien que le pape Benoît XVI a accordé à M. François Fillon qui a été reçu par le Vatican comme un chef d'Etat. Lors de cette rencontre historique le Vatican affirme son intention de poursuivre sur "la bonne voie du dialogue et de la collaboration entre Paris et le Vatican", et les deux interlocuteurs abordèrent les questions internationales, à savoir : la situation au Proche-Orient et dans quelques pays africains, avec une référence au "Synode pour l'Afrique" qui se déroule actuellement au Vatican. A quoi s'ajoute l'Encyclique "Caritas in Veritate", son influence et son contexte en ce qui concerne la crise économique et les nouvelles règles à établir pour la bonne marche de l'économie, spécialement à l'égard des pays les plus pauvres.
N’est-ce pas le signe de la fin de la Paix Clémentine ou paix de l’Eglise dans l’espace laïc national et le renouveau de la Pax Romana dans l’espace des autres : exporter les contradictions internes vers l’extérieur soumis au feu du canon et à la devise des légionnaires : « soumettez ceux qui résistent et domptez les superbes » des pays d’Afrique et d’Asie.

Zeinab ABDELAZIZ 5 / 11 / 2009
http://liberation-opprimes.net/

Sunday, November 08, 2009

Bucca ou le camp de concentration américain

«Bucca», le camp de

concentration américain

Article rédigé le 07 nov 2009, par Mecanopolis

Camp Bucca… Pour les journalistes américains, il s’agissait de cette prison idéale où le Pentagone «tournait le dos à 180º à Abou Ghraib». Lorsque ce site a été contraint de fermer ses portes le 17 septembre dernier, l’événement a reçu peu d’écho. Et pourtant: grâce au témoignage d’un contractant extérieur qui y a travaillé de manière régulière durant des années, nous sommes en mesure de révéler qu’il s’agit, dans l’histoire contemporaine, du plus vaste centre de rétention géré par l’armée américaine. Sans jugement, sans avocat, sans même un mandat d’arrêt, quelque 2000 à 3000 personnes y étaient retenues en 2005. Elles étaient 9000 début 2006. Et début 2008, un record de 28 000 personnes y a été atteint: un authentique camp de concentration, au plein sens du terme.

Explication: en 2005-2006, face à la flambée des violences – et bien que l’Irak ne compte que 31,2 millions d’habitants – le Pentagone s’est lancé dans une campagne d’arrestations massives. Pas des insurgés: des suspects, dénoncés à la suite d’un litige foncier ou d’une simple dispute. Au plus fort de cette campagne, les forces américaines ont détenu jusqu’à 60.000 personnes dans le pays, alors que les forces irakiennes n’en détenaient de leur côté que 40.000. Soit 100 000 prisonniers, un chiffre aujourd’hui ramené à environ 60;000.
C’est alors qu’un centre de détention autrefois mineur, Camp Freddy, situé en plein désert près de la ville d’Um Qasr, presque sur la ligne frontière du Koweït, a pris toute son importance. Lorsqu’ils s’en étaient emparés, en avril 2003, les Américains l’avaient rebaptisé «Camp Bucca», du nom de ce pompier new-yorkais tué dans l’effondrement des tours du World Trade Center. En plein territoire chiite, entouré d’un désert qui éteignait tout projet d’évasion, une population à 80% sunnite s’est retrouvée logée sous tentes, en conteneurs maritimes, puis en conteneurs de chantier, au petit bonheur selon les développements successifs et un rien anarchiques du camp. «Ici, la température atteint les 60º centigrades en été, – 10º C en hiver, note notre source. Tous les prisonniers étaient habillés d’un jaune criard, un jaune canari: chaque homme – il n’y a pas une seule femme prisonnière – recevait pantoufles, couverture, tee-shirt jaune. A première vue, un traitement correct. Sauf lorsqu’on est 28000, et que tout est forcément plus difficile. La santé? Il y a un hôpital, avec la possibilité de petite chirurgie, de la dentisterie, et 15 lits pour accueillir les patients. Mais lorsqu’on est 28 000, vous imaginez les retards…»
Pourtant, ce ne sont pas les conditions matérielles qui angoissent le plus ces internés: c’est le futur. Que fait l’épouse, la famille? Comment survivent-ils?
«En principe, il n’y a pas d’interrogatoire à Camp Bucca, dit notre interlocuteur. En principe. Car on enferme pour deux raisons: soit pour supprimer un risque, soit pour obtenir du renseignement. Pour le renseignement, l’armée a compris que la violence n’est pas productive. Mais on mélange «par fausse inadvertance» un chiite de l’armée du Mahdi avec un wahhabite sunnite, histoire de provoquer un clash et des dénonciations. Le chantage et la menace sont également utilisés. Ne fût-ce que la menace de ne jamais sortir de ce «trou noir» juridique.»
Et pour sortir, pas de mystère: il faut se plier à des sessions de rééducation dignes du Nord-Vietnam: «L’idée est que les personnes peuvent être rééduquées. Les Américains ont ainsi mis en place des cours de peinture, où les motifs dépeignent la concorde entre Américains et Irakiens. Il y a aussi, avec l’accord de certains mollahs locaux, des groupes de relecture du Coran. Avec des mollahs approuvés par les Américains, bien sûr. Un certain nombre de cours de «rééducation» sont donnés. Si l’interné accepte, c’est un point en plus dans son dossier. L’armée le nie, mais c’est pris en compte: comme à Guantanamo, tous les dossiers sont revus par des commissions militaires (environ six personnes dont un traducteur), et le comportement du prisonnier est inscrit dans ce dossier.»

Tous les internés ne sont pas égaux: ils sont triés en trois niveaux de dangerosité. «Pour les hauts risques», ceux qu’ils appellent les «salafistes», soit 700 à 800 détenus, a été constitué un «quartier rouge». Ceux-là vivent par groupes de 10 à 15, logés à chaque fois dans deux conteneurs maritimes de 40 pieds (12 mètres) mis côte à côte, soudés l’un à l’autre et dans lesquels ont été ouvertes à la meule des fenêtres et aérations. Les soldats meulent aussi la cloison intérieure, pour former un seul espace. En gros, l’équivalent d’un conteneur permet aux 10 à 15 prisonniers de dormir, l’autre conteneur abritant une arrivée d’eau avec lavabo et, derrière un rideau, un WC à la turque. Et c’est là-dedans que certains ont vécu plus de quatre ans, ne pouvant en sortir qu’une heure par jour…»
Petit calcul: en dimensions intérieures, un conteneur maritime fait 12,04 mètres sur 2,33 mètres. Quinze détenus se partagent donc 56,1 m², soit un espace moindre (3,74 m²) que les 4,46 m² de Camp Echo, à Guantanamo. A titre de comparaison, l’ACA, l’Association pénitentiaire américaine, estime qu’un détenu a toujours droit – au minimum – à 7,43 m².
En revanche, l’unique heure quotidienne de promenade respecte – au cordeau – les règles standards minimales confirmées en mai 1977 par les Nations unies. «Mais, remarque notre source, ils sortent dans un espace clos avec double grillage et barbelés. Pour chaque logement de ce «quartier rouge», il y a une zone tampon, un mirador, un poste de garde avec deux ou trois hommes et, s’il faut intervenir en cas de désordre, une force d’intervention à disposition.»
Question: en septembre dernier, pourquoi avoir subitement fermé ce camp et relâché des milliers d’hommes qui en garderont un souvenir rageur? Parce que l’accord sur le statut des forces (Sofa) conclu entre Bagdad et Washington stipulait qu’à partir du 1er janvier 2009, les détentions devaient être justifiées par un mandat d’arrêt. Donc par un juge. Au strict minimum, il fallait ouvrir une information judiciaire. Dès lors, Camp Bucca était condamné. Ultime vacherie: ceux qui, à ce moment, ont pu être inculpés n’ont pas vu leurs années d’internement assimilées à de la détention préventive. Ils étaient tombés dans un trou noir, tout simplement.

Alain Lallemand, pour Le Temps (Suisse)
Mecanopolis 07 novembre 2009

Enquête sur Le Lobby Sioniste


Une grande chaîne de télévision enquête sur le lobby sioniste

(Pas en France, du moins pas encore)

Mounadil Djazaïri
Dimanche 8 Novembre 2009

Internet et les sources d’informations indépendantes du lobby sioniste, je pense surtout à Al Jazeera en arabe, puis en anglais, ont mis fin au monopole de la presse occidentale sur l’opinion publique.
Les médiats occidentaux eux-mêmes ont d’ailleurs du mal à faire l’impasse sur l’information produite par ces sources. Et puis il y a la réalité ignoble de l’action de l’entité sioniste qui ne saurait indéfiniment cacher le soleil avec un tamis.
Un intérêt de cette évolution est qu’elle oblige le lobby sioniste à intervenir avec une vigueur renouvelée qui fait que son action auprès des décideurs politiques, auparavant souvent discrète, devient dorénavant de plus en plus visible et, pour tout dire, grossière.
L’action de ce lobby permet à l’entité sioniste de remporter des victoires politiques qui semblent non négligeables, comme ce vote des élus étatsuniens rejetant le rapport Goldstone avant même son examen à l’ONU.
Le lobby constatera cependant peut-être plus vite qu’on ne le pense qu’il s’agit en fait d’une victoire à la Pyrrhus où il a été contraint de dévoiler au grand jour l’emprise qu’il détient sur les acteurs politiques aux Etats Unis.
Car le problème est que tout le monde n’est pas nécessairement aussi bête que les parlementaires des Etats Unis et que tout le monde ne dépend pas des sionistes pour sa réélection. C’est par exemple le cas des journalistes qui exercent dans les quelques médiats non entièrement soumis qui existent encore en Occident et n’hésitent pas à aborder cette question tabou qu’est le lobby sioniste.
Ainsi, la chaîne télévisée britannique Channel 4 s’apprête-t-elle à diffuser un reportage sur le lobby sioniste au royaume de sa Gracieuse Majesté. Vous ne direz qu’on a déjà eu des reportages sur le lobby sioniste à la télévision française. Certes, mais il s’est toujours agi de reportages sur le lobby considéré aux Etats Unis.
Car, comme chacun sait, ce lobby n’existe pas en France, pays où le communautarisme est exclu de la vie politique. Les seuls lobbies qui existent en France, mettez-vous bien ça dans la tête, ce sont les lobbies des marchands de vin, des restaurateurs ou des agriculteurs.
Channel 4 se penche donc sur le lobby sioniste, non comme un sujet exotique à livrer à la curiosité de l’opinion, mais comme un sujet qui intéresse directement l’opinion publique britannique aussi bien au niveau des orientations diplomatiques de son pays que sur la manière dont des intérêts étrangers exercent une influence sur laquelle les électeurs n’on jamais eu à se prononcer. A l’intérieur du lobby israélien
Channel 4 (UK) 7 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri L’émission Dispatches enquête sur un des lobbies politiques les plus puissants et les plus influents en Grande Bretagne, qui œuvre à soutenir les intérêts de l’Etat d’Israël.
En dépit de la grande influence qu’il exerce dans les hautes sphères de la politique et des médiats britanniques, on sait peu de choses sur les personnes et les organisations qu’on connaît sous l’appellation lobby pro-israélien.
Le journaliste politique Peter Oborne cherche à établir leur identité, la manière dont ils sont financés, leur manière d’agir et l’influence qu’ils ont, depuis les organisations les plus importantes jusqu’aux personnages fortunés qui contribuent au financement du lobby. Il enquête sur le degré de transparence, d’accessibilité à l’enquête publique et de responsabilité devant la loi du lobby, particulièrement au niveau de son financement et se sont soutien pécuniaire à des députés. Le lobby pro-israélien a pour but de modeler le débat sur les relations de la Grande Bretagne avec Israël et sur l’évolution de la politique à son égard. Osborne examine comment opère le lobby depuis l’intérieur du parlement et les tactiques qu’il utilise en sous-main pour influer sur la presse écrite et audiovisuelle.

http://mounadil.blogspot.com/

Saturday, November 07, 2009

IRAK!: Wathab saadi


العراق

الخلاص من آفات الطبقة السياسية الحاكمة وبناء دولة المواطنة

انتقل العراق في 2003 من هيمنة نظام دكتاتوري موغل في معاملة المواطنين كقطيع من الرعايا لا حول ولا قوة لهم يسحقهم كل يوم بالته الارهابية القمعية ويمعن في افقارهم، وهدم كل مرافق الحياة العامة والخاصة، ولم يترك فسحة للامل لدى المواطنين، بل ملاء السجون وسفك الدماء وفرض التراجع والتخلف على كل مظاهر الحياة في البلاد. ونتيجة اصراره الى النهاية على التمسك بالسلطة، ادى صدام بسياساته الهوجاء الى فسح المجال امام قوى الحرب الاميركية لاحتلال العراق وهدم ما تبقى من الدولة العراقية المنخورة.
وقوع العراق تحت الاحتلال بهذه الطريقة، وهيمنة القوى الاجنبية على القرارات الرئيسية، وتعطيل اجهزة الدولة، فاقم من الأزمات التي كانت تعصف بالبلاد، واضاف لها مشاكل اساسية جديدة، كفقدان الامن وتعطل معظم الخدمات العامة من الكهرباء والنقل والماء والاتصالات وغيرها.
هذه العوامل فسحت المجال لقوى الارهاب والتطرف الدموية، وللمليشيات المختلفة، ولبقايا اجهزة الدمار الصدامي، لسفح دماء العراقيين، تحت مختلف الحجج والادعاءات، ولكنها تشترك جميعا بارتكاب افظع الجرائم ضد العراقيين دون تمييز.
في ذات الوقت، ورغم كل الصعوبات، فتح انهيار النظام الدكتاتوري آفاقا واسعة للتطور الانساني والمادي، وإمكانية السير نحو الديمقراطية.
ولكن على العكس من ذلك لجأت القوى الطائفية من كل صوب الى فرض نظام محاصصة مقيت نخر المجتمع نخرا وحوله الى ملل وجماعات متناحرة او متنافسة على اقتسام ثروات هذا البلد دون اية التفاتة الى شعبه وابناءه. وساهم هذا النظام المتخلف في فرش الارض لقوى الارهاب الاجرامي والمليشيات وفي تعطيل بناء الدولة وخصوصا اجهزتها الامنية لانها ملئت بابناء المحاصصة ومريدي الامراء الجدد، والوسطاء في الصفقات، وكانما صفات النزاهة والكفاءة والمواطنة هي مواصفات اعداء القادة الجدد.
هؤلاء القادة، ابطال المحاصصة بكل مفاصلها، لم يدعوا امتيازا لم يضفوه على انفسهم كانهم غزاة جاؤوا من بعيد، يغدقون ما يمكن الحصول عليه بانتظار الرحيل.
فهل يعقل في أي بلد في العالم ان يهتم النواب اولا بتقرير تقاعد هائل لهم ومنح عوائلهم جوازات سفر دبلوماسية واستيلائهم على مخصصات لا تطاق في بلد يتضور جوعا ويبكي الما تحت سياط الارهاب.
وهل يجوز ان يملاء المسؤولون مكاتبهم بذوي القربى والحزبيين والموالين في حين يحتاج البلد الى الكفاءات والاخلاص والنزاهة ليخرج من محنته.
واذا سلمنا بان هناك تطورا حقيقيا في مجالات متعددة، ورغم الحلول التي وجدت للبعض من المسائل، فان المشاكل الرئيسية الأخرى لا زالت مستشرية، وغالبية المجتمع يعاني من مشاكل جمة
العراق بلد غني ولديه امكانيات بشرية كبيرة فليس من المعقول الا يتقدم. ما هو مثير للتساؤلات الكبيرة هو ضعف وبطأ او حتى انعدام هذا التقدم في مجالات جمة، لم تصل ايادي الة الدولة اليها رغم توفر الامكانيات على الاقل نظريا. ما هو السبب.
حل هذه المشاكل يحتاج إلى إدراك عميق لأسباب الأزمة، والى معالجة شاملة لمسببات وأصول العطل الذي أصاب مختلف مرافق الحياة العامة.
ولكن الحلول لا تأتي من جماعة معطلة بذاتها لا تسعى الى الصالح العام.
سنسوق مثلا واحدا. طالما تذرع المسؤولون بالارهاب لعدم وجود الكهرباء. ولكن توقف الهجمات الارهابية على هذه المرافق منذ اكثر من سنتين كشف علنا انهم يكذبون على الجميع.
لقد أصبح جليا أمام المواطنين تقاعس وضعف قدرة الحكومة الحالية على إدارة شؤون البلاد وتوفير المستلزمات الأساسية للمواطنين وحل مشاكلهم الرئيسية وعلى رأسها مشكلة البطالة والفقر وقصور الخدمات العامة كالكهرباء والماء والتطبيب والتعليم، ويعزز من هذا العطل سلوك قوات الاحتلال، التي غادرت ولم تغادر المدن.
هذه الحكومة التي تعيش بقضها وقضيضها (عدا بعض الاستثناءات النادرة) خارج المجتمع العراقي خلف جدران من الاسمنت المسلح، وعشرات البنادق المشرعة لحماية هذا المسؤول الرفيع او ذاك ، تركت المجتمع العراقي لقمة سائغة للارهاب والمليشيات وعصابات الاختطاف والجريمة المنظمة وغير المنظمة، وانتظرت ان ينخفض معدل الجرائم لتصول وتجول، تهنأ نفسها بالانتصار، على ماذا؟ أقادسية صدامية اخرى؟ تلك التي خرج منها بعد ان نزع كل ملابسه ونياشينه ليخبرنا بانه انتصر في الحرب.
واذا لم نسامح صدام وعصابته ولم يسامحه الشعب العراقي، فلماذا نسامح من ترك العراق ساحة للمجازر واهدر المال العام، وجعل من الثروات الكبيرة التي توفرت للعراق خلال الفترة الماضية فيئا للحاكمين ومن حولهم.
هذه القوى الحاكمة تهمل بشكل متعمد ومقصود الشباب الذين يشكلون الاكثرية في هذا البلد. فهي تعمل على الاغراء ببعضهم وابعاد الغالبية العظمى عن المشاركة في القرارات واولها المساهمة الجدية في الانتخابات.
غالبية هذه الجماعات الحاكمة تعتبر ان ايديولوجيتها وايمانها لا يكتمل الا باظطهاد المرأة واعادتها الى الكهوف والغرف المنسية. فحرية المراة وبال عليهم وخصمهم اللدود. وليسوا اول فصيل ظلامي في تاريخ الامم.
حقوق الانسان اهدرت فقتل مئات المواطنين، وسجن الكثير بدون وجه حق او لمجرد ابتزازهم وجرى تعذيب البعض الاخر بينما نرى بعض الارهابيين والمجرمين احرارا بسبب صفقة ما او مبلغ لا يعز عليهم دفعه.
ان تكرار هذه التجربة الاليمة والمؤلمة وعودة نفس القوى والوجوه الحالية الى دفة السلطة سيرهن مستقبل العراق لفترة طويلة وسيفرغه من اماله ومن شبابه، حملة الامل المستقبلي.
الانتخابات القادمة مكلفة بانتخاب مجلس نواب ينهي التعديلات على الدستور. ويختار حكومة تنجز مراحل تحقيق استقلال العراق وإجلاء القوات الأجنبية تماما، وبناء الأسس الضرورية للانتقال إلى مجتمع ديمقراطي حر عصري ومستقل. وإرساء الأسس اللازمة للإجابة على مطالب وحاجات المواطنين المباشرة واليومية.
ومن المسائل المهمة التي ستضطلع بها الجمعية الوطنية القادمة، هو حل القضية القومية في العراق والإجابة بشكل صحيح على المطامح القومية لمختلف القوميات التي تكون الشعب العراقي. وذلك على أساس النظام الاتحادي (الفدرالي) والتوصل إلى حل صحيح لمسالة كركوك والإجابة على دور الدين وضرورة الفصل بين الدين والدولة ومسائل النظام الاقتصادي والسياسي في العراق القادم.
التوصل إلى مفاهيم مشتركة مع الغالبية واقتراح حلول معقولة تحظى برضا الأكثرية هو الشرط الأساسي لنقل هذه الحلول إلى صعيد التطبيق، وتضمن حقوق الجميع وتؤمن انطلاقا من ذلك، ديمومة الدولة باعتبارها تعبيرا عن مصالح وتوجهات الأمة.
مشروع العراق هذا يتطلب مساهمة كل من يريد حمل هذا المشروع المستقبلي للعراق، ولهم القدرة للدفاع عن مصالح المواطنين الحقيقية.
إذن المحور الرئيسي لهذا التوجه"هو نهوض تحرك ينمو في خضم عملية بناء مشروع للعراق، يجعل من المشروع لحمة الاتفاق وليس من مصالح أطرافه الآنية. ويجعل من الارتقاء بالمشروع وعمله مع المواطنين ومن ثم العمل لوضعه موضع التطبيق سبب وجود الكتلة ومصدر حياتها ويعزز من ثقة المواطنين، أصحاب القضية الأساسيين، بها.
مستقبل العراق يفرض على مجلس النواب القادم تعديل الدستور الدائم، لتصبح فكرة المواطنة والمساواة في الحقوق والواجبات، بتحقيق المطالب الأساسية لمكونات الشعب العراقي والالتفات إلى مصالح المواطنين، هي الأساس في فعل الدولة ومؤسساتها المختلفة.
واذا اقرت اكثرية المواطنين العراقيين ان الانتخابات هي شرط أساسي للانتقال إلى نظام شرعي مستقر يفتح الآفاق أمام الانتقال إلى الديمقراطية، فاختيار حكومة تعمل من اجل تحقيق الاستقلال الوطني، وقادرة على حل مشاكلهم الملحة، هو في قدرتهم وفي متناول ايديهم.
يرتبط المشروع السياسي بهدف توسيع رقعة المشاركين في الانتخابات، وتوسيع دائرة إدانة الإرهاب والعنف، والنضال الواسع ضد نظام المحاصصة المقيت باعتبارها العوائق الرئيسية امام استقرار البلاد وتقدمها. هذا المشروع السياسي يقتضي إجراءات تتعلق بالحكومة وصلاحيات المؤسسات المختلفة. ومحاسبة جميع المسؤولين عن اهدار المال العام وخراب الدولة، واستعادة جميع الاموال التي استولى عليها المسؤولون تحت عناوين المخصصات والامتيازات والغاء جميع القوانين الخاصة كقوانين تقاعد النواب والوزراء والمستشارين وحاشية رؤوس السلطة التي تخرق جميع قواعد المساواة بين المواطنين.
هذا المشروع يحتاج إلى إسهام جميع القوى التي ترى بان مستقبل البلاد وإنهاء الاحتلال وحل المشاكل المعاشية للمواطنين يقتضي مشاركة الجميع في هذا الجهد الكبير.
د. وثاب داود السعدي
جريدة المدى
يوم 26/10/2009

Thursday, November 05, 2009

Retour des exilés tunisiens dans leur pays!

نداء من أجل عودة اللاجئين التونسيين
في بداية العهدتين الرئاسية والتشريعية الجديدتين

"التونسي الذي انتقل لوطن آخر على أي وجه و بأي سبب، مدة، طالت مدة مغيبه أو قصرت، حسب من أهل الوطن المنتقل إليه أو لم يحسب، ثم رجع لمملكة تونس يحسب من رعاياها كما كان" المادة 92 من دستور 1861 أول دستور تونسي وعربي وإسلامي "يحجر تغريب المواطن عن تراب الوطن أو منعه من العودة إليه" الفصل 11 من دستور الجمهورية التونسية، 1959 "لا يجوز حرمان أحد، تعسفا، من حق الدخول إلى بلده" المادة 12-4 من العهد الدولي الخاص بالحقوق المدنية والسياسية، 1966 الديباجة
تستعد بلادنا تونس لبدء ولاية رئاسية جديدة ومدة نيابية جديدة ، بعد إعلان المجلس الدستوري نهائيا عن نتائج انتخابات 25 أكتوبر الفارط. وفي بداية هاتين العهدتين، ارتفعت العديد من الأصوات داخل المجتمع التونسي، بما في ذلك داخل جزء من النخبة الحاكمة، لإجراء إصلاحات سياسية جريئة لا رجعة فيها خلال هذه العهدة التشريعية الثانية عشر. حيث أضحى التقدم بخطوات ذات بال على طريق تعزيز الديمقراطية، واحترام حقوق الإنسان، وحرية الصحافة ومكافحة الفساد، من الضرورات والأولويات الوطنية، بإجماع كامل الطبقة السياسية. وفي إطار هذه الروح من الإصلاحات و التدابير الديمقراطية، التي ينشدها الجميع، فإن عودة المنفيين التونسيين وإعادة اندماجهم في المجتمع تأخذ أهمية خاصة. إذا كانت غالبية المهاجرين غادرت البلاد في مطلع التسعينات، فإن لجوء البعض يعود إلى سنة 1981 و 1978 أو حتى 1962 بالنسبة لأقدمهم. إن الثقل الإنساني لهذه المعاناة أصبح بالغ الخطورة كما أن ضريبتها السياسية الباهظة، والمطردة يوما بعد يوم، أضحت لا تطاق بالنسبة للبلاد. مسألة اللجوء ليست قضية مذهبية ولا تحتمل حسابات الدكاكين. إن الأمر يتعلق بمعانات لا يمكن أن نتمناها حتى للعدو فما بالك بالخصم. إن حقوق الإنسان مقدسة وينبغي أن تخضع لأي تجارة ولا أن يشوبها أي تمييز إيديولوجي. لقد حان الوقت لأن يجد هذا الملف معالجة سريعة، تضمن كرامة وأمن اللاجئين وعائلاتهم. وهو الأمر الذي سيمكن الوطن من طي صفحة المواجهات السياسية الماضية. إن َالحَل الكريم لهذه القضية ينبغي أن يقوم على قاعدة المبادئ المؤسسة للجمهورية: الحرية، النظام والعدالة، وضمان حق المجتمع في السلم، وهي المبادئ التي نص عليها الدستور وقوانين البلاد. ولإخراج هذا الملف من المأزق الذي وصل إليه، ولتجاوز الخلافات وبهدف الوصول إلى الإنهاء السريع والكريم لهذه المعانات، فإننا نقترح هذا الأفق الواقعي. وإننا إذ تحدونا هذه الروح الوطنية وشعورا بالمسؤولية، فإننا نوجه هذا النداء:
1 على مستوى اللاجئين التونسيين بالخارج الذين يرغبون في إنهاء اللجوء: الاتصال، عاجلا، ببعثاتنا الدبلوماسية والقنصلية، بهدف تقديم الطلبات، الفردية، لاستخراج الوثائق الإدارية الوطنية التونسية، بما في ذلك بطاقة التعريف الوطنية وجواز السفر وبطاقة الناخب، التي هي رموز المواطنة و الحماية بموجب الجنسية. ويجب أن يرافق هذه الخطوة الالتزام بإرجاع وثائق السفر، الممنوحة من طرف الدولة المضيفة، وفقا لأحكام اتفاقية جنيف لعام 1951؛
2 على مستوى رؤساء بعثاتنا الدبلوماسية والقنصلية: تبسيط وتسهيل الإجراءات القنصلية وتقليص مدد الانتظار، لتجنب الإحباط وقطع الطريق أمام كل الضغوط من أي نوع ومن جميع الأطراف،
3 على مستوى السلطات القضائية والإدارية:
أ) تنفيذ الضمانات القانونية التي أعلنها السيد وزير العدل وحقوق الإنسان، أمام الصحافة الوطنية ومجلس النواب في ماي وجويلية؛ ب) الامتناع عن أي إجراءات إدارية أو قضائية ضد اللاجئين الذين لم تصدر ضدهم أية أحكام قضائية؛
ج) احترام مبادئ سقوط الدعاوى القضائية بالتقادم وانتفاء التتبع العمومي، بعد مراعاة الآجال القانونية؛
د) تيسير منح شهادات سقوط العقوبة البدنية؛
ه) تخفيض آجال استرداد الحقوق المدنية والسياسية؛
4 على مستوى النيابة العامة والقضاة :
أ) إعطاء الأولوية للنظر في مطالب الاعتراض على الأحكام الغيابية والتي لم تسقط بعد بالتقادم؛
ب) اعتبار آلام ومعاناة اللجوء كظروف مخففة، والامتناع عن التصريح بأحكام سالبة للحرية؛
ج) الأمر بانقراض الدعوى العمومية والنطق بسقوط العقوبات المصرح بها منذ أمد بعيد، حتى إن لم تنته المدد الرسمية، لضمان حق المجتمع في النسيان، حيث أن المشرع حرص على هذا الحق الأساسي للمجتمع وليس على الاحتساب الحرفي للسنوات، والعبرة بالهدف المبتغى وليس بحرفية النص؛
5 على مستوى وسائل الإعلام والصحافيين وكتاب الأعمدة: مساعدة الأمة على لملمة جراحها وتعزيز المصالحة الوطنية، عبر بث ثقافة التسامح والامتناع عن تذكية الضغائن وخطاب الكراهية والثأر والانتقام؛
6 على مستوى الفعاليات السياسية والجمعوية وقادة الرأي: العمل على تسهيل عودة كريمة للمنفيين وإعادة دمجهم في المجتمع والامتناع عن توظيف واستغلال معاناتهم؛
7 على مستوى أعضاء مجلسي النواب والمستشارين: اقتراح واعتماد تشريعات لتسهيل عودة المنفيين وإندماجهم، والتعويض لجميع ضحايا وتعزيز المصالحة الوطنية، من خلال سن قانون للعفو العام. إن هذا الالتزام يسري على كل ممثلي الشعب من جميع الاتجاهات والانتماءات السياسية والجهات، بموجب المادة 25 من الدستور التي تنص على أن "كل عضو هو ممثل للأمة بأسرها"؛
8 على مستوى الوزير الأول: إنشاء لجنة وزارية مشتركة، تحت إشراف السيد الوزير الأول، تكون مهمتها مساعدة اللاجئين العائدين من أجل تذليل الصعوبات التي قد تعترض عودتهم لأرض الوطن واسترداد حقوقهم واندماجهم في المجتمع، حيث أن الفصل 60 من الدستور ينص على أنه "يسير الوزير الأول وينسق أعمال الحكومة"؛
9 على مستوى رئيس الدولة، رئيس جميع التونسيين والضامن للمؤسسات:
أ) استخدام صلاحياتكم الدستورية في حق العفو الخاص، لوضع حد لمعاناة أبناء وطننا اللاجئين، بموجب المادة 48-3 من الدستور، التي تنص لفائدتكم ولتقديركم الخاص، أن "لرئيس الجمهورية حق العفو الخاص"، المأخوذ من المادة 15 من دستورنا الأول من عام 1861، وكذا قانون الإجراءات الجزائية، على اعتبار أن الوقائع تعود إلى أمد بعيد وعلى اعتبار إجراءات السراح بموجب مراسيم العفو الرئاسي الخاص المتتالية التي تمتع بها كل المدانين في القضايا المحاكم فيها آخرون من اللاجئين؛
ب) اقتراح سن فانون عفو عام على مجلس النواب، في غضون هذه الدورة النيابية الثانية عشر، وفقا للمادة 34-6 من الدستور، التي تنص على أنه " تتخذ شكل قوانين النصوص المتعلقة بالعفو التشريعي"، وذلك بالتشاور مع جميع أصحاب المصلحة لتمكين تونس من تضميد كل الجراح واستخدام كل كفاءاتها؛ إن مثل هذا التمشي الجماعي يمكن من ضمان حقوق وسلامة كل تونسي. إن هذا الأمن الإنساني الشامل من شأنه أن يكفل إن التنفيذ الكامل للفصل الأول من إعلان عهد الأمان الصادر في 10 سبتمبر 1857 : "تأكيد الأمان لسائر رعيتنا وسكان إيالتنا على اختلاف الأديان والألسنة والألوان في أبدانهم المكرمة وأموالهم المحرمة وأعراضهم المحترمة"
الثلاثاء 3نوفمبر 2009 ، وفق 15 ذو القعدة 1430
هذه دعوة مفتوحة للتوقيع لجميع مواطنينا اللاجئين؛ عبد الوهاب الهاني البريد الالكتروني
: awhani@yahoo.fr هاتف. : 0033617960037

Retour des exilés tunisiens!!!

Appel pour le retour des exilés tunisiens

En ce début du mandat présidentiel et de la nouvelle législature


«Tout Tunisien qui se sera expatrié, pour quelque motif que ce soit, quelle qu’ait été, du reste, la durée de son absence, qu’il se soit fait naturaliser à l’étranger ou non, redeviendra, comme auparavant, sujet tunisien, dès qu’il rentrera dans le royaume de Tunisie»
Article 92 de la Première Constitution tunisienne moderne de 1861, première des mondes arabe et musulman

«Aucun citoyen ne peut être banni du territoire national ni empêché d'y retourner»
Article 11 de la Constitution de la République tunisienne, 1959

«Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d'entrer dans son propre pays»
Article 12-4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1966

Préambule :

La Tunisie s'apprête à entamer un nouveau mandat présidentiel et une nouvelle législature, après la validation, par le Conseil constitutionnel, des résultats des élections du 25 octobre.

En ce début de ces deux mandats, de nombreuses voix se sont élevées, au sein de la société tunisienne, y compris une partie de l'élite dirigeante, pour que des Réformes politiques, audacieuses, soient entreprises durant ce mandat présidentiel et cette législature. Des avancées, significatives et irréversibles, en matière de Démocratie, de respect des droits humains, de la liberté de la presse et de la lutte contre la corruption, sont aujourd'hui, de l'aveu de toute la classe politique, des nécessités et des priorités nationales d’une extrême urgence.

Dans cet élan de réformes et de mesures démocratiques, appelées de tous les voeux, la question du retour des exilés tunisiens et leur réintégration dans la société prend une importance particulière.

Si la majorité des exilés ont quitté le pays au début des années 1990, certains se sont exilés en 1981, voir 1978, ou même 1962 pour les plus anciens. Le poids humain de cette souffrance est énorme et le poids politique devient de plus en plus lourd à supporter pour le pays.

La question des exilés ne relève pas des doctrines et ne supporte pas les luttes de chapelle. Il s'agit d'un malheur que l'on ne souhaite même pas à son ennemi, moins à son adversaire. Les droits humains sont sacrés et ne doivent faire l'objet d'aucun commerce et ne souffrir aucune discrimination idéologique.

Il est grand temps que ce dossier trouve un dénouement rapide, garantissant la dignité et la sécurité des exilés et de leurs familles, dans le cadre de la Loi. Ce qui sera de nature à permettre à la Nation de tourner la page des affrontements politiques du passé.

Le règlement digne de la question des exilés repose sur les principes fondateurs de la République: Liberté, Ordre et Justice ; ainsi que du droit de la société à la Paix, édictés dans la Constitution et dans les lois de la République.

Pour sortir ce dossier de l'impasse, pour surmonter les divergences et dans le but d'aboutir à un dénouement rapide et digne de cette souffrance, nous proposons cette perspective réaliste. Animés par cet esprit patriotique et par le sens des responsabilités, nous lançons cet APPEL :
1- Au niveau des Exilés tunisiens à l'étranger qui souhaitent mettre fin à l'asile:

Prendre attache, sans délai, avec nos représentations diplomatiques et consulaires, afin d’introduire des demandes, individuelles, d'établissement des documents nationaux tunisiens, notamment la carte d'identité nationale, le passeport et la carte d’électeur, symboles de la Citoyenneté et de la Protection de la Nationalité. Cette démarche doit s'accompagner de l'engagement de rendre les documents de voyage octroyés, par les pays d'accueil, au titre de l'asile, conformément aux dispositions de la Convention de Genève de 1951;

2- Au niveau des Chefs de nos missions diplomatiques et consulaires :

Alléger les procédures consulaires et réduire les délais d’attente, pour éviter les découragements et couper court aux pressions de tout ordre et et de toutes les parties;

3- Au niveau des autorités judiciaires et administratives:

a- Mettre en oeuvre les garanties légales annoncées par Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits humains, devant la presse nationale et devant Messieurs et Mesdames les représentants du Peuple, sous la coupole de la Chambre des Députés, en mai et en juillet dernier;

b- S'abstenir de toute action administrative ou judiciaire à l’encontre les exilés non condamnés ;

c- Respecter les principes de prescription des poursuites et l'extinction de l'action publique, après observation des délais légaux ;

d- Faciliter l'octroi des attestations de prescription des peines corporelles ;

e- Alléger les délais de recouvrement des droits civiques et politiques ;

4- Au niveau du Parquet et des magistrats du siège:

a- Traiter en priorité les demandes en Opposition des peines prononcées par contumace et qui ne tombent pas, encore, sous le coup de la prescription ;

b- Reconnaître les affres et les souffrances de l’asile comme circonstances atténuantes et s’abstenir de prononcer des peines de privation de liberté ;

c- Observer l’extinction de l’action publique et prononcer la prescription des peines prononcées il y a longtemps, même si le délai formel n'est pas encore atteint, en accédant au droit de la société à l’oubli. Le législateur ayant cherché à garantir ce droit fondamental de la société et non de calculer un strict quantum d’années; c’est l’esprit des textes qui compte et non leur lecture formelle ;

5- Au niveau des médias, des journalistes et des chroniqueurs:

Aider la Nation à refermer ses plaies et favoriser la réconciliation nationale, en propageant une culture de la tolérance et en s’abstenant de raviver les discours de la haine et de la vengeance;

6- Au niveau des acteurs politiques et associatifs et des leaders d’opinion:

Oeuvrer à faciliter le retour digne des exilés et leur réintégration dans la société et s’abstenir de s’en servir et d'instrumentaliser leurs souffrances;

7- Au niveau des membres des Chambres des Députés et des Conseillers:

Proposer et Adopter des textes facilitant le retour et la réintégration des exilés, la réparation de toutes les victimes et favoriser la réconciliation nationale, par la promulgation d'une Loi d'Amnistie générale. Tous les représentant du peuple, de toute obédience et appartenance politique ou régionale qu'ils soient, doivent s'y engager, en vertu de l'article 25 de la Constitution, stipulant que «Chaque député est le représentant de la Nation tout entière»;

8- Au niveau du Premier Ministre:

Mettre en place une structure interministérielle, chargée d'aider les exilés à surmonter les difficultés qui peuvent compromettre leur retour, le recouvrement de leurs droits et leur intégration dans la société ; Monsieur «Le Premier Ministre dirige et coordonne l'action du gouvernement» selon les dispositions de l'article 60 de la Constitution;

9- Au niveau du Chef de l’Etat, Président de tous les tunisiens et garant des Institutions :

a- Utiliser vos prérogatives constitutionnelles de Droit de Grâce, pour mettre fin aux souffrances de nos compatriotes exilés, en vertu de l’article 48-3 de la Constitution, qui stipule, en votre faveur et à votre entière discrétion, que «Le Chef de l’Etat dispose du droit de grâce», repris de l’article 15 de notre première Constitution de 1861; ainsi que les dispositions du Code de Procédure pénale ; étant entendu que les faits remontent à loin et que tous les co-accusés, des exilés condamnés, ont été libérés au bénéficié de grâces présidentielles successives;

b- Saisir la nouvelle Chambre des Députés, au courant de cette 12ième législature, d'un projet de loi d’Amnistie, en conformité avec l'article 34-6 de la Constitution, stipulant que «Sont pris sous forme de Lois les textes relatifs à l'Amnistie» ; et ce, en consultation avec toutes les parties prenantes, pour permettre à la Tunisie de panser toutes ses plaies et d’utiliser toutes ses compétences ;


Une telle démarche, collective, permettra d'assurer les droits et la quiétude de tout tunisien et de consacrer la Sécurité humaine, dans le sens de l'article 1er de Ahd-Al-Amane, du 10 septembre 1857:

«Une complète sécurité est garantie à tous nos sujets et à tous les habitants de nos États, quelles que soient leur religion, leur nationalité et leur race. Cette sécurité s’étendra à leur personne respectée, à leurs biens sacrés et à leur réputation honorée »;

Mardi, le 3 novembre 2009 G, correspondant au 15 Dhou Al-Qi’idah 1430 H

Premiers signataires :

Abdel Wahab Hani, Paris, Genève
Abdel Jelil Saïdi, Paris
Moncef Boushaki, Paris
Belgacem Labidi, Paris


Cet Appel est ouvert aux signatures, à tous nos compatriotes exilés, réfugiés statutaires ou exilés de fait, partageant la démarche et l’esprit, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux, de nos compatriotes, qui le soutiennent;

Contact: AbdelWahab HaniMél: awhani@yahoo.fr, Tél. : +33 (0)6 17 96 00 37

Tuesday, November 03, 2009

Guerre des services secrets à

Bagdad

par Gilles Munier

Amitiés Franco-Irakiennes –

(novembre 2009)

L’Irak est un champ de bataille entre services secrets. Une bonne quinzaine y crée un climat de terreur à coups de black ops et psy ops, sans considération pour le nombre de victimes civiles. A côté des principaux : l’Iraqi National Intelligence Service (INIS- pro américain) et le ministère de la Sécurité nationale (MNS- pro iranien), on peut citer dans le désordre ceux du ministère de l’Intérieur, de la Défense, l’Asayish kurde - dans les régions de Ninive, de Kirkouk et de Diyala - et ceux des milices arabes ou kurdes. Les plus venimeux sont ceux de la Brigade Badr « dissoute » et de l’Iraq Special Operations Forces (ISOF– pro américaine), surnommée « la Sale Brigade », passée récemment sous les ordres de Nouri al-Maliki. A cette liste, il faut ajouter les agences américaines – CIA en tête –, le Vevak iranien et les Forces al-Qods des Gardiens de la Révolution, qui tirent la plupart des ficelles. Dans cette guerre de l’ombre, la résistance n’est pas en reste, constituée dés l’origine de cadres de l’ancien Iraqi Intelligence Service actifs dans les organisations de libération, ou « dormants » dans les structures étatiques, attendant de passer à l’action.

La main des Gardiens de la Révolution
Les attentats au camion piégé du 19 août contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances sont un révélateur des luttes intestines qui secouent le régime à l’approche des élections législatives, fixées au 16 janvier 2010. Al-Maliki pensait les remporter haut la main, fort d’un soi- disant bilan positif : départ des troupes d’occupation, amélioration de la sécurité … etc … et comptait modifier dans la foulée la constitution et instaurer un régime présidentiel. Le 18 août, à Damas, il avait parlé coopération avec le président Bachar al-Assad et remis une liste de résistants à expulser… copie conforme de celle communiquée par les Américains à la Syrie deux mois plus tôt ! Et puis, « Boum ! » : 100 morts et 500 blessés en pleine Zone verte, parmi lesquels 10% des fonctionnaires des Affaires étrangères, lui ont coupé les ailes.

Depuis, al-Maliki marche sur des œufs. Le général al-Shahwani, patron de l’INIS, lui a présenté des preuves de l’implication des services secrets iraniens dans le carnage, accusation confirmée par le général Abdul-Karim Khalaf, porte parole du ministère de l’Intérieur. L’explosif employé, du C4, est une des signatures des Forces al-Qods. Le 31 août, sur Al-Jazeera, le prince Ali bin al-Hussein, prétendant au trône d’Irak, affirmait que les Irakiens pensent que l’ISCI (Conseil suprême islamique en Irak) en est l’auteur ou, en d’autres termes : la Brigade Badr, son bras armé créé par les Gardiens de la Révolution … Même si, plus tard, « Al-Qaïda en Mésopotamie », dont c’est également le mode d’action, a revendiqué les attentats, on sait à Bagdad que l’organisation a trois têtes, dont deux soutenues par l’Iran.

La réaction d’al-Maliki fut rapide, et aberrante pour ceux qui le croient libre de toute attache avec Téhéran. Passe encore qu’il exige les démissions d’al-Shahwani et de Khalaf, le contrat du premier arrivait à son terme. Affronter Khalaf - qui refuse de quitter son poste - n’avait d’autre intérêt que d’embarrasser Jawad al-Bolani, ministre de l’Intérieur, possible rival aux législatives. Mais s’en prendre contre toute logique à la Syrie, demander au Conseil de sécurité l’ouverture d’une enquête internationale, et accuser le courant baasiste irakien plutôt modéré de Younis al- Ahmad, réfugié à Damas, c’était inattendu, mensonger, déloyal.

Al-Maliki en difficulté
La marge de manœuvre d’al-Maliki est étroite. Le président Obama le soutient, croyant qu’il facilitera le retrait sans casse d’environ 80 000 GI’s sur les 130 000 occupant l’Irak. Dans cette perspective, il demande de remplacer al-Sahwani par un de ses protégés. Le n°2 de l’INIS assure l’intérim mais al-Maliki voudrait nommer à sa place son chef de cabinet, Tarik Najem Abdallah, pour parer aux coups tordus qui vont fleurir d’ici les élections. De leur côté, les mollahs iraniens ont, comme toujours, plusieurs fers au feu. Ils jouent la carte al-Maliki, ne lui laissant que la tête hors de l’eau. Pour eux, l’Irak doit demeurer une zone de turbulence tant que la déstabilisation de leur régime sera d’actualité. La capacité des agents à changer de rôle ont pris al-Maliki de court: l’Alliance Nationale Irakienne (INA), coalition chiite concurrençant la sienne, comprend Ammar al-Hakim (ISCI) et Moqtada al-Sadr qui parle maintenant de réconciliation nationale ; et Shirwan al-Wa’ili, l’ombrageux ministre de la Sécurité, ne cache pas qu’accuser la Syrie est une erreur.

Al-Shahwani et l’INIS, service secret made in USA
Pratiquement inconnu avant sa tentative de coup d’Etat en 1996, le général Muhammad Abdallah al-Shahwani est un Turcoman de la région de Ninive, titulaire d’une médaille d’or de décathlon gagnée en 1963 à Djakarta, ancien élève de l’US Army Ranger School qui s’est illustré au Kurdistan pendant la guerre Iran-Irak, à la tête d’une unité d’hélicoptères de la Garde Républicaine. Arrêté en 1989, soupçonné d’entretenir des relations avec la CIA, libéré faute de preuves suffisantes, il fit défection en 1990, trois mois avant l’entrée des troupes irakiennes au Koweït.

A partir de la première guerre du Golfe, la CIA s’appuya sur lui pour constituer un réseau d’informateurs, puis pour renverser le président Saddam Hussein. Un soulèvement militaire – nom de code DBACHILLES - fut organisé en collaboration avec Iyad Allaoui, futur Premier ministre et agent du MI6 britannique. Infiltrés, les comploteurs furent arrêtés en juin 1996 et exécutés, notamment les trois fils d’al-Shahwani, officiers dans la Garde Républicaine, à qui ce dernier avait transmis, sans précaution, un téléphone satellitaire Thuraya. Pas découragé, le général poursuivit son travail de sape. Il prit la tête, en mars 2003, d’un réseau clandestin appelé « 77 Alpha », puis « Les Scorpions ».

Après la chute de Bagdad, les Etats-Unis regroupèrent leurs espions dans un embryon de service de renseignement : le CMAD (Collection, Management and Analysis Directorate). Puis, en décembre 2003, ils créèrent l’Iraqi National Intelligence Service (INIS). L’agence, formée et financée par la CIA, n’avait de compte à rendre ni au Parlement ni au gouvernement irakien. Nommé à sa direction, al-Shahwani enrôla d’anciens membres des services spéciaux, notamment ceux chargés d’espionner l’Iran et la Syrie, si bien que le Premier ministre al-Maliki, visitant le siège de l’INIS, se vit interdire l’accès aux étages qu’ils occupaient. Les « shahwanis », nom donné à ses troupes de choc, sont particulièrement haïs par la résistance qui les a affrontés à la bataille de Falloujah en novembre 2004, et qui leur attribue un certain nombre de tueries perpétrées dans la tradition des escadrons de la mort pro américains en Amérique latine.


Pour qui roule Shirwan al-Wa’ili ?
Le choix de Shirwan Kamel Sebti al-Wa’ili pour diriger un service de renseignement concurrent de l’INIS, demeure mystérieux. En avril 2003, il était encore proche collaborateur d’Ali Hassan al-Majid, cousin du président Saddam Hussein, surnommé par les occidentaux « Ali le Chimique ». Sa désignation par les Américains pour gouverner Nassiriya occupée, serait due à un concours de circonstances. On dit que les Marines auraient découvert un dirigeant baasiste bagdadi au domicile du cheikh Ali al-Minshid, chef de la tribu Ghizzi. De l’interrogatoire qui suivit, les officiers de renseignement américains déduirent qu’il fallait nommer à la tête du conseil municipal un Irakien capable d’enrayer le bain de sang annoncé si Saddam était renversé. Le baasiste leur dit qu’un certain al-Wa’ili, de ses amis, était l’homme de la situation. Le marché fut vite conclu.

Malgré son prénom kurde, al-Wa’ili est Arabe. Tout laisse supposer que son grand père Sebti était un Kurde féli, c’est à dire chiite, ayant intégré une tribu du sud irakien au début du 20ème siècle. Toujours est-il qu’après sa nomination, al-Wa’ili fit une carrière fulgurante. Il adhéra au parti al-Dawa sans difficulté : son frère en était un des représentants aux Etats-Unis. Sa cote au sein du nouveau régime ne cessa ensuite de progresser ; en Iran aussi, grâce à ses relations avec Abou Mahdi al-Muhandis (L’Ingénieur), auteur d’un attentat contre l’ambassade de France à Koweït en 1983, chef du Hezbollah irakien, et surtout conseiller des Forces al-Qods. Cela expliquerait sa promotion à la direction de la province de Dhi Qar, son élection au Parlement, et enfin sa nomination au poste de ministre de la Sécurité nationale. En 2006, lorsque le Premier ministre al-Maliki, également proche de « L’Ingénieur », décida de créer un rival de l’INIS, c’est al-Wa’ili qui hérita du poste. Mais rien n’est simple dans le monde du renseignement, et encore moins en Irak : les Américains ont démantelé le département anti-iranien de l’INIS et considèrent al-Wa’ili comme un homme de confiance…

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez
Courriel :
gillesmunier8639@neuf.fr - Portable : 06 19 74 45 99
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ISSN : 1773 – 9780

Parlons Résistance


Parlons Résistance :
Par Natalie Abou Shakra
Palestine-01-11-2009

Selon Eid, « si vous frappez l'occupation au cœur de son existence, à travers sa relation stratégique avec les États-Unis, à travers le boycott d'Israël dans tous ses aspects […], si toutes les factions islamiques palestiniennes, par exemple, du Jihad Islamique au Hamas, qui sont toutes soutenues par les mouvements islamiques du monde entier, font la promotion de BDS dans leurs discours, quand chaque dirigeant d'un mouvement islamique demandera le boycott des produits US et israéliens jusqu'à la mise en œuvre de chaque droit fondamental palestinien, alors nous pourrons parler de la voie de la libération. »

Le choix de la résistance civile pour défier l'occupation israélienne est considéré par certains comme une forme de « reddition ». Lors d'un entretien [en Arabe] sur Al Aqsa le 13 octobre 2009, les militants palestiniens Mazen Qumsiyeh et le camarade Haidar Eid répondent à ces questions.
Eid a été interrogé sur la signification de la résistance civile, et il a parlé des nombreuses expressions appliquées à la résistance non violente, la résistance civile, la lutte non violente, et des définitions multiples de chacun de ces termes. Il y a, a-t-il dit, la lutte non violente de Ghandi, « Satyagraha » qui dépend totalement du pouvoir du peuple et de la force du boycott économique des produits de l'occupant. « Ce qui s'est passé en Afrique du Sud, c’est que ce concept a été développé pour inclure des formes multiples et différentes de lutte qui se complétaient les unes les autres. Et l'accent a été mis, dans la dernière partie de l'Apartheid, pendant les années 80, sur le boycott sous toutes ses formes. » Eid a souligné que les quatre piliers de la lutte en Afrique du Sud doivent être considérés comme un modèle dans la lutte palestinienne.
Dans le contexte palestinien, le mot « paix » a fini par prendre une connotation négative, et Eid explique que c’est dû aux processus de « l'industrie de la paix » auxquels les Palestiniens ont été constamment confrontés, et en particulier de 1993 à aujourd'hui, où la paix en tant que processus n'a pas été liée à la réalisation de la justice pour le peuple palestinien et le droit au retour pour les réfugiés avec réparation pour des décennies de souffrance, d'éloignement, de condition de réfugiés et d'exil. « Lorsque nous parlons de paix, nous ne parlerons que de la paix qui conduit à la réalisation des droits légitimes du peuple palestinien. » Ce que la politique colonialiste et l'occupation militaire directe de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza depuis 1967 exigent, dit Eid, est un amalgame des différentes formes de luttes. Et, comme tel, l'appel palestinien au Boycott, qui rassemble et constitue un terrain d'entente de toutes les factions nationales et islamiques palestiniennes, a été initié et appelle la communauté internationale officielle et non officielle à boycotter Israël.
A la suite de cette initiative, le BNC [BDS National Committee – Comité national Boycott Désinvestissement et Sanctions] a été créé en 2005, auquel participe toutes les factions nationales et islamiques palestiniennes.« Je crois que nous, à Gaza, contrairement à la Cisjordanie, ne nous sommes pas beaucoup investis dans d'autres formes de résistance. Je ne crois pas que la lutte armée, à laquelle je ne suis pas opposé et dont je pense qu'elle doit aller de pair avec les autres formes de résistance, soit suffisante, étant donné le déséquilibre absurde de puissance entre l'État israélien et la résistance nationale et islamique palestinienne – le pouvoir populaire est nécessaire lui aussi. » Eid a mentionné que si une minorité s'implique dans la résistance armée, la majorité de la population, « des fermiers aux intellectuels et aux universitaires » doit s'engager davantage dans la résistance civile à l'occupation. « Pouvons-nous imaginer le peuple palestinien sans Edward Said, Ghassan Kanafani, Mahmoud Darwish ? » Eid demande : « Ce qui fait que ces Palestiniens se sont démarqués est qu'ils ont mis l'accent sur le fait que la lutte contre l'occupation israélienne est une lutte idéologique : nous devons vaincre la mentalité sioniste que cette terre est pour les Juifs, et nous, Palestiniens, devons prouver au monde que notre position morale est plus forte, que le peuple palestinien dans sa résistance, qu'elle soit armée ou civile, ré-humanisera les Israéliens, contrairement à ces derniers qui dépouillent les Palestiniens de leur humanité. »Qumsiyeh, répondant à la question de ce qu'est la résistance civile, a mentionné que la lutte palestinienne a, depuis le mandat britannique jusqu'à aujourd'hui, impliqué la résistance sous toutes ses formes : de la résistance civile à la résistance armée.« Sumuud » [endurance] en elle-même est la résistance, » dit Qumsiyeh. Des actes simples comme « se marier, aller à l'école, lire un livre » deviennent des actions de résistance. « Lorsqu'un étudiant arrive dans ma classe à 8h le matin après avoir passé de nombreux checkpoints – c'est de la résistance, » note Qumsiyeh.La résistance civile est inclusive [à un moment où l'exclusivité semble dominante] : d'une femme à un enfant et à une personne âgée, tous peuvent résister. Et c'est ça qu'impliquent tant les actions des universitaires que celles des activistes.« Nous devons tous regarder vers Bil'in, » dit Qumsiyeh. « Les manifestations contre le mur ont lieu depuis des années, sans hésitation et en cohérence. » Cette résistance civile n'a pas émergé qu'à Bil'in mais, plus récemment, à Gaza, dit Eid, lorsque les Palestiniens de la Bande de Gaza ont essayé de briser le mur les séparant de l'Égypte, deux fois, en formant une chaîne humaine d'un bout à l'autre de la Bande. Beit Sahour, la ville d'où vient Qumsiyeh, fut un exemple de résistance et de désobéissance civiles, pendant la Première Intifada, selon Eid. « Lorsque les Palestiniens de Beit Sahour ont tous remis leurs cartes d'identité à l'officier militaire local, » ce fut, dit Eid, un exemple de résistance civile.
Qu'en est-il de l'utilisation de corps et de boucliers humains ? Eid dit que c'est une des formes les plus sublimes de résistance civile, se servir du corps pour combattre les balles et les bombes, pour protéger et défendre la maison et la terre.
Une question est posée : « Cette sorte de résistance crée-t-elle un chaos dans le psychisme de l'occupant ? » Eid répond que Mandela a écrit là-dessus dans son journal et que Said a abordé cette question un peu avant sa mort : « Qui possède le terrain moral le plus fort : le colonisé ou le colonisateur, l'occupé ou l'occupant ? » Selon Eid, un civil qui lutte pour ses droits moraux et légaux possède une force morale plus élevée et donc, attaque psychologiquement l'occupant. « C'est ce qui s'est passé avec les nazis, c'est ce qui s'est passé avec le colonisateur blanc sud-africain, » dit Eid.
Eid mentionne qu' « Israël est une des sociétés où la violence domestique est la plus fréquente » et « qu'il y a une relation directe entre la violence domestique et les cas de suicide dans la société israélienne et entre l'occupation en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et sur les terres de 48. » Il continue : « Je pense que c'est très important. Il y a par exemple beaucoup de soldats US qui se suicident peu de temps après leur retour d'Irak et d'Afghanistan. » Ainsi l'occupé a un pouvoir moral et psychologique qui peut être utilisé contre l'occupation elle-même.Eid réaffirme que le déséquilibre de puissance évident, énorme dans le cas israélo-palestinien requiert de s'éloigner de négociations qui ne sont qu'une perte de temps : « Israël a plus de 450 têtes nucléaires, des Apaches, des F-16, l'alliance la plus stratégique avec les États-Unis. Je veux dire, comment pouvons-nous, nous les 10 millions de Palestiniens, dont plus de la moitié vit en diaspora et dans des camps de réfugiés dans des conditions épouvantables, combattre tout ça ? Par le pouvoir du peuple. »Cette ouverture permet de réunir des juifs israéliens contre l'apartheid et la politique de colonisation avec les Palestiniens de 48, avec le fermier, l'étudiant, le pêcheur et tous ceux qui soutiennent ces droits universels et ils partagent tous ce fondement moral qu'ils peuvent canaliser par la résistance civile, par le boycott – qui est une des formes les plus simples de résistance, et en même temps une des plus puissantes.Selon Eid, « si vous frappez l'occupation au cœur de son existence, à travers sa relation stratégique avec les États-Unis, à travers le boycott d'Israël dans tous ses aspects […], si toutes les factions islamiques palestiniennes, par exemple, du Jihad Islamique au Hamas, qui sont toutes soutenues par les mouvements islamiques du monde entier, font la promotion de BDS dans leurs discours, quand chaque dirigeant d'un mouvement islamique demandera le boycott des produits US et israéliens jusqu'à la mise en œuvre de chaque droit fondamental palestinien, alors nous pourrons parler de la voie de la libération. »

Source : Moments of Gaza


Traduction : MR pour ISM

Monday, November 02, 2009

J’apprends avec une immense tristesse la disparition de l’amie et militante Hamida Ben Sadia, que j’ai connue il y a de très nombreuses années et dont j’ai pu apprécier les grandes qualités humaines et militantes, notamment lors de la campagne internationale pour la libération du Docteur Salah Eddine Sidhoum en 2003.

Je prie Le Très Haut de l’accueillir dans Sa miséricorde et je présente mes sincères condoléances à ses enfants, à toute sa famille, en Algérie et en France ainsi qu'à ses nombreux ami(e) s.
Ahmed Manai

tunisielibre@yahoo.fr

Hamida Ben Sadia, Hommage à une militante

Par Sylvie Tissot, Pierre Tevanian ("les mots sont importants")publié le vendredi 30 octobre 2009.

Nous apprenons avec une immense tristesse la mort d’Hamida Ben Sadia, que nous avons eu la chance de rencontrer et de côtoyer depuis la lutte contre la loi anti-foulard de 2004. Le texte qui suit lui rend hommage.Lorsqu’elle prenait la parole, lors des nombreux meetings et manifestations qui ont rythmé sa vie politique, que ce soit, dernièrement, contre la loi anti-voile, contre le Traité européen, contre la répression des émeutiers de 2005 ou pour les sans-papiers, Hamida Ben Sadia en appelait souvent au « peuple de France, épris de justice et de liberté ».

Nous étions nombreu-se-s autour d’elle à n’avoir pas ce vocabulaire et à être plutôt de celles et ceux qu’il fait ricaner, tant ces mots ont servi à justifier le pire : orgueil national, morgue franco-française, mépris du reste du monde, mythification d’une république bourgeoise, patriarcale et coloniale, et pourtant pas un de nous ne ricanait quand Hamida les prononçait. Les plus fatigué-e-s d’entre nous souriaient mais personne ne se formalisait, car tout le monde savait qu’il s’agissait chez elle de tout autre chose.Un reste de légitimisme bien compréhensible ? Une stratégie rhétorique ? Le tribut à payer, de la part d’une femme française d’origine algérienne, pour s’autoriser une parole publique libre et à rebours de l’idéologie dominante ? Peut-être – car c’est en tout cas d’une parole libre qu’il s’agissait, à rebours de l’ordre assimilationniste, une parole juste et sans concession, une exigence radicale et opiniâtre d’égalité, une solidarité ostensible et décomplexée avec tous les parias de la république : sans-papiers, émeutiers, musulmanes voilées – mais là n’était pas l’essentiel.
Il y avait autre chose encore, dans cette invocation d’un peuple « épris de justice et de liberté », qui forçait le respect. Ce que nous y entendions, et qui étouffait aussitôt toute velléité sarcastique – et Dieu sait pourtant que les raisons sociales et politiques étaient nombreuses d’être sarcastique face à ces mots – c’était une sorte de ruse de la raison linguistique, symétrique d’une autre qui fait que nous ne nous formalisons plus d’être taxés de communautaristes ou de victimaires par les élites politiques et journalistiques : de même que nous avons compris que c’est d’elles-même que parlent en réalité ces élites, nous avons vite compris que l’appel d’Hamida au peuple de France ne disait au fond rien d’autre que sa propre exigence, viscérale, de justice et de liberté.
Ce qui précédait et suivait ces références au peuple de France, dans la parole d’Hamida, dissipait toute ambiguïté. Non, il ne s’agissait pas de flatter l’orgueil national, de narcissiser un État et une société qui se la racontent beaucoup en termes de droits humains et d’universalisme, et encore moins de faire allégeance au « pays des Lumières ». Ce n’était pas un peuple substantiel, existant, qui était invoqué, mais un peuple politique, virtuel, ce peuple qui, selon le mot profond de Paul Klee souvent cité par Gilles Deleuze, est toujours un peuple qui manque. À l’exact opposé des rénégats, bouffons et autres « indigènes de service » passés du col Mao au Rotary Club ou des cités de transit aux cabinets ministériels, Hamida était passée de SOS Racisme et du Parti Socialiste, auxquels elle avait commencé par accorder sa confiance, aux Alternatives citoyennes, aux Collectifs antilibéraux, à Une École Pour Tou-te-s et aux Féministes pour l’Égalité. À l’exact opposé des Fadela Amara, Gaston Kelman et autres Malek Boutih qui se répandent sur leur « amour de la France » et ne parlent du racisme que pour dire que « les Français ne le sont pas », Hamida ne parlait du peuple de France que pour l’appeler, l’interpeller. L’énonciation réfutait l’énoncé : ce peuple épris de justice et de liberté, elle demandait à le voir.
Aujourd’hui, alors que nous apprenons la disparition d’Hamida, ce peuple, plus que jamais, manque. Comme nous manque déjà le visage, la présence et la parole forte d’Hamida. Il nous reste son livre, Itinéraire d’une femme française, dans lequel elle raconte notamment son expérience du mariage forcé et de la violence conjugale mais aussi du racisme républicain, et dans lequel elle affirme, avec la force qui l’a toujours animée, son refus de voir l’une instrumentalisée au profit de l’autre. Il nous reste quelques traces vidéo (une présentation de son livre, une prestation télévisée sur les émeutes de 2005) et d’innombrables souvenirs d’une militante valeureuse, éprise – et là, il faut l’entendre au plus strict premier degré, sans même sourire – de justice et de liberté.

Merci pour tout Hamida.On utilise les femmes musulmanes pour mieux nous enfermerpar oumma (vidéo)http://www.dailymotion.com/video/x70i96_deces-de-hamida-ben-sadia_news

Post-scriptumCi-après : la recension d’ Itinéraire d’une femme française par Olivier Doubre, parue dans Politis.Hamida Ben Sadia, une femme libre C’est un récit souvent bouleversant, empreint de détermination mais aussi de fragilité. Si l’itinéraire d’Hamida Ben Sadia ressemble à celui de bien des femmes musulmanes qui ont lutté puis raconté leur combat pour leur liberté face à un mari, une famille et les sociétés des pays arabes, où elles sont considérées comme des mineures aux yeux de la loi, cette « femme française » tient d’emblée à différencier ce livre autobiographique de certains de ces récits, qui véhiculent trop souvent clichés et caricatures des traditions musulmanes.
L’auteure rappelle en introduction le « malaise » qu’elle éprouve devant le succès de best-sellers instrumentalisant – parfois inconsciemment – les destins tragiques de leurs auteures « pour mieux promouvoir des visions injustes, méprisantes et parfois racistes du monde ». Et, tout en se sachant « mal placée pour dénier à ces femmes le droit de raconter les frustrations, les humiliations, les violences qu’elles ont subies (…), moi qui ai vécu un destin comparable », Hamida Ben Sadia s’interroge dès le début de l’ouvrage : « Jusqu’où peut-on parler de la réalité de femmes de tradition musulmane sans ouvrir un boulevard aux propagandistes de la haine ? Comment concilier antiracisme et féminisme ? »Le ton est donc donné dans l’avant-propos de cet ouvrage sensible, tout en finesse, qui se veut le récit d’une vie et « non pas un livre de revendications », de la part de cette militante des droits des femmes des deux côtés de la Méditerranée, membre du comité central de la Ligue des droits de l’homme.
Comme le précise le sous-titre, son existence est marquée par les étapes que constituent les allers-retours entre l’Algérie et la France, de Clamart à Bab El-Oued puis à Épinay-sur-Seine. Née en banlieue parisienne dans une famille kabyle pauvre non pratiquante, Hamida (comme ses parents) subit à partir de l’adolescence la pression culturelle de la famille restée au pays, avec in fine un mariage forcé et le « retour » dans un pays qu’elle connaît à peine.Elle s’oppose bientôt avec force aux traditions et, malgré le code de la famille ou « code de la honte » promulgué en Algérie en 1984, réussit à imposer le divorce à son mari. Un divorce qu’elle paye cependant au prix fort puisque, pour pouvoir rentrer en France, elle doit laisser là-bas ses deux fils, qu’elle mettra ensuite plus de douze ans à faire revenir auprès d’elle. Sur plus de deux cents pages, Hamida Ben Sadia livre ainsi un témoignage fort, loin des idées reçues sur les femmes originaires du Maghreb. Celui d’une femme bien décidée à sauvegarder sa liberté.

Par Sylvie Tissot, Pierre Tevanian ("les mots sont importants")

Un espion israélien?

Tentative d'espionnage pour Israël:

un Américain risque la peine capitale


Le scientifique américain soupçonné de tentative d'espionnage pour Israël, Steward Nozette, risque la peine de mort pour avoir voulu vendre pour 2 millions de dollars des informations classées top secret, a rappelé jeudi le gouvernement américain devant un tribunal.
La détention de M. Nozette, 52 ans, accusé d'avoir "tenté" de fournir des informations scientifiques et de défense à un agent de la police fédérale américaine (FBI) qui se faisait passer pour un agent israélien, a été prolongée jeudi par la juge fédérale Deborah Robinson, dans l'attente de son procès.
Le prévenu, qui est apparu devant le tribunal vêtu d'une tenue de prisonnier à grosses rayures noires et blanches, a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. "La peine maximale encourue" par le scientifique, formellement inculpé le 21 octobre, "s'il est reconnu coupable, est la mort", a rappelé le gouvernement en demandant son maintien en détention provisoire. Il n'a en revanche pas précisé s'il entendait requérir la peine capitale.

L'Etat fédéral prévoit cette possibilité dans les affaires d'espionnage mais n'y est pas obligé. "Il est difficile de croire qu'il ne fuirait pas à la première occasion", a estimé Anthony Asuncion, l'avocat du gouvernement. "Le poids des preuves contre le prévenu est considérable", a ajouté Heather Schmidt, également avocate du gouvernement.

M. Nozette est accusé d'avoir "essayé de communiquer les secrets de la nation parmi les mieux gardés et les plus sensibles", expliquait le gouvernement dans son argumentaire écrit, jugeant qu'il présentait "un grave risque de fuite et, comme il a des informations secrètes +en tête+, un grave risque pour la sécurité nationale".

Le gouvernement a diffusé au tribunal des extraits filmés d'une conversation avec l'agent du FBI sous couverture datant du 19 octobre où M. Nozette, en riant, envisage différents plans pour quitter les Etats-Unis s'il venait à être soupçonné d'espionnage au profit d'Israël. Le gouvernement a en outre révélé jeudi que l'homme avait demandé "en gros deux millions de dollars en échange de ses activités d'espionnage".

De son côté, l'avocat du scientifique, John Kiyonaga, a assuré au tribunal que son client "ne représente pas de risque démesuré de fuite". Il a rappelé que condamné début 2009 pour une fraude au fisc à rembourser à l'Etat plus de 260.000 dollars, il ne disposait plus librement de son passeport.

Il a également argumenté devant une juge impassible qu'il s'agissait d'une "tentative" d'espionnage et que c'était "pour Israël, pas pour la Chine, la Corée du Nord ou même la Russie".

M. Nozette, qui n'a pas pris la parole pendant l'audience, se contentant d'observer longuement la salle d'audience, n'a pas paru surpris de la décision de la juge de le maintenir en détention.
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