Comment vaincre la faim?
Tirer les conséquences du Rapport mondial sur l’agriculture
AUTEUR: Zeit-Fragen
Traduit par Michèle Mialane. Édité par Fausto Giudice
Jamais nous n’avons été aussi proches d’une victoire sur la faim dans le monde. Les avancées de la science et du progrès technique pourraient permettre d’ici à quelques années à tous les habitants de la terre de pouvoir manger à leur faim. Notre planète nous offre suffisamment de ressources pour que tous disposent de nourriture en quantité suffisante. Il y a assez de place pour tout le monde.
Voilà qui peut sembler bien optimiste à beaucoup, la FAO ayant récemment déclaré qu’un sixième de la population mondiale souffre de la faim. C’est à dire un milliard d’êtres humains : 1 000 000 000 ; un être humain sur six. Les résultats d’une enquête approfondie (engl. 2008) du Conseil de l’agriculture mondiale, l’IAASTD, une instance onusienne, permettent d’envisager de nourrir de façon « durable » la totalité de la population mondiale (cf. encadré). 400 scientifiques ont étudié les méthodes et techniques culturales dans le monde entier et sont parvenus à la conclusion que de petites exploitations agricoles à fort ancrage régional sont à même de garantir une nourriture suffisante pour tous (cf. aussi Zeit -Fragen N°44/ de l’année 2008). L’IAASTD ( International Agricultural Assessment for Science and Technology for Development/ Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement) apporte ainsi une importante contribution à la réalisation de l’un des objectifs du Millénaire : diviser par 2 d’ici à 2015 le nombre des gens souffrant de famine. C’est un devoir politique que de tirer les conséquences du rapport de l’IAASTD.
Quelle place devons-nous accorder au problème de la faim dans le monde ? Faut-il laisser ce rapport au fond d’un tiroir, ou bien les conclusions de l’IAASTD doivent-elles être, au prix d’un travail de fourmi acharné, mises en œuvre au niveau régional, cantonal, national et international ?
Des contraintes politiques sont indispensables lorsqu’il s’agit d’adapter les réglementations actuelles aux nouveaux objectifs. Il sera important de donner aux géants semenciers internationaux et aux firmes agro-alimentaires des garde-fous pour les guider. Il faut fixer - par le biais d’organisations déjà existantes ou à créer - des conditions cadres internationales en matière de concurrence, de commerce et de brevets. Il est inadmissible que des firmes ou des fondations privées reposant sur l’actionnariat, qui déposent d’énormes ressources en capital et en réseaux d’influence, décident en fonction de stratégies de maximisation des profits du sort des générations entières. Et que des instances de décision internationales comme l’OMC, soient très largement dirigées par des lobbys (sous l’influence du « lobbying » pour faire un néologisme). Il faut rétablir le primat de la politique.
Les instances supérieures doivent être plus solidement reliées aux instances régionales et nationales dépositaires d’une légitimité démocratique - au sens d’un contrôle démocratique plus direct, sans tutelle d’organes bureaucratiques.Chacun est appelé, indépendamment de ses attaches sociales ou professionnelles, à mettre ses capacités au service du bien de tous. La lutte contre la faim est une lutte pour les droits de tous, une lutte en faveur s’un de nos frères humains qui souffre de la faim sans y être pour rien.
Dans cette lutte TOUS peuvent jouer un rôle positif.
Rapport mondial sur l’agriculture
Le 15 avril 2008, à Paris, le Conseil mondial de l’agriculture (IAASTD, International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology : Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement) a rendu public le Rapport mondial sur l’agriculture, qu’il avait élaboré entre 2003 et 2008 à la demande de l’Unesco et de la Banque mondiale. Ce travail, réalisé par 400 scientifiques venus de plusieurs pays et signé par 60 États exige un changement de paradigme dans l’agriculture mondiale.
Ce rapport pointe les inégalités de développement, l’usage non-durable des ressources naturelles, les conséquences négatives du changement climatique, ainsi que la malnutrition et la faim qui caractérisent le monde actuel. Pour affronter ces problèmes de manière efficace, les auteurs du rapport proposent d’épauler les petits producteurs locaux. D’après le Conseil mondial de l’agriculture, les conclusions de ce rapport indiquent un chemin abordable pour vaincre la faim dans le monde :
- Les défis à venir exigent un changement radical et systématique dans la recherche, le développement et les pratiques agronomiques.
- La transformation de surfaces agricoles consacrées aux cultures vivrières en surfaces consacrées aux agrocarburants n’est pas soutenable. Il faut encourager les sources de bioénergies plus efficaces, intégrées et décentralisées.
- Les manipulations génétiques posent à ce jour plus de problèmes qu’elles n’en résolvent et orientent la recherche vers les produits brevetables.
- Les droits de propriété intellectuelle (par exemple sur les semences) exercent sur la liberté de la recherche et la diffusion de savoirs une influence largement négative.
- La recherche et le développement sous contrôle public doivent être plus orientés vers la pratique, répondre aux questions des paysans et les faire participer aux évolutions en cours.
- Pour réduire les émissions par calorie de gaz influençant le climat il faut des révolutions technologiques et de réels bouleversements.
- Dans la lutte contre la faim il sera décisif, non d’accroître à tout prix la productivité, mais de produire et de consommer sur place.
- Les meilleurs garants de la sécurité alimentaire au plan local et de la souveraineté alimentaire au niveau régional et national sont les petites structures paysannes. Il faut reconnaître leur multifonctionnalité ainsi que leur efficacité écologique et sociale et les promouvoir de manière ciblée.
Champs à explorer pour la recherche et les techniques de développement durable :
- Comment améliorer les techniques culturales biologique et à faible impact externe ?
- Travailler à l’obtention de variétés mieux adaptées à la température et aux nuisibles.
- Comment récompenser, financièrement ou non, les actions en faveur de l’environnement ?
- Remplacer les intrants chimiques par des produits biologiques
- Réduire la dépendance de l’agriculture à l’égard des combustibles fossiles
Le Conseil mondial de l’agriculture (IAASTD: International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development, Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement)Le Conseil mondial de l’agriculture a été créé en 2002. Il a reçu le soutien de la Banque mondiale, de l’ONU, de représentants de la société civile, de l’économie privée, d’instituts de recherche du monde entier et du Secrétaire général de l’ONU alors en fonction, Koffi Annan. En outre, il bénéficie du soutien de l’Australie, du Canada, de la Grande-Bretagne, des USA, de l’UE, de la France, de l’Irlande, de la Suède et de la Suisse.
Résumé du rapport en français
Source : Zeit-Fragen Nr.27- Wie der Hunger besiegt werden kannCette traduction est publiée sur Horizons et débats N° 27 du 13/7/2009
Article original publié le 6.7.2009
Sur l’auteurMichèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont les hebdomadaires Zeit-Fragen et Horizons et débats sont des partenaires.
Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8125&lg=fr
En soutien à la résistance des peuples pour leur indépendance, leur dignité et leur souveraineté!
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Wednesday, July 15, 2009
Sunday, July 12, 2009

صرخة الإيغور دوت بأصقاع العالم
ربيعة: عوضا عن اتخاذ إجراءات لمعالجة الأزمة, ألقى المسؤولون اللوم علي (الفرنسية)لا شك في
ربيعة: عوضا عن اتخاذ إجراءات لمعالجة الأزمة, ألقى المسؤولون اللوم علي (الفرنسية)لا شك في
أن القتل الذي شهده شمال غرب الصين
هذا الأسبوع هو النتيجة الحتمية للقمع الذي تتعرض له الشعوب التركية بالصين منذ ستة عقود, والذي طالما تجاهلته الحكومة الصينية ووسائل الإعلام الدولية, هذا ما ذكرته أم الحركة الإيغورية ربيعة قدير في مقال لها بصحيفة تايمز البريطانية. وفيما يلي أبرز ما ورد فيه:
ها هي أخبار مذبحة محتجي الإيغور في أورومشي وكشغر تنقل بكل اللغات من الإنجليزية إلى الصينية ومن البرتغالية إلى العربية.
ورغم أن ما يتعرض له هذا الشعب على يد الصينيين لا يحظى عادة بأي تغطية إعلامية عالمية, فإن مقتل مئات المحتجين وجرح المئات فضح ممارسات الحكومة الصينية بحق الإيغور بشكل لا يمكن التغاضي عنه.
وبدلا من اتخاذ الإجراءات اللازمة لمعالجة سبب الحركة الاحتجاجية أو الاعتراف بأن مشاكل تركستان الشرقية (ما يعرف رسميا بشنغيانغ) نابعة من عجز الحكومة الصينية عن التغلب على أسباب استياء الإيغور, لجأ المسؤولون الصينيون إلى إلقاء اللوم علي أنا رغم أنني لم أحرض على هذه الاحتجاجات ولم يكن لي دور في تنظيمها ولا في الدعوة إليها.
إنني أشجب العنف الذي تعرض له الشعب الإيغوري كما أشجب ما قام به بعض المتظاهرين الإيغور من عنف, فأنا أعارض كل أشكال العنف وأعتقد أن الحوار ومحاولة التوصل إلى التفاهمات المشتركة هي سبل السلام.
"خضع الشعب الإيغوري خلال العقود الستة الماضية لسياسات رسمية متشددة تستهدف القضاء على ثقافته التركية وعلى نهجه الإسلامي, تماما كما دمرت ثقافة وتقاليد شعب التبت"ولا يمكنني لحد الساعة أن أتأكد من عدد من قتلوا في تركستان الشرقية لكن شهود عيان أكدوا للمنظمة التي أديرها أن ما لا يقل عن 400 من محتجي الإيغور قتلوا في العاصمة أورومشي.
ولو أن السلطات المحلية حققت في ملابسات وأسباب حادثة قتل عاملين من الإيغور (ربما أكثر) بإقليم غوندونغ, على يد عناصر من قومية الهان في أحد المصانع الشهر الماضي, لما وقعت الاحتجاجات الحالية.
لكن استياء الإيغور من سياسات الحكومة الصينية تجاههم أقدم بكثير من حادثة القتل المذكورة, فقد خضع هذا الشعب خلال العقود الستة الماضية التي حكمته خلالها جمهورية الصين الشعبية, لسياسات رسمية متشددة تستهدف القضاء على ثقافته التركية وعلى نهجه الإسلامي, تماما كما دمرت ثقافة وتقاليد شعب التبت.
وليس قتل العاملين الإيغوريين بالمصنع وغياب الشفافية والعدالة في التعامل مع قضيتهما إلا الحلقة الأخيرة من سلسلة من القضايا
الفظيعة التي تعرضت لها هذه القومية.
لقد تعرضتُ للاعتقال في السجون الصينية ورأيت أشكال التعذيب تمارس على بني جلدتي, ولا يزال ابناي عليم وآبليكم عبد الرحيم
لقد تعرضتُ للاعتقال في السجون الصينية ورأيت أشكال التعذيب تمارس على بني جلدتي, ولا يزال ابناي عليم وآبليكم عبد الرحيم
يقبعان في السجون هناك.
فأنا محظوظة للغاية لكوني طليقة اليوم أعيش بحرية بالولايات المتحدة الأميركية, لكن إخوتي من الإيغور في تركستان الشرقية يعانون أسوأ أنواع التمييز سواء تعلق الأمر بالعناية الصحية أو التوظيف أو القمع الديني أو الإجهاض الإجباري أو إزالة لغتهم من المدارس في كل مستويات التعليم.
فأنا محظوظة للغاية لكوني طليقة اليوم أعيش بحرية بالولايات المتحدة الأميركية, لكن إخوتي من الإيغور في تركستان الشرقية يعانون أسوأ أنواع التمييز سواء تعلق الأمر بالعناية الصحية أو التوظيف أو القمع الديني أو الإجهاض الإجباري أو إزالة لغتهم من المدارس في كل مستويات التعليم.
"الإيغوريون أرغموا على التفرج بصمت على تاريخهم وهو يجرف أمام أعينهم"وقد بلغ استياء إخواني أشده بعدما بدأ الصينيون إزالة مدينة كشقر القديمة التي ظلت لقرون مهد الحضارة الإيغورية وكانت محطة مهمة على طريق الحرير.
إنهم اليوم يحولونها إلى ركام بعد أن أجبروا سكانها البالغ عددهم 220 ألف نسمة على الانتقال إلى شقق ببنايات على مشارف المدينة, ولم يكن للإيغوريين صوت في هذا المشروع, بل أرغموا على التفرج بصمت على تاريخهم وهو يجرف أمام أعينهم.
Maghreb arabe
Frontières maroco-algériennes:
La fermeture est la négation de l'intégration économique du Maghreb
Publié le : 10.07.2009
La fermeture des frontières maroco-algériennes est la négation même de l'intégration économique du Maghreb qui constitue un choix stratégique pour le Maroc, a affirmé, jeudi à Beyrouth, l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale.
L'intégration économique d'une région suppose l'ouverture des économies des pays de la région sur elles-mêmes et sur ses partenaires étrangers, a expliqué M. Hilale lors d'une réunion de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), soulignant que la fermeture, depuis 1994, de la frontière entre l'Algérie et le Maroc, entrave l'essor des échanges commerciaux, économiques et humains et engendre un surcoût énorme pour l'économie des deux pays et pour les populations frontalières.
Il a, également, affirmé que le différend maroco-algérien sur le Sahara marocain «ne devrait plus entraver le processus d'intégration économique du Maghreb, étant donné qu'il fait l'objet d'un processus de négociations entre toutes les parties, sous les auspices de l'Onu, pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable, basée sur l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara, et dans le cadre de la souveraineté et l'intégrité territoriale du Maroc».
La réouverture des frontières et la normalisation des relations bilatérales entre le Maroc et l'Algérie favoriseront un climat régional de confiance, propice à l'investissement, l'échange commercial et l'intégration économique du Maghreb, a-t-il ajouté.
Il a noté, devant cette réunion tenue sous le thème «la promotion du développement économique sous régional et les politiques commerciales en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord», que la fermeture des frontières constitue le terreau fertile pour la prolifération de la contrebande et du trafic de tout genre, citant une étude établie en 2004 par la Chambre de commerce d'Oujda, selon laquelle le chiffre d'affaires annuel du commerce «informel» atteint les 550 millions de dollars, «un manque à gagner pour les opérateurs économiques des deux pays».
Dans cette intervention intitulée «Enjeux et perspectives d'intégration au Maghreb», le diplomate marocain a déploré que la complémentarité des économies des cinq pays maghrébins, pourtant un atout majeur, n'ait pas été «stratégiquement exploitée», en raison de «la prévalence des intérêts sectoriels sur les intérêts stratégiques collectifs de la région».
Il a également relevé que la construction de cet espace nécessite une convergence politique des Etats de la région, «afin de répondre à cet idéal auquel s'attachent, depuis l'indépendance, les cinq peuples du Maghreb».
Le diplomate, a, par ailleurs, mis l'accent sur le coût du non Maghreb, qui se traduit par une perte de 2%de croissance par année pour cet espace, soulignant que les échanges économiques et commerciaux entre les pays du Maghreb ne dépassent guère 3,36% du total des échanges extérieurs de ces pays, en comparaison avec les 21% de l'Asean, les 19% du Mercosur et les 10,7% de la Cedeao.
Par MAP
(Source: "Le matin" (Quotidien- Maroc) le 10 juillet 09)
La fermeture est la négation de l'intégration économique du Maghreb
Publié le : 10.07.2009
La fermeture des frontières maroco-algériennes est la négation même de l'intégration économique du Maghreb qui constitue un choix stratégique pour le Maroc, a affirmé, jeudi à Beyrouth, l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale.
L'intégration économique d'une région suppose l'ouverture des économies des pays de la région sur elles-mêmes et sur ses partenaires étrangers, a expliqué M. Hilale lors d'une réunion de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), soulignant que la fermeture, depuis 1994, de la frontière entre l'Algérie et le Maroc, entrave l'essor des échanges commerciaux, économiques et humains et engendre un surcoût énorme pour l'économie des deux pays et pour les populations frontalières.
Il a, également, affirmé que le différend maroco-algérien sur le Sahara marocain «ne devrait plus entraver le processus d'intégration économique du Maghreb, étant donné qu'il fait l'objet d'un processus de négociations entre toutes les parties, sous les auspices de l'Onu, pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable, basée sur l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara, et dans le cadre de la souveraineté et l'intégrité territoriale du Maroc».
La réouverture des frontières et la normalisation des relations bilatérales entre le Maroc et l'Algérie favoriseront un climat régional de confiance, propice à l'investissement, l'échange commercial et l'intégration économique du Maghreb, a-t-il ajouté.
Il a noté, devant cette réunion tenue sous le thème «la promotion du développement économique sous régional et les politiques commerciales en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord», que la fermeture des frontières constitue le terreau fertile pour la prolifération de la contrebande et du trafic de tout genre, citant une étude établie en 2004 par la Chambre de commerce d'Oujda, selon laquelle le chiffre d'affaires annuel du commerce «informel» atteint les 550 millions de dollars, «un manque à gagner pour les opérateurs économiques des deux pays».
Dans cette intervention intitulée «Enjeux et perspectives d'intégration au Maghreb», le diplomate marocain a déploré que la complémentarité des économies des cinq pays maghrébins, pourtant un atout majeur, n'ait pas été «stratégiquement exploitée», en raison de «la prévalence des intérêts sectoriels sur les intérêts stratégiques collectifs de la région».
Il a également relevé que la construction de cet espace nécessite une convergence politique des Etats de la région, «afin de répondre à cet idéal auquel s'attachent, depuis l'indépendance, les cinq peuples du Maghreb».
Le diplomate, a, par ailleurs, mis l'accent sur le coût du non Maghreb, qui se traduit par une perte de 2%de croissance par année pour cet espace, soulignant que les échanges économiques et commerciaux entre les pays du Maghreb ne dépassent guère 3,36% du total des échanges extérieurs de ces pays, en comparaison avec les 21% de l'Asean, les 19% du Mercosur et les 10,7% de la Cedeao.
Par MAP
(Source: "Le matin" (Quotidien- Maroc) le 10 juillet 09)
Saturday, July 11, 2009
Xinjiang: Erdogan parle "de génocide",
Des musulmans soutiennent les ouighours
Samedi 11 Juillet 2009
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé vendredi que les troubles survenus dans la province du Xinjiang, peuplée d'Ouïghours, turcophones et musulmans, constituaient "une sorte de génocide".
"Il y a là des atrocités, des centaines de personnes sont tuées, et un millier sont blessées. Nous avons du mal à comprendre que la direction de la Chine (...) puisse rester spectatrice face à ces événements", a déclaré M. Erdogan au cours d'une conférence de presse à Ankara, à son retour d'Italie où il a assisté à une réunion du G8.
M. Erdogan a déploré que des mosquées du Xinjiang aient été fermées vendredi, jour de la principale prière hebdomadaire des musulmans, et a appelé Pékin a poursuivre les auteurs des violences qui ont enflammé la région.
Entre-temps, la dissidente ouïghoure en exil Rebiya Kadeer a indiqué vendredi que des milliers de personnes pourraient avoir été tuées au cours des récentes violences ethniques dans la région chinoise du Xinjiang, peuplée de 8,3 millions d'Ouïghours. "Selon des informations non confirmées obtenues sur le terrain, le nombre (de morts) est supérieur à 1.000 et certains disent 3.000", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse au siège du Congrès à Washington où elle est exilée.
Elle a indiqué que 5.000 autres personnes avaient été incarcérées. De son coté, le gouvernement chinois a revu à la hausse le bilan des morts dans la capitale de la province chinoise du Xinjiang, annonçant 184 morts: 137 Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, 46 Ouïghours, l'ethnie majoritaire au Xinjiang, musulmane et turcophone, et un Hui, autre minorité musulmane chinoise.
Le précédent bilan officiel chinois faisait état de 156 morts et plus de 1.000 blessés.
DES MUSULMANS MANIFESTENT EN SOUTIEN AUX OUIGHOURS
Des musulmans de par le monde ont condamné vendredi l'attitude des forces de l'ordre chinoises face aux troubles impliquant les Ouïghours.
A Istanbul, environ 5.000 personnes se sont rassemblées sur le parvis de la mosquée de Fatih à la sortie de la prière du vendredi pour conspuer les autorités chinoises et prier pour les victimes ouïghoures des violences, selon la chaîne de télévision NTV. "Non à l'épuration ethnique !", ont clamé les manifestants.
A Ankara, 700 personnes ont participé à une manifestation semblable sur le parvis de la mosquée de Kocatepe. Des mouvements de protestation ont été signalés dans sept autres villes turques.
Une association de défense des consommateurs a par ailleurs appelé devant le consulat de Chine à Istanbul à boycotter les produits chinois.
En Australie, environ 200 personnes ont manifesté vendredi à Canberra, criant "mort aux terroristes chinois" devant le parlement.
A La Haye, des exilés ouïghours ont lancé des pierres sur l'ambassade de Chine, lors de manifestations cette semaine.
En Indonésie, le chef du plus important parti musulman (Parti pour la justice et la prospérité) Tifatul Sembiring, a demandé aux Nations Unies et aux puissances occidentales de faire pression sur Pékin pour mettre fin aux "massacres" dans cette région chinoise.
A Djeddah, l'Organisation de la conférence islamique (OCI) a exprimé mardi sa "profonde inquiétude" après les émeutes à Urumqi, capitale du Xinjiang.
Un porte-parole de l'OCI a déploré "l'usage disproportionné de la force" et appelé Pékin à mener une enquête "honnête sur les graves incidents et à traduire rapidement en justice les responsables" des émeutes.
L'OCI regroupe 57 Etats membres, où vivent 1,5 milliard de musulmans.
http://www.almanar.com.lb
Friday, July 10, 2009
Urumqi: la révolte des Ouïghours
LA REVOLTE DES OUÏGHOURS
Vendredi 10 Juillet 2009
De nombreuses mosquées étaient fermées à Urumqi, ce vendredi, jour de prière musulman, par crainte de répétition des violences ethniques qui ont fait 156 morts, dimanche, dans la capitale du Xinjiang (nord-ouest).
Des Ouïghours, minorité ethnique musulmane turcophone, ont indiqué avoir été encouragés à prier chez eux, tandis que la présence des forces de l'ordre restait extrêmement visible, ont constaté des journalistes.
Cette interdiction touchait aussi d'autres communautés musulmanes, notamment les Hui. Les autorités ont procédé à plus de 1.400 arrestations, très majoritairement parmi la communauté ouïgoure.
La Chine rejette toute saisine de l'ONU souhaitée par la Turquie
La Chine a rejeté jeudi toute saisine du conseil de sécurité de l'ONU, dont elle est un des membres permanents, concernant la situation au Xinjiang, souhaitée la veille par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. La situation au Xinjiang, région du nord-ouest de la Chine où des émeutes ont officiellement fait 156 morts dimanche, "est complètement une affaire intérieure à la Chine", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang. Jugeant que les troubles au Xinjiang avaient "pris la dimension d'atrocités", le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté les autorités à la retenue mercredi. Il a aussi indiqué que la Turquie, membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, demanderait que le sujet soit discuté dans cette instance.
http://www.almanar.com.lb
Tuesday, July 07, 2009
Les interrogatoires de Saddam
Le FBI vient juste d’être forcé à publier les enregistrements
détaillant les interrogatoires de l’ancien président irakien.
David Connett les a passés au crible The Independent mardi 7 juillet 2009 article original : "The Saddam Files: His final interviews"
Mardi 07 Juillet 2009
Saddam durant son interrogatoire (EPA)
Ses réalisations
« Saddam a déclaré qu’il a servi le peuple irakien pendant une très longue période. Il considère que ses programmes sociaux pour les citoyens irakiens et les améliorations dans d’autres secteurs de l’économie, y compris l’amélioration de l’éducation, du système de santé, de l’industrie, de l’agriculture et d’autres secteurs qui ont généralement amélioré la vie des Irakiens, font partie de ses plus grandes réussites. En 1968, le peuple irakien « n’avait quasiment rien ». L’économie irakienne dépendait entièrement de la production de pétrole, dont la plus grande partie était exportée d’Irak par des sociétés étrangères. L’Irak fabriquait très peu de biens manufacturés, la plupart devant être importés. Le système de santé était « primitif » et le taux de mortalité était très élevé, en particulier parmi les pauvres. L’alphabétisme tournait autour de 27 %. Les routes étaient pratiquement inexistantes dans les zones rurales et « très mauvaises » dans les villes d’Irak. Les occasions de faire des études étaient très limitées au niveau universitaire, même à Bagdad.
Saddam a amélioré tous ces secteurs. Il considère que cela constitue sa plus grande réussite et le « service » rendu aux Irakiens. Il a déclaré être persuadé que plus de personnes l’aimeront après sa mort qu’aujourd’hui.
Dans le futur, Saddam sera reconnu pour son « équité » et pour avoir affronté l’oppression. Il a déclaré que selon son opinion les Irakiens soutenaient toujours leur dirigeant.
Les erreurs
Saddam a admis que tous ses efforts n’ont pas été vus comme des réussites aux yeux de certaines personnes. Il a déclaré qu’il n’était pas convaincu par le système américain de gouvernement. Il a fait remarquer que près de 30 millions de personnes vivent dans la pauvreté en Amérique, mais les Américains ne considèrent pas cela comme un « crime ». Il a dit qu’il n’accepterait jamais cela pour l’Irak.
Pressé une deuxième fois par l’interviewer de reconnaître ses propres erreurs, il demande : « Pensez-vous que je dirais à un ennemi si j’avais commis une erreur ? » Saddam dit qu’il ne révèlerait ses erreurs à aucun ennemi comme l’Amérique. Il a fait remarquer qu’il ne considérait pas l’interviewer comme un ennemi, pas plus que le peuple américain, mais le système américain de gouvernement. Il a dit au FBI que ce que les gens pensent ou disent de lui n’est tout simplement pas important. Ce qui importe c’est ce qu’ils penseront de lui dans le futur, dans 500 ans ou dans 1.000 ans.
« Cependant, la chose la plus importante est ce que pense Dieu. »
Le « don » irakien
Il a dit aux interrogateurs du FBI que l’Irak était aujourd’hui une grande nation, comme ce fut le cas à d’autres époques de l’histoire. Les nations ne parviennent généralement « au premier rang » qu’une seule fois. L’Irak y a accédé de nombreuses fois, avant et après l’Islam. L’Irak est la seule nation de ce type dans l’histoire du monde. Ce « don » a été donné au peuple irakien par Dieu.
La Démocratie
Dans l’opinion de Saddam, un parti unique n’était pas bon pour l’Irak. Il a déclaré : « La vie n’accepte tout simplement pas une seule idée. Elle accepte seulement un seul Dieu. » Il a dit qu’un système multipartite aurait provoqué « trop d’émoi au peuple irakien » et qu’il aurait été obligé de l’accepter. Il a déclaré : « Actuellement, les seuls partis politiques existant en Irak sont ceux qui ont des armes. »
La Guerre Iran-Irak
Il a été demandé à Saddam si la décision de partir en guerre contre l’Iran en septembre 1980 avait été basée sur des menaces de la part de l’Iran ou si ce fut un moyen de revendiquer le territoire arabe irakien, spécifiquement, la voir navigable de Shatt-al-Arab.
Saddam a donné l’exemple d’un agriculteur qui est votre voisin. « Saddam préfère utiliser des exemples ruraux ou agricoles car ils ont une signification spéciale pour lui. Un jour, le fils du voisin bat votre fils. Le lendemain, il ennuie vos vaches. Par la suite, le fils du voisin endommage votre exploitation agricole en perturbant le système d’irrigation. Si toutes ces choses se sont passées, après suffisamment d’incidents, vous finissez par aller voir votre voisin et vous lui demandez d’arrêter. Habituellement, une mise en garde ou une approche est suffisante pour faire cesser ce comportement.
Cependant, avec l’Iran, cette approche de la part de l’Irak n’a pas marché. Selon Saddam, ceci ne laissa d’autre choix à l’Irak que de combattre. Il a dit que l’Ayatollah Khomeyni avait deux choses qui interféraient avec son esprit. L’une, qu’il était un religieux fanatique qui pensait que tous les dirigeants étaient comme le Shah d’Iran, une personne facile à renverser.
Depuis qu’il avait renversé si facilement le Shah, Khomeyni pensait qu’il pouvait faire la même chose, y compris en Irak. Deuxièmement, Khomeyni avait un complexe sur le fait d’avoir été chassé d’Irak à la fin des années 70.
Khomeyni, exilé d’Iran, avait été « l’hôte » de l’Irak qui lui avait « donné refuge » à Nadjaf. Il a dit que Khomeyni avait été prévenu de ne pas faire de discours contre le Shah et il finit par partir pour la France. Khomeyni croyait que la population chiite du sud de l’Irak le suivrait, en particulier durant la guerre contre l’Irak.
Mais, selon Saddam : « Ils ne l’ont pas accueilli favorablement ». En fait, les Chiites sont restés loyaux à l’Irak et ont combattu les Iraniens. Après deux années de guerre, certains dirigeants militaires irakiens avaient le sentiment que l’Iran avait « reçu une leçon » et recommandèrent de se retirer. Saddam respecta l’information donnée par les commandants militaires et ordonna aux forces irakiennes de se retirer.
Les armes chimiques
A la question de savoir si l’utilisation d’armes chimiques par l’Irak contre l’Iran s’est produit seulement durant la période « défensive » de la guerre et avait été une nécessité, Saddam a déclaré : « Je n’ai pas de réponse pour cela. Je ne répondrai pas. » Interrogé plus tard sur l’usage d’armes chimiques, il a répondu : « Je ne me laisserai pas acculé ou attrapé sur des points techniques. Cela ne vous apportera rien.
Les Etats-Unis ont payé cher pour leurs erreurs, ici, en Irak et dans le monde entier, et continueront de payer pour leurs erreurs dans le monde entier. »
Saddam fit remarquer que l’Iran a utilisé en premier des armes chimiques (à Khoramshahar, en 1981) mais, alors qu’il était interrogé pour la troisième fois sur le sujet, il répondit : « Je ne vous répondrai pas, quelle que soit la façon dont vous posez la question. » Il ajouta : « Je discuterai de tout, à moins que ça ne nuise à mon peuple, à mes amis et à l’armée. »
Oussama Ben Laden
Saddam a déclaré que l’idéologie de Ben Laden n’était pas différente de celle des nombreux zélotes qu’il avait vus. Il a soutenu qu’il n’avait jamais vu ou rencontré personnellement ben Laden. L’Agent spécial Piro lui dit qu’il y avait des preuves claires de rencontres entre le gouvernement irakien et al-Qaïda en deux occasions, à Bagdad et au Soudan. Le rapport du FBI dit que Saddam à répondu « Oui », mais il a déclaré qu’ils n’avaient pas coopéré avec ben Laden. Les accords de paix de Genève Saddam a dit que le ministre irakien des affaires étrangères, Tarek Aziz, avait rencontré le Secrétaire d’Etat James Baker à Genève en janvier 1991. La direction irakienne espérait exploiter toute chance de paix concernant la situation au Koweït. Quand l’occasion s’est présentée, l’Irak a décidé de la suivre. Ils pensaient que cela « aurait du poids » auprès de la communauté internationale. Selon Saddam, Baker n’a apporté aucune solution à la situation du Koweït. A la place, Baker dicta à Aziz les mesures que les Etats-Unis voulaient lui voir prendre, « Autrement, nous vous renverrons à l’âge préindustriel. »
Aziz a dit que les exigences des Etats-Unis étaient impossibles. « Le Koweït est irakien », a soutenu Saddam. Il a été « volé » à l’Irak par une résolution britannique. Si le Koweït n’avait pas été un pays avec des réserves de pétrole, il n’aurait pas été « volé », a-t-il affirmé.
L’arrogance des dirigeants koweïtiens les rendit « stupides » et déclencha la guerre, insista-t-il. Les troupes américaines
Saddam a déclaré : « Si un soldat ne voit pas la logique, il ne sera pas aussi bon ou aussi obéissant. Un soldat doit être convaincu, sinon la discipline est un problème. » Saddam fit un commentaire sur l’état mental actuel des soldats américains en Irak. Il a dit : « Si vous demandiez au soldat américain s’il préfère rester ou partir, alors qu’il est venu en Irak pour trouver des armes de destruction massive mais n’en a pas trouvées et qu’il est venu pour renverser les dirigeants de la dictature de Saddam qui se trouvent tous à présent en prison, il dirait qu’il préfère partir. »
La Palestine
Selon Saddam, le problème n’était pas seulement palestinien, mais c’était un problème arabe. Toute solution au problème devrait se baser sur la justice et la loi internationale. « Une solution qui ne convainc pas la majorité des Palestiniens ne peut pas réussir », a-t-il dit.
Les Arabes sont devenus tristes et déprimés après la défaite de la guerre des six-jours en 1967 et ils ont développé par la suite un sentiment révolutionnaire. Saddam a déclaré que des représentants du Front de Libération de la Palestine (FLP) et de l’Organisation d’Abou Nidal (OAN) étaient, par moment, présents en Irak. « Nous les acceptions en tant qu’invités », a-t-il dit. Ils avaient reçu pour instruction de ne pas mener d’activités contre l’Irak et de s’abstenir de faire du terrorisme.
A un stade, l’OAN avaient été prévenue de cesser ses activités terroristes.
Les sosies
Avant de lui poser des questions sur l’utilisation de sosies, Saddam demande : « Permettez-moi de poser une question directe. Je veux demander, depuis le début de cette interview jusqu’à maintenant, où cette information est allée ? Pour que notre relation reste claire, je veux le savoir. »
L’interviewer a dit à Saddam qu’il représentait le gouvernement des Etats-Unis et que les rapports issus de ces interviews étaient sans aucun doute passés en revue par de nombreux fonctionnaires du gouvernement. Bien que l’interviewer nia savoir quoi que ce soit, parmi ces personnes il pouvait même y avoir le Président des Etats-Unis.
Saddam a dit qu’il n’émettrait aucune réserve si d’autres personnes « devaient entrer dans le processus » et qu’il ne voit pas d’inconvénient à ce que ce matériel soit publié.
A la question de savoir s’il avait jamais utilisé des « sosies » ou des personnes lui ressemblant, comme cela avait été fréquemment discuté dans des livres et autres publications, il a ri et déclaré : « C’est de la prestidigitation, pas la réalité. Il est très difficile de se faire passer pour un autre. » Il a nié que ses fils en avaient utilisé, ajoutant : « Ne pensez pas que je sois énervé que vous mentionniez mes fils. Je pense toujours à eux et au fait qu’ils ont été des martyrs.
Ils seront des exemples pour tous dans le monde. Il a dit qu’ils avaient tous deux combattu dans la guerre contre l’Iran alors qu’ils étaient encore mineurs.
Saddam a terminé cette partie de l’interview en disant : « Si vous décidez de publier un livre, assurez-vous de le publier à la fois en anglais et en arabe. »
Lorsque que le sujet des sosies est revenu plus tard sur le tapis, Saddam a déclaré : « Non, bien sûr que non. »
Les inspections de l’ONU
Saddam a reconnu que l’Irak avait commis une erreur en détruisant certaines armes sans la supervision de l’ONU. Du point de vue de Saddam, les inspecteurs de l’ONU voulaient que toutes leurs dépenses, y compris leurs frais de voyage et d’hébergement, ainsi que d’autres coûts, fussent payés par l’Irak. Au lieu d’attendre les inspecteurs et de supporter toutes ces dépenses, l’Irak a commencé la destruction des armes. L’Irak n’a pas caché ces armes.
En ce qui concerne la destruction des armes, Saddam a déclaré : « Nous les avons détruites. Nous vous l’avons dit, documents à l’appui. C’est tout. » Interrogé sur les restrictions placées sur les lieux visités par les inspecteurs, Saddam a répondu : « Quels lieux ? » Interrogé sur les nombreux endroits, dont le ministère de l’agriculture, Saddam a répondu : « Grands Dieux ! Si j’avais eu de telles armes, je les aurais utilisées pour combattre contre les Etats-Unis. » Lorsqu’il lui a été fait remarquer que la plupart des accusés qui sont innocents acceptent un examen complet des détails de l’accusation et qu’une fois disculpé, celui qui a été accusé apporterait alors la preuve de tout mauvais traitement durant l’enquête, Saddam a déclaré ; « Ce n’est pas une question, c’est un dialogue. Parfait ! » Saddam a dit que les Etats-Unis avaient utilisé des armes interdites au Vietnam. Il a demandé si l’Amérique accepterait que des Irakiens inspectent la Maison-Blanche pour de telles armes. Une telle fouille ne découvrirait probablement rien, dit-il, ajoutant : « Un pays qui accepte d’être violé apportera le déshonneur sur son peuple. »
Saddam a fait également remarquer que des décisions ont été prises par la direction irakienne et pas seulement pas Saddam. Les dirigeants irakiens ont pris des décisions qui ont donné une « ouverture » aux Etats-Unis et des raisons pour la toute dernière guerre. Saddam a admis qu’il y avait des personnes dans le gouvernement irakien qui étaient au départ peu enthousiastes à l’idée de coopérer avec les inspecteurs en armement. Ces personnes travaillaient dur et loyalement et se consacraient à leur travail. Il leur était difficile qu’on leur dise, un jour, d’ouvrir tous leurs dossiers et de remettre tout leur travail et les secrets du gouvernement à des étrangers. Cela a pris du temps et s’est produit par étapes.
Les Armes de Destruction Massive
Saddam a déclaré que le développement d’ADM était pour la défense de la souveraineté irakienne. L’Irak l’a démontré en utilisant des ADM durant la guerre Iran-Irak, alors que l’Iran avait menacé la souveraineté de l’Irak. Pourtant, l’Irak n’a pas utilisé d’ADM durant la guerre du Golfe de 1991, puisque sa souveraineté n’était pas menacée. Il a réfuté que quiconque d’autre en Irak doté d’autorité ait pu les développer. Il a affirmé qu’en diverses occasions il avait tenu des réunions avec tous ses ministres et leur avait demandé spécifiquement si l’Irak avait des ADM dont il n’avait pas conscience. Tous ses ministres ont déclaré que non, alors qu’ils disaient savoir que la position de Saddam à propos des ADM avait une grande importance. Saddam a dit qu’il avait autorisé les inspecteurs de l’ONU à revenir en Irak pour contrer les accusations du gouvernement britannique. Il a dit que cela avait été une décision très difficile à prendre, mais que le gouvernement britannique avait préparé un rapport contenant des renseignements inexacts. Ce furent ces renseignements inexacts sur lesquels les Etats-Unis prirent leurs décisions.
Cependant, Saddam a admis que lorsqu’il était devenu clair qu’une guerre avec les Etats-Unis était imminente, il autorisa les inspecteurs à revenir en Irak dans l’espoir d’éviter la guerre.
Le Koweït
Interrogé pour savoir si l’invasion irakienne du Koweït était à l’origine de la discorde entre Bagdad et le reste du monde, Saddam a affirmé : « L’Amérique avait un plan avec le Koweït pour attaquer l’Irak. Nous avions une copie de ce plan entre nos mains. Si j’avais eu les armes interdites, aurais-je laissé les forces étasuniennes rester au Koweït sans attaquer ? J’espère que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention d’attaquer l’Irak. » Il a affirmé que Washington planifiait la destruction de l’Irak, une intention poussée par le sionisme et l’effet du sionisme sur les élections aux Etats-Unis.
Israël avait également une influence dans ce plan parce qu’ils voyaient l’Irak comme une dangereuse menace militaire à la fin de la guerre Iran-Irak. « Je le crois fermement », a-t-il dit. « Il est difficile d’éviter quelqu’un qui est armé et qui se tient à l’extérieur de votre maison, à moins que vous ne sortiez et que vous tiriez. » Comme l’Irak est un petit pays, il était difficile d’arrêter les Etats-Unis, quelles que soient les mesures prises.
Les Scuds
Saddam a déclaré que lui et personne d’autre dans le gouvernement ou la direction irakienne a donné l’ordre de tirer les missiles SCUD sur Israël. « Tout ce qui nous est arrivé l’a été à cause d’Israël. Israël fait pression sur les politiciens américains et les remplit de haine. » Israël a d’abord attaqué l’Irak en 1981, en détruisant notre unique réacteur nucléaire. En ce qui concerne l’Irak, la guerre avec Israël était « toujours en cours », a-t-il dit. Il voulait punir ce pays qu’il considérait comme étant la source de tous les problèmes.
Selon Saddam, les pays arabes qui ont soutenu la coalition avaient été « déshonorés ».
Les assassinats
Saddam a nié que les services secrets irakiens étaient responsables du meurtre d’opposants politiques qui avaient fui l’Irak. Interrogés sur ceux qui les avaient tués, il a répondu : « Seul Dieu le sait. »
Le massacre des Arabes Marsh
Saddam a dit au FBI qu’il admirait les Arabes Marsh et qu’il avait même vécu avec eux pendant une période dans les années 60. Il a affirmé que les Marsh avaient été purgés pour améliorer la santé des Irakiens. Saddam a déclaré que le gouvernement ne pouvait tout simplement pas « rester les bras croisés à observer cet souffrance ». Les relations avec eux continuèrent d’être bonne jusqu’à l’arrivée d’un « étranger dans cette situation ». « C’est devenu mauvais », a affirmé Saddam, lorsque l’Iran a corrompu quelques-uns des Arabes Marsh.
Il a nié que les Marsh avaient été purgés pour les punir de l’insurrection contre le pouvoir de Bagdad.
Les Téléphones
Saddam a déclaré qu’il ne se rappelait avoir utilisé le téléphone qu’à deux occasions depuis mars 1990, parce qu’il craignait la capacité des Etats-Unis à le mettre sur table d’écoute. D’autre part, Saddam ne restait pas au même endroit plus d’une journée. Il communiquait essentiellement en utilisant des messagers pour communiquer ou il rencontrait personnellement les officiels du gouvernement pour discuter de diverses questions.
La Fuite de Bagdad
Saddam a dit qu’il était resté à Bagdad jusqu’au 10 ou 11 avril 2003, sur quoi il est apparu que la ville tomberait. Avant son départ, il a eu une réunion finale avec les hauts responsables irakiens et leur a dit « nous combattrons en secret ». Après cela, il a quitté Bagdad et a commencé à disperser « progressivement » ses gardes du corps, afin de ne pas attirer l’attention, leur disant que leur devoir était terminé.
La Traîtrise
Il a dit qu’un « traître » avait fourni l’information ayant conduit à sa capture. En tant qu’« hôte » dans ce lieu et en tant qu’Irakien, il n’aurait pas dû être donné aux forces américaines. Les petits-enfants de ce « traître » le tiendront pour responsable et le diront aux générations futures.
La ferme où il a été capturé était le même endroit où il s’était caché en 1959 en fuyant de Bagdad après avoir pris part à l’assassinat raté contre le président irakien d’alors, Kassem.
Les Elections irakiennes
Saddam, lorsqu’il apprit les élections à venir en Irak, a dit que le peuple irakien n’accepterait pas un dirigeant élu durant l’occupation et il a dit qu’il en avait fait l’expérience dans le passé lorsque le Roi Fayçal fut placé au pouvoir sous l’administration britannique.
Les Palais
Tandis qu’il parlait de l’air conditionné dans sa cellule, en cours de réparation à ce moment-là, Saddam avisa qu’il était habitué à vivre simplement et que personnellement il n’aimait pas les modes de vie extravagants. Interrogé sur le nombre de palais et leur nature extravagante, Saddam a déclaré que ces palais appartenaient à la nation et non pas à une personne en particulier.
La menace israélo-américaine signifiait que de nombreux palais devaient être construits pour faciliter les rencontres entre les dirigeants irakiens sans que l’on puisse les éliminés. Comme les palais appartenaient à la nation, il ne vivait dans aucun d’eux, a-t-il dit.
La Culture américaine
Saddam a dit qu’il s’intéressait à comprendre la culture américaine et qu’il le faisait en regardant des films américains.
L’Agent et le dictateur
L’agent du FBI, George L. Piro, a mené 20 interviews et cinq conversations avec Saddam Hussein au centre de détention militaire de l’aéroport de Bagdad, entre le 7 février 2004 – six jours après son arrestation – et le 28 juin 2004. Seule, la dernière interview – du 1er mai 2004 – a été entièrement retranscrite, bien qu’un document de fond ait été également profondément coupé [censuré ?]. M. Piro était l’un des rares agents du FBI qui parlait arabe et l’agence espérait de bons rapports [entre Saddam et l’agent du FBI].
Il semble que Saddam ait développé un certain respect pour M. Piro.
Dans la première interview, lorsque Saddam a admis que son interviewer était malin, il a déclaré : « Peut-être qu’une conversation entre deux personnes aussi éduquées ne sera pas utile ou couronnée de succès. »
Dans l’une de leurs dernières conversations, Saddam, visiblement détendu, a plaisanté sur ses deux demi-frères, Barzan Ibrahim Hassan, l’ancien chef de la police secrète, et Watban Ibrahim Hassan, qui fut, à un moment, ministre de l’intérieur. Saddam a dit que Barzan était très intelligent, doté d’une personnalité très affable. M. Piro a répliqué que Barzan n’était pas très amical. Saddam a ri et dit que M. Piro l’avait bien eu. Saddam a dit que Watban était l’opposé de Barzan, amical mais simplet.
Résumé de la vie de Saddam
Avril 1937 Saddam Hussein est né près de la ville septentrionale de Tikrit, cinq ans après l’indépendance de l’Irak. A 20 ans, il rejoint le Parti Baasiste naissant, qui mettait en avant une version socialiste du nationalisme pan-arabe. 1959 – 1963 Le jeune Saddam s’enfuit vers la Syrie, puis l’Egypte, après un complot contre le Premier ministre Abd al-Karim Qasim. Le Premier ministre finit par être renversé dans un coup d’Etat mené par le Parti Baasiste, qui sera lui-même renversé six mois plus tard. Des milliers de « socialistes » irakiens seront exécutés et Saddam sera emprisonné entre 1964 et 1966. Juillet 1968 Le Parti Baasiste prend le pouvoir dans un nouveau coup d’Etat et le Général Bakr, un parent de Saddam, devient président. Saddam devient son adjoint et construit une force de sécurité dont tout le monde avait peur, avec des membres de sa famille et des alliés à des postes clés dans les affaires et le gouvernement. Juillet 1979 Saddam force le Général Bakr à quitter le pouvoir, exécutant dans le processus, en quelques jours, des douzaines de rivaux. Il envahit l’Iran en septembre 1980, le début d’une guerre de huit ans dans laquelle un million de personnes perdirent la vie. Gaz moutarde et innervant sont utilisés contre les troupes iraniennes et ensuite contre les Kurdes irakiens en 1988, qui font des dizaines de milliers de victimes. [N.d.T. : Cette version de l’histoire est controversée. Voir l’article de Jude Wanniski en bas de page][1] Août 1990 L’Irak envahit le Koweït, riche en pétrole, en pleine crise économique. La Guerre du Golfe commence en janvier 1991, alors que les forces de la coalition lancent l’Opération « Tempête du Désert ». Saddam ne participe pas à la réunion de cessez-le-feu avec les commandants étasuniens, le 3 mars 1991. [N.d.T. : Encore une fois, c’est une façon assez simpliste de présenter les choses. Le journaliste David Connett semble sous-entendre que le pétrole pouvait être la justification de cette invasion. Mais, comme le dit très bien Saddam Hussein dans les interviews avec M. Piro, le Koweït était la 19ème province de l’Irak, avant que la perfide Albion n’en fasse sa chasse gardée.] Mai 1994 Saddam a survécu aux soulèvements qui suivirent la guerre du golfe et devint Premier ministre et Président. Des zones d’interdiction aériennes et des sanctions économiques, incluant le programme controversé « pétrole contre nourriture », sont introduites par les Nations-Unies pour l’endiguer. Il expulse les inspecteurs en armement de l’ONU en octobre 1998, après sept années de coopération. Cela conduit à une campagne de bombardement de trois jours par les Etats-Unis et le Royaume-Uni contre des programmes suspects d’armement nucléaire. [N.d.T. : Cela c’est passé sous Bill Clinton et Tony Blair, lesquels s’en sont donnés à cœur joie et leur embargo a probablement causé la mort de plus d’un million d’Irakiens.] Novembre 2002 Les inspecteurs en armement retournent en Irak après que le Conseil de Sécurité de l’ONU eut voté la Résolution 1441, menaçant l’Irak de « conséquences sérieuses » à moins que toutes les armes de destruction massive ne soient abandonnées Le Royaume-Uni et les Etats-Unis font pression pour une nouvelle résolution qui autorise l’action militaire, mais ils lancent l’attaque en mars 2003 avant qu’elle ne soit jamais votée. [N.d.T. : Une fois encore, David Connett semble ignorer que le monde entier savait que les accusations portées par Bush et Blair étaient des bobards grossiers et que la France, représentée alors par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, avait menacé de brandir son veto sur cette résolution. L’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg ont suivi la position de la France. Par contre, les nouveaux entrants dans l’Union Européenne, Pologne et République Tchèque en tête ont fait acte d’allégeance aux Anglais et aux Américains. David Connett aurait pu également parler du million de morts et des 2 ou 3 millions de déplacés dans le camp irakien, à cause de cette guerre pour le pétrole.] Décembre 2003 Saddam est capturé par des soldats américains, après que ceux-ci furent tuyautés et conduits à un trou creusé dans la terre près de sa ville natale de Tikrit. Son procès eut lieu deux ans plus tard où il dut répondre des accusations de crimes contre l’humanité qui remontaient à 1982. Ce procès fut entouré de controverses, mais malgré l’assassinat de trois avocats de la défense et une grève de la faim de Saddam, le 5 novembre 2006, il est reconnu coupable et condamné à mort par pendaison. Décembre 2006 Il est exécuté le 30 décembre et des photos sont prises sur un téléphone mobile qui font le tour de la planète quelques heures plus tard.
Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]url:http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/dossier_Saddam_interviews_050709.htm Note : ____________________
[1] Saddam Hussein n'a pas perpétré de génocide, par Jude Wanniski
détaillant les interrogatoires de l’ancien président irakien.
David Connett les a passés au crible The Independent mardi 7 juillet 2009 article original : "The Saddam Files: His final interviews"
Mardi 07 Juillet 2009
Saddam durant son interrogatoire (EPA)
Ses réalisations
« Saddam a déclaré qu’il a servi le peuple irakien pendant une très longue période. Il considère que ses programmes sociaux pour les citoyens irakiens et les améliorations dans d’autres secteurs de l’économie, y compris l’amélioration de l’éducation, du système de santé, de l’industrie, de l’agriculture et d’autres secteurs qui ont généralement amélioré la vie des Irakiens, font partie de ses plus grandes réussites. En 1968, le peuple irakien « n’avait quasiment rien ». L’économie irakienne dépendait entièrement de la production de pétrole, dont la plus grande partie était exportée d’Irak par des sociétés étrangères. L’Irak fabriquait très peu de biens manufacturés, la plupart devant être importés. Le système de santé était « primitif » et le taux de mortalité était très élevé, en particulier parmi les pauvres. L’alphabétisme tournait autour de 27 %. Les routes étaient pratiquement inexistantes dans les zones rurales et « très mauvaises » dans les villes d’Irak. Les occasions de faire des études étaient très limitées au niveau universitaire, même à Bagdad.
Saddam a amélioré tous ces secteurs. Il considère que cela constitue sa plus grande réussite et le « service » rendu aux Irakiens. Il a déclaré être persuadé que plus de personnes l’aimeront après sa mort qu’aujourd’hui.
Dans le futur, Saddam sera reconnu pour son « équité » et pour avoir affronté l’oppression. Il a déclaré que selon son opinion les Irakiens soutenaient toujours leur dirigeant.
Les erreurs
Saddam a admis que tous ses efforts n’ont pas été vus comme des réussites aux yeux de certaines personnes. Il a déclaré qu’il n’était pas convaincu par le système américain de gouvernement. Il a fait remarquer que près de 30 millions de personnes vivent dans la pauvreté en Amérique, mais les Américains ne considèrent pas cela comme un « crime ». Il a dit qu’il n’accepterait jamais cela pour l’Irak.
Pressé une deuxième fois par l’interviewer de reconnaître ses propres erreurs, il demande : « Pensez-vous que je dirais à un ennemi si j’avais commis une erreur ? » Saddam dit qu’il ne révèlerait ses erreurs à aucun ennemi comme l’Amérique. Il a fait remarquer qu’il ne considérait pas l’interviewer comme un ennemi, pas plus que le peuple américain, mais le système américain de gouvernement. Il a dit au FBI que ce que les gens pensent ou disent de lui n’est tout simplement pas important. Ce qui importe c’est ce qu’ils penseront de lui dans le futur, dans 500 ans ou dans 1.000 ans.
« Cependant, la chose la plus importante est ce que pense Dieu. »
Le « don » irakien
Il a dit aux interrogateurs du FBI que l’Irak était aujourd’hui une grande nation, comme ce fut le cas à d’autres époques de l’histoire. Les nations ne parviennent généralement « au premier rang » qu’une seule fois. L’Irak y a accédé de nombreuses fois, avant et après l’Islam. L’Irak est la seule nation de ce type dans l’histoire du monde. Ce « don » a été donné au peuple irakien par Dieu.
La Démocratie
Dans l’opinion de Saddam, un parti unique n’était pas bon pour l’Irak. Il a déclaré : « La vie n’accepte tout simplement pas une seule idée. Elle accepte seulement un seul Dieu. » Il a dit qu’un système multipartite aurait provoqué « trop d’émoi au peuple irakien » et qu’il aurait été obligé de l’accepter. Il a déclaré : « Actuellement, les seuls partis politiques existant en Irak sont ceux qui ont des armes. »
La Guerre Iran-Irak
Il a été demandé à Saddam si la décision de partir en guerre contre l’Iran en septembre 1980 avait été basée sur des menaces de la part de l’Iran ou si ce fut un moyen de revendiquer le territoire arabe irakien, spécifiquement, la voir navigable de Shatt-al-Arab.
Saddam a donné l’exemple d’un agriculteur qui est votre voisin. « Saddam préfère utiliser des exemples ruraux ou agricoles car ils ont une signification spéciale pour lui. Un jour, le fils du voisin bat votre fils. Le lendemain, il ennuie vos vaches. Par la suite, le fils du voisin endommage votre exploitation agricole en perturbant le système d’irrigation. Si toutes ces choses se sont passées, après suffisamment d’incidents, vous finissez par aller voir votre voisin et vous lui demandez d’arrêter. Habituellement, une mise en garde ou une approche est suffisante pour faire cesser ce comportement.
Cependant, avec l’Iran, cette approche de la part de l’Irak n’a pas marché. Selon Saddam, ceci ne laissa d’autre choix à l’Irak que de combattre. Il a dit que l’Ayatollah Khomeyni avait deux choses qui interféraient avec son esprit. L’une, qu’il était un religieux fanatique qui pensait que tous les dirigeants étaient comme le Shah d’Iran, une personne facile à renverser.
Depuis qu’il avait renversé si facilement le Shah, Khomeyni pensait qu’il pouvait faire la même chose, y compris en Irak. Deuxièmement, Khomeyni avait un complexe sur le fait d’avoir été chassé d’Irak à la fin des années 70.
Khomeyni, exilé d’Iran, avait été « l’hôte » de l’Irak qui lui avait « donné refuge » à Nadjaf. Il a dit que Khomeyni avait été prévenu de ne pas faire de discours contre le Shah et il finit par partir pour la France. Khomeyni croyait que la population chiite du sud de l’Irak le suivrait, en particulier durant la guerre contre l’Irak.
Mais, selon Saddam : « Ils ne l’ont pas accueilli favorablement ». En fait, les Chiites sont restés loyaux à l’Irak et ont combattu les Iraniens. Après deux années de guerre, certains dirigeants militaires irakiens avaient le sentiment que l’Iran avait « reçu une leçon » et recommandèrent de se retirer. Saddam respecta l’information donnée par les commandants militaires et ordonna aux forces irakiennes de se retirer.
Les armes chimiques
A la question de savoir si l’utilisation d’armes chimiques par l’Irak contre l’Iran s’est produit seulement durant la période « défensive » de la guerre et avait été une nécessité, Saddam a déclaré : « Je n’ai pas de réponse pour cela. Je ne répondrai pas. » Interrogé plus tard sur l’usage d’armes chimiques, il a répondu : « Je ne me laisserai pas acculé ou attrapé sur des points techniques. Cela ne vous apportera rien.
Les Etats-Unis ont payé cher pour leurs erreurs, ici, en Irak et dans le monde entier, et continueront de payer pour leurs erreurs dans le monde entier. »
Saddam fit remarquer que l’Iran a utilisé en premier des armes chimiques (à Khoramshahar, en 1981) mais, alors qu’il était interrogé pour la troisième fois sur le sujet, il répondit : « Je ne vous répondrai pas, quelle que soit la façon dont vous posez la question. » Il ajouta : « Je discuterai de tout, à moins que ça ne nuise à mon peuple, à mes amis et à l’armée. »
Oussama Ben Laden
Saddam a déclaré que l’idéologie de Ben Laden n’était pas différente de celle des nombreux zélotes qu’il avait vus. Il a soutenu qu’il n’avait jamais vu ou rencontré personnellement ben Laden. L’Agent spécial Piro lui dit qu’il y avait des preuves claires de rencontres entre le gouvernement irakien et al-Qaïda en deux occasions, à Bagdad et au Soudan. Le rapport du FBI dit que Saddam à répondu « Oui », mais il a déclaré qu’ils n’avaient pas coopéré avec ben Laden. Les accords de paix de Genève Saddam a dit que le ministre irakien des affaires étrangères, Tarek Aziz, avait rencontré le Secrétaire d’Etat James Baker à Genève en janvier 1991. La direction irakienne espérait exploiter toute chance de paix concernant la situation au Koweït. Quand l’occasion s’est présentée, l’Irak a décidé de la suivre. Ils pensaient que cela « aurait du poids » auprès de la communauté internationale. Selon Saddam, Baker n’a apporté aucune solution à la situation du Koweït. A la place, Baker dicta à Aziz les mesures que les Etats-Unis voulaient lui voir prendre, « Autrement, nous vous renverrons à l’âge préindustriel. »
Aziz a dit que les exigences des Etats-Unis étaient impossibles. « Le Koweït est irakien », a soutenu Saddam. Il a été « volé » à l’Irak par une résolution britannique. Si le Koweït n’avait pas été un pays avec des réserves de pétrole, il n’aurait pas été « volé », a-t-il affirmé.
L’arrogance des dirigeants koweïtiens les rendit « stupides » et déclencha la guerre, insista-t-il. Les troupes américaines
Saddam a déclaré : « Si un soldat ne voit pas la logique, il ne sera pas aussi bon ou aussi obéissant. Un soldat doit être convaincu, sinon la discipline est un problème. » Saddam fit un commentaire sur l’état mental actuel des soldats américains en Irak. Il a dit : « Si vous demandiez au soldat américain s’il préfère rester ou partir, alors qu’il est venu en Irak pour trouver des armes de destruction massive mais n’en a pas trouvées et qu’il est venu pour renverser les dirigeants de la dictature de Saddam qui se trouvent tous à présent en prison, il dirait qu’il préfère partir. »
La Palestine
Selon Saddam, le problème n’était pas seulement palestinien, mais c’était un problème arabe. Toute solution au problème devrait se baser sur la justice et la loi internationale. « Une solution qui ne convainc pas la majorité des Palestiniens ne peut pas réussir », a-t-il dit.
Les Arabes sont devenus tristes et déprimés après la défaite de la guerre des six-jours en 1967 et ils ont développé par la suite un sentiment révolutionnaire. Saddam a déclaré que des représentants du Front de Libération de la Palestine (FLP) et de l’Organisation d’Abou Nidal (OAN) étaient, par moment, présents en Irak. « Nous les acceptions en tant qu’invités », a-t-il dit. Ils avaient reçu pour instruction de ne pas mener d’activités contre l’Irak et de s’abstenir de faire du terrorisme.
A un stade, l’OAN avaient été prévenue de cesser ses activités terroristes.
Les sosies
Avant de lui poser des questions sur l’utilisation de sosies, Saddam demande : « Permettez-moi de poser une question directe. Je veux demander, depuis le début de cette interview jusqu’à maintenant, où cette information est allée ? Pour que notre relation reste claire, je veux le savoir. »
L’interviewer a dit à Saddam qu’il représentait le gouvernement des Etats-Unis et que les rapports issus de ces interviews étaient sans aucun doute passés en revue par de nombreux fonctionnaires du gouvernement. Bien que l’interviewer nia savoir quoi que ce soit, parmi ces personnes il pouvait même y avoir le Président des Etats-Unis.
Saddam a dit qu’il n’émettrait aucune réserve si d’autres personnes « devaient entrer dans le processus » et qu’il ne voit pas d’inconvénient à ce que ce matériel soit publié.
A la question de savoir s’il avait jamais utilisé des « sosies » ou des personnes lui ressemblant, comme cela avait été fréquemment discuté dans des livres et autres publications, il a ri et déclaré : « C’est de la prestidigitation, pas la réalité. Il est très difficile de se faire passer pour un autre. » Il a nié que ses fils en avaient utilisé, ajoutant : « Ne pensez pas que je sois énervé que vous mentionniez mes fils. Je pense toujours à eux et au fait qu’ils ont été des martyrs.
Ils seront des exemples pour tous dans le monde. Il a dit qu’ils avaient tous deux combattu dans la guerre contre l’Iran alors qu’ils étaient encore mineurs.
Saddam a terminé cette partie de l’interview en disant : « Si vous décidez de publier un livre, assurez-vous de le publier à la fois en anglais et en arabe. »
Lorsque que le sujet des sosies est revenu plus tard sur le tapis, Saddam a déclaré : « Non, bien sûr que non. »
Les inspections de l’ONU
Saddam a reconnu que l’Irak avait commis une erreur en détruisant certaines armes sans la supervision de l’ONU. Du point de vue de Saddam, les inspecteurs de l’ONU voulaient que toutes leurs dépenses, y compris leurs frais de voyage et d’hébergement, ainsi que d’autres coûts, fussent payés par l’Irak. Au lieu d’attendre les inspecteurs et de supporter toutes ces dépenses, l’Irak a commencé la destruction des armes. L’Irak n’a pas caché ces armes.
En ce qui concerne la destruction des armes, Saddam a déclaré : « Nous les avons détruites. Nous vous l’avons dit, documents à l’appui. C’est tout. » Interrogé sur les restrictions placées sur les lieux visités par les inspecteurs, Saddam a répondu : « Quels lieux ? » Interrogé sur les nombreux endroits, dont le ministère de l’agriculture, Saddam a répondu : « Grands Dieux ! Si j’avais eu de telles armes, je les aurais utilisées pour combattre contre les Etats-Unis. » Lorsqu’il lui a été fait remarquer que la plupart des accusés qui sont innocents acceptent un examen complet des détails de l’accusation et qu’une fois disculpé, celui qui a été accusé apporterait alors la preuve de tout mauvais traitement durant l’enquête, Saddam a déclaré ; « Ce n’est pas une question, c’est un dialogue. Parfait ! » Saddam a dit que les Etats-Unis avaient utilisé des armes interdites au Vietnam. Il a demandé si l’Amérique accepterait que des Irakiens inspectent la Maison-Blanche pour de telles armes. Une telle fouille ne découvrirait probablement rien, dit-il, ajoutant : « Un pays qui accepte d’être violé apportera le déshonneur sur son peuple. »
Saddam a fait également remarquer que des décisions ont été prises par la direction irakienne et pas seulement pas Saddam. Les dirigeants irakiens ont pris des décisions qui ont donné une « ouverture » aux Etats-Unis et des raisons pour la toute dernière guerre. Saddam a admis qu’il y avait des personnes dans le gouvernement irakien qui étaient au départ peu enthousiastes à l’idée de coopérer avec les inspecteurs en armement. Ces personnes travaillaient dur et loyalement et se consacraient à leur travail. Il leur était difficile qu’on leur dise, un jour, d’ouvrir tous leurs dossiers et de remettre tout leur travail et les secrets du gouvernement à des étrangers. Cela a pris du temps et s’est produit par étapes.
Les Armes de Destruction Massive
Saddam a déclaré que le développement d’ADM était pour la défense de la souveraineté irakienne. L’Irak l’a démontré en utilisant des ADM durant la guerre Iran-Irak, alors que l’Iran avait menacé la souveraineté de l’Irak. Pourtant, l’Irak n’a pas utilisé d’ADM durant la guerre du Golfe de 1991, puisque sa souveraineté n’était pas menacée. Il a réfuté que quiconque d’autre en Irak doté d’autorité ait pu les développer. Il a affirmé qu’en diverses occasions il avait tenu des réunions avec tous ses ministres et leur avait demandé spécifiquement si l’Irak avait des ADM dont il n’avait pas conscience. Tous ses ministres ont déclaré que non, alors qu’ils disaient savoir que la position de Saddam à propos des ADM avait une grande importance. Saddam a dit qu’il avait autorisé les inspecteurs de l’ONU à revenir en Irak pour contrer les accusations du gouvernement britannique. Il a dit que cela avait été une décision très difficile à prendre, mais que le gouvernement britannique avait préparé un rapport contenant des renseignements inexacts. Ce furent ces renseignements inexacts sur lesquels les Etats-Unis prirent leurs décisions.
Cependant, Saddam a admis que lorsqu’il était devenu clair qu’une guerre avec les Etats-Unis était imminente, il autorisa les inspecteurs à revenir en Irak dans l’espoir d’éviter la guerre.
Le Koweït
Interrogé pour savoir si l’invasion irakienne du Koweït était à l’origine de la discorde entre Bagdad et le reste du monde, Saddam a affirmé : « L’Amérique avait un plan avec le Koweït pour attaquer l’Irak. Nous avions une copie de ce plan entre nos mains. Si j’avais eu les armes interdites, aurais-je laissé les forces étasuniennes rester au Koweït sans attaquer ? J’espère que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention d’attaquer l’Irak. » Il a affirmé que Washington planifiait la destruction de l’Irak, une intention poussée par le sionisme et l’effet du sionisme sur les élections aux Etats-Unis.
Israël avait également une influence dans ce plan parce qu’ils voyaient l’Irak comme une dangereuse menace militaire à la fin de la guerre Iran-Irak. « Je le crois fermement », a-t-il dit. « Il est difficile d’éviter quelqu’un qui est armé et qui se tient à l’extérieur de votre maison, à moins que vous ne sortiez et que vous tiriez. » Comme l’Irak est un petit pays, il était difficile d’arrêter les Etats-Unis, quelles que soient les mesures prises.
Les Scuds
Saddam a déclaré que lui et personne d’autre dans le gouvernement ou la direction irakienne a donné l’ordre de tirer les missiles SCUD sur Israël. « Tout ce qui nous est arrivé l’a été à cause d’Israël. Israël fait pression sur les politiciens américains et les remplit de haine. » Israël a d’abord attaqué l’Irak en 1981, en détruisant notre unique réacteur nucléaire. En ce qui concerne l’Irak, la guerre avec Israël était « toujours en cours », a-t-il dit. Il voulait punir ce pays qu’il considérait comme étant la source de tous les problèmes.
Selon Saddam, les pays arabes qui ont soutenu la coalition avaient été « déshonorés ».
Les assassinats
Saddam a nié que les services secrets irakiens étaient responsables du meurtre d’opposants politiques qui avaient fui l’Irak. Interrogés sur ceux qui les avaient tués, il a répondu : « Seul Dieu le sait. »
Le massacre des Arabes Marsh
Saddam a dit au FBI qu’il admirait les Arabes Marsh et qu’il avait même vécu avec eux pendant une période dans les années 60. Il a affirmé que les Marsh avaient été purgés pour améliorer la santé des Irakiens. Saddam a déclaré que le gouvernement ne pouvait tout simplement pas « rester les bras croisés à observer cet souffrance ». Les relations avec eux continuèrent d’être bonne jusqu’à l’arrivée d’un « étranger dans cette situation ». « C’est devenu mauvais », a affirmé Saddam, lorsque l’Iran a corrompu quelques-uns des Arabes Marsh.
Il a nié que les Marsh avaient été purgés pour les punir de l’insurrection contre le pouvoir de Bagdad.
Les Téléphones
Saddam a déclaré qu’il ne se rappelait avoir utilisé le téléphone qu’à deux occasions depuis mars 1990, parce qu’il craignait la capacité des Etats-Unis à le mettre sur table d’écoute. D’autre part, Saddam ne restait pas au même endroit plus d’une journée. Il communiquait essentiellement en utilisant des messagers pour communiquer ou il rencontrait personnellement les officiels du gouvernement pour discuter de diverses questions.
La Fuite de Bagdad
Saddam a dit qu’il était resté à Bagdad jusqu’au 10 ou 11 avril 2003, sur quoi il est apparu que la ville tomberait. Avant son départ, il a eu une réunion finale avec les hauts responsables irakiens et leur a dit « nous combattrons en secret ». Après cela, il a quitté Bagdad et a commencé à disperser « progressivement » ses gardes du corps, afin de ne pas attirer l’attention, leur disant que leur devoir était terminé.
La Traîtrise
Il a dit qu’un « traître » avait fourni l’information ayant conduit à sa capture. En tant qu’« hôte » dans ce lieu et en tant qu’Irakien, il n’aurait pas dû être donné aux forces américaines. Les petits-enfants de ce « traître » le tiendront pour responsable et le diront aux générations futures.
La ferme où il a été capturé était le même endroit où il s’était caché en 1959 en fuyant de Bagdad après avoir pris part à l’assassinat raté contre le président irakien d’alors, Kassem.
Les Elections irakiennes
Saddam, lorsqu’il apprit les élections à venir en Irak, a dit que le peuple irakien n’accepterait pas un dirigeant élu durant l’occupation et il a dit qu’il en avait fait l’expérience dans le passé lorsque le Roi Fayçal fut placé au pouvoir sous l’administration britannique.
Les Palais
Tandis qu’il parlait de l’air conditionné dans sa cellule, en cours de réparation à ce moment-là, Saddam avisa qu’il était habitué à vivre simplement et que personnellement il n’aimait pas les modes de vie extravagants. Interrogé sur le nombre de palais et leur nature extravagante, Saddam a déclaré que ces palais appartenaient à la nation et non pas à une personne en particulier.
La menace israélo-américaine signifiait que de nombreux palais devaient être construits pour faciliter les rencontres entre les dirigeants irakiens sans que l’on puisse les éliminés. Comme les palais appartenaient à la nation, il ne vivait dans aucun d’eux, a-t-il dit.
La Culture américaine
Saddam a dit qu’il s’intéressait à comprendre la culture américaine et qu’il le faisait en regardant des films américains.
L’Agent et le dictateur
L’agent du FBI, George L. Piro, a mené 20 interviews et cinq conversations avec Saddam Hussein au centre de détention militaire de l’aéroport de Bagdad, entre le 7 février 2004 – six jours après son arrestation – et le 28 juin 2004. Seule, la dernière interview – du 1er mai 2004 – a été entièrement retranscrite, bien qu’un document de fond ait été également profondément coupé [censuré ?]. M. Piro était l’un des rares agents du FBI qui parlait arabe et l’agence espérait de bons rapports [entre Saddam et l’agent du FBI].
Il semble que Saddam ait développé un certain respect pour M. Piro.
Dans la première interview, lorsque Saddam a admis que son interviewer était malin, il a déclaré : « Peut-être qu’une conversation entre deux personnes aussi éduquées ne sera pas utile ou couronnée de succès. »
Dans l’une de leurs dernières conversations, Saddam, visiblement détendu, a plaisanté sur ses deux demi-frères, Barzan Ibrahim Hassan, l’ancien chef de la police secrète, et Watban Ibrahim Hassan, qui fut, à un moment, ministre de l’intérieur. Saddam a dit que Barzan était très intelligent, doté d’une personnalité très affable. M. Piro a répliqué que Barzan n’était pas très amical. Saddam a ri et dit que M. Piro l’avait bien eu. Saddam a dit que Watban était l’opposé de Barzan, amical mais simplet.
Résumé de la vie de Saddam
Avril 1937 Saddam Hussein est né près de la ville septentrionale de Tikrit, cinq ans après l’indépendance de l’Irak. A 20 ans, il rejoint le Parti Baasiste naissant, qui mettait en avant une version socialiste du nationalisme pan-arabe. 1959 – 1963 Le jeune Saddam s’enfuit vers la Syrie, puis l’Egypte, après un complot contre le Premier ministre Abd al-Karim Qasim. Le Premier ministre finit par être renversé dans un coup d’Etat mené par le Parti Baasiste, qui sera lui-même renversé six mois plus tard. Des milliers de « socialistes » irakiens seront exécutés et Saddam sera emprisonné entre 1964 et 1966. Juillet 1968 Le Parti Baasiste prend le pouvoir dans un nouveau coup d’Etat et le Général Bakr, un parent de Saddam, devient président. Saddam devient son adjoint et construit une force de sécurité dont tout le monde avait peur, avec des membres de sa famille et des alliés à des postes clés dans les affaires et le gouvernement. Juillet 1979 Saddam force le Général Bakr à quitter le pouvoir, exécutant dans le processus, en quelques jours, des douzaines de rivaux. Il envahit l’Iran en septembre 1980, le début d’une guerre de huit ans dans laquelle un million de personnes perdirent la vie. Gaz moutarde et innervant sont utilisés contre les troupes iraniennes et ensuite contre les Kurdes irakiens en 1988, qui font des dizaines de milliers de victimes. [N.d.T. : Cette version de l’histoire est controversée. Voir l’article de Jude Wanniski en bas de page][1] Août 1990 L’Irak envahit le Koweït, riche en pétrole, en pleine crise économique. La Guerre du Golfe commence en janvier 1991, alors que les forces de la coalition lancent l’Opération « Tempête du Désert ». Saddam ne participe pas à la réunion de cessez-le-feu avec les commandants étasuniens, le 3 mars 1991. [N.d.T. : Encore une fois, c’est une façon assez simpliste de présenter les choses. Le journaliste David Connett semble sous-entendre que le pétrole pouvait être la justification de cette invasion. Mais, comme le dit très bien Saddam Hussein dans les interviews avec M. Piro, le Koweït était la 19ème province de l’Irak, avant que la perfide Albion n’en fasse sa chasse gardée.] Mai 1994 Saddam a survécu aux soulèvements qui suivirent la guerre du golfe et devint Premier ministre et Président. Des zones d’interdiction aériennes et des sanctions économiques, incluant le programme controversé « pétrole contre nourriture », sont introduites par les Nations-Unies pour l’endiguer. Il expulse les inspecteurs en armement de l’ONU en octobre 1998, après sept années de coopération. Cela conduit à une campagne de bombardement de trois jours par les Etats-Unis et le Royaume-Uni contre des programmes suspects d’armement nucléaire. [N.d.T. : Cela c’est passé sous Bill Clinton et Tony Blair, lesquels s’en sont donnés à cœur joie et leur embargo a probablement causé la mort de plus d’un million d’Irakiens.] Novembre 2002 Les inspecteurs en armement retournent en Irak après que le Conseil de Sécurité de l’ONU eut voté la Résolution 1441, menaçant l’Irak de « conséquences sérieuses » à moins que toutes les armes de destruction massive ne soient abandonnées Le Royaume-Uni et les Etats-Unis font pression pour une nouvelle résolution qui autorise l’action militaire, mais ils lancent l’attaque en mars 2003 avant qu’elle ne soit jamais votée. [N.d.T. : Une fois encore, David Connett semble ignorer que le monde entier savait que les accusations portées par Bush et Blair étaient des bobards grossiers et que la France, représentée alors par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, avait menacé de brandir son veto sur cette résolution. L’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg ont suivi la position de la France. Par contre, les nouveaux entrants dans l’Union Européenne, Pologne et République Tchèque en tête ont fait acte d’allégeance aux Anglais et aux Américains. David Connett aurait pu également parler du million de morts et des 2 ou 3 millions de déplacés dans le camp irakien, à cause de cette guerre pour le pétrole.] Décembre 2003 Saddam est capturé par des soldats américains, après que ceux-ci furent tuyautés et conduits à un trou creusé dans la terre près de sa ville natale de Tikrit. Son procès eut lieu deux ans plus tard où il dut répondre des accusations de crimes contre l’humanité qui remontaient à 1982. Ce procès fut entouré de controverses, mais malgré l’assassinat de trois avocats de la défense et une grève de la faim de Saddam, le 5 novembre 2006, il est reconnu coupable et condamné à mort par pendaison. Décembre 2006 Il est exécuté le 30 décembre et des photos sont prises sur un téléphone mobile qui font le tour de la planète quelques heures plus tard.
Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]url:http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/dossier_Saddam_interviews_050709.htm Note : ____________________
[1] Saddam Hussein n'a pas perpétré de génocide, par Jude Wanniski
Saturday, July 04, 2009
Les Maîtres de l’Hypocrisie
Par Khaled Amayreh
Je suis sûr que Shimon Peres, le Président de l’Etat criminel d’Israël, serait le grand gagnant de n’importe quel championnat international du pire menteur et hypocrite. Cette semaine, il a participé à une conférence interreligieuse à Astana, capitale du Kazakhstan, où il a eu le culot de faire un discours sur la paix, la dignité humaine, l’éthique morale et la tolérance religieuse devant des délégués représentant les principales religions du monde.
Pendant son discours, Peres, dont le pays a perpétré un génocide virtuel à Gaza il y a juste six mois, a exhorté les croyants à montrer du respect envers ceux dont les fois sont différentes. Il a également demandé au Roi d’Arabie Saoudite de le rencontrer à Jérusalem Occupée, à Riyad ou en tout autre endroit « pour prier pour la paix parmi tous les peuples, sans différence de religion. »
Peres se livrait à ses déclarations moralisatrices sur la paix avec les Arabes quelques heures à peine après que le gouvernement israélien ait décidé de construire des centaines de nouvelles unités d’habitations coloniales à l’extérieur de la colonie Adam en Cisjordanie, en défi flagrant des appels de la communauté internationale, dont le gardien-allié d’Israël, les USA, au gel des activités d’expansion des colonies juives. Ainsi, Peres veut faire la paix avec les Saoudiens, les Kazakhs, les Indonésiens, les Mauritaniens, et même avec les Musulmans dans les parties les plus reculées d’Afrique Noire.
C’est seulement aux Palestiniens qu’il tient à voler leur terre, s’arroger leurs droits et restreindre leurs horizons. Peres représente et personnifie un pays qui vit et prospère sur le crime, le vol et le mensonge. Il est donc parfaitement clair qu’il ne peut pas être honnête au sujet de la conduite criminelle d’Israël. C’est un pays presque totalement abominable, des pieds à la tête. Il est presque impossible de mesurer le niveau de l’hypocrisie israélo-sioniste et il n’est pas excessif d’aller jusqu’à dire qu’Israël est l’Etat-nation le plus hypocrite au monde. Les preuves sont aussi manifestes qu’écrasantes.
Tout d’abord, Israël lui-même est construit sur un autre peuple, le peuple palestinien, sans la destruction et l’anéantissement duquel cette infâme entité n’aurait jamais vu le jour. C’est un fait que quelques Israéliens commencent à reconnaître. Dans son ouvrage Le nettoyage ethnique de la Palestine, Illan Pappe, professeur en Science Politique à l’Université d’Haïfa, a écrit que « Le nettoyage ethnique de la Palestine par Israël ne fut ni une conséquence involontaire, ni un événement fortuit, ni même un « miracle », comme le premier président d’Israël Chaim Weizmann l’a plus tard proclamé ; ce fut le résultat d’une planification longue et minutieuse. »
En fait, le nettoyage ethnique de la Palestine n’est pas une ancienne opération qui s’est terminée avec les hostilités initiales, c’est-à-dire en 1948, comme ce qui s’est passé en Europe pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il dure depuis la création même de l’abominable entité coloniale et continue aujourd’hui sans répit sous la forme de la saisie de la terre et des biens palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem Est, et la construction de colonies juives sur la terre même dont on dit aux Palestiniens qu’elle sera le foyer de leur futur Etat. Peres est hautement disqualifié pour invoquer les valeurs humaines puisque lui et ses compagnons en racisme et en terreur, des gens comme Ariel Sharon, Ehud Olmert, Ehud Barak et autres criminels de guerre, ont été parmi les pires délinquants de l’histoire. En 1996, pendant son bref passage au poste de premier ministre après l’assassinat d’Yitzhak Rabin, Peres a ordonné à son armée de perpétrer le massacre génocidaire de Qana, au sud Liban, où les troupes sio-nazies ont impitoyablement massacré plus de 100 enfants et femmes libanais.
Les scènes horribles d’enfants décapités et mutilés n’ont pu se comparer qu’avec quelques-unes des pires atrocités nazies en Europe de l’Est, il y a plus de soixante ans. Jusqu’à présent, cet imposteur de la paix, cet hypocrite virulent, n’a pas eu le courage moral de dire « désolé » pour le carnage haineux qu’il a commis de sang froid. Peres a des tonnes de sang innocent sur les mains et les pêchés pour lesquels ils devraient présenter ses excuses sont innombrables.
En fait, je ne suis pas sûr que ses excuses, même sincères, ce qui est hautement improbable, ne feraient de toutes façons une quelconque différence, puisque l’homme dont nous parlons est un menteur irrécupérable, un hypocrite et un criminel de guerre. C’est un homme qui est resté silencieux lorsque les bulldozers de nos nazis contemporains ont écrasé les squelettes des Musulmans enterrés dans le cimetière de Mamillah, à Jérusalem, il y a quelques années, pour construire un Musée de la Tolérance !!! pour célébrer « la tolérance sioniste envers les non Juifs » !!! Je me demande vraiment pourquoi aucun des délégués présents à la conférence d’Astana n’a interrogé ce méprisable voyou à ce sujet ? De plus, Peres est le président du pays qui refuse catégoriquement à des millions de chrétiens et de musulmans, en Palestine Occupée, de se rendre dans leurs lieux de culte respectifs à Al-Quds. Par exemple, l’auteur de ces lignes, qui vit non loin de Jérusalem, n’a pas été en mesure d’entrer dans la cité depuis 15 ans, même pour une prière rapide à la Mosquée Al-Aqsa. Et ceci alors même que des gens du monde entier peuvent aisément et librement visiter la ville sainte. Peine perdue, donc, d’essayer de réconcilier cette politique haineuse et raciste de discrimination religieuse contre les Palestiniens chrétiens et musulmans avec l’appel de Peres à la tolérance religieuse.
Lors de sa visite à Astana, Peres était accompagné d’une autre hypocrite notoire, le Grand Rabbin ashkénaze d’Israël, Yona Metger. Metzger, un partisan pur et dur de la suprématie juive, a exhorté les délégués présents à la conférence à aider à la libération d’un soldat de l’occupation israélienne capturé par les combattants palestiniens de la liberté à Gaza il y a quelques années. Et, dans une manœuvre d’auto-absolution sioniste caractéristique, Metzger s’est empressé d’ignorer que son pays détient pas moins de 11.000 prisonniers politiques palestiniens, dont des responsables démocratiquement élus, dans des conditions inhumaines, dans des geôles pourries et des camps de concentration, dans toute la Palestine occupée. Les délégués auraient pu, tout au moins, demander à ce pseudo leader religieux s’il pensait que la sécurité et la liberté d’un seul soldat israélien était plus importante que la sécurité et la liberté de plus de 11.000 prisonniers palestiniens languissant dans les prisons sionistes, dont la grande majorité n’a commis aucune violation, à part de demander la liberté pour leur propre peuple captif.
L’hypocrisie entraîne la dépravation morale. C’est un des pires vices humains. Cependant, lorsqu’elle est pratiquée par des « responsables religieux » qui affirment adhérer aux plus hauts standards de moralité, cela devient un trait désastreux aux proportions coupables immenses. Il est lamentable que des criminels de guerre certifiés, comme Shimon Peres, et des rabbins racistes, comme Yona Metzger, qui représentent un Etat voyou, soient invités à donner des conférences religieuses dont le but est de construire un monde meilleur basé sur la justice et l’égalité, deux caractères qui sont complètement incompatibles avec la mentalité sioniste. Il est également triste qu’une seule délégation, la délégation iranienne, soit sortie de la salle de conférence lorsque le Président terroriste d’Israël a commencé son discours. Car malheureusement, beaucoup de ces délégués officiels représentaient des régimes tyranniques et despotiques, qui n’ont de musulman que le nom, et ne sont pas vraiment représentatifs de l’esprit réel de l’Islam, qui défend la dignité de tous les êtres humains et rejette le racisme, la tyrannie et l’oppression.
Source : Palestine Info
Traduction : MR pourISM
Par Khaled Amayreh
Je suis sûr que Shimon Peres, le Président de l’Etat criminel d’Israël, serait le grand gagnant de n’importe quel championnat international du pire menteur et hypocrite. Cette semaine, il a participé à une conférence interreligieuse à Astana, capitale du Kazakhstan, où il a eu le culot de faire un discours sur la paix, la dignité humaine, l’éthique morale et la tolérance religieuse devant des délégués représentant les principales religions du monde.
Pendant son discours, Peres, dont le pays a perpétré un génocide virtuel à Gaza il y a juste six mois, a exhorté les croyants à montrer du respect envers ceux dont les fois sont différentes. Il a également demandé au Roi d’Arabie Saoudite de le rencontrer à Jérusalem Occupée, à Riyad ou en tout autre endroit « pour prier pour la paix parmi tous les peuples, sans différence de religion. »
Peres se livrait à ses déclarations moralisatrices sur la paix avec les Arabes quelques heures à peine après que le gouvernement israélien ait décidé de construire des centaines de nouvelles unités d’habitations coloniales à l’extérieur de la colonie Adam en Cisjordanie, en défi flagrant des appels de la communauté internationale, dont le gardien-allié d’Israël, les USA, au gel des activités d’expansion des colonies juives. Ainsi, Peres veut faire la paix avec les Saoudiens, les Kazakhs, les Indonésiens, les Mauritaniens, et même avec les Musulmans dans les parties les plus reculées d’Afrique Noire.
C’est seulement aux Palestiniens qu’il tient à voler leur terre, s’arroger leurs droits et restreindre leurs horizons. Peres représente et personnifie un pays qui vit et prospère sur le crime, le vol et le mensonge. Il est donc parfaitement clair qu’il ne peut pas être honnête au sujet de la conduite criminelle d’Israël. C’est un pays presque totalement abominable, des pieds à la tête. Il est presque impossible de mesurer le niveau de l’hypocrisie israélo-sioniste et il n’est pas excessif d’aller jusqu’à dire qu’Israël est l’Etat-nation le plus hypocrite au monde. Les preuves sont aussi manifestes qu’écrasantes.
Tout d’abord, Israël lui-même est construit sur un autre peuple, le peuple palestinien, sans la destruction et l’anéantissement duquel cette infâme entité n’aurait jamais vu le jour. C’est un fait que quelques Israéliens commencent à reconnaître. Dans son ouvrage Le nettoyage ethnique de la Palestine, Illan Pappe, professeur en Science Politique à l’Université d’Haïfa, a écrit que « Le nettoyage ethnique de la Palestine par Israël ne fut ni une conséquence involontaire, ni un événement fortuit, ni même un « miracle », comme le premier président d’Israël Chaim Weizmann l’a plus tard proclamé ; ce fut le résultat d’une planification longue et minutieuse. »
En fait, le nettoyage ethnique de la Palestine n’est pas une ancienne opération qui s’est terminée avec les hostilités initiales, c’est-à-dire en 1948, comme ce qui s’est passé en Europe pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il dure depuis la création même de l’abominable entité coloniale et continue aujourd’hui sans répit sous la forme de la saisie de la terre et des biens palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem Est, et la construction de colonies juives sur la terre même dont on dit aux Palestiniens qu’elle sera le foyer de leur futur Etat. Peres est hautement disqualifié pour invoquer les valeurs humaines puisque lui et ses compagnons en racisme et en terreur, des gens comme Ariel Sharon, Ehud Olmert, Ehud Barak et autres criminels de guerre, ont été parmi les pires délinquants de l’histoire. En 1996, pendant son bref passage au poste de premier ministre après l’assassinat d’Yitzhak Rabin, Peres a ordonné à son armée de perpétrer le massacre génocidaire de Qana, au sud Liban, où les troupes sio-nazies ont impitoyablement massacré plus de 100 enfants et femmes libanais.
Les scènes horribles d’enfants décapités et mutilés n’ont pu se comparer qu’avec quelques-unes des pires atrocités nazies en Europe de l’Est, il y a plus de soixante ans. Jusqu’à présent, cet imposteur de la paix, cet hypocrite virulent, n’a pas eu le courage moral de dire « désolé » pour le carnage haineux qu’il a commis de sang froid. Peres a des tonnes de sang innocent sur les mains et les pêchés pour lesquels ils devraient présenter ses excuses sont innombrables.
En fait, je ne suis pas sûr que ses excuses, même sincères, ce qui est hautement improbable, ne feraient de toutes façons une quelconque différence, puisque l’homme dont nous parlons est un menteur irrécupérable, un hypocrite et un criminel de guerre. C’est un homme qui est resté silencieux lorsque les bulldozers de nos nazis contemporains ont écrasé les squelettes des Musulmans enterrés dans le cimetière de Mamillah, à Jérusalem, il y a quelques années, pour construire un Musée de la Tolérance !!! pour célébrer « la tolérance sioniste envers les non Juifs » !!! Je me demande vraiment pourquoi aucun des délégués présents à la conférence d’Astana n’a interrogé ce méprisable voyou à ce sujet ? De plus, Peres est le président du pays qui refuse catégoriquement à des millions de chrétiens et de musulmans, en Palestine Occupée, de se rendre dans leurs lieux de culte respectifs à Al-Quds. Par exemple, l’auteur de ces lignes, qui vit non loin de Jérusalem, n’a pas été en mesure d’entrer dans la cité depuis 15 ans, même pour une prière rapide à la Mosquée Al-Aqsa. Et ceci alors même que des gens du monde entier peuvent aisément et librement visiter la ville sainte. Peine perdue, donc, d’essayer de réconcilier cette politique haineuse et raciste de discrimination religieuse contre les Palestiniens chrétiens et musulmans avec l’appel de Peres à la tolérance religieuse.
Lors de sa visite à Astana, Peres était accompagné d’une autre hypocrite notoire, le Grand Rabbin ashkénaze d’Israël, Yona Metger. Metzger, un partisan pur et dur de la suprématie juive, a exhorté les délégués présents à la conférence à aider à la libération d’un soldat de l’occupation israélienne capturé par les combattants palestiniens de la liberté à Gaza il y a quelques années. Et, dans une manœuvre d’auto-absolution sioniste caractéristique, Metzger s’est empressé d’ignorer que son pays détient pas moins de 11.000 prisonniers politiques palestiniens, dont des responsables démocratiquement élus, dans des conditions inhumaines, dans des geôles pourries et des camps de concentration, dans toute la Palestine occupée. Les délégués auraient pu, tout au moins, demander à ce pseudo leader religieux s’il pensait que la sécurité et la liberté d’un seul soldat israélien était plus importante que la sécurité et la liberté de plus de 11.000 prisonniers palestiniens languissant dans les prisons sionistes, dont la grande majorité n’a commis aucune violation, à part de demander la liberté pour leur propre peuple captif.
L’hypocrisie entraîne la dépravation morale. C’est un des pires vices humains. Cependant, lorsqu’elle est pratiquée par des « responsables religieux » qui affirment adhérer aux plus hauts standards de moralité, cela devient un trait désastreux aux proportions coupables immenses. Il est lamentable que des criminels de guerre certifiés, comme Shimon Peres, et des rabbins racistes, comme Yona Metzger, qui représentent un Etat voyou, soient invités à donner des conférences religieuses dont le but est de construire un monde meilleur basé sur la justice et l’égalité, deux caractères qui sont complètement incompatibles avec la mentalité sioniste. Il est également triste qu’une seule délégation, la délégation iranienne, soit sortie de la salle de conférence lorsque le Président terroriste d’Israël a commencé son discours. Car malheureusement, beaucoup de ces délégués officiels représentaient des régimes tyranniques et despotiques, qui n’ont de musulman que le nom, et ne sont pas vraiment représentatifs de l’esprit réel de l’Islam, qui défend la dignité de tous les êtres humains et rejette le racisme, la tyrannie et l’oppression.
Source : Palestine Info
Traduction : MR pourISM
Nathalie Abou Chakra, bloquée à Gaza depuis des mois
السلطات المصرية تمنع المتضامنية اللبنانية مع غزة نتالى أبو شقرا من العودة الى بلادها
والحركة الدولية تواصل اعتصامها على المعبر لليوم التاسع عشر خاص نيوز فلسطين- غزة المحاصرة
منعت السلطات المصرية
المتضامنية اللبنانية نتالى أبو شقرا من العودة لبنان بعد وصلت قطاع غزة المحاصر من خلال قارب الكرامة لكسر الحصار عن غزة قبل عدة أشهر .وذكرت نتالى فى لقاء تلفزيوني مع قناة المنار أنها يوم السابع والعشرين من الشهر الماضى توجهت وهى عدد من الفلسطينين فى سبعة حافلات وقاعد انتظار ساعات طويلة قبل الوصول الى المعبر و خرجنا من الصالة الفلسطينية بالمعبر حيث كانت سبعة حافلات اضافة الى خمسين سيارة اسعاف وانتظارنا ساعات طويلة امام بوابة المعبر المصرية ولن يسمحوا لنا بالدخول حتى الى الساعة السابعة ونصف والسلطات تمارس عملية اذلال لنا قبل الدخول الى داخل المعبر المصرى ورغم ذلك قاموا فى ارجاعنا وقالوا لنا انتم مرجع ولن نقبل بذلك قامنا بالاعتصام أمام المعبر وبعد هذا الاعتصام سمحوا فى دخول عدد من سيارات الاسعاف .وتضيف نتالى انها بقيت امام المعبر واخرجت ورقة التنسيق الخاص بى لاحد الضابط المصريين وقام فى رمى الورقة فى وجهى وقال لى دى مابتنفعش .لكن انا رفضت ان ارجع وقفت واريد تسفير لماذا يتم منعى من العودة الى بلدى وجاء ضابط وقالت له انا مثل بناتك انته سوف تفهم موقفى وانا لن اخرج من هنا وانا اعرف هم يقولون لك ماذا تفعل .. واتمنى منك تفهم موقفى ولاتاخذها فى شكل شخصى أنا سوف ابقى هنا ولن أخرج كى أعرف مالسبب الذي يمنع المصريين ان اطلع الى بلدى لانه انا لدى تنسيق من سفارتى .فقال لى كيف انتى دخلتى غزة قالت له : على متن القارب وأخذ يضحك وقال لى أذن انتى ليس بحاجة الى جواب.وعلى صعيد اخر تواصل السلطات المصرية منع وفد طبى فرنسى من الدخول الى قطاع غزة منذ سبعة أيام رغم اكتمال كافة الوثائق والتنسيق الكافى لدخولهم القطاع وبهذا الاطار يتواصل اعتصام الحركة الدولية لفنح معبر رفح لليوم الـ19 على التوالى وذلك للمطالبة بفتح معبر رفح للأبد وبشكل حر وانسانى امام حركة المسافرين من والى قطاع غزة المحاصر.
منعت السلطات المصرية المتضامنية اللبنانية نتالى أبو شقرا من العودة لبنان بعد وصلت قطاع غزة المحاصر من خلال قارب الكرامة لكسر الحصار عن غزة قبل عدة أشهر .
وذكرت نتالى فى لقاء تلفزيوني مع قناة المنار أنها يوم السابع والعشرين من الشهر الماضى توجهت وهى عدد من الفلسطينين فى سبعة حافلات وقاعد انتظار ساعات طويلة قبل الوصول الى المعبر و خرجنا من الصالة الفلسطينية بالمعبر حيث كانت سبعة حافلات اضافة الى خمسين سيارة اسعاف وانتظارنا ساعات طويلة امام بوابة المعبر المصرية ولن يسمحوا لنا بالدخول حتى الى الساعة السابعة ونصف
والسلطات تمارس عملية اذلال لنا قبل الدخول الى داخل المعبر المصرى ورغم ذلك قاموا فى ارجاعنا وقالوا لنا انتم مرجع ولن نقبل بذلك قامنا بالاعتصام أمام المعبر وبعد هذا الاعتصام سمحوا فى دخول عدد من سيارات الاسعاف .وتضيف نتالى انها بقيت امام المعبر واخرجت ورقة التنسيق الخاص بى لاحد الضابط المصريين وقام فى رمى الورقة فى وجهى وقال لى دى مابتنفعش .لكن انا رفضت ان ارجع وقفت واريد تسفير لماذا يتم منعى من العودة الى بلدى وجاء ضابط وقالت له انا مثل بناتك انته سوف تفهم موقفى وانا لن اخرج من هنا وانا اعرف هم يقولون لك ماذا تفعل .. واتمنى منك تفهم موقفى ولاتاخذها فى شكل شخصى أنا سوف ابقى هنا ولن أخرج كى أعرف مالسبب الذي يمنع المصريين ان اطلع الى بلدى لانه انا لدى تنسيق من سفارتى .فقال لى كيف انتى دخلتى غزة قالت له : على متن القارب وأخذ يضحك وقال لى أذن انتى ليس بحاجة الى جواب.وعلى صعيد اخر تواصل السلطات المصرية منع وفد طبى فرنسى من الدخول الى قطاع غزة منذ سبعة أيام رغم اكتمال كافة الوثائق والتنسيق الكافى لدخولهم القطاع وبهذا الاطار يتواصل اعتصام الحركة الدولية لفنح معبر رفح لليوم الـ19 على التوالى وذلك للمطالبة بفتح معبر رفح للأبد وبشكل حر وانسانى امام حركة المسافرين من والى قطاع غزة المحاصر.
Friday, July 03, 2009
Pour éviter une seconde Nakba....
عصيان مدني ضد إسرائيل لمنع النكبة الثانية
زهير أندراوس
في خضم الأحداث المؤسفة والمشينة والمعيبة التي شهدتها مدينة شفاعمرو، ثاني أكبر المدن العربية داخل ما يُسمى الخط الأخضر، لم نتنبه بما فيه الكفاية إلى خطاب بار إيلان، الذي ألقاه رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو يوم الأحد الموافق الرابع عشر من شهر يونيو/حزيران الجاري، وطرح خلاله رؤيته السياسية والأمنية.
ومع ذلك، وعلى الرغم من ذلك نريد أن نوجه سؤالاً ساذجاً: هل تترك الدجاجة قفاها؟ الإجابة على هذا السؤال، المستنبط من مثلنا العربي العامي، هو النفي القاطع، فمن عوّل على أن تقوم الولايات المتحدة الأميركية بتقديم حبيبتها/ربيبتها، الدولة العبرية، كالأيتام على موائد اللئام بسبب مواقفها العنصرية والرافضة للسلام مع العرب، وتحديداً مع الفلسطينيين، تلقى صفعة مجلجلة بعد رد فعل الرئيس الأميركي، باراك حسين أوباما، على خطاب رئيس الوزراء الإسرائيلي، بنيامين نتنياهو، الذي وصفه المعلقون السياسيون بأنّه كان خطاباً تاريخياً.
خطاب نتنياهو كان خطيراً للغاية، وأخطر ما في الأمر هو ما لم يقله نتنياهو عندما وضع النقاط على الحروف وأيضاً على الحروب، في جميع المسائل العالقة والشائكة بصراحة ووضوح تؤكد أنّ الرجل هو صاحب أيديولوجية متطرفة للغاية ضد كل ما هو عربي
السيد أوباما، قال إنّ الخطاب كان جيداً، أما الاتحاد الأوروبي للنفاق والنميمة، فقد أكد في بيان رسمي أنّ خطاب نتنياهو هو خطوة جدية في الاتجاه الصحيح. وكان لافتاً للغاية ما كتبته الصحافية سيما كدمون في "يديعوت أحرونوت"، التي تعتبر من أبرز الصحفيين الإسرائيليين، بأنّ الخطاب حطّم لأول مرّة منذ قيام الدولة العبرية، حلم إسرائيل الكبرى، ولن يجرؤ أيّ رئيس وزراء قادم في إسرائيل على التنصل من "وعد نتنياهو"، بإقامة الدولة الفلسطينية، على حد وصفها، ناسيةً أو بالأحرى متناسيةً، أنّ دولتها "الديمقراطية" لم تُنفذ منذ إقامتها على أنقاض شعبنا العربي الفلسطيني وحتى الآن أكثر من 60 قراراً صادراً عن مجلس الأمن الدولي وعن هيئة الأمم المتحدة، وبالتالي من المناسب بمكان أن نؤطر هذا التحليل ضمن سياسة غسل الدماغ الذي تؤديه صحافة البلاط العبرية على أحسن وجه
في اعتقادنا المتواضع جداً فإنّ خطاب نتنياهو كان خطيراً للغاية، وأخطر ما في الأمر هو ما لم يقله نتنياهو عندما وضع النقاط على الحروف وأيضاً على الحروب، في جميع المسائل العالقة والشائكة بصراحة ووضوح تؤكد أنّ الرجل هو صاحب أيديولوجية متطرفة للغاية في كل ما يتعلق بالناطقين بالضاد من المحيط إلى الخليج، ويسير على خطى والده، البروفيسور بن تسيون نتنياهو، الذي صرح مؤخراً بأنّه لا يوجد شعب فلسطيني، وبالتالي فالحديث عن القضية الفلسطينية هو عبثي ووهمي وسرابي، على حد وصفه.
والأخطر من هذا أنّ استطلاع الرأي الذي أجراه معهد ديالوغ/هآرتس أكد بشكل قاطع أنّ الأغلبية الساحقة من الإسرائيليين توافق على ما جاء في خطاب نتنياهو، وأنّ شعبيته بعد الخطاب ارتفعت بشكل كبير للغاية، وكشف الاستطلاع أنّ 71% من الإسرائيليين يتفقون مع مضمون الخطاب السياسي الذي ألقاه وأظهر أيضاً أنّ شعبية نتنياهو ارتفعت بنسبة 16% في أعقاب الخطاب، علاوة على ذلك، بيّن الاستطلاع أنّ 70% من المستطلعة آراؤهم لا يعتقدون أنّ دولة فلسطينية منزوعة السلاح ستقام في السنوات المقبلة.
وحول ما إذا كان مضمون الخطاب سيساهم في دفع عملية السلام أجاب 67% أنّهم لا يعتقدون أنّ الخطاب سيكون له تأثير علىعملية السلام في حين أكد 52% أنّ الخطاب سيحسن من صورة إسرائيل السياسية في الأوساط العالمية، وأظهر الاستطلاع رضا الإسرائيليين عن أداء نتنياهو الذي ارتفع إلى 44% بعد الخطاب بينما كانت النسبة 28% فقط بعد يوم واحد من مناقشة الميزانية.
أي أننّا أمام حالة صعبة للغاية: حكومة عنصرية ومتطرفة مدعومة من شعب تسري في دمائه العنصرية والكراهية لكل عربي على وجه هذه البسيطة، وهذه باعتقادنا التربة الخصبة لتحول الدولة العبرية إلى دولة فاشية وبامتياز، هذا إذا أخذنا بعين الاعتبار أنّ القوانين العنصرية، التي يعكف الكنيست الإسرائيلي على سنّها في الآونة الأخيرة باتت القاعدة وليس الاستثناء.
الفلسطينيون في الداخل باتوا، بعد خطاب رئيس الوزراء، في مقدمة المستهدفين من قبل صنّاع القرار في دولة الاحتلال، فنتنياهو، لمن نسي، هو الذي قال عندما كان رئيس المعارضة في الدولة العبرية إنّ العرب في إسرائيل، على حد تعبيره، يُشكّلون قنبلة ديمغرافية موقوتة، وإنّ إسرائيل قادرة على حل المشكلة مع الفلسطينيين في الضفة الغربية المحتلة وفي قطاع غزة، ولكن المشكلة الرئيسية هي عرب الـ48.
جميع الأحزاب المشاركة في الائتلاف الحكومي الإسرائيلي توافق علناَ وسراً على ضرورة تنقية الدولة العبرية من الأغيار، أي غير اليهود، وهذا يعني أن الدولة العبرية لن تتورع عن القيام بأعمال إجرامية جديدة
وهذا النهج يتطابق مع تصريح الوزير السابق ونائب رئيس جهاز الأمن العام السابق (الشاباك الإسرائيلي)، جدعون عزرا، الذي قال لصحيفة (هآرتس) بالحرف الواحد: تخلص من العرب في الضفة، تخلص من العرب في غزة، تبقى المشكلة الرئيسية التخلص من العرب في إسرائيل، لا حاجة للتوضيح أكثر من ذلك، وإذا أخذنا بعين الاعتبار أنّ جميع الأحزاب المشاركة في الائتلاف الحكومي الإسرائيلي توافق علناَ وسراً (حزب العمل) على ضرورة تنقية الدولة العبرية من الأغيار، أي غير اليهود، وإذا سلّمنا بأنّ أفكار وزير الخارجية، أفيغدور ليبرمان، أصبحت أفكاراً مقبولة على الأكثرية الساحقة من الإسرائيليين، فسنصل إلى النتيجة المنطقية والعلمية بأنّ الدولة العبرية لن تتورع عن القيام بأعمال إجرامية أخرى.
ولا ضير في هذه العجّالة في أن نُذّكر أنفسنا ونُذّكر من نسي بأنّ الوزير العمّالي السابق ورئيس جهاز الأمن العام السابق (الشاباك الإسرائيلي) عامي أيالون، صرح في مقابلة أدلى بها في ديسمبر/كانون الأول من عام 2000 بأنّ الدولة العبرية إذا شعرت بخطر حقيقي عليها فإنّها لن تتورع عن القيام بأعمال كالتي قامت بها في عام 1948، وما جرى في ذلك العام المشؤوم هو تهجير شعب من أرضه ووطنه وارتكاب المجازر الجماعية من قبل العصابات الصهيونية.
وما جاء في خطاب نتنياهو ما هو إلا تأكيد على أنّ الدولة العبرية أنزلت من على الرف المخطط الرهيب لإحداث نكبة ثانية، ولكن بوسائل أكثر عنصرية، ولكنّها مغلفة بأساليب عصرية. رئيس الوزراء الإسرائيلي، الذي ارتفعت شعبيته بعد الخطاب، كما ذكرنا أعلاه،، طلب من الفلسطينيين أن يعترفوا بإسرائيل على أنّها دولة يهودية كشرط لموافقته على منح الفلسطينيين (دولة باستونات) على مقاسات أميركية وأوروبية وإسرائيلية، ولا نستبعد البتة أن يكون بعض زعماء الاعتدال يوافقون على هذا الشرط من تحت الطاولة، ولكنّهم على مرأى ومسمع الناس يقولون عكس ما تعهدوا به، وهذا الأمر ليس غريباً على زعماء "سرقوا" الحكم من شعوبهم وصادروا حرياتها وقمعوا آراءها، وأطلقوا العنان لأجهزة المخابرات لتأديب من يعمل على ما يُسمى في حظائر سايكس/بيكو، المعروفة دولياً باسم الدول العربية بـ"إضعاف النظام الحاكم"!.
المطلب الإسرائيلي، وبالمناسبة إسرائيل هي الدولة الوحيدة التي أقيمت بقرار من هيئة الأمم المتحدة، بأن تكون دولة يهودية، يعني بالنسبة لنا أن تكون نقية وطاهرة من كل ناطق بالضاد، أي أنّ ما يتستر وراء مطلب رئيس الوزراء هو تهجير البقية الباقية من الفلسطينيين في مناطق الـ48 إلى "الدولة" الفلسطينية، وللتدليل على ذلك، نورد في هذه العجّالة أنّ مسألة تبادل الأراضي بين الإسرائيليين وبين القيادة الفلسطينية "الحكيمة" بقيادة الثنائي السيد محمود عبّاس، والدكتور سلام فيّاض، اللذين لا يمثلان إلا نفسيهما، قد تمّ الحديث عنها، ورشحت أنباء عديدة من مصادر غربية وعربية وإسرائيلية وفلسطينية بأن هناك إجماعاً دولياً على هذه المسألة، وبالتالي فإنّ إسرائيل تمكنت من إملاء قضية التبادل على المجتمع الدولي، وباتت هذه المسألة مطروحة على أجندة ما يُسمى بالمجتمع الدولي المنحاز بشكل واضح للدولة العبرية ولسياساتها ولنزعاتها العدوانية.
ما الذي يمنع الدولة العبرية -في طريقها إلى تحقيق حلم الدولة اليهودية النقية والطاهرة من العرب- من تطوير مبدأ التبادلية ليشمل الأرض والسكان؟
وعليه، من الممكن التوصل إلى النتيجة المنطقية وهي: إذا كان التبادل من حيث المبدأ مقبولاً لدى الأطراف المتنازعة والراعي المتحيز لما يُسمى بالعملية السلمية، أي الولايات المتحدة الأميركية، فما المانع من أن تقوم إسرائيل بتطوير مبدأ التبادلية ليشمل أيضاً الأرض والسكان؟
بمعنى آخر: ما الذي يمنع الدولة العبرية -في طريقها إلى تحقيق حلم الدولة اليهودية النقية والطاهرة من العرب- من أن تطالب بأن يشمل التبادل أيضاًَ الفلسطينيين الذين يسكنون في موطنهم، فلسطين، وليس في دولتهم، إسرائيل.
هل توجد ضمانات لإجهاض هذا المطلب؟ خصوصاً وأنّ الاستعلاء الإسرائيلي على العرب بات ماركة مسجلة، خصوصاً أنّ إسرائيل أقوى دولة من ناحية عسكرية في الشرق الأوسط، ووفق التقديرات فإنّ جيشها باستطاعته التغلب على جيوش الدول العربية مجتمعةً، وأصبحت رابع دولة مصدرة للسلاح في العالم متفوقةً بذلك على المملكة المتحدة.
وبما أنّ القوة هي التي تحكم موازين القوى في العلاقات الدولية، فإنّ الطرف الضعيف، أي العرب والفلسطينيين، سيكون مضطراً للموافقة على شروط القوي المدعوم من الأميركيين والأوروبيين، خصوصاً أنّ الأمّة العربية أسقطت خيار المقاومة من أجندتها منذ عام 1973، وتبنت السلام كإستراتيجية لحل الصراع مع إسرائيل، وعرضت المبادرة العربية في عام 2002، التي أكل الدهر عليها وشرب، على الرغم من أنّ وزير الحرب الإسرائيلي آنذاك، بنيامين بن أليعازر، قال في حديث أدلى به لصحيفة "معاريف" إنّ المبادرة العربية هي أكبر إنجاز حققته الحركة الصهيونية منذ تأسيسها، فيما ردّ رئيس الوزراء الإسرائيلي الأسبق، على عرض المبادرة العربية في مؤتمر القمة في العاصمة اللبنانية، بيروت، في مارس/آذار من عام 2002 بإطلاق العنان للجيش الإسرائيلي بإعادة احتلال الضفة الغربية المحتلة، في العملية العسكرية المسماة إسرائيلياً بعملية السور الواقي، ومحاصرة الرئيس الفلسطيني، الشهيد ياسر عرفات، حتى تمّ تسميمه وقتله وما زالت قضية اغتياله مسجّلة تحت عنوان: وما زال القاتل حراً وطليقاً.
التهديد المحدق بالعرب الفلسطينيين الذين يعيشون في الدولة العبرية هو أكبر من أن تتمكن الأقلية الفلسطينية في مناطق الـ48 من مواجهته، وإذا أخذنا بعين الاعتبار القوانين العنصرية التي أصبحت موضة عصرية في الكنيست الإسرائيلي، فإنّ سياسة الترانسفير البطيء، أي إجبارنا على التفكير في مغادرة أرضنا وبلادنا ووطننا، قد بدأت فعلياً تخرج إلى حيّز التنفيذ، في ظل سكوت فلسطيني وعربي معيب.
وفي هذا الإطار يمكن التذكير بتصريح رئيس السلطة الفلسطينية محمود عبّاس (أبو مازن) بأنّ الفلسطينيين في مناطق الـ48 هم "عرب إسرائيل"، ولا دخل لهم في حل القضية الفلسطينية، وأنّ مواقفهم المتشجنة لا تساهم في صنع السلام مع إسرائيل، على حد تعبيره.
وعلى الرغم من أننّا نرفض جملةً وتفصيلاً هذه الرؤية الخاطئة، فإنّ المجتمع الدولي، وبطبيعة الحال الدولة العبرية، قد يتمسك بها ويستخدمها لتنفيذ المآرب التي تعكف تل أبيب على تنفيذها ضدنا
وضع الأقلية العربية الفلسطينية في الداخل ينتقل من مرحلة السيئ إلى الأسوأ بسرعة فائقة، ولا توجد هناك ضمانات بعدم المس بها, وربما لن يكون أمامها سوى العصيان المدني كوسيلة للمقاومة السلمية
خلاصة الكلام، أنّ وضع الأقلية العربية الفلسطينية في الداخل ينتقل من مرحلة السيئ إلى الأسوأ بسرعة فائقة، ولا توجد ضمانات بعدم المس بنا، مضافاً إلى ذلك أنه لا توجد جهة عربية أو دولية رسمية لصد العنصرية الإسرائيلية، وبالتالي، على جميع التيارات السياسية الفاعلة في مناطق الـ48 الكف عن الخلافات غير الأيديولوجية وغير المبررة، والعمل على تحديد إستراتيجيةٍ واضحةٍ لتدويل قضيتنا قبل فوات الأوان، والتوجه بخطاب واحدٍ وموحدٍ إلى القوى الديمقراطية في العالم ووضعها في الصورة القاتمة.
ولا غضاضة في دراسة معمقة من قبل خبراء في مجال القانون من فلسطينيي الـ48 -الذين يُشكّلون 20% من سكان الدولة العبرية- لفكرة إعلان العصيان المدني (العصيان المدني هو تعمُّد مخالفة قوانين وطلبات وأوامر محددة لحكومة أو قوة احتلال دون اللجوء إلى العنف. وهو أحد الأساليب المركزية للمقاومة السلمية).
وهو أحد الطرق التي ثار بها الناس على القوانين غير العادلة، وقد استخدم في حركات مقاومة سلمية عديدة موثّقة؛ في الهند (مثل حملات غاندي من أجل العدالة الاجتماعية، وحملاته من أجل استقلال الهند عن الإمبراطورية البريطانية)، وفي جنوب أفريقيا في مقاومة الفصل العنصري، وفي حركة الحقوق المدنية الأميركية، وفي حركات السلام حول العالم. إن العصيان المدني في مناطق الـ48، هو مطلب الساعة الملح، لأنّ الوقت لا يلعب في صالحنا، ولكي لا نندم حين لا ينفع الندم.
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/DE409EBF-63F8-4660-827D-8D4C1E7CBF16.htm:
في خضم الأحداث المؤسفة والمشينة والمعيبة التي شهدتها مدينة شفاعمرو، ثاني أكبر المدن العربية داخل ما يُسمى الخط الأخضر، لم نتنبه بما فيه الكفاية إلى خطاب بار إيلان، الذي ألقاه رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو يوم الأحد الموافق الرابع عشر من شهر يونيو/حزيران الجاري، وطرح خلاله رؤيته السياسية والأمنية.
ومع ذلك، وعلى الرغم من ذلك نريد أن نوجه سؤالاً ساذجاً: هل تترك الدجاجة قفاها؟ الإجابة على هذا السؤال، المستنبط من مثلنا العربي العامي، هو النفي القاطع، فمن عوّل على أن تقوم الولايات المتحدة الأميركية بتقديم حبيبتها/ربيبتها، الدولة العبرية، كالأيتام على موائد اللئام بسبب مواقفها العنصرية والرافضة للسلام مع العرب، وتحديداً مع الفلسطينيين، تلقى صفعة مجلجلة بعد رد فعل الرئيس الأميركي، باراك حسين أوباما، على خطاب رئيس الوزراء الإسرائيلي، بنيامين نتنياهو، الذي وصفه المعلقون السياسيون بأنّه كان خطاباً تاريخياً.
خطاب نتنياهو كان خطيراً للغاية، وأخطر ما في الأمر هو ما لم يقله نتنياهو عندما وضع النقاط على الحروف وأيضاً على الحروب، في جميع المسائل العالقة والشائكة بصراحة ووضوح تؤكد أنّ الرجل هو صاحب أيديولوجية متطرفة للغاية ضد كل ما هو عربي
السيد أوباما، قال إنّ الخطاب كان جيداً، أما الاتحاد الأوروبي للنفاق والنميمة، فقد أكد في بيان رسمي أنّ خطاب نتنياهو هو خطوة جدية في الاتجاه الصحيح. وكان لافتاً للغاية ما كتبته الصحافية سيما كدمون في "يديعوت أحرونوت"، التي تعتبر من أبرز الصحفيين الإسرائيليين، بأنّ الخطاب حطّم لأول مرّة منذ قيام الدولة العبرية، حلم إسرائيل الكبرى، ولن يجرؤ أيّ رئيس وزراء قادم في إسرائيل على التنصل من "وعد نتنياهو"، بإقامة الدولة الفلسطينية، على حد وصفها، ناسيةً أو بالأحرى متناسيةً، أنّ دولتها "الديمقراطية" لم تُنفذ منذ إقامتها على أنقاض شعبنا العربي الفلسطيني وحتى الآن أكثر من 60 قراراً صادراً عن مجلس الأمن الدولي وعن هيئة الأمم المتحدة، وبالتالي من المناسب بمكان أن نؤطر هذا التحليل ضمن سياسة غسل الدماغ الذي تؤديه صحافة البلاط العبرية على أحسن وجه
في اعتقادنا المتواضع جداً فإنّ خطاب نتنياهو كان خطيراً للغاية، وأخطر ما في الأمر هو ما لم يقله نتنياهو عندما وضع النقاط على الحروف وأيضاً على الحروب، في جميع المسائل العالقة والشائكة بصراحة ووضوح تؤكد أنّ الرجل هو صاحب أيديولوجية متطرفة للغاية في كل ما يتعلق بالناطقين بالضاد من المحيط إلى الخليج، ويسير على خطى والده، البروفيسور بن تسيون نتنياهو، الذي صرح مؤخراً بأنّه لا يوجد شعب فلسطيني، وبالتالي فالحديث عن القضية الفلسطينية هو عبثي ووهمي وسرابي، على حد وصفه.
والأخطر من هذا أنّ استطلاع الرأي الذي أجراه معهد ديالوغ/هآرتس أكد بشكل قاطع أنّ الأغلبية الساحقة من الإسرائيليين توافق على ما جاء في خطاب نتنياهو، وأنّ شعبيته بعد الخطاب ارتفعت بشكل كبير للغاية، وكشف الاستطلاع أنّ 71% من الإسرائيليين يتفقون مع مضمون الخطاب السياسي الذي ألقاه وأظهر أيضاً أنّ شعبية نتنياهو ارتفعت بنسبة 16% في أعقاب الخطاب، علاوة على ذلك، بيّن الاستطلاع أنّ 70% من المستطلعة آراؤهم لا يعتقدون أنّ دولة فلسطينية منزوعة السلاح ستقام في السنوات المقبلة.
وحول ما إذا كان مضمون الخطاب سيساهم في دفع عملية السلام أجاب 67% أنّهم لا يعتقدون أنّ الخطاب سيكون له تأثير علىعملية السلام في حين أكد 52% أنّ الخطاب سيحسن من صورة إسرائيل السياسية في الأوساط العالمية، وأظهر الاستطلاع رضا الإسرائيليين عن أداء نتنياهو الذي ارتفع إلى 44% بعد الخطاب بينما كانت النسبة 28% فقط بعد يوم واحد من مناقشة الميزانية.
أي أننّا أمام حالة صعبة للغاية: حكومة عنصرية ومتطرفة مدعومة من شعب تسري في دمائه العنصرية والكراهية لكل عربي على وجه هذه البسيطة، وهذه باعتقادنا التربة الخصبة لتحول الدولة العبرية إلى دولة فاشية وبامتياز، هذا إذا أخذنا بعين الاعتبار أنّ القوانين العنصرية، التي يعكف الكنيست الإسرائيلي على سنّها في الآونة الأخيرة باتت القاعدة وليس الاستثناء.
الفلسطينيون في الداخل باتوا، بعد خطاب رئيس الوزراء، في مقدمة المستهدفين من قبل صنّاع القرار في دولة الاحتلال، فنتنياهو، لمن نسي، هو الذي قال عندما كان رئيس المعارضة في الدولة العبرية إنّ العرب في إسرائيل، على حد تعبيره، يُشكّلون قنبلة ديمغرافية موقوتة، وإنّ إسرائيل قادرة على حل المشكلة مع الفلسطينيين في الضفة الغربية المحتلة وفي قطاع غزة، ولكن المشكلة الرئيسية هي عرب الـ48.
جميع الأحزاب المشاركة في الائتلاف الحكومي الإسرائيلي توافق علناَ وسراً على ضرورة تنقية الدولة العبرية من الأغيار، أي غير اليهود، وهذا يعني أن الدولة العبرية لن تتورع عن القيام بأعمال إجرامية جديدة
وهذا النهج يتطابق مع تصريح الوزير السابق ونائب رئيس جهاز الأمن العام السابق (الشاباك الإسرائيلي)، جدعون عزرا، الذي قال لصحيفة (هآرتس) بالحرف الواحد: تخلص من العرب في الضفة، تخلص من العرب في غزة، تبقى المشكلة الرئيسية التخلص من العرب في إسرائيل، لا حاجة للتوضيح أكثر من ذلك، وإذا أخذنا بعين الاعتبار أنّ جميع الأحزاب المشاركة في الائتلاف الحكومي الإسرائيلي توافق علناَ وسراً (حزب العمل) على ضرورة تنقية الدولة العبرية من الأغيار، أي غير اليهود، وإذا سلّمنا بأنّ أفكار وزير الخارجية، أفيغدور ليبرمان، أصبحت أفكاراً مقبولة على الأكثرية الساحقة من الإسرائيليين، فسنصل إلى النتيجة المنطقية والعلمية بأنّ الدولة العبرية لن تتورع عن القيام بأعمال إجرامية أخرى.
ولا ضير في هذه العجّالة في أن نُذّكر أنفسنا ونُذّكر من نسي بأنّ الوزير العمّالي السابق ورئيس جهاز الأمن العام السابق (الشاباك الإسرائيلي) عامي أيالون، صرح في مقابلة أدلى بها في ديسمبر/كانون الأول من عام 2000 بأنّ الدولة العبرية إذا شعرت بخطر حقيقي عليها فإنّها لن تتورع عن القيام بأعمال كالتي قامت بها في عام 1948، وما جرى في ذلك العام المشؤوم هو تهجير شعب من أرضه ووطنه وارتكاب المجازر الجماعية من قبل العصابات الصهيونية.
وما جاء في خطاب نتنياهو ما هو إلا تأكيد على أنّ الدولة العبرية أنزلت من على الرف المخطط الرهيب لإحداث نكبة ثانية، ولكن بوسائل أكثر عنصرية، ولكنّها مغلفة بأساليب عصرية. رئيس الوزراء الإسرائيلي، الذي ارتفعت شعبيته بعد الخطاب، كما ذكرنا أعلاه،، طلب من الفلسطينيين أن يعترفوا بإسرائيل على أنّها دولة يهودية كشرط لموافقته على منح الفلسطينيين (دولة باستونات) على مقاسات أميركية وأوروبية وإسرائيلية، ولا نستبعد البتة أن يكون بعض زعماء الاعتدال يوافقون على هذا الشرط من تحت الطاولة، ولكنّهم على مرأى ومسمع الناس يقولون عكس ما تعهدوا به، وهذا الأمر ليس غريباً على زعماء "سرقوا" الحكم من شعوبهم وصادروا حرياتها وقمعوا آراءها، وأطلقوا العنان لأجهزة المخابرات لتأديب من يعمل على ما يُسمى في حظائر سايكس/بيكو، المعروفة دولياً باسم الدول العربية بـ"إضعاف النظام الحاكم"!.
المطلب الإسرائيلي، وبالمناسبة إسرائيل هي الدولة الوحيدة التي أقيمت بقرار من هيئة الأمم المتحدة، بأن تكون دولة يهودية، يعني بالنسبة لنا أن تكون نقية وطاهرة من كل ناطق بالضاد، أي أنّ ما يتستر وراء مطلب رئيس الوزراء هو تهجير البقية الباقية من الفلسطينيين في مناطق الـ48 إلى "الدولة" الفلسطينية، وللتدليل على ذلك، نورد في هذه العجّالة أنّ مسألة تبادل الأراضي بين الإسرائيليين وبين القيادة الفلسطينية "الحكيمة" بقيادة الثنائي السيد محمود عبّاس، والدكتور سلام فيّاض، اللذين لا يمثلان إلا نفسيهما، قد تمّ الحديث عنها، ورشحت أنباء عديدة من مصادر غربية وعربية وإسرائيلية وفلسطينية بأن هناك إجماعاً دولياً على هذه المسألة، وبالتالي فإنّ إسرائيل تمكنت من إملاء قضية التبادل على المجتمع الدولي، وباتت هذه المسألة مطروحة على أجندة ما يُسمى بالمجتمع الدولي المنحاز بشكل واضح للدولة العبرية ولسياساتها ولنزعاتها العدوانية.
ما الذي يمنع الدولة العبرية -في طريقها إلى تحقيق حلم الدولة اليهودية النقية والطاهرة من العرب- من تطوير مبدأ التبادلية ليشمل الأرض والسكان؟
وعليه، من الممكن التوصل إلى النتيجة المنطقية وهي: إذا كان التبادل من حيث المبدأ مقبولاً لدى الأطراف المتنازعة والراعي المتحيز لما يُسمى بالعملية السلمية، أي الولايات المتحدة الأميركية، فما المانع من أن تقوم إسرائيل بتطوير مبدأ التبادلية ليشمل أيضاً الأرض والسكان؟
بمعنى آخر: ما الذي يمنع الدولة العبرية -في طريقها إلى تحقيق حلم الدولة اليهودية النقية والطاهرة من العرب- من أن تطالب بأن يشمل التبادل أيضاًَ الفلسطينيين الذين يسكنون في موطنهم، فلسطين، وليس في دولتهم، إسرائيل.
هل توجد ضمانات لإجهاض هذا المطلب؟ خصوصاً وأنّ الاستعلاء الإسرائيلي على العرب بات ماركة مسجلة، خصوصاً أنّ إسرائيل أقوى دولة من ناحية عسكرية في الشرق الأوسط، ووفق التقديرات فإنّ جيشها باستطاعته التغلب على جيوش الدول العربية مجتمعةً، وأصبحت رابع دولة مصدرة للسلاح في العالم متفوقةً بذلك على المملكة المتحدة.
وبما أنّ القوة هي التي تحكم موازين القوى في العلاقات الدولية، فإنّ الطرف الضعيف، أي العرب والفلسطينيين، سيكون مضطراً للموافقة على شروط القوي المدعوم من الأميركيين والأوروبيين، خصوصاً أنّ الأمّة العربية أسقطت خيار المقاومة من أجندتها منذ عام 1973، وتبنت السلام كإستراتيجية لحل الصراع مع إسرائيل، وعرضت المبادرة العربية في عام 2002، التي أكل الدهر عليها وشرب، على الرغم من أنّ وزير الحرب الإسرائيلي آنذاك، بنيامين بن أليعازر، قال في حديث أدلى به لصحيفة "معاريف" إنّ المبادرة العربية هي أكبر إنجاز حققته الحركة الصهيونية منذ تأسيسها، فيما ردّ رئيس الوزراء الإسرائيلي الأسبق، على عرض المبادرة العربية في مؤتمر القمة في العاصمة اللبنانية، بيروت، في مارس/آذار من عام 2002 بإطلاق العنان للجيش الإسرائيلي بإعادة احتلال الضفة الغربية المحتلة، في العملية العسكرية المسماة إسرائيلياً بعملية السور الواقي، ومحاصرة الرئيس الفلسطيني، الشهيد ياسر عرفات، حتى تمّ تسميمه وقتله وما زالت قضية اغتياله مسجّلة تحت عنوان: وما زال القاتل حراً وطليقاً.
التهديد المحدق بالعرب الفلسطينيين الذين يعيشون في الدولة العبرية هو أكبر من أن تتمكن الأقلية الفلسطينية في مناطق الـ48 من مواجهته، وإذا أخذنا بعين الاعتبار القوانين العنصرية التي أصبحت موضة عصرية في الكنيست الإسرائيلي، فإنّ سياسة الترانسفير البطيء، أي إجبارنا على التفكير في مغادرة أرضنا وبلادنا ووطننا، قد بدأت فعلياً تخرج إلى حيّز التنفيذ، في ظل سكوت فلسطيني وعربي معيب.
وفي هذا الإطار يمكن التذكير بتصريح رئيس السلطة الفلسطينية محمود عبّاس (أبو مازن) بأنّ الفلسطينيين في مناطق الـ48 هم "عرب إسرائيل"، ولا دخل لهم في حل القضية الفلسطينية، وأنّ مواقفهم المتشجنة لا تساهم في صنع السلام مع إسرائيل، على حد تعبيره.
وعلى الرغم من أننّا نرفض جملةً وتفصيلاً هذه الرؤية الخاطئة، فإنّ المجتمع الدولي، وبطبيعة الحال الدولة العبرية، قد يتمسك بها ويستخدمها لتنفيذ المآرب التي تعكف تل أبيب على تنفيذها ضدنا
وضع الأقلية العربية الفلسطينية في الداخل ينتقل من مرحلة السيئ إلى الأسوأ بسرعة فائقة، ولا توجد هناك ضمانات بعدم المس بها, وربما لن يكون أمامها سوى العصيان المدني كوسيلة للمقاومة السلمية
خلاصة الكلام، أنّ وضع الأقلية العربية الفلسطينية في الداخل ينتقل من مرحلة السيئ إلى الأسوأ بسرعة فائقة، ولا توجد ضمانات بعدم المس بنا، مضافاً إلى ذلك أنه لا توجد جهة عربية أو دولية رسمية لصد العنصرية الإسرائيلية، وبالتالي، على جميع التيارات السياسية الفاعلة في مناطق الـ48 الكف عن الخلافات غير الأيديولوجية وغير المبررة، والعمل على تحديد إستراتيجيةٍ واضحةٍ لتدويل قضيتنا قبل فوات الأوان، والتوجه بخطاب واحدٍ وموحدٍ إلى القوى الديمقراطية في العالم ووضعها في الصورة القاتمة.
ولا غضاضة في دراسة معمقة من قبل خبراء في مجال القانون من فلسطينيي الـ48 -الذين يُشكّلون 20% من سكان الدولة العبرية- لفكرة إعلان العصيان المدني (العصيان المدني هو تعمُّد مخالفة قوانين وطلبات وأوامر محددة لحكومة أو قوة احتلال دون اللجوء إلى العنف. وهو أحد الأساليب المركزية للمقاومة السلمية).
وهو أحد الطرق التي ثار بها الناس على القوانين غير العادلة، وقد استخدم في حركات مقاومة سلمية عديدة موثّقة؛ في الهند (مثل حملات غاندي من أجل العدالة الاجتماعية، وحملاته من أجل استقلال الهند عن الإمبراطورية البريطانية)، وفي جنوب أفريقيا في مقاومة الفصل العنصري، وفي حركة الحقوق المدنية الأميركية، وفي حركات السلام حول العالم. إن العصيان المدني في مناطق الـ48، هو مطلب الساعة الملح، لأنّ الوقت لا يلعب في صالحنا، ولكي لا نندم حين لا ينفع الندم.
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/DE409EBF-63F8-4660-827D-8D4C1E7CBF16.htm:
Thursday, July 02, 2009

يبدو أن العرب لم يتعلموا كثيرا منذ عهد لورانس العرب الذي مثّل عليهم وكسب ثقتهم وساقهم سوقا نحو القيام بالنشاطات التي خدمت بريطانيا وسياستها الاستعمارية في المنطقة؛ ولم يتعلموا من تجربتهم مع غلوب باشا الإنكليزي الذي كان قائدا للجيش العربي الأردني.
لورانس وغلوب موجودان الآن تحت اسم دايتون فلسطين، الذي يعرف تماما مدى سذاجة العقل العربي، ويعرف كيف يقوم بأدواره التمثيلية بهدف كسب ثقة الناس المستهدفين.
دايتون يقوم الآن بدور البطل الذي سيقيم دولة للفلسطينيين مثلما لعب لورانس دور البطل الذي كان سيقيم مملكة عربية متحدة بقيادة الشريف حسين؛ وهو الآن يدخل في قلوب العديد من العسكريين الفلسطينيين ويقنعهم بأن طريقته في التدريب والأداء والاستهداف هي التي ستؤدي حتما إلى قيام دولة فلسطينية مستقلة.
من هو دايتونكيث دايتون من مواليد عام 1949 وهو ضابط أميركي يعمل منسقا أمنيا بين الفلسطينيين والإسرائيليين، وقد تم تعيينه في هذا المنصب عام 2005 من قبل الإدارة الأميركية. دايتون ضابط متعلم، حاصل على الشهادة الأولى في التاريخ، وعلى درجة الماجستير في العلاقات الدولية؛ وهو صاحب خبرة عملية عسكرية خاصة في سلاح المدفعية، ودبلوماسية حيث عمل ملحقا عسكريا في موسكو، وسبق له أن عمل في فرع التدريب حول السياسة السوفياتية، وفي ميدان التفتيش عن الأسلحة العراقية، وهو يتقن اللغة الروسية.
تم تعيينه منسقا أمنيا بسبب خبرته الأمنية والعسكرية وقدرته على إعداد الجنود بطريقة تضمن ولاءهم، وتعزز قناعتهم بالهدف الذي يردده على مسامعهم. ويبدو أن الإدارة الأميركية كانت تثق بقدرته على إقامة العلاقات العامة الناجحة التي تجعله موضع ثقة من قبل الفلسطينيين الذين يتولى الإشراف عليهم، وواضح أن مهمته لم تكن بالأساس مجرد التنسيق مع إسرائيل، وإنما قيادة الفلسطينيين -خاصة الأجهزة الأمنية- بالطريقة التي تدفعهم إلى تنفيذ البرامج التي تضمن أمن إسرائيل، وتؤدي بالتالي إلى استقرار الوضع في الضفة الغربية وغزة.
"دايتون هو الشخص الذي يسير الأمور السياسية الآن في الضفة الغربية، وهو الذي يتدخل مباشرة في النشاطات الأمنية، وهو الذي يقدر كيفية دعم الأجهزة الأمنية الفلسطينية وكيفية توجيهها نحو الأعمال التي ترضي إسرائيل وأميركا أمنيا"مهمته لم تقتصر على نقل الشكاوى أو المطالب من كلا الجانبين الفلسطيني والإسرائيلي وإنما امتدت لتشمل برامج تدريبية يخضع لها الفلسطينيون وفق المعايير التدريبية والأخلاقية والسياسية الأميركية.
هذا الشخص هو الذي يسير الأمور السياسية الآن في الضفة الغربية، وهو الذي يتدخل مباشرة في النشاطات الأمنية، وهو الذي يقدر كيفية دعم الأجهزة الأمنية الفلسطينية وكيفية توجيهها نحو الأعمال التي ترضي إسرائيل وأميركا أمنيا.
إنه يجلس في مكتبه يخطط، ويقوم بزيارات ميدانية ليطلع مباشرة على أداء الأجهزة الأمنية الفلسطينية. إنه هو صاحب الكلمة المسموعة في واشنطون حول السلاح الذي يجب تقديمه للسلطة الفلسطينية، ونوعيته، وحول الأموال المطلوبة لدعم النشاطات الأمنية الفلسطينية، وهو يتدخل أيضا في توصيات تعيين مسؤولين أمنيين فلسطينيين.
يشكل مع جيكوب واليس، القنصل الأميركي في القدس، أقوى بؤرة تأثير الآن في الضفة الغربية من نواح اجتماعية وسياسية وأمنية واقتصادية ومالية. إنهما يتحملان مسؤولية كبيرة في إدارة شؤون الفلسطينيين، ويساعدهما في مهامهما عدد من الخبراء والمختصين في المجالات الأمنية لقاء أجور ورواتب مغرية جدا. أما الفلسطينيون فعبارة عن منفذين.
فريق العمل الدايتونيدايتون ليس هو أول الضباط الأميركيين الذين يقومون بالتنسيق الأمني بين الفلسطينيين والإسرائيليين، إذ سبقه شخص اسمه وورد ward، الذي انتهت مدة ولايته لصالح دايتون. يقول دايتون في مقابلة مع عبد الرؤوف الأرناؤوط منشورة في الأيام الفلسطينية بتاريخ 26 أكتوبر/تشرين أول2008 إنه يعمل من أجل الفلسطينيين، من أجل أن يكونوا قادرين على تحمل مسؤولية أمن بلدهم، وبذلك يصبحون قادرين على إقامة دولة فلسطينية.
لم يتكلم دايتون في هذه المقابلة عن الخدمات الأمنية التي يقدمها للإسرائيليين، وكأنه ليس منسقا أمنيا بين الفلسطينيين والإسرائيليين وإنما مجرد خادم للشعب الفلسطيني. واضح من خلال المقابلة أن فلسفة دايتون الأمنية تقول إن أمن الفلسطينيين يمر عبر أمن الإسرائيليين، والخطر يبقى محدقا بالفلسطينيين ما لم تنم إسرائيل بهدوء.
يقول دايتون في إحدى محاضراته إنه يتلقى مساعدة من عدد من الضباط الإنكليز والكنديين، ويحدد عدد الإنكليز بثمانية، والكنديين بـ18. تساعده شركة أمنية خاصة اسمها ليبرا Libra مكونة من مرتزقة على نمط الشركات الأمنية العاملة في العراق.
يقوم هؤلاء الضباط بالتجوال في الضفة الغربية باستمرار ويجتمعون بضباط فلسطينيين وينسقون معهم، ويعملون باستمرار على تقييم الأوضاع الأمنية، ويقدمون النصائح لقيادته. هو يقول إن الكنديين والبريطانيين عبارة عن آذان وعيون الأميركيين، وهو يصحبهم معه في حله وترحاله. ويضيف أنه على اتصال دائم مع مجموعة الشرطة الأوروبية التي تعمل مع الشرطة الفلسطينية. ويتفاخر بأنه يمكن أن يجتمع صباحا مع وزير الداخلية الفلسطيني، ومع مسؤول أمني إسرائيلي في المساء، ويطلب من مستمعيه أن يصدقوا أن هذا التطور موجود الآن في المنطقة.
يشير دايتون أيضا إلى تعاون بعض البلدان العربية معه مثل الأردن ومصر والإمارات العربية المتحدة، وإلى تعاون أجهزة أمنية كثيرة -ومنها أجهزة عربية- من أجل تحقيق هدف ما يسميه السلام. ومن هذا نرى أن دايتون يقود جهدا دوليا واسعا يتصف بالحساسية الأمنية.
الهدف
"دايتون يريد التأكيد على أمن إسرائيل لكي يتم إحراز أي تقدم في المفاوضات, وبدون ذلك لا يمكن أن تأذن إسرائيل بتقدم تفاوضي، ولا يمكن أن تناقش حقوقا وطنية بجدية "دايتون يريد التأكيد على أمن إسرائيل لكي يتم إحراز أي تقدم في العملية التفاوضية. أمن إسرائيل أولا، وأمنها آخرا، وبدون ذلك لا يمكن أن تأذن إسرائيل بتقدم تفاوضي، ولا يمكن أن تناقش حقوقا وطنية بجدية. إنه يؤكد على البنود الأمنية الواردة في اتفاق أوسلو وما بني عليه من اتفاقات مثل اتفاقية طابا، وعلى ما ورد في خريطة الطريق.
وتقضي الخريطة بضرورة قيام السلطة الفلسطينية بمهام أمنية مثل تجريد المقاومة الفلسطينية من السلاح وملاحقة المقاومين، وتدمير البنى التحتية للإرهاب. وعلى ذلك، يجب دعم السلطة الفلسطينية ماليا وتسليحا وتجهيزا لكي تتمكن من القيام بالمهام المطلوبة منها.
هذا ليس بالأمر الغريب على الفلسطينيين حيث قامت السلطة الفلسطينية منذ عدة سنوات باعتقال فلسطينيين وزجت بهم في السجون، وأفشلت عمليات عسكرية لفصائل فلسطينية، واستولت على مواقع قالت إنها مخصصة لصناعة المتفجرات أو تستعمل نزليا (لوجستيا) من قبل مقاومين فلسطينيين.
مطلوب من السلطة تجديد نشاطها باستمرار وإثبات قدرتها على ضرب المناوئين للعملية التفاوضية وخاصة المسلحين. ولهذا تتركز الجهود الدولية ومنذ أن تم توقيع اتفاق أوسلو على ملاحقة المقاومة الفلسطينية حتى إنهائها تماما، ومتابعة الثقافة الفلسطينية التقليدية المؤمنة بالمقاومة واستبدالها بثقافة الهزيمة والاستسلام والقبول بإسرائل كصاحبة حق بدون منازعة.
يتأسف دايتون على الوضع في غزة ويقول إن حماس استطاعت السيطرة على غزة بسبب الدعم السوري والإيراني المالي والتسليحي مشيرا إلى أن أسلحتها متطورة. طبعا لم يقارن دايتون بين السلاح الذي بيد حماس قبل سيطرتها على القطاع وبين ذلك الذي بيد السلطة، ولم يذكر كيف كانت تدخل الأسلحة المتطورة. كان دايتون خجولا جدا في هذه المسألة لأن القوات التي أشرف على إعدادها وتجهيزها خسرت قبل أن تبدأ المعركة.
يتم طرح القضية الأمنية في كل المؤتمرات والحوارات والنقاشات التي تجري على الساحة الدولية بخصوص النزاع الدائر، ودائما يتم التأكيد بإجماع مختلف الدول العربية وغير العربية على ضرورة توفير الأمن لإسرائيل وذلك بتمكين السلطة الفلسطينية وضرب المقاومة الفلسطينية بلا هوادة.
أكد دايتون في محاضرة ألقاها في معهد دراسات الشرق الأدنى بتاريخ 7/5/2009 أنه لا يقدم للفلسطينيين شيئا إلا بعد التنسيق مع الإسرائيليين والحصول على موافقتهم. وأشار إلى أن الإسرائيليين قادوا فرقة من الشباب الفلسطيني للقيام بعملية عسكرية في الخليل (وهي التي استشهد فيها عبد المجيد دودين قائد كتائب القسام).
وقد علق ضابط إسرائيلي على الأمر قائلا إنه يثق بهؤلاء الفلسطينيين الذين قادهم، وهم صادقون معه. أي أن المسألة تتعدى استدخال الهزيمة إلى استطياب العمل العسكري إلى جانب الإسرائيليين ضد الفلسطينيين.
وأيضا تسعى أميركا ومن معها إلى بث الفرقة والفساد والبغضاء في صفوف الشعب الفلسطيني لما في ذلك من مردود إيجابي على إسرائيل وأمنها. من المهم أن يقتتل الفلسطينيون ويتناحروا حتى تبقى إسرائيل متفرجة دون أن يمسها أذى، ولهذا نسمع باستمرار تصريحات من مسؤولين غربيين حول الوفاق الفلسطيني تحذر من أن الاتفاق بين فتح وحماس سيؤدي إلى وقف تدفق الأموال على الشعب الفلسطيني.
آليات العمل
"يركز دايتون وفريقه على ضرورة تحقيق المصلحة الوطنية الفلسطينية، ويتحدثون بإسهاب عن أهمية إقامة الدولة الفلسطينية, وفي كثير من الأحيان، يبدو دايتون وفريقه وكأنهم فلسطينيون أكثر من الفلسطينيين، وهذا جزء مهم من المقاربة لكسب الود والثقة"هناك عدد من الآليات يتم استخدامها من أجل تحقيق الهدف، أذكر منها التالي:
أولا: كسب ثقة الفلسطينيين. دايتون وأعضاء فريقه يتلقون الدروس حول الثقافة العربية بصورة عامة والفلسطينية بصورة خاصة من أجل أن يكيفوا سلوكهم بطريقة تبعث الثقة في نفوس الفلسطينيين. هم يتعلمون العادات والتقاليد الفلسطينية، ويعملون على استطعام الأكلات الفلسطينية ويمجدونها، ويتصرفون في كثير من الأحيان بالطريقة التي تريح الفلسطيني. وهم يتعلمون الحركات التي تجعل الفلسطينيين سعداء، ويبتعدون عن الأعمال والأقوال التي قد تمس بكرامة الأشخاص أو تشعرهم بالإهانة. فكل برنامج دايتون يتطلب اطمئنان الفلسطينيين ويحتاج إلى ثقتهم، وإلا كان الفشل هو النتيجة.
يركز دايتون وفريقه على ضرورة تحقيق المصلحة الوطنية الفلسطينية، ويتحدثون بإسهاب عن أهمية إقامة الدولة الفلسطينية. وفي كثير من الأحيان، يبدو دايتون وفريقه وكأنهم فلسطينيون أكثر من الفلسطينيين، وهذا جزء مهم من المقاربة لكسب الود والثقة.
ثانيا: التجهيز والتدريب. يصف أحد الكتاب الأميركيين وهو إيثان برونر Ethan Bronner في مقال له نشرته صحيفة نيويورك تايمز بتاريخ 7/12/2008 التجهيز قائلا إنه توجد في مركز تدريب حرس الرئاسة الفلسطينية في أريحا تجهيزات عوائق وقفز، ومختلف أدوات التدريب.
ويقول إن أميركا أنفقت على هذا المركز -الذي تبلغ مساحته 72 دونما- 10 ملايين دولار من أموال دافع الضريبة الأميركي، وفيه تجهيزات حديثة ووسائل نوم مريحة، بعد أن كان الفلسطينيون ينامون على فراش تتفشى فيه البراغيث. وعلى البعد منه يقوم معسكر ميداني على مساحة 140 دونما كلف أميركا 11 مليون دولار. وقد قال دايتون لزائره إن هؤلاء الشباب -أي شباب فلسطين الذين يتدربون- يشعرون بأنهم فريق فائز، وهم يبنون دولة. وأضاف أنه لم يكن ليستمر لو لم يعرف أن هؤلاء الشباب سيقومون بالعمل. أنا أثق بالقيادة الفلسطينية.
ويقول برونر إنه تم تدريب 1600 من القوات الخاصة في الأردن، وهي تقوم الآن بالتنسيق مع القيادة الإسرائيلية في أعمال الدورية بعدد من المدن الرئيسية بالضفة. وقال إن انتفاضة في الضفة الغربية لم تحصل إبان حرب إسرائيل على غزة بسبب إجراءات الأمن الفلسطيني.
وقال قائد القوات الفلسطينية في المكان إن الفلسطينيين يتلقون تدريبهم من قبل دايتون بأموال أميركية، ووظيفتهم هي حفظ القانون والنظام ومكافحة الإرهاب. وعندما سئل هذا القائد عن استعمال كلمة إرهاب قال إنهم (أي هو والمتدربون) كانوا يتهمون كل من يستعمل كلمة إرهاب بخصوص الفلسطينيين بالعمالة لإسرائيل، أما الآن فقد تغير الأمر لأن بعض الناس يقومون بالإرهاب تحت شعار المقاومة.
ووفق ما يتوفر من إحصائيات، فقد أنفقت أميركا على تجهيزات خاصة بالأجهزة الأمنية سواء في غزة أو في الضفة الغربية حوالي 161 مليون دولار، وهي تطلب من الكونغرس تخصيص حوالي 60 مليون دولار إضافية.
"يقول دايتون إن قيادته لا تقبل للتدريب كل من يرغب في ذلك, حيث يتم فحص كل عنصر من قبل أجهزة الأمن الأميركية والإسرائيلية قبل الموافقة على الانضمام، وإذا كان التدريب سيتم في الأردن فإنه يتم فحص العنصر من قبل المخابرات الأردنية"ثالثا: انتقاء العناصر. يقول دايتون إن قيادته لا تقبل للتدريب كل من يرغب في ذلك. يتم فحص كل عنصر (واستعمل كلمة الفحص البيطري) من قبل أجهزة الأمن الأميركية والإسرائيلية قبل الموافقة على الانضمام. وإذا كان التدريب سيتم في الأردن فإنه يتم فحص العنصر من قبل المخابرات الأردنية. المعنى أنه لا يُقبل في التدريب ومن ثم الانضمام إلى أجهزة الأمن الفلسطينية إلا من رضيت عنه أجهزة الأمن الأميركية والأردنية والإسرائيلية.
رابعا: نوعية السلاح. أكد دايتون أمام لجنة الكونغرس أن السلاح الذي يعطى للفلسطينيين غير قاتل، وكان ذلك إجابة عن تساؤلات أعضاء اللجنة عن الخطر الذي يمكن أن يشكله السلاح الذي يعطى للفلسطينيين على إسرائيل. طبعا في خاطر الأميركيين ظن بأن فلسطينيا من السلطة الفلسطينية قد يعبر عن غضبه واستيائه بفتح النار على إسرائيليين، وتبعا لذلك يرون أنه من الممكن أن يشكل سلاح السلطة خطرا على إسرائيل. وقد كانت إجابة دايتون واضحة بأن السلاح الذي يعطى للفلسطينيين تتم معالجته بحيث لا يكون قاتلا بالنسبة للإسرائيليين.
تقديري أن هذا السلاح يتعرض لدرجة حرارة عالية تجعل مداه محدودا جدا بحيث يستطيع أن يصل الفلسطينيين، لكنه لا يصل الإسرائيليين الذين يحتاطون في العادة ويتحصنون. وهذا ما يفسر قول دايتون أمام اللجنة إن ضباطا إسرائيليين يقومون بفحص السلاح قبل إعطائه للفلسطينيين.
خامسا: الإبقاء على الفلسطينيين مكشوفين أمام الإسرائيليين. ولأن الإسرائيليين لا يطمئنون لأحد، فإنهم يريدون مراكز أمنية فلسطينية مكشوفة ويسهل ضربها بالدبابات فيما إذا شعرت إسرائيل بخطر. واضح أن المراكز الأمنية محصنة ضد أفراد يحاولون التسلل، لكنها لا تصلح بتاتا للصمود في مواجهة الجيش الإسرائيلي ولو لفترة قصيرة.
أما بالنسبة للأفراد فإن إسرائيل ترفض تسليحهم بملابس واقية من الرصاص، وذلك من أجل أن يبقى العسكري الفلسطيني معرضا للرصاص الإسرائيلي. إذ ينظر الإسرائيليون إلى الملابس الواقية كعنصر مشجع على إطلاق النار مما يعرض حياة جنودهم للخطر. حتى إن حركة العسكريين وهم في مهام رسمية مقيدة من قبل الإسرائيليين، يحتاجون إلى إذن لدخول مناطق مصنفة ب وج. وعندما يقرر الإسرائيليون دخول مكان يوجد فيه أفراد من الأجهزة الأمنية فإنهم يأمرون بالإخلاء فيختفي الفلسطينيون بأسلحتهم.
النتيجةحقق التنسيق الأمني مع إسرائيل، وتأهيل رجال أمن فلسطينيين عددا من النتائج أذكر منها:
1- عدد من الفلسطينيين باتوا معجبين بمدربيهم ويدافعون عنهم على أنهم أنصار الدولة الفلسطينية، وحتى إن بعضهم بات يهزأ بالنضال الفلسطيني ويعتبره مرحلة من إهدار التضحيات.
2- لم يعد هناك خجل لدى العديد من الفلسطينيين من التعاون مع الإسرائيليين أمنيا، وهم يرون أن التعاون يخدم ما يسمونه المصلحة الوطنية الفلسطينية.
"لا يبدو أن العقل العربي يستفيد من تجاربه، ولا يبدو أن المسؤولين يدرسون التاريخ, وما دام دايتون قد وعد بدولة، فما عليهم إلا أن ينتظروا"3- يقول دايتون إن الفلسطينيين قد حققوا أمنا داخليا ويشرح قائلا إن شابات جنين لم يعدن يخشين السير في الشارع ليلا بسبب اختفاء رجال العصابات، لكنه لم يقل إن أغلب الذين كانوا يتعرضون للفتيات تم استيعابهم في الأجهزة الأمنية، وعدد منهم ما زال يمارس ذات الممارسات المسيئة إلى الشعب الفلسطيني بأسلوب جديد.
4- يعبر الإسرائيليون عن اغتباطهم ويثنون على دايتون ورفاقه، ويقولون إنه كلما قام الفلسطينيون بالمهمة ينخفض معدل عمل إسرائيل في الضفة.
5- لا يبدو أن العقل العربي يستفيد من تجاربه، ولا يبدو أن المسؤولين يدرسون التاريخ. وما دام دايتون قد وعد بدولة، فما عليهم إلا أن ينتظروا.
المصدر:
الجزيرة
Tuesday, June 30, 2009
Témoignage
Il ne s’est pas passé une seule année sans que nous ne soyons confrontés au racisme » -
Réflexions d’un Arabe de Palestine 48 vivant en Israël
http://www.alterinfo.net/Il-ne-s-est-pas-passe-une-seule-annee-sans-que-nous-ne-soyons-confrontes-au-racisme-Reflexions-d-un-Arabe-de-Palestine_a33777.html
Dans un entretien conduit pas Isma'il Kushkush à Genève, Mohammed Zeidan, directeur de l’Association arabe pour les droits de l’homme, œuvrant en Palestine 1948, décrit la vie des Palestiniens arabes en Israël.
Mohammed Zeidan Vendredi 26 Juin 2009
Depuis 1948, Israël a mis en œuvre plusieurs lois et règlementations qui incarnent la notion d’Etat juif et garantissent un statut préférentiel à la communauté juive, aux dépens de la minorité à l’intérieur d’Israël. Nous parlons de presque 20% de la population, le peuple indigène de Palestine, les Palestiniens qui vivent à l’intérieur de la Palestine historique. Cette minorité est confrontée à la discrimination dans tous les aspects de sa vie. Je classerais cette discrimination en quatre catégories principales : La première est le fait qu’Israël se sert de lois directes qui prennent la « judaïté » comme critère pour l’obtention de droits civils. En particulier le fait qu’Israël garantisse un statut spécial aux descendants juifs pour obtenir la citoyenneté israélienne, alors qu’il empêche la réunification des familles palestiniennes au prétexte qu’elles ne sont pas juives ; il n’y a pas de traitement égalitaire, selon les lois israéliennes sur la citoyenneté. Le deuxième critère est ce que nous pouvons décrire comme une discrimination indirecte, dissimulée ou cachée. La loi israélienne est aussi utilisée pour faire une discrimination contre les Palestiniens à l’intérieur d’Israël, comme par exemple se servir du service militaire pour ne pas garantir un accès égalitaire à des services. Et ceci touche la plupart des aspects de la vie : si vous faites votre service militaire en Israël, vous obtenez des privilèges, de votre naissance à votre mort, en matière de santé, d’éducation, de transports publics, d’impôts, etc. Le troisième critère est ce que nous appelons la discrimination institutionnelle. Fondamentalement, c’est l’utilisation de différents ministères pour appliquer les politiques discriminatoires, dont la santé, le transport, le développement, etc. Un bon exemple en est le versement de subventions plus importantes à la population juive, par rapport à celles versées pour les localités arabes. Lorsque vous visitez un village palestinien, vous pouvez voir clairement la différence de développement, d’infrastructures, etc., qui est le résultat direct des politiques utilisées contre la minorité arabe en Israël. Le quatrième critère, qui, je pense, est le plus dangereux, est la discrimination et le racisme dans la sphère publique. C’est une culture du racisme qui grandit dans la communauté israélienne, dont nous voyons la traduction dans les dernières élections, avec la montée des partis politiques fascistes racistes. Ces partis n’ont pas seulement remporté les élections, mais ils se sont également joints à la coalition pour former le gouvernement, ce qui signifie que leur propagande contre les Arabes a réussi. Ils sont maintenant au pouvoir et veulent appliquer les réglementations qu’ils ont propagées. Nous parlons ici de partis politiques qui n’appellent pas seulement à la suspension des droits fondamentaux des citoyens, mais au transfert de population de la minorité palestinienne de l’intérieur d’Israël vers l’extérieur. La minorité palestinienne à l’intérieur d’Israël a appris, depuis 1948, comment traiter avec le racisme parce que, comme je l’ai dit, c’est le système qui est en vigueur contre les Palestiniens depuis 1948. Il ne s’est pas passé une seule année sans que nous ne soyons confrontés à ce système. Le fait qu’il soit en hausse, je pense, mobilise de plus en plus de Palestiniens à s’impliquer davantage dans les activités politiques, en réponse à cette réalité. Grâce à Dieu, nous voyons de plus en plus de gens s’intéresser à la politique, et davantage encore sont au courant de nos problèmes et tentent de jouer, de nombreuses manières, un rôle dans la lutte contre ce racisme.
Source : Islam On Line
Traduction : MR pour ISM
Réflexions d’un Arabe de Palestine 48 vivant en Israël
http://www.alterinfo.net/Il-ne-s-est-pas-passe-une-seule-annee-sans-que-nous-ne-soyons-confrontes-au-racisme-Reflexions-d-un-Arabe-de-Palestine_a33777.html
Dans un entretien conduit pas Isma'il Kushkush à Genève, Mohammed Zeidan, directeur de l’Association arabe pour les droits de l’homme, œuvrant en Palestine 1948, décrit la vie des Palestiniens arabes en Israël.
Mohammed Zeidan Vendredi 26 Juin 2009
Depuis 1948, Israël a mis en œuvre plusieurs lois et règlementations qui incarnent la notion d’Etat juif et garantissent un statut préférentiel à la communauté juive, aux dépens de la minorité à l’intérieur d’Israël. Nous parlons de presque 20% de la population, le peuple indigène de Palestine, les Palestiniens qui vivent à l’intérieur de la Palestine historique. Cette minorité est confrontée à la discrimination dans tous les aspects de sa vie. Je classerais cette discrimination en quatre catégories principales : La première est le fait qu’Israël se sert de lois directes qui prennent la « judaïté » comme critère pour l’obtention de droits civils. En particulier le fait qu’Israël garantisse un statut spécial aux descendants juifs pour obtenir la citoyenneté israélienne, alors qu’il empêche la réunification des familles palestiniennes au prétexte qu’elles ne sont pas juives ; il n’y a pas de traitement égalitaire, selon les lois israéliennes sur la citoyenneté. Le deuxième critère est ce que nous pouvons décrire comme une discrimination indirecte, dissimulée ou cachée. La loi israélienne est aussi utilisée pour faire une discrimination contre les Palestiniens à l’intérieur d’Israël, comme par exemple se servir du service militaire pour ne pas garantir un accès égalitaire à des services. Et ceci touche la plupart des aspects de la vie : si vous faites votre service militaire en Israël, vous obtenez des privilèges, de votre naissance à votre mort, en matière de santé, d’éducation, de transports publics, d’impôts, etc. Le troisième critère est ce que nous appelons la discrimination institutionnelle. Fondamentalement, c’est l’utilisation de différents ministères pour appliquer les politiques discriminatoires, dont la santé, le transport, le développement, etc. Un bon exemple en est le versement de subventions plus importantes à la population juive, par rapport à celles versées pour les localités arabes. Lorsque vous visitez un village palestinien, vous pouvez voir clairement la différence de développement, d’infrastructures, etc., qui est le résultat direct des politiques utilisées contre la minorité arabe en Israël. Le quatrième critère, qui, je pense, est le plus dangereux, est la discrimination et le racisme dans la sphère publique. C’est une culture du racisme qui grandit dans la communauté israélienne, dont nous voyons la traduction dans les dernières élections, avec la montée des partis politiques fascistes racistes. Ces partis n’ont pas seulement remporté les élections, mais ils se sont également joints à la coalition pour former le gouvernement, ce qui signifie que leur propagande contre les Arabes a réussi. Ils sont maintenant au pouvoir et veulent appliquer les réglementations qu’ils ont propagées. Nous parlons ici de partis politiques qui n’appellent pas seulement à la suspension des droits fondamentaux des citoyens, mais au transfert de population de la minorité palestinienne de l’intérieur d’Israël vers l’extérieur. La minorité palestinienne à l’intérieur d’Israël a appris, depuis 1948, comment traiter avec le racisme parce que, comme je l’ai dit, c’est le système qui est en vigueur contre les Palestiniens depuis 1948. Il ne s’est pas passé une seule année sans que nous ne soyons confrontés à ce système. Le fait qu’il soit en hausse, je pense, mobilise de plus en plus de Palestiniens à s’impliquer davantage dans les activités politiques, en réponse à cette réalité. Grâce à Dieu, nous voyons de plus en plus de gens s’intéresser à la politique, et davantage encore sont au courant de nos problèmes et tentent de jouer, de nombreuses manières, un rôle dans la lutte contre ce racisme.
Source : Islam On Line
Traduction : MR pour ISM
Monday, June 29, 2009
Sur le rôle des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran
http://www.alterinfo.net/Sur-le-role-des-USA-dans-ce-qui-se-passe-actuellement-en-Iran_a33647.html
Mardi 23 Juin 2009
En attendant de voir si les troubles qui ont suivi le scrutin présidentiel en Iran débouchent sur une crise durable du régime voire sa chute, on constate que le dogme du trucage du score qui donne la victoire au rival du président Ahmadinedjad est battu en brèche, et pas seulement sans la blogosphère « alternative. »
Ainsi, on peut lire dans le Washington Post (traduction ici) qu’un sondage indépendant créditait le président sortant d’une confortable avance sur son rival Mir Hosein Mousavi. On rappellera par ailleurs que Mahmoud Ahmadinedjad avait accédé pour la première fois à la présidence avec un score voisin de celui qu’il vient d’obtenir. Il avait certes obtenu ce score au deuxième tour... Cependant, comme l’écrit Angry Arab, une bonne élection dans le tiers-monde doit correspondre aux douze critères posés par les Etats Unis et l’Occident. Et Ahmadinedjad ne répond à aucun de ces critères à la différence de, disons, de Zine el-Abidine Ben Ali (94,49 % des voix en 2004), de Hosni Moubarak (88,5 % des voix en 2005), d’Abdelaziz Bouteflika (90,24 % des voix en 2009) ou de... Jacques Chirac (82,21 % des voix en 2002).
Dans aucun de ces cas, nous n’avons observé plus que de timides réactions avant de passer à autre chose. C’est que l’Iran est un pays qui dérange, pas à cause de sa stratégie de maîtrise du nucléaire (qui ne gêne réellement que les sionistes) mais par ses ressources en hydrocarbures et sa position stratégique au carrefour des grands flux énergétiques entre le nord et le sud, l’orient et l’occident. D’où l’implication des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran. C’est tout le sens de cet article de Paul Craig Roberts qui milite, preuves à l’appui, en faveur de la thèse du rôle des Etats Unis dans ce qui se passe en ce moment en Iran. J’ajouterai simplement que j’ai l’impression que l’administration Obama est un peu gênée par des événements qui risquent de remettre en cause sa stratégie iranienne. Car, rappelons le, les choix d’ingérence en Iran ont été faits non par l’administration actuellement en fonction à Washington mais par celle de George W. Bush. Les manifestations iraniennes sont-elles une autre "révolution colorée" orchestrée par les USA ? par Paul Craig Roberts - Counter Punch (USA) 20 Juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un certain nombre de commentateurs ont exprimé leur croyance en la pureté des idéaux de Mousavi, Montazeri, et de la jeunesse occidentalisée de Téhéran.
Le plan de déstabilisation de la CIA, annoncé il ya deux ans (voir ci-dessous), n’aurait d’aucune manière influencé les événements.
On prétend qu’Ahmadinedjad a volé l'élection, parce que le résultat a été déclaré trop peu de temps après la fermeture des bureaux de vote pour que tous les bulletins aient été comptés. Pourtant, Mousavi a proclamé sa victoire plusieurs heures avant la fermeture des bureaux de vote.
Cette déstabilisation est un classique de la CIA visant à discréditer un résultat contraire à ses attentes. Elle force à une déclaration précipitée du résultat. Plus était long l’intervalle de temps entre la déclaration anticipée de victoire et la publication des scores électoraux, et plus Mousavi avait de temps pour donner l’impression que les autorités se servaient de ce délai pour manipuler le vote. Il est étonnant que cette astuce ne soit pas perçue par les gens.
Ainsi de l’accusation formulée par le grand ayatollah Montazeri selon qui l’élection a été truquée; ce dernier est celui qui avait été initialement choisi pour succéder à Khomeini avant de s’effacer devant l’actuel guide suprême [Khamenei]. Il voit dans les manifestations une opportunité de régler ses comptes avec Khamenei. Montazeri a incité à contester l’élection, qu’il soit ou non manipulé par la CIA qui a une longue histoire réussie de manipulation de politiciens aigris. Il ya une lutte de pouvoir entre les ayatollahs. Beaucoup se rangent contre Ahmadinedjad parce qu’il les accuse de corruption, s’appuyant ainsi sur le monde rural iranien où les gens croient que le style de vie des ayatollahs est le signe d’un excès de pouvoir et de richesses. A mon avis, les attaques d’Ahmadinedjad contre les ayatollahs sont opportunistes. Cependant, elles rendent étranges les dires de ses détracteurs américains selon lesquels il est un conservateur réactionnaire aligné sur les ayatollahs.
Les commentateurs « expliquent » les élections iraniennes en se basant sur leurs propres illusions, fantasmes, émotions et intérêts. Que les résultats des sondages annonçant la victoire d’Ahmadinedjad soient fiables ou non, il n’existe, pour l’heure, aucune preuve en dehors de suppositions, que le scrutin a été truqué. Par contre, nous avons des informations crédibles selon lesquelles la CIA a œuvré depuis deux ans pour déstabiliser le gouvernement iranien.
Le 23 mai 2007, Brian Ross et Richard Esposito rapportaient sur ABC News : « La CIA a reçu l’approbation secrète du président pour monter une opération secrète [« black » operation] pour déstabiliser le gouvernement iranien, ont déclaré à ABC News d’anciens et d’actuels responsables de la communauté du renseignement.»
Le 27 mai, le Telegraph de Londres rapportait de son côté : «M. Bush a signé un document officiel approuvant des plans de la CIA pour une campagne de propagande et de désinformation visant à déstabiliser et finalement renverser le régime théocratique des Mollahs.» Quelques jours auparavant, le Telegraph signalait le 16 Mai 2007, que le néoconservateur belliciste de l’administration Bush John Bolton avait déclaré au Telegraph qu’une intervention militaire américaine contre l'Iran serait «une option ultime» en cas d’échec des sanctions économiques et des tentatives pour fomenter une révolution populaire. "
Le 29 juin 2008, Seymour Hersh écrivait dans le New Yorker : «Selon des sources militaires, du renseignement et du Congrès, actuellement en exercice ou non, à la fin de l’année dernière, le Congrès a accédé à une demande du président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l’Iran. Ces opérations, pour lesquelles le président avait demandé plus de 400 millions de dollars, étaient décrites dans un relevé de conclusions présidentiel signé par Bush et sont conçues pour déstabiliser le leadership religieux de ce pays.»
De nombreux participants aux manifestations de Téhéran sont sans aucun doute sincères. Ces manifestations ont également toutes les caractéristiques des manifestations orchestrées par la CIA en Géorgie et en Ukraine. Il faut être complètement aveugle pour ne pas le voir.
Daniel McAdams présente quelques points révélateurs. Par exemple, le néoconservateur Kenneth Timmerman écrivait la veille du scrutin que « on parle d’une ‘révolution verte’ à Téhéran. » Comment Timmerman peut-il le savoir s’il n’y a pas un plan orchestré ? Pourquoi une ‘révolution verte’ aurait-elle été préparée avant le scrutin, en particulier si Mousavi et ses partisans étaient si confiants dans la victoire comme ils le prétendent ? Cela ressemble à une preuve définitive que les Etats Unis sont impliqués dans les manifestations concernant l’élection.
Timmerman poursuit en écrivant que "le National Endowment for Democracy a dépensé des millions de dollars, pour la promotion de révolutions ‘colorées’. . . . . Une partie de cet argent semble s’être retrouvé entre les mains d’organisations pro Mousavi qui ont des liens avec des organisations non gouvernementales hors d’Iran et qui sont financées par le National Endowment for Democracy. » La propre fondation néoconservatrice de Timmerman, la Foundation for Democracy est « une organisation privée à but non lucratif créée en 1995 avec des subventions de la Natinal Endowment for Democracy (NED) pour promouvoir la démocratie et des normes des droits de l’homme internationalement reconnues en Iran.»
http://mounadil.blogspot.com/
http://www.alterinfo.net/Sur-le-role-des-USA-dans-ce-qui-se-passe-actuellement-en-Iran_a33647.html
Mardi 23 Juin 2009
En attendant de voir si les troubles qui ont suivi le scrutin présidentiel en Iran débouchent sur une crise durable du régime voire sa chute, on constate que le dogme du trucage du score qui donne la victoire au rival du président Ahmadinedjad est battu en brèche, et pas seulement sans la blogosphère « alternative. »
Ainsi, on peut lire dans le Washington Post (traduction ici) qu’un sondage indépendant créditait le président sortant d’une confortable avance sur son rival Mir Hosein Mousavi. On rappellera par ailleurs que Mahmoud Ahmadinedjad avait accédé pour la première fois à la présidence avec un score voisin de celui qu’il vient d’obtenir. Il avait certes obtenu ce score au deuxième tour... Cependant, comme l’écrit Angry Arab, une bonne élection dans le tiers-monde doit correspondre aux douze critères posés par les Etats Unis et l’Occident. Et Ahmadinedjad ne répond à aucun de ces critères à la différence de, disons, de Zine el-Abidine Ben Ali (94,49 % des voix en 2004), de Hosni Moubarak (88,5 % des voix en 2005), d’Abdelaziz Bouteflika (90,24 % des voix en 2009) ou de... Jacques Chirac (82,21 % des voix en 2002).
Dans aucun de ces cas, nous n’avons observé plus que de timides réactions avant de passer à autre chose. C’est que l’Iran est un pays qui dérange, pas à cause de sa stratégie de maîtrise du nucléaire (qui ne gêne réellement que les sionistes) mais par ses ressources en hydrocarbures et sa position stratégique au carrefour des grands flux énergétiques entre le nord et le sud, l’orient et l’occident. D’où l’implication des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran. C’est tout le sens de cet article de Paul Craig Roberts qui milite, preuves à l’appui, en faveur de la thèse du rôle des Etats Unis dans ce qui se passe en ce moment en Iran. J’ajouterai simplement que j’ai l’impression que l’administration Obama est un peu gênée par des événements qui risquent de remettre en cause sa stratégie iranienne. Car, rappelons le, les choix d’ingérence en Iran ont été faits non par l’administration actuellement en fonction à Washington mais par celle de George W. Bush. Les manifestations iraniennes sont-elles une autre "révolution colorée" orchestrée par les USA ? par Paul Craig Roberts - Counter Punch (USA) 20 Juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un certain nombre de commentateurs ont exprimé leur croyance en la pureté des idéaux de Mousavi, Montazeri, et de la jeunesse occidentalisée de Téhéran.
Le plan de déstabilisation de la CIA, annoncé il ya deux ans (voir ci-dessous), n’aurait d’aucune manière influencé les événements.
On prétend qu’Ahmadinedjad a volé l'élection, parce que le résultat a été déclaré trop peu de temps après la fermeture des bureaux de vote pour que tous les bulletins aient été comptés. Pourtant, Mousavi a proclamé sa victoire plusieurs heures avant la fermeture des bureaux de vote.
Cette déstabilisation est un classique de la CIA visant à discréditer un résultat contraire à ses attentes. Elle force à une déclaration précipitée du résultat. Plus était long l’intervalle de temps entre la déclaration anticipée de victoire et la publication des scores électoraux, et plus Mousavi avait de temps pour donner l’impression que les autorités se servaient de ce délai pour manipuler le vote. Il est étonnant que cette astuce ne soit pas perçue par les gens.
Ainsi de l’accusation formulée par le grand ayatollah Montazeri selon qui l’élection a été truquée; ce dernier est celui qui avait été initialement choisi pour succéder à Khomeini avant de s’effacer devant l’actuel guide suprême [Khamenei]. Il voit dans les manifestations une opportunité de régler ses comptes avec Khamenei. Montazeri a incité à contester l’élection, qu’il soit ou non manipulé par la CIA qui a une longue histoire réussie de manipulation de politiciens aigris. Il ya une lutte de pouvoir entre les ayatollahs. Beaucoup se rangent contre Ahmadinedjad parce qu’il les accuse de corruption, s’appuyant ainsi sur le monde rural iranien où les gens croient que le style de vie des ayatollahs est le signe d’un excès de pouvoir et de richesses. A mon avis, les attaques d’Ahmadinedjad contre les ayatollahs sont opportunistes. Cependant, elles rendent étranges les dires de ses détracteurs américains selon lesquels il est un conservateur réactionnaire aligné sur les ayatollahs.
Les commentateurs « expliquent » les élections iraniennes en se basant sur leurs propres illusions, fantasmes, émotions et intérêts. Que les résultats des sondages annonçant la victoire d’Ahmadinedjad soient fiables ou non, il n’existe, pour l’heure, aucune preuve en dehors de suppositions, que le scrutin a été truqué. Par contre, nous avons des informations crédibles selon lesquelles la CIA a œuvré depuis deux ans pour déstabiliser le gouvernement iranien.
Le 23 mai 2007, Brian Ross et Richard Esposito rapportaient sur ABC News : « La CIA a reçu l’approbation secrète du président pour monter une opération secrète [« black » operation] pour déstabiliser le gouvernement iranien, ont déclaré à ABC News d’anciens et d’actuels responsables de la communauté du renseignement.»
Le 27 mai, le Telegraph de Londres rapportait de son côté : «M. Bush a signé un document officiel approuvant des plans de la CIA pour une campagne de propagande et de désinformation visant à déstabiliser et finalement renverser le régime théocratique des Mollahs.» Quelques jours auparavant, le Telegraph signalait le 16 Mai 2007, que le néoconservateur belliciste de l’administration Bush John Bolton avait déclaré au Telegraph qu’une intervention militaire américaine contre l'Iran serait «une option ultime» en cas d’échec des sanctions économiques et des tentatives pour fomenter une révolution populaire. "
Le 29 juin 2008, Seymour Hersh écrivait dans le New Yorker : «Selon des sources militaires, du renseignement et du Congrès, actuellement en exercice ou non, à la fin de l’année dernière, le Congrès a accédé à une demande du président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l’Iran. Ces opérations, pour lesquelles le président avait demandé plus de 400 millions de dollars, étaient décrites dans un relevé de conclusions présidentiel signé par Bush et sont conçues pour déstabiliser le leadership religieux de ce pays.»
De nombreux participants aux manifestations de Téhéran sont sans aucun doute sincères. Ces manifestations ont également toutes les caractéristiques des manifestations orchestrées par la CIA en Géorgie et en Ukraine. Il faut être complètement aveugle pour ne pas le voir.
Daniel McAdams présente quelques points révélateurs. Par exemple, le néoconservateur Kenneth Timmerman écrivait la veille du scrutin que « on parle d’une ‘révolution verte’ à Téhéran. » Comment Timmerman peut-il le savoir s’il n’y a pas un plan orchestré ? Pourquoi une ‘révolution verte’ aurait-elle été préparée avant le scrutin, en particulier si Mousavi et ses partisans étaient si confiants dans la victoire comme ils le prétendent ? Cela ressemble à une preuve définitive que les Etats Unis sont impliqués dans les manifestations concernant l’élection.
Timmerman poursuit en écrivant que "le National Endowment for Democracy a dépensé des millions de dollars, pour la promotion de révolutions ‘colorées’. . . . . Une partie de cet argent semble s’être retrouvé entre les mains d’organisations pro Mousavi qui ont des liens avec des organisations non gouvernementales hors d’Iran et qui sont financées par le National Endowment for Democracy. » La propre fondation néoconservatrice de Timmerman, la Foundation for Democracy est « une organisation privée à but non lucratif créée en 1995 avec des subventions de la Natinal Endowment for Democracy (NED) pour promouvoir la démocratie et des normes des droits de l’homme internationalement reconnues en Iran.»
http://mounadil.blogspot.com/
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