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Thursday, October 08, 2009

Palestine: meeting à Londres


Palestinians seek new Leadership, independence
Gaza,
October 8, 2009 (Pal Telegraph) - Palestinian Return Center (PRC) held an urgent meeting in London, yesterday evening, to discuss the consequences of the withdrawal of the Goldstone report before submitting it to UN Human Rights Council of the United Nations. The meeting also discussed the needed and required Palestinian united position in response. A number of Palestinian Organizations, politicians and academics participated in the meeting where a constructive discussion took place for nearly 2 hours.
The participants came out with a number of recommendations in an attempt to face the recent challenges facing the Palestinians.
They have strongly condemned the Palestinian Authority for its "harassing" decision and requested an immediate accountability against those responsible.
"We call for immediate general elections that include all Palestinians in the occupied Palestine and outside. The elections would lead to form a new Palestinian National council that will elect a new leadership and executive committee to lead the Palestinian nation towards getting its rights and demands." Participants said
The Palestinian Unity was on the agenda as they have considered it is key and strategic objective towards achieving Palestinian goals and gaining back all rights. According to them, "Palestinian entire unity is a priority on basis of holding all responsible people accountable for their gross and flagrant mistakes against their people and their rights."
We call on all Palestinians to keep defending Jerusalem particularly after the last Israeli attacks and attempts to crack down the Palestinian existence in the city through the Judaizing policy.
Palestinians, from all factions including members of Fatah party, have strongly criticized the Goldstone vote postponement, holding Abbas responsible for the decision which was in their view a flagrant mistake.
It's remarkable that the Goldstone report issued late in September identifies war crimes committed during Israel's war on Gaza between last December and January. Israel was about to be criminalized but the postponement of the report would emphasize its abilities to sneak out from accountability.
Israeli launched a full-scale offensive in Gaza that left at least 1,400 Palestinians killed and over 5000 injured. The entire infrastructure in Gaza was destroyed as Israeli attacks targeted schools, hospitals, streets, water wills, sewage system, farms and police stations.
http://www.paltelegraph.com/palestine/palestinian-refugees/2545-palestinians-in-london-call-for-accountability-over-goldstone-report-dilemma
PT Reporter in London

Wednesday, October 07, 2009

La déconfiture du dollar

La déconfiture du dollar Par Robert Fisk

USA -07-10- 2009

Donnant une illustration saisissante du nouvel ordre mondial, les pays arabes ont lancé des initiatives secrètes conjointement à la Chine, à la Russie et à la France, qui visent à cesser d’utiliser la monnaie américaine pour le commerce du pétrole. En septembre, l’Iran a annoncé que ses réserves de devises étrangères seraient, dorénavant, libellées en euros, et non pas en dollars.
Dans ce qui est le plus profond changement financier de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient, les pays arabes du Golfe sont en train de préparer – avec la Chine, la Russie, le Japon et la France – la cessation du recours au dollar pour les transactions pétrolières, au profit d’un panier de devises comportant le yen japonais, le yuan chinois, l’euro, l’or et une nouvelle devise unifiée préparée par les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe, qui regroupe notamment l’Arabie saoudite, Abu Dhabi, le Koweït et le Qatar.

Des réunions secrètes ont d’ores et déjà été tenues entre ministres des finances et gouverneurs des banques centrales, en Russie, en Chine, au Japon et au Brésil, afin de travailler à ce projet, qui aura pour effet que le pétrole ne sera désormais plus échangé contre des dollars.

Ces projets, que des sources des milieux bancaires tant du Golfe arabe que chinois de Hong Kong nous ont confirmés, peuvent expliquer pour partie une hausse soudaine des prix de l’or. Mais ils augurent aussi d’une extraordinaire transformation des marchés libellés en dollars, qui sont appelés à disparaître peu à peu au cours des neuf années à venir.

Les Américains, au courant de ces réunions – bien qu’ils n’en aient pas mis au jour les détails – vont certainement lutter contre cette cabale internationale qui inclura dorénavant y compris certains de leurs fidèles alliés, comme le Japon et les pays arabes du Golfe.

Dans le contexte de ces négociations monétaires, Sun Bigan, ex-envoyé spécial chinois au Moyen-Orient, a mis en garde contre le risque qu’elles n’approfondissent les divisions entre la Chine et les Etats-Unis, qui sont en concurrence pour l’influence et le pétrole, au Moyen-Orient. « Des querelles et des clashes bilatéraux sont inévitables », a-t-il dit à notre confrère Asia and Africa Review. « Nous ne pouvons en aucun cas baisser la garde à l’encontre de l’hostilité, au Moyen-Orient, autour des enjeux de l’énergie et de la sécurité ».

Cela sonne comme une inquiétante prédiction d’une future guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine, pour la conquête du pétrole moyen-oriental – transformant, de surcroît, les conflits endémiques de cette région en une bataille pour la suprématie de la première puissance mondiale. La Chine consomme plus de pétrole que les Etats-Unis, et elle en consomme de plus en plus, sa croissance économique étant moins efficace énergétiquement. La monnaie de transition, dans le mouvement prévu d’abandon du dollar, pourrait fort bien être l’or, laissent entendre certaines sources des milieux bancaires chinois. La richesse d’Abu Dhabi, de l’Arabie saoudite, du Koweït et du Qatar, qui, ensemble, détiennent des réserves estimées à 2,1 milliers de milliards de dollars, donne une idée des sommes gigantesques en cause.
Le déclin de la puissance économique américaine, liée à la récession économique mondiale actuelle, a été implicitement reconnu par le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick : « Un des legs de cette crise sera sans doute la prise de conscience d’un bouleversement total dans les relations entre puissances économiques », a-t-il déclaré, à Istanbul, en prélude à la réunion du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale qui doit s’y tenir, cette semaine. Mais c’est l’extraordinaire puissance financière, totalement inédite, de la Chine – conjointement à l’irritation des pays producteurs et consommateurs de pétrole contre la capacité américaine d’interférer dans le système financier international – qui a motivé les négociations récentes impliquant les pays du Golfe.
Le Brésil a manifesté son intérêt pour une collaboration à des paiements pétroliers en non-dollars, ainsi que l’Inde. De fait, la Chine apparaît comme la plus enthousiaste de toutes les puissances économiques concernées, et ses énormes échanges commerciaux avec le Moyen-Orient n’y sont pas pour rien… En effet, elle importe 60 % de son pétrole, essentiellement du Moyen-Orient et de Russie. Les Chinois détiennent des concessions pétrolières en Irak – qui étaient restées bloquées par les Etats-Unis jusqu’à cette année – et, depuis 2008, ils mettent en œuvre un accord signé avec l’Iran, pour un montant de 8 milliards de dollars, visant à développer les capacités de raffinage et les ressources gazières de ce pays. Elle a des accords pétroliers avec le Soudan (où elle s’est substituée aux intérêts américains [jolly good ! ndt]) et elle continue à négocier des concessions pétrolières avec la Libye, un pays dans lequel tous les contrats de cette nature ne peuvent qu’être des joint ventures.De plus, les exportations chinoise vers le Moyen-Orient représentent désormais non moins de 10 % des importations de chacun des pays de cette région, y compris un large éventail de produits allant des automobiles aux systèmes d’armement, en, passant par les produits alimentaires, l’habillement, et même… les poupées ! En une claire indication de la musculature croissante de la Chine, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a plaidé, hier, auprès de Pékin, afin de lui demander de laisser s’apprécier le yuan par rapport à un dollar en dégringolade et, par extension, de relâcher la dépendance de la Chine par rapport à la politique monétaire américaine, afin de contribuer à rééquilibrer l’économie mondiale et d’atténuer les pressions à la hausse sur l’euro. Depuis les accords de Bretton Woods – ces accords, conclus juste après la fin de la Seconde guerre mondiale, qui définirent l’architecture du système financier international actuel – les partenaires commerciaux de l’Amérique ont eu affaire à l’impact du contrôle de Washington, ainsi, ces dernières années, qu’à l’hégémonie du dollar, en tant que réserve de devises mondiales dominante.Ainsi, les Chinois sont, par exemple, persuadés que si les Américains ont persuadé la Grande-Bretagne de rester à l’extérieur de l’euro, c’est uniquement afin d’empêcher un mouvement d’abandon du dollar, qui se serait déjà produit, sans cela. Mais nos sources dans les milieux bancaires chinois disent que leurs pourparlers sont d’ores et déjà allés trop loin pour pouvoir être bloqués, désormais. « Les Russes vont finalement mettre le rouble dans la cagnotte des devises (non-dollar) », nous a ainsi déclaré un éminent courtier de Hong Kong. « Les Brits sont coincés au beau milieu du gué, et ils vont devoir adopter l’euro : ils n’ont pas le choix, dès lors qu’ils ne pourront plus utiliser le dollar américain… » Nos sources des milieux financiers chinois pensent que le Président Barack Obama est trop occupé à soigner l’économie américaine pour se concentrer sur les implications extraordinaires de la transition conduisant à l’abandon total du dollar d’ici neuf ans. La deadline actuelle, pour le parachèvement de la transition monétaire est, en effet, l’année 2018.Les Etats-Unis ont brièvement évoqué cette tendance lors du sommet du G20 à Pittsburgh ; le gouverneur de la Banque centrale chinoise et d’autres responsables se plaignaient de manière audible du dollar, depuis des années. Leur problème, c’est qu’une part considérable de leur richesse nationale est constituée d’avoirs en dollars…« Ces projets changeront le visage des transactions financières internationales », a indiqué un banquier chinois. « L’Amérique et la Grande-Bretagne peuvent se faire du mouron : vous saurez à quel point elles sont emmerdées au tonnerre de démentis que cette information ne manquera pas de susciter… »En septembre, l’Iran avait annoncé que ses réserves de devises étrangères seraient dorénavant en euros, et non plus en dollars. Les banquiers se souviennent, bien évidemment, de ce qui est arrivé au dernier producteur de pétrole du Moyen-Orient à avoir vendu son pétrole en euros, et non en dollars : quelques mois seulement après qu’un certain Saddam Hussein eut annoncé cette décision avec tambour et trompette, les Américains et les British envahissaient l’Irak…

Source : The Independant

Traduction : Marcel Charbonnier

Tuesday, October 06, 2009

Ramallah manifeste!


Manifestation à Ramallah : Fureur contre l’Autorité Palestinienne sur la décision Goldstone

Par Stop The Wall

Ramallah - 06-10-2009

Un millier de personnes sont descendues dans la rue de Ramallah hier 5 octobre pour protester contre la position de l’Autorité Nationale Palestinienne sur le rapport Goldstone. Brandissant drapeaux et pancartes, bloquant la circulation, les gens ont marché et exprimé leur rage contre l’AP pour ne pas avoir saisi l’opportunité de traîner les criminels de guerre israéliens devant les tribunaux internationaux.

Les protestataires, portant des drapeaux palestiniens et des partis, sont partis du Club Orthodoxe, situé en dehors du centre-ville de Ramallah, et sont passés par les deux principales places de la ville. Surveillés par la police, des centaines de personnes ont rejoint chacun des différents contingents pour protester contre ce qui est largement considéré comme une insulte à la population de Gaza et une trahison de la lutte globale du peuple palestinien.

La colère contre l’ANP fut la caractéristique de la manifestation, et les protestataires ont scandé des slogans condamnant Salam Fayyad et Abu Mazen, qualifiant l’abandon du rapport Goldstone d’opportunité manquée et demandant leur démission. Les manifestants ont également dénoncé le rôle de l’administration US dans la décision de l’AP et le simulacre d’enquête que l’AP a l’intention de lancer.

Le rapport Goldstone a statué que les Israéliens étaient responsables de violations graves des Conventions de Genève, de crimes de guerre et de violations graves des droits internationaux de l’homme et du droit humanitaire.

De plus, la rapport a trouvé des preuves suffisantes qui indiquent que des crimes contre l’humanité ont été perpétrés pendant l’attaque de la Bande de Gaza, qui devraient être présentés devant la Cour Internationale de Justice.


Source : Stop The Wall
Traduction : MR pour ISM

Monday, October 05, 2009


8h POUR LA PALESTINE, CONTRE AGREXCO
et POUR L’EMPLOI...
10 OCTOBRE DE 15H À 23H SALLE Pelloutier (Antigone) av. Léon Blum Tram arrêt : Léon Blum
Contact : coalitioncontragrexco@gmail.comSite : http://www.coalitioncontreagrexco.com/


Hiver 2009, la bande de Gaza subit une agression militaire d'une extrême brutalité. Les résultats de l'opération « plomb durci » sont terrifiants : 1315 tués dont 433 enfants, 6000 blessés dont une écrasante majorité de civils.
C'est au paroxysme de cette agression, qualifiée de crime de guerre par Richard Falk le rapporteur de l'ONU sur les droits de l'homme dans les Territoires Palestiniens, que le Président de la région Languedoc Roussillon annonçait par voie de presse l'implantation dans le port de Sète de la société israélienne de fruits et légumes AGREXCO. G.
Frêche veut faire d’Israël le partenaire économique de notre région. L’arrivée d’Agrexco dans le port de Sète est la première concrétisation de cette volonté.
En quelques semaines, un large mouvement issu de la société civile de notre région (associations, partis, syndicats) s'est créé en vue de mettre en échec le projet d'implantation d'AGREXCO dans le port de Sète.
Cette société fondée et détenue par l'Etat Israélien est un rouage essentiel de la politique de colonisation des Territoires Palestiniens. AGREXCO exporte 70% des productions des colonies israéliennes dont celles de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont approprié 95% des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98% de l’eau..
Au regard du droit international, en particulier de la IV convention de Genève, les activités d'Agrexco sont criminelles.
En mai 2009, la Coalition contre AGREXCO tenait sa première conférence de presse.
Le 25 juin, deux Marches contre l’Apartheid et contre Agrexco, l'une partant de Nîmes, l'autre du quartier de la Paillade, faisaient la jonction avec une manifestation qui réunissait plus d'un millier de personnes à Montpellier pour dire « Non à Agrexco ».
Cette Coalition regroupe aujourd’hui 89 associations, syndicats et partis.
Durant l'été, 4 languedociens de la Coalition se rendaient en Palestine et en Israël. Partout où ils sont allés, les paysans, les associations, les syndicats et même le Ministre de l'agriculture de l'Autorité Palestinienne leur ont tenu un langage identique : « le meilleur service que vous puissiez nous rendre en vue du respect de nos droits, c'est de vous opposer farouchement à l'implantation d'AGREXCO ».
Malgré les multiples condamnations de l’ONU, malgré la reconnaissance internationale du caractère criminel de la colonisation, malgré la condamnation du Mur par la Cour Internationale de Justice, malgré les décisions de l’Union européenne, le gouvernement israélien intensifie sa politique d’apartheid et le développement de ses colonies.
Le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) sont indispensables pour contraindre l'Etat d'Israël à respecter le droit international .
C'est pourquoi notre Coalition reprend et fait sien cet appel de 172 organisations palestiniennes et vous appelle à agir ensemble, pour mettre fin à cette ignominie qui voudrait faire des habitants de notre région les complices de l'occupation militaire, de la colonisation, de l’apartheid israélien.-
Le 25 septembre, manifestons devant le Conseil Régional pour exiger la décision publique du rejet d’Agrexco.
Exigeons que pas un centime d’argent public ne soit versé contre les droits des Palestiniens. Défendons ensemble le développement du port de Sète, l’emploi ouvrier et l’emploi paysan dans notre région.
Le 10 octobre au cours des 8h pour la Palestine seront présentes de nombreuses délégations :- de syndicalistes européens qui mènent la campagne BDS,- de la campagne BDS de France et d’Europe,- des Palestiniens du comité national BDS et de la vallée du Jourdain.
Nous allons débattre et réfléchir ensemble afin de porter la lutte contre l’implantation d’Agrexco au niveau européen.Ne ratez pas cette étape importante !

Sunday, October 04, 2009

La Mosquée Al-Aqsa en danger!

COMMUNIQUE



Jérusalem - 05-10-2009
La mosquée al-Aqsa en danger Par Comité Action Palestine > actionpalestine@hotmail.com

Les assassins sionistes, civils et militaires, lancent en ce moment même une attaque contre la mosquée al-Aqsa. Ils veulent s'emparer d'une partie, comme ils ont fait avec la mosquée al-Ibrahimi, dans la ville d'al-Khalil. Des fidèles y ont passé la nuit pour la protéger.
Les criminels ont lancé une attaque et empêchent les Palestiniens de la ville et d'ailleurs (Umm al Fahem, Nazareth, Naqab) d'y arriver. La population d'al-Quds essaie de s'avancer vers la mosquée. La population de Cisjordanie se prépare à se révolter.Ne la laissons pas seule, isolée, face à ces barbares colonialistes représentant la haine, la destruction et la barbarie bestiale.Soutenons, par tous les moyens disponibles, al-Aqsa et le peuple palestinien qui défend les lieux saints, qui défend et protège, pour nous, pour notre honneur et notre dignité, pour notre relève, la mosquée al-Aqsa et la ville d'al-Quds.C'est de l'honneur de l'humanité toute entière qu'il s'agit. Si les barbares s'emparent de la mosquée al-Aqsa, c'est un affront de plus à toutes les valeurs morales, toutes les valeurs humaines, de justice, de droit, de respect de l'autre.Ne les laissez pas faire !
Opposez-vous à la barbarie sioniste criminelle.... Diffusons l'information, le plus largement possible, expliquant la vérité, pour ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas encore compris !Exigeons des autorités religieuses, musulmanes, chrétiennes et juives, de s'opposer à ces criminels qui souillent les lieux saints.
Exigeons des autorités politiques des gestes clairs pour la défense des droits des musulmans et des chrétiens palestiniens en Palestine occupée, et dans al-Aqsa.
La mosquée al-Aqsa est entièrement musulmane !
La ville d'al-Quds est entièrement arabe !
Nul partage avec les sionistes criminels ! SOUTENEZ AL-AQSA !! MOBILISEZ-VOUS POUR AL-AQSA !!
- QudsTV en Arabe- Photos d’Al-Aqsa sur le site Sisters for Al-Aqsa (en arabe)- Site Sisters for Al-Aqsa en Arabe. en Anglais sisters_for_alaqsa@quds.cc

Source : Comité Action Palestine



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La mosquée al-Aqsa en danger

Les assassins sionistes, civils et militaires, lancent en ce moment même une attaque contre la mosquée al-Aqsa. Ils veulent s'emparer d'une partie, comme ils ont fait avec la mosquée al-Ibrahimi, dans la ville d'al-Khalil. Des fidèles y ont passé la nuit pour la protéger. Les criminels ont lancé une attaque et empêchent les Palestiniens de la ville et d'ailleurs (Umm al Fahem, Nazareth, Naqab) d'y arriver. La population d'al-Quds essaie de s'avancer vers la mosquée. La population de Cisjordanie se prépare à se révolter.
Ne la laissons pas seule, isolée, face à ces barbares colonialistes représentant la haine, la destruction et la barbarie bestiale.

Soutenons, par tous les moyens disponibles, al-Aqsa et le peuple palestinien qui défend les lieux saints, qui défend et protège, pour nous, pour notre honneur et notre dignité, pour notre relève, la mosquée al-Aqsa et la ville d'al-Quds.

C'est de l'honneur de l'humanité toute entière qu'il s'agit. Si les barbares s'emparent de la mosquée al-Aqsa, c'est un affront de plus à toutes les valeurs morales, toutes les valeurs humaines, de justice, de droit, de respect de l'autre.
Ne les laissez pas faire !
Opposez-vous à la barbarie sioniste criminelle....


Diffusons l'information, le plus largement possible, expliquant la vérité, pour ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas encore compris!
Exigeons des autorités religieuses, musulmanes, chrétiennes et juives, de s'opposer à ces criminels qui souillent les lieux saints;
exigeons des autorités politiques des gestes clairs pour la défense des droits des musulmans et des chrétiens palestiniens en Palestine occupée, et dans al-Aqsa.


La mosquée al-Aqsa est entièrement musulmane!
La ville d'al-Quds est entièrement arabe !!
Nul partage avec les sionistes criminels!


SOUTENEZ AL-AQSA !!
MOBILISEZ-VOUS POUR AL-AQSA !!

De: Sisters For AlAqsa sisters_for_alaqsa@quds.cc

Date: Dimanche 4 Octobre 2009, 2h25

نشرة الأقصى الإلكترونية

:: مهم وجديد ::


تحقيق مصور متكامل حول أحداث الاقتحام الدامي للأقصى يوم الأحد 27-9
http://www.foraqsa. com/library/ images/albums/ storming_ aqsa27_9_ 2009/One_ page/index. htm
إعداد/ أخوات من أجل الأقصى

:: دعوة مهمة ::

رابط مع الأقصى ..
تابع مستجدات الإعلان اليهودي عن اقتحام اليوم الأحد (4-10) للمسجد المبارك ..
أولا بأول

من خلال البث المباشر لقناة القدس الفضائية على الإنترنت

www.qudstv.com


تأتيكم كل يوم جمعة، وتوافيكم بالمواضيع العاجلة في حينها
من موقع أخوات من أجل الأقصى
www.foraqsa. com
يمكن الدخول إلى نفس الموقع من العنوان التالي:
www.foraqsa. net

Saturday, October 03, 2009

Erdogan, de nouveau président de son parti



أردوغان مجددا رئيسا للعدالة



أعاد حزب العدالة والتنمية الحاكم في تركيا السبت انتخاب رئيس الوزراء رجب طيب أردوغان رئيسا للحزب، وذلك خلال المؤتمر الثالث للحزب الذي عقد السبت في أنقرة.

وأشار مراسل الجزيرة في أنقرة يوسف الشريف إلى أن القضايا الخارجية احتلت مركزا أساسيا خلال مؤتمر الحزب الحالي.

وحصل أردوغان المرشح الوحيد لهذا المنصب على 1362 صوتاً هي جميع أصوات المشاركين في المؤتمر.

وكان استطلاع رأي في تركيا قبل شهرين قد أظهر ارتفاعا متزايدا في شعبية أردوغان، ورأت غالبية المصوتين في أردوغان "السياسي الأكثر كاريزمية في البلاد"، وقالت إنها ستصوت لصالح حزب العدالة والتنمية إذا أجريت الانتخابات.

ويرى أنصار العلمانية أن حزب العدالة "محور" مشروع هدفه إقامة نظام إسلامي، وهو ما يتناقض مع مبادئ الدولة التركية العلمانية الحديثة التي أسسها كمال أتاتورك.

ويقول قادة الحزب إن حملات موجهة ضدهم على عدة جبهات تستند إلى دوافع سياسية ويؤكدون الالتزام بالعلمانية, مستشهدين بتأييد الحزب لانضمام تركيا إلى الاتحاد الأوروبي.

مفاجأة المؤتمر
من ناحية أخرى انضم وزير الخارجية أحمد داود أوغلو إلى حزب العدالة خلال مؤتمره الحالي، وهو ما شكل "مفاجأة" حسب المراسل
وقد ظل أوغلو يرفض الانضمام إلى الحزب خلال السنوات السبع الماضية باعتبار أنه يريد أن يظل "منظرا" للسياسات الدولية لبلاده بعيدا عن تفاصيل العمل السياسي الداخلي.

يذكر أنه تم تأسيس حزب العدالة والتنمية في 14 أغسطس/آب عام 2001، وحقق الحزب في الانتخابات التشريعية التي جرت في 3 نوفمبر/تشرين الثاني عام 2002 فوزاً ساحقاً سيطر من خلاله على البرلمان بأغلبية كبيرة، وشكّـل الحكومة.

المصدر: الجزيرة

http://www.aljazeera.net/NR/exeres/BE51A41E-BAA0-49B3-8E2A-98A9433ED7A8.htm/

La perspective de procès pour crimes de guerre au Moyen-Orient inquiète les diplomates US

ONU - 02-10-2009

Par Chris Stephen

La politique joue cette semaine autant un rôle important qu’une preuve disponible, alors que le Conseil des Droits de l’homme décide de recommander ou non des procès pour crimes de guerre pour les atrocités à Gaza. De telles enquêtes sont recommandées dans un rapport attendu depuis longtemps du juriste Richard Goldstone présenté hier au Conseil, dans lequel il souligne de nombreuses violations pendant la campagne militaire d’Israël qui a coûté 1.400 vies.


Les 47 membres du conseil, dominé par des Etats africains, asiatiques et islamiques, ont déjà condamné Israël dans une déclaration en janvier dernier et ils adopteront vraisemblablement une ligne dure cette semaine.

Ces nations semblent à peu près certaines d’envoyer le rapport au Conseil de Sécurité, l’organe le plus puissant des Nations Unies, avec une recommandation que soient envisagés des procès pour crimes de guerre.

Cette perspective a alarmé les diplomates US, qui craignent que menacer les dirigeants israéliens et palestiniens d’accusations de crimes de guerre étouffe toute chance d’un nouveau processus de paix.

Certes, le rapport n’y va pas par quatre chemins. Il énumère les nombreuses violations par Israël pendant son offensive de janvier, y compris le ciblage, avec des obus au phosphore blanc, des hôpitaux Al-Quds et Al-Wafa, et d’un immeuble de l’ONU abritant 600 réfugiés. Il énumère les plaintes que les troupes israéliennes ont utilisé des civils palestiniens, souvent les yeux bandés, comme « boucliers humains » alors qu’elles fouillaient des bâtiments suspects.

Et il dit que les forces israéliennes ont aussi frappé des cibles non-militaires comme des usines hydrauliques et la seule minoterie de Gaza, ainsi qu’une usine de retraitement des eaux usées, ce qui a conduit à une inondation de 200.000 m3 d’eaux usées près de terres agricoles.

Le plus bizarre est la destruction d’une très grande ferme avicole qui pourvoyait Gaza de 10% de ses œufs.

« Des bulldozers blindés ont systématiquement rasé les poulaillers, tuant les 31.000 poulets qui se trouvaient à l’intérieur, » rend-il compte. « La destruction des installations d’approvisionnement alimentaire, des systèmes d’assainissement de l’eau, des usines de béton et de maisons résidentielles est le résultat d’une politique délibérée et systématique par les forces armées israéliennes, » dit le rapport.

Le juge Goldstone écrit que les éléments de preuve, recueillis lors de plusieurs visites à Gaza, indiquent que des cibles civiles ont été délibérément frappées, en violation des lois de la guerre.

« Selon le gouvernement d’Israël, il n’y a pratiquement eu aucune faute de commise, » dit le rapport, décrivant les attaques comme « une attaque délibérément disproportionnée destinée à punir, à humilier et à terroriser une population civile. »

Le rapport condamne également les attaques à partir du territoire palestinien sous la forme de missiles non guidés qui sont tombées sur des colonies israéliennes peu de temps avant qu’Israël lance sa campagne. Il indique qu’outre les trois civils israéliens et le soldat tués lors de ces attaques, la population entière a subi un traumatisme tandis que les roquettes tombaient parmi elle.

Des rapports similaires ont conduit le conseil de sécurité a créé son premier tribunal pour crimes de guerre, pour l’ancienne Yougoslavie, en 1993, pour lequel le juge Goldstone fut nommé procureur. D’autres tribunaux ont suivi pour le Rwanda, la Sierra Leone, le Timor oriental et le Soudan.

Goldstone a demandé au conseil de sécurité de donner à Israël et à l’Autorité Palestinienne l’opportunité de mener leurs propres investigations, et sinon, d’ordonner à la Cour Pénale Internationale de La Haye de faire elle-même le travail.

Mais la Maison Blanche est horrifiée par la perspective de tels procès. Washington a travaillé dur pour élaborer un nouveau processus de paix pour la région, espérant que le discours de Barack Obama au Caire au début de l’année gagnerait l’appui des nations islamiques.

Aujourd’hui, les responsables américains craignent qu’un processus pour crimes de guerre visant ces mêmes dirigeants supposés élaborer un processus de paix ne conduise à la fin de celui-ci.

C’est le tendon d’Achille des tribunaux pour crimes de guerre – à savoir que dans certains cas, la recherche de la justice puisse réellement faire obstacle à la recherche de la paix.

Le juge Goldstone rejette cet argument. Il a dit au conseil que la justice est le ciment sur lequel la paix est bâtie : « L’absence persistante de justice sape tout espoir d’un processus de paix couronné de succès et renforce un environnement qui favorise la violence. »

Il est vraisemblable que le conseil en convienne. Sa résolution de janvier, condamnant l’offensive d’Israël contre Gaza, montre l’humeur de la majorité, qui comprend la Chine et la Russie. A l’époque, les nations occidentales, dont le Canada et l’Allemagne, ont refusé de se rallier à la motion, arguant qu’elle ne critiquait que les Israéliens.

Mais le juge Goldstone espère réduire de telles critiques à néant après avoir élargi son mandat original à enquêter non seulement les actions israéliennes, mais aussi celles des Palestiniens qui ont lancé des attaques à la roquette sur des civils israéliens.

Tout cela fait qu’il est plus que probable que le conseil des droits de l’homme envoie le rapport au conseil de sécurité, avec une recommandation que les enquêtes sur les crimes de guerre soient prises en considération.

Si cela arrive, le conseil de sécurité se retrouvera dans une position inconfortable. S’il agrée le processus de crimes de guerre, il risque voir s’évaporer les perspectives d’un règlement au Moyen-Orient. S’il refuse, il faudra qu’il explique pourquoi, après avoir créé des tribunaux pour crimes de guerre pour les Balkans, l’Afrique et l’Asie, il ne fait pas la même chose pour le Moyen-Orient.


Source : Irish Times
Traduction : MR pour ISM

Friday, October 02, 2009


إطلاق 19 أسيرة فلسطينية


أفرجت سلطات الاحتلال الإسرائيلية قبل قليل عن 19 أسيرة فلسطينية

من سجن هشرون، في إطار صفقة تم التوصل إليها بوساطة ألمانية

لإطلاق سراح عشرين أسيرة فلسطينية مقابل الحصول على شريط فيديو يتحدث فيه الجندي الإسرائيلي جلعاد شاليط لمدة دقيقة واحدة.
وباشرت سلطات الاحتلال إجراءات التحقق من سلامة وحداثة شريط الفيديو الذي سلمها إياه الوسيط الألماني في معبر عوفر، بعد أن وصلت 18 أسيرة فلسطينية على متن ثلاث سيارات تابعة لمصلحة السجون الإسرائيلية، فيما شقت سيارة رابعة طريقها باتجاه قطاع غزة وهي تحمل أسيرة فلسطينية وطفلها البالغ من العمر ثلاث سنوات.
وفور الانتهاء من إجراءات التحقق من الشريط، نقلت الأسيرات الـ18 على متن سيارات تابعة للصليب الأحمر، تميهدا لنقلهن إلى أراضي السلطة الفلسطينية، حيث كان ينتظرهن على الجانب الفلسطيني من المعبر أهاليهن ومسؤولون ونشطاء فلسطينيون، قبل أن يكملن طريقهن باتجاه مقر الرئاسة في رام الله حيث سيستقبلهن رئيس السلطة الفلسطينية
محمود عباس.
وقالت اثنتان من الأسيرات المحررات للجزيرة، إنهن كن يتمنين أن تشمل الصفقة الأسيرات اللواتي يواجهن أحكاما مؤبدة، وطالبن المقاومة الفلسطينية بالتسريع بإتمام صفقة شاليط مقابل الإفراج عن بقية الأسرى الفلسطينيين، وشددن على الوضع المزري الذي تواجهه الأسيرات في سجون الاحتلال.
وأشارت مراسلة الجزيرة على الجانب الإسرائيلي من المعبر جيفارا البديري إلى أن الصفقة تحظى بتغطية إعلامية دولية واسعة، حيث تواجدت عشرات المحطات الفضائية لتغطية مجريات الصفقة.
سيارات الصليب الأحمر في طريقها للأراضي الفلسطينيةبدورها أشارت مراسلة الجزيرة على الجانب الفلسطيني من معبر عوفر شيرين أبو عاقلة إلى أن إحدى الأسيرات العشرين اللواتي شملتهن الصفقة كان قد أفرج عنها أول أمس بعد أن أنهت مدة محكوميتها، وهو الأمر الذي دعا حركة المقاومة الإسلامية (حماس) لمطالبة إسرائيل بإدراج اسم أسيرة أخرى لتكتمل الصفقة.
ووفقا للمراسلة فإنه من المقرر أن تفرج السلطات الإسرائيلية عن هذه الأسيرة (وتدعى روضة سعدة من حي الشجاعية في
قطاع غزة) بعد غد الأحد، وهو الأمر الذي أكده والد الأسيرة لمراسل الجزيرة في غزة وائل الدحدوح.
من جانبه قال مراسل الجزيرة في القطاع إن جميع الاستعدادات على المستويين الشعبي والرسمي أخذت لاستقبال الأسيرة المحررة فاطمة الزق وطفلها ذي الثلاثة أعوام.
وأوضح الدحدوح أنه من المقرر أن تنقل الزق لقطاع غزة بسيارات الصليب الأحمر عبر معبر إيريز، حيث ستدلي بتصريحات صحفية مقتضبة قبل أن تتوجه لساحة المجلس التشريعي الفلسطيني حيث سيكون رئيس الحكومة المقالة
إسماعيل هنية وأحمد بحر النائب الأول لرئيس المجلس التشريعي الفلسطيني وقيادات من حركة الجهاد الإسلامي التي تنتمي إليها الأسيرة في استقبالها.
وبينما تعتبر عملية تسليم شريط الفيديو لإسرائيل خطوة كبيرة على طريق الجهود التي تبذلها تل أبيب لإطلاق سراح الجندي الأسير، فإن مسؤولين إسرائيليين قالوا إن تلقي معلومات عن حالته لا يعني أن إطلاق سراحه بات وشيكا.
في المقابل أكدت مراسلة الجزيرة في رام الله أن صفقة الإفراج عن الأسيرات الفلسطينيات زادت آمال الفلسطينيين بالإفراج عن مزيد من الأسرى في سجون الاحتلال والبالغ عددهم نحو عشرة الآف أسير.
ومن بين الأسيرات المحررات واحدة تواجه حكما بالسجن سبع سنوات، وثلاث أسيرات تنتهي مدة محكوميتهن عام 2011، فيما تنتهي مدة محكومية الأخريات العام الجاري أو القادم.
وتنتمي أربع من الأسيرات المحررات لحركة (
حماس) وخمس لحركة التحرير الوطني الفلسطيني (فتح) وواحدة للجبهة الشعبية لتحرير فلسطيني، وسبع مستقلات.
المصدر:
الجزيرة + وكالات

Thursday, October 01, 2009

Crimes de guerre israéliens


Crimes de guerre israéliens à Gaza

Des mères horrifiées par la naissance d’enfants difformes suite à l’usage par Israël d’armes prohibées.
L’annonce par le Ministère de la Santé sous autorité du gouvernement élu du Hamas a jeté l’effroi ces jours-ci à Gaza. En effet, dix mois après la guerre lancée contre sa population par le gouvernement israélien – guerre appelée cyniquement « Plomb durci » par les stratèges militaires de Tel Aviv - des Palestiniennes vivant dans des zones lourdement frappées par les bombardements accouchent de bébés monstrueux.

A l’hôpital Shifa on nous a parlé d’une demi-douzaine de nouveaux nés victimes de graves malformations : organes incomplets, malformations du cerveau, visages défigurés.
Les médecins et les scientifiques qui cherchent à en déterminer la cause pensent qu’il y a là un lien direct avec les armes au phosphore, DIME, ou armes à l’uranium appauvri, utilisées par l’armée israélienne dans des zones très habitées où des cas de malformation sont apparus, comme Al-Zayton, Al-Zahra, Ezzbet Abed Rabbo, et Wadi Gaza.

L’État Major israélien a-t-il choisi délibérément de contaminer ces zones densément peuplées pour expérimenter in vivo, les effets de ces armes sur les populations qui y sont exposées ?
pour expérimenter in vivo, les effets de ces armes sur les populations qui y sont exposées ?

Une douzaine de métaux extrêmement toxiques ont été détectés et sont actuellement toujours à l’étude ; des chercheurs italiens et français ont fait des prélèvements et les examinent pour établir si ces armes sont à l’origine de maladies nouvelles et des malformations des bébés.
Ces bébés nés malformés s’ajoutent à tous ceux qui, depuis longtemps déjà, meurent peu après leur naissance ou survivent avec de graves séquelles parce que leur mère a été sous alimentée pendant sa grossesse en raison du siège imposé à Gaza [1].

Où sont les journalistes d’investigation ? Leur silence quand il s’agit de porter à la connaissance du monde -de manière détailée- les actes de barbarie de l’armée israélienne, et les énormes souffrances qu’ils génèrent, n’est-il pas troublant ?

Ce qui est sûr, c’est que la désinformation bat à nouveau son plein et que les tambours de la guerre roulent à nouveau contre la principale cible actuelle des dirigeants israéliens : l’Iran.
Comme l’écrivait le Dr. Oren Ben Dor au lendemain de la guerre israélienne contre Gaza, « Israël a besoin d’un cycle permanent de violence. Aussi longtemps que ce cycle est provoqué par une oppression quotidienne, les Israéliens arrivent à maintenir ce havre où ils peuvent s’unir derrière leur incapacité à regarder leur mentalité d’apartheid. » [2]

Ainsi Israël, coupable de tant de crimes et de n’avoir jamais appliqué aucune des résolutions de l’ONU, incrimine les voisins qu’il veut anéantir, les uns après les autres.
Hier le Liban, puis l’Irak, puis le Liban, puis Gaza, demain l’Iran ? Tout cela avec la complicité des gouvernements occidentaux qui rechignent maintenant à apporter leur appui au rapport Goldstone [3] accusant Israël de crimes de guerre à Gaza, rapport qui devrait conduire à traduire enfin cet État en justice devant la Cour pénale internationale.

Silvia Cattori
http://www.silviacattori.net/article974.html
[1] Voir : « Gaza meurt dans l’indifférence, au su et au vu du monde », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 3 juin 2008.
[2] Voir : « Israël : le suicide par l’autodéfense », par Oren Ben Dor, 1er janvier 2009.
Voir également : « Les racines profondes de la terreur exercée par l’État juif », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 19 janvier 2009.
[3] Voir : « Pourquoi le rapport Goldstone est important », par Richard Falk , info-palestine.net, 26 septembre 2009.

http://www.dailymotion.com/video/x81wgx_incoherence-disrael-entre-declarati_news

Voir aussi, sur le site d’ACDN :
4 janvier 2009
A Gaza, le génocide à l’Uranium Appauvri a commencé
avec les bombes "GBU-39" fournies par les Etats-Unis
4 juillet 2009RAPPORT Sur l’utilisation d’armes radioactives dans la Bande de Gaza pendant l’opération « Plomb durci » (27 décembre 2008 - 18 janvier 2009)


L'attaque contre l'Iran, prélude à...


Une attaque contre l’Iran ne serait qu’un prélude

à la réalisation des véritables objectifs d’Israël

Par Damian Lataan
Israël: 01-10-2009

Après avoir attaqué l’Iran (notez bien que je n’écris pas : ‘si Israël attaque l’Iran’), Israël s’en prendra vraisemblablement simultanément au Hamas à Gaza et au Hezbollah au Liban ; il reprendra aussi un contrôle total sur la Cisjordanie occupée. Il s’emparera totalement de la Cisjordanie parce qu’en dépit des différends entre le Hamas et le Fatah, une telle agression massive des Israéliens sera considérée non seulement comme une attaque contre le Hamas, mais bien comme une agression contre le peuple palestinien dans son ensemble.

Les Palestiniens découvriront très vite qu’une attaque aussi massive n’a en réalité qu’un seul but : détruire toute résistance palestinienne, qu’elle soit du type Fatah ou du type Hamas, l’occupation totale de tous les territoires palestiniens, la soumission de la totalité du peuple palestinien et la dissolution de l’Autorité palestinienne, mettant fin, une bonne fois pour toutes, à tout espoir d’édification d’un Etat palestinien.

L’armée israélienne attaquera aussi le sud du Liban, dans le but de l’occuper et d’y détruire jusqu’à la moindre trace du Hezbollah. Tout cela sera fait au prétexte que le Hamas et le Hezbollah procéderaient vraisemblablement à des représailles contre Israël dans l’éventualité où celui-ci attaquerait l’Iran et que les attaques israéliennes contre les Palestiniens et le Hezbollah (libanais) seraient considérées en Occident comme rien de plus que des actions préemptives visant à dissuader ces mouvements, en lesquels Israël et l’Occident ne voient que des « supplétifs de l’Iran » à procéder à des frappes de représailles contre Israël.

Pour la plupart des observateurs et des décideurs occidentaux, les actions d’Israël contre les Palestiniens et le Hezbollah seront considérées comme une simple action nécessaire, dans le cadre de l’ « événement » principal : l’attaque contre l’Iran.

Alors qu’il y a encore seulement quelques semaines il semblait qu’Israël allait devoir partir en guerre tout seul, ou tout au moins passer à l’action le premier contre l’Iran, il semble aujourd’hui, à la lumière d’événements récents aux Etats-Unis et à l’Assemblée générale de l’Onu, ainsi que de révélations au sujet d’une usine nucléaire iranienne soi-disant « secrète » et de déclarations faites au cours de conférences de presse lors du sommet du G-20, que les Etats-Unis seraient peut-être plus enclins à procéder eux-mêmes à une première frappe contre l’Iran, ou à donner le feu vert à Israël pour déclencher une première vague de bombardements, après quoi les Etats-Unis finiraient le tsahal boulot à la place des Israéliens, pendant que ceux-ci seraient en train d’achever le Hezbollah et les Palestiniens.

Une attaque contre l’Iran ne saurait se limiter à la simple destruction des installations nucléaires de ce pays – cette partie de l’attaque ne visant qu’à justifier l’agression dans son ensemble, à des fins de propagande -, les Etats-Unis devraient aussi lancer des attaques massives contre l’armée et contre les institutions gouvernementales de l’Iran, afin de contraindre les Iraniens à capituler devant les exigences américaines, qui comporteraient l’éviction du pouvoir non seulement d’Ahmadinejad, mais aussi des mollahs, et l’installation d’un gouvernement provisoire nommé par l’Onu (pour la galerie, l’Onu se contentant de reprendre les noms que lui dicteraient les Américains).

La guerre contre l’Iran sera tellement massive que les attaques simultanées d’Israël contre le Hezbollah et contre les Palestiniens n’apparaîtraient, aux yeux de l’Occident, que comme de la figuration marginale du grand « show ». Pourtant, l’opération, dans son ensemble, vise moins à mettre l’Iran à genoux qu’à permettre à Israël de parachever son ambition de toujours, à savoir créer un Grand Israël éternel.

Pour Israël et les Etats-Unis, ce sont plusieurs oiseaux qui seront tués par le même caillou : Israël y gagne la Cisjordanie, la bande de Gaza, une Syrie totalement impuissante et l’accès au fleuve Litani, dans le Sud du Liban, après avoir totalement détruit le Hezbollah. Les Etats-Unis reçoivent en étrennes un gouvernement à leurs bottes en Iran, lequel, à son tour, leur donnera bien plus de puissance à la fois en Irak et en Afghanistan, un Iran théocratique exerçant une influence non négligeable dans ces deux pays ayant disparu.

Pour Israël et les Etats-Unis, cette attaque programmée contre leurs ennemis communs n’a strictement rien à voir avec le « programme nucléaire militaire de l’Iran », et tout à voir, en revanche, avec un ensemble d’événements minutieusement planifiés et calculés, recourant à une campagne de propagande incessante d’ampleur mondiale, qui culminera dans la réalisation concrète et pour le long terme des objectifs des sionistes d’Israël et des néoconservateurs américains [qui continuent à tirer les ficelles du monde, mais en ayant changé les marionnettes, ndt].


Source : Lataan.blogspot
Traduction : MR pour ISM

Méditerranée

Lecture : Migrants et migrations en Méditerranée

Résumé d’une note de l’Institut de Prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED) à propos des migrations et des migrants dans le Monde Méditerranée, par les auteurs Philippe Fargues et Hervé Le Bras.

Les migrations en Méditerranée sont, on le sait, un thème très souvent polémique et passionnel. C’est donc tout le mérite de cette Note d’Ipemed que d’aborder de manière rationnelle et objective un sujet qui, tout en relevant du « temps long » - la démographie est une science qui s’inscrit dans l’observation de phénomènes qui s’étalent sur la durée - est de plus en plus l’otage de l’actualité immédiate.

Cinq points fondamentaux

Les auteurs de ce document accessible sur le site d’Ipemed (www.ipemed.coop) mettent en exergue cinq points fondamentaux :

1- La pression migratoire des pays du sud et de l’est de la Méditerranée (PSEM) est un facteur déclinant en raison d’un tassement de leur démographie.

2- L’offre de travail au Nord de la Méditerranée restera un puissant facteur d’immigration en provenance du Sud.

3- Les émigrés, quelle que soit leur provenance depuis les pays du pourtour sud-méditerranéen, sont le plus souvent considérés comme une ressource par leur pays d’origine.

4- La hausse du niveau d’éducation au Sud et la baisse des coûts de transport contribuent à favoriser les flux migratoires dans le bassin méditerranéen.

5- Les pays du sud et de l’est de la Méditerranée (PSEM) sont eux aussi confrontés à l’immigration et à la question de l’intégration

Ces cinq points sont largement explicités par les auteurs. A la lecture de la Note, on apprend ainsi que la croissance démographique des PSEM se tasse autour d’un taux de 1,5%. Par conséquent, la thèse d’une « grande migration » du Sud vers le Nord n’est pas pertinente. De fait, les pays concernés vont connaître au cours des prochaines années une stabilisation des arrivées de jeunes actifs sur le marché de l’emploi, conséquence directe de la baisse de la natalité dans les années 1980.

Philippe Fargues et Hervé Le Bras critiquent ainsi l’existence de deux fantasmes : d’une part, le risque de l’invasion de l’Europe par des populations du Sud (mis en avant par le discours de l’extrême-droite européenne) et, d’autre part, l’idée, véhiculée par les partis du centre et de la gauche, selon laquelle l’immigration en provenance des PSEM pourrait enrayer le vieillissement au Nord de la Méditerranée.

Bien plus que la pression démographique, c’est donc l’offre de travail au Nord qui continuera de jouer le rôle de moteur d’appel pour l’immigration du Sud. Le déficit d’une main d’oeuvre spécialisée que ne comblent plus les migrations européennes internes et la stabilisation des migrations interrégionales à l’intérieur de l’Europe expliquent pourquoi cet « effet pull"va être important malgré l’existence d’un chômage élevé au Nord de la Méditerranée. A cela s’ajoute l’appel d’air exercé par des secteurs en croissance qui font appel aux immigrants tels que les services à la personne, le commerce, l’hôtellerie, le tourisme, le bâtiment et les travaux publics.

L’un des mérites de cette note est d’aborder la question des politiques migratoires des pays d’origine. Comme le relèvent les deux experts, la grande majorité des PSEM mettent en place des politiques à destination de leurs émigrés. Considérant le migrant comme une ressource, pour ne pas dire une exportation, ces politiques s’appuient sur deux lignes : l’une économique qui vise à maximiser le bénéfice que le pays d’origine peut tirer de la diaspora (transferts d’épargne, investissements privés,…) et l’autre culturelle afin de maintenir le lien avec les descendants des émigrés (seconde et troisième générations) .Ils estiment que l’avenir de la migration ne doit pas être pensé en termes purement quantitatifs et qu’il devient de plus en plus important de tenir compte du capital humain des migrants.


Dans le même temps, rappellent Philippe Fargues et Hervé Le Bras, les PSEM sont tous devenus des terres d’immigration. L’ensemble du Maghreb est ainsi devenu une zone de transit où les immigrés, faute de pouvoir atteindre les rives de l’Europe, s’installent et s’insèrent, avec plus ou moins de difficultés et de risques, dans le marché local du travail. Cette pression oblige les gouvernements des pays du sud de la Méditerranée à faire évoluer leurs politiques d’immigration et à tenter de réserver les emplois à leurs propres ressortissants. A l’inverse, et contrairement à ce qui se passe en Europe, les PSEM – exception faite de la Turquie – ne considèrent pas l’intégration de ces migrants – le plus souvent subsahariens -comme une priorité.

Une réflexion sur la mobilité

Un autre intérêt de cette Note d’Ipemed est d’ébaucher une réflexion à propos de la question des mobilités en Méditerranée. A l’inverse d’un flux unique Sud-Nord, les deux experts estiment que lacirculation en Méditerranée est possible du fait du resserrement des liens entre les deux rives (binationalité, va et vient ou noria des travailleurs,…). Philippe Fargues et Hervé Le Bras rappellent au passage que les migrations non-qualifiées ont tendance à diminuer en Europe au profit de migrations ponctuelles, et de courte durée, de cadres.

« L’un des moyens, notent-ils, d’encourager un mouvement analogue entre les deux rives de la Méditerranée serait le développement de migrations qualifiantes. » Il s’agirait de mettre en place une « cogestion de la formation et du premier emploi par des accords bilatéraux entre un pays du Nord et un pays du Sud dans des domaines qualifiés où une pénurie existe au Nord. » Dès lors, « des écoles et des filières universitaires seraient ainsi co-gérées et les premiers emplois assurés au Nord notamment par le biais de stages de longue durée. »

Comment mesurer et comprendre les migrations en Méditerranée ?

Dans une annexe très complète, Philippe Fargues et Hervé Le Bras décrivent les principales difficultés liées à la compréhension et à la mesure du phénomène migratoire en Méditerranée. Difficulté de comptage des migrants, différences statistiques d’un pays à l’autre, évolution et faiblesse des migrations méditerranéennes à destination de l’Europe, divergences dans la définition même du migrant d’un Etat à l’autre, sont autant d’éléments abordés. A cela s’ajoute une description particulièrement intéressante du potentiel représenté au Sud de la Méditerranée par les jeunes adultes.

Contrairement à ceux des générations précédentes, notent les deux experts, ces derniers « ont peu, ou pas encore, d’enfants à charge, leur fécondité étant désormais de type européen. Mais grâce à la fécondité très élevée de la génération précédente, ils ont de nombreux frères et soeurs pour partager la charge des personnes âgées. »

Mais il s’agit là, insistent Philippe Fargues et Hervé Le Bras, d’une « situation exceptionnelle, qui ne durera qu’une génération, où les jeunes de 20-30 ans sont dégagés des charges qui pesaient sur les générations précédentes, tout en n’ayant pas à assumer celles qui attendent la génération suivante. La démographie leur donne une liberté de mouvement exceptionnelle. » Et de conclure que « les jeunes hommes des générations précédentes émigraient pour nourrir une famille restée au pays tandis que les jeunes d’aujourd’hui, hommes ou femmes, émigrent pour se réaliser eux-mêmes. La migration n’est pas tant l’expression d’une contrainte que d’une liberté. »

(*) Migrants et migrations dans le bassin de la Méditerranée, Ipemed, Septembre 2009 ; http://www.ipemed.coop/spip.php?article208

Les Auteurs


- Philippe Fargues, Directeur du Migration Policy Centre à l’Institut universitaire européen de Florence, en détachement de l’Institut national d’Etudes démographiques de Paris.
- Hervé Le Bras, Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Directeur du laboratoire de démographie historique (CNRS-EHESS).

Wednesday, September 30, 2009

INSOLITE


Oussama Ben Laden en T-shirt
"I love Guantanamo" dans le métro
de Washington
30-09-2009
Les voyageurs qui prennent le métro dans la capitale des Etats-Unis risquent fort de se retrouver nez à nez avec le chef du réseau Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, souriant et arborant un T-shirt sur lequel figure la mention "I love Guantanamo".
Cette image insolite de l'ennemi numéro un des Etats-Unis figure sur des affiches dans une station de métro située à deux pas de la Maison Blanche à Washington, dans le cadre d'une campagne lancée récemment par l'organisation Avaaz et visant à obtenir la fermeture du camp de Guantanamo.
Elle vise, selon Avaaz, à "rappeler aux législateurs que la torture est illégale, contraire à l'éthique et est un excellent outil de recrutement pour le leader terroriste Oussama Ben Laden et son réseau Al-Qaïda".
Le président Barack Obama, qui s'est engagé dès sa prise de fonction à fermer Guantanamo d'ici janvier, est également représenté, l'air pensif, avec le slogan: "Nous rejetons comme erroné le choix entre notre sécurité et nos idéaux", une citation issue de son discours d'intronisation.
Avaaz, qui se présente comme un réseau internet citoyen co-fondé par le mouvement Res Publica et l'organisation de gauche MoveOn, revendique plus de 3,5 millions de membres dans le monde.
Auteur : AFP

L'heure serait arrivée pour l'Iran


L’heure est arrivée pour
l’Iran !

par Gilles Bonafi

"L'heure est arrivée", a souligné Benjamin Nétanyahou, qui s'est entretenu avec Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants (Source AP)

" Benjamin Nétanyahou exhorte les Etats-Unis à réagir face à l'Iran."

N'oublions pas la visite de Mr Peres fin août à Sotchi avec Mr Medvedev et surtout, le 7 septembre, la visite secrète de Benjamin Nétanyahou le Premier ministre israélien.

Pourquoi, tout simplement pour négocier avec la Russie l'attaque de l'Iran.

Vous comprenez mieux pourquoi les Etats-Unis renoncent au "bouclier antimissile" en Europe. Un deal, tout simplement!

Le compte à rebours a donc commencé pour l'Iran qui sera attaqué par Israël (29 septembre, 2 ou 9 octobre? Zohar,Tsav 32). La seule et vraie question concerne l'attaque elle-même. Sera-t-elle oui ou non nucléaire?

En effet, la plupart des installations nucléaires iraniennes sont profondément enfouies sous le sol et seules des mini-nukes (qui sont des bombes thermonucléaires miniaturisées destinées à la destruction des infrastructures très profondément enterrées) sont capables de les détruire.

Les conséquences humaines, écologiques et géopolitiques seraient alors gigantesques!

Tout ceci est prévu depuis fort longtemps (voir carte du Armed forces journal de juin 2006).

Il existe de plus une analyse que personne n'ose faire. Il s'agit du "calendrier religieux". En effet, le peuple hébreu est le seul à posséder un passé, un présent, mais surtout un avenir (le vav) clairement écrit. Or, nous sommes entrés dans l'année 5770 depuis le 19 septembre, l'année que tous les kabbalistes considèrent comme l'année de la guerre de Gog et Magog.

Stupide?

Tout d'abord, sachez que le livre de la Genèse, le premier livre de la bible comporte 78 064 lettres Hébraïques et 78 064 = 77 700 + (7 x 7 x 7) + (7 + 7 + 7). Cherchez le 7!

La clé de l'analyse pourrait alors être : "mene, mene, tekel, oupharsin", à méditer! (Plus d'infos bientôt sur mon blog).

Je vous laisse réfléchir à ces paroles d'Ariel Sharon:
"Les accords d'Oslo sont très importants pour les Palestiniens depuis que ce sont les seuls accords officiels qu'ils possèdent. Nous avons un autre document, encore beaucoup plus ancien... la Bible ".

Ariel Sharon parlant dans une conférence à Washington, le 8 mai 1998. Source: El Watan, Page 18.
http://www.elwatan.com/IMG/pdf/elwatan04092007.pdf.

Pour ceux qui se demandaient jusqu'à quand la bourse, en dehors de toute réalité économique continuerait à grimper, vous avez la réponse.

Et n'oubliez pas, les plus puissants investisseurs sont au courant et se retireront à temps du marché. Un gigantesque délit d'initié!

En conclusion,"en politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi."

Franklin D. Roosevelt, président des Etats-Unis de 1932 à 1945.


Gilles Bonafi est professeur et analyste économique.
Son blog : http://gillesbonafi.skyrock.com/



Gilles Bonafi est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Gilles Bonafi publiés par Mondialisation.ca

Monday, September 28, 2009


Sommet Amérique du Sud - Afrique :
création de la Banque du Sud, vers une Banque Sud-
Sud

Paris, le 27 septembre 2009,
Le deuxième sommet des chefs d’États d’Amérique du Sud et d’Afrique (ASA) se déroule ce week end des 26 et 27 septembre 2009 sur l’île de Margarita au Nord-Est du Vénézuela et rassemble les représentants de 61 pays. Le premier sommet a eu lieu fin Novembre 2006 à Abuja au Nigéria .
Le Président Vénézuélien, Hugo Chavez, a qualifié l’union Amérique du Sud - Afrique de "vitale pour le salut de nos peuples".

Il a invité les intervenants à aborder les choses de façon concrète. Il n’a pas hésité à illustrer magistralement ses propos en utilisant des cartes des Continents stylo à la main.
Il a expliqué pourquoi les peuples d’Afrique et d’Amérique du Sud ont un rôle capital à jouer dans le 21ème siècle : environ 1,200 milliard d’habitants répartis sur plus de 40 millions km2, avec 34% confirmés des réserves mondiales de brut et 13% confirmés des réserves mondiales de gaz.

La Présidente de l’Argentine, Cristina Fernández, a évoqué la théorie scientifique selon laquelle l’Afrique et l’Amérique du Sud avaient été géographiquement unies comme dans une étreinte d’amour entre un homme et une femme avant d’être séparées. Sans savoir si cette théorie scientifique est vérifiée ou non, elle affirme "de toutes les façons, si nous n’étions pas unis par la géographie, nous avons été unis, et nous sommes unis, par la matrice historique".

Le Président du Mali, Amadou Toumani Touré, a rappelé que l’Empereur du Mali, Abu Bakari II, avait fait le voyage vers les côtes américaines bien avant Christophe Colomb. Hugo Chavez a ajouté que la "découverte de l"Amérique par Colomb" est un mensonge entretenu par les Européens et que quand en Afrique il y a avait déjà de grandes villes peuplées de centaines de milliers d’habitants, en Europe il n’y avait pas encore de populations regroupées ou de civilisations urbaines ; Il a rappelé les faits historiques du génocide commis par les Européens en Afrique et aussi dans le cœur de l’Amérique du Sud où il y avait des villes très peuplées telle Machu Picchu ; mémoire historique que selon lui "nous portons en nous [cette mémoire] depuis 5 siècles comme la croix de Jésus Christ, et qu’il faut rappeler".

Le Président Bolivien, Evo Morales, a appelé les pays de l’hémisphère Sud à récupérer leurs ressources naturelles, car "le salut du monde se trouve dans les ressources naturelles d’Afrique et d’Amérique du Sud". Il a ajouté "si nous n’abordons pas sérieusement le sujet du capitalisme, nous serons complices de la destruction de la planète par la destruction des ressources".

Le président de l’Équateur, Rafael Correa, a affirmé qu’il y a suffisamment de ressources pour régler le problème de la faim dans le monde. Il a invité les participants à unir leurs efforts "car seule l’union des opprimés de la planète peut venir à bout de cet ordre injuste en pleine crise". Il a ajouté que l’Amérique du Sud est redevable à l’Afrique à cause du rôle de l’Esclavage dans le développement de l’Amérique du Sud.

Les pays d’Amérique du Sud ont entériné la création de la "Banque du Sud" avec un capital de 20 milliards de dollars ; ils entendent ainsi se libérer du FMI (Fonds Monétaire International) qui les oblige à déposer en pays étrangers les réserves de leurs propres pays. Les pays signataires sont l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, l’Équateur, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. Le Chili avec sa Présidente, Michèle Bachelet, est observateur et n’est pas encore signataire.

Hugo Chavez appelle à la création d’une superstructure bancaire de financement Sud-Sud entre l’Amérique du Sud et l’Afrique, la banque de l’ASA (Bancasa), afin d’en finir avec l’aberration économique qui rend les pays du Sud redevables aux pays du Nord de dettes dues soi-disant à l’aide au financement alors qu’en réalité ce sont les réserves des pays du Sud qui financent ces aides au financement.

Erdogan défend Gaza et la Palestine


Erdogan défend la Bande de Gaza et la cause palestinienne à New York
Une fois de plus, c'est Erdogan le turc qui est monté à la tribune pour défendre la cause du peuple palestinien. En visite à New York pour participer aux réunions de l'Assemblée générale, le Premier ministre n'a eu de mots que pour cette cause.
Révélant que son pays allait exercer des pressions sur le Conseil de sécurité pour discuter le rapport publié par la commission d'enquête supervisé par le juge sud-africain Richard Goldstone qui a accusé Israël d'avoir perpétré des crimes de guerre et des actes passibles d'être des crimes contre l'humanité lors de la dernière offensive menée contre la Bande de Gaza. Erdogan qui, selon le site palestinien en ligne Arabs 48, s'exprimait pour des médias américains à New York a déclaré que " la Turquie estime qu'il faudrait sans aucun doute discuter de cette question au Conseil de sécurité pour demander des clarifications des différentes parties concernées, en vue de déceler les coupables et de les punir".
Le haut responsable turc avait évoqué longuement la question de la Bande de Gaza durant l'allocution qu'il a prononcée devant l'Assemblée générale, s'indignant contre " l'aggravation de la tragédie humaine dans cette région alors que les promesses qui ont été tenues ne sont nullement respectées". " Notre responsabilité et notre conscience humaine nous incombent de mettre fin à cette tragédie et de réaliser un climat de paix" a-t-il expliqué, rappelant que la dernière offensive israélienne contre la bande de Gaza a tué plus de 1.400 palestiniens, dont une grande partie des femmes et des enfants, et dénonçant le recours par l'armée israélienne au phosphore blanc, et la destruction de toute l'infrastructure de la Bande.
Regrettant le non respect des engagements tenus par la Communauté internationale à la Conférence de Sharm el-Sheikh d'accorder des milliards de dollars pour la reconstruction de la Bande de Gaza, Erdogan a signalé que les Gazaouis vivent toujours dans des tentes et n'ont pas accès à l'eau potable. " Une fois de plus, Gaza est abandonnée à son sort. Après les destructions qu'elle a subies, Israël refuse toujours de lui permettre d'importer des produits de constructions" a-t-il regretté.
Selon le Premier ministre turc, la cause palestinienne ne peut être résolue en acceptant seulement les conditions de la partie israélienne:" le règlement de la cause palestinienne est l'un des plus grands obstacles à la paix régionale et mondiale, et il n'est possible qu'au cas où tous les acteurs sont traités de façon équitable et juste", a-t-il assuré, insistant sur le droit du peuple palestinien à la liberté et à la paix.
Il a affirmé que la Turquie s'intéresse de près au règlement du conflit palestino-israélien à la base de la solution des deux états qui vivent côte à côte en paix et sécurité, estimant que l'unité nationale palestinienne accélèrera l'opération d'édification de l'état palestinien indépendant, et assurant que la Turquie soutient et soutiendra toujours le peuple palestinien.
Concernant la Syrie, Erdogan l'a qualifiée de pays important qui peut jouer un rôle important dans la quête de la paix dans la région. Le mois de février dernier, lors du forum économique de Davos, survenu après l'offensive israélienne contre la bande de Gaza, baptisé " Plomb durci", le Premier ministre turc avait tenu tête au président israélien Shimon Peres, accusant son entité de commettre des massacres contre le peuple palestinien. Et ce en présence du président de la ligue arabe, Amr Moussa qui n'a rien soufflé.

http://www.almanar.com.lb

Sunday, September 27, 2009

Aveux de l'ambassadeur américain à Bagdad


Les aveux de l’ambassadeur américain à
Bagdad

Daoud Al-Farhane

26-09-2009

L’ambassadeur américain Ryan Crocker n’est pas très connu dans le monde arabe bien qu’il soit l’un des rares survivants de l’explosion de l’ambassade américaine à Beyrouth en 1986. Il était aussi sur les lieux lors de l’action terroriste contre le World Trade Center le 11 septembre 2001, ainsi que lors de la guerre contre l’Afghanistan en 2002 et contre l’Irak en 2003.

Il était toujours dans les coulisses du pouvoir. Il avait pourtant de quoi être célèbre ayant pu s’extraire avec sa femme des décombres de l’ambassade américaine à Beyrouth et échappé à un tir au mortier contre sa résidence dans la zone verte à Bagdad en 2008.

Comme le gouverneur Bremer auparavant, voici que l’ambassadeur Crocker sort de sa réserve pour reconnaître « l’échec de la politique américaine en Irak, les luttes d’influence entre militaires et civils américains et la guerre sans merci que se livrent les nouveaux hommes politiques irakiens pour la domination, le pouvoir et l’argent.

Crocker qui est le cinquième ambassadeur américain à Bagdad depuis l’occupation de l’Irak, après Garner, Bremer, Negroponti et Zelman Khalil Zada, reconnaît aujourd’hui que le plus grand défaut des américains en Irak, est qu’ils « n’ont pas ce qu’il appelle « la patience stratégique » et qu’ils ont le souffle court, à l’inverse de ce que font les héros du cinéma américain, quand ils parviennent à accomplir leur mission au cours de quelques heures en détruisant totalement l’ennemi et en sauvant l’Amérique d’une attaque aérienne nucléaire ou chimique.
Dans un long article publié par le magasine News Week, http://www.newsweek.com/id/214988/, la semaine dernière, l’ambassadeur écrit que « très peu de chefs militaires américains avaient une idée claire du paysage politique irakien le lendemain de la chute de l’ancien régime en avril 2003. Je me souviens avoir rencontré l’un d’entre eux qui m’avait donné l’impression qu’il se foutait absolument de tout en dehors du mouvement de ses troupes : positionnement, défense et tirs sur les objectifs…J’ai essayé de lui expliquer ce que pourrait être l’idée que se feraient les irakiens des USA et de leurs troupes si nous ne trouvions pas le moyen de régler l’ensemble des problèmes économiques, sociaux et politiques. Sa réponse était celle de nombreux militaires : « ce n’est pas notre mission, ce que vous me dites est digne d’intérêt mais je n’ai rien avoir avec tout cela ».

A propos des scènes de vol, de pillage et d’incendie qu’a connues l’Irak au cours de la première semaine de l’occupation et qui s’étaient déroulées au nez de l’armée américaine, Crocker explique « que la chute de l’ancien régime a été traduite comme étant la fin de l’ordre public et le règne du désordre. Ce fut la porte largement ouverte aux criminels et aux bandits pour une maîtrise totale de la rue et le pillage des édifices publics et des commerces. Ils ont incendié et détruit le musée national et même le réseau électrique national, récupéré et vendu les câbles de cuivre. Les irakiens ont déduit de ce désordre que les américains n’accordaient aucun intérêt à leur situation, qu’ils étaient incapables de maîtriser le déroulement des événements et n’avaient ni un plan ni les moyens nécessaires au maintien de l’ordre dans le pays ».

Crocker reconnaît que « les américains n’avaient aucun plan pour gouverner l’Irak et même, plus précisément, un plan pour le lendemain de la chute de Saddam Hussein » et se demande « s’ils avaient ne serait-ce un plan pour constituer un gouvernement irakien sans pouvoir ». Sa réponse, claire et nette : est non, puisque les forces d’occupation n’ont réussi à constituer le « conseil intérimaire de gouvernement », de triste réputation, qu’avec l’aide des Nations Unies.

La dernière mission confiée à Crocker par le state department en 2007 était d’aller à Bagdad. La résistance, dont les premières opérations avaient commencé au cours de la première semaine de l’occupation, « avait atteint son apogée », selon ses termes. Elle était même convaincue de pouvoir nous mettre, à brève échéance, hors d’Irak. Crocker reconnaît que les troupes américaines manquaient autant de patience stratégique que d’unité de commandement. Il dit que les ennemis de l’Amérique en Irak avaient exploité notre arrogance pour infliger davantage de pertes à nos troupes et à celles de nos alliés.

Mais malgré tout, Crocker ne formule aucune critique contre le président Bush ou contre aucun des hommes politiques irakiens de connivence ou collaborant avec les troupes d’occupation. En ce domaine, il a la même position que tous les chefs militaires et hommes politiques américains qui considèrent ces hommes comme des « Karakouz* » ou des pantins, ne méritant ni la critique, ni même l’injure.Tout juste le mépris !

‏*Le karakouz est le guignol du théâtre des marionnettes Ottoman(Ndt).

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai

http://www.iraqirabita.org/index.php?do=article&id=21450/

Grève générale en Palestine occupée


Grève générale en Palestine
occupée : la confrontation et le
défi


Le premier octobre prochain, les Palestiniens de 48 (qui vivent dans l’entité sioniste) organisent une grève générale, à laquelle ont unanimement appelé les forces politiques palestiniennes présentes dans le Haut comité de suivi des masses arabes. Cette grève signifie essentiellement que les régions demeurées majoritairement arabes (Galilée, Triangle et des parties du Naqab) seront entièrement paralysées, y compris dans la partie arabe des villes « mixtes ». Il s’agit d’abord de commémorer le martyre de 13 Palestiniens tombés début octobre 2000, lorsque notre peuple de l’intérieur s’est soulevé, pour contribuer à l’intifada al-Aqsa, déclenchée quelques jours plus tôt.
Il a fallu huit ans pour que les Palestiniens de 48 arrivent à proclamer cette grève, historique dans l’histoire du mouvement palestinien de l’intérieur. En effet, après la terrible répression en octobre 2000 contre les Palestiniens de 48, descendus dans les rues pour protester contre les massacres commis par l’armée sioniste en Cisjordanie (al-Quds y compris) et la bande de Gaza et pour participer à la révolte de notre peuple contre la colonisation et l’occupation, dans l’Intifada al-Aqsa, les Palestiniens de 48 ont célébré, entre 2001 et 2008, la commémoration annuelle en organisant diverses manifestations, dans certaines villes, soit en Galilée soit dans le Triangle.

Commission Ur : manœuvre israélienne
Depuis 2001, plusieurs voix et forces politiques réclamaient la grève générale, mais en vain. Certains partis essayaient de « calmer » les masses, préférant discuter avec les institutions sionistes, attendant un geste de leur part, une sorte de « regret » pour les massacres commis ou « des excuses » pour la répression, les actes et les paroles racistes. En vain !! L’institution sioniste, civile, militaire ou sécuritaire, n’a pas bronché, au contraire. La commission israélienne Ur qui avait été formée juste après la révolte pour soi-disant examiner et évaluer les événements (manifestations pacifiques et répression sanguinaire) n’a abouti qu’à faire porter la responsabilité des faits aux dirigeants palestiniens eux-mêmes, accusant sheikh Raed Salah et dr. Azmi Bishara d’être les fauteurs de troubles, parce qu’ils avaient prononcé des discours jugés « extrémistes » par les responsables israéliens. De plus, les militaires et policiers ayant tiré sur les manifestants, tuant 13 civils et blessant près de 500 civils palestiniens, ne seront pas inquiétés, malgré les preuves évidentes de leur implication dans les meurtres intentionnels. Il a fallu le rapport de cette commission, paru en 2005, pour que certains dirigeants comprennent enfin que l’établissement colonial sioniste ne peut aller au-delà de cette manœuvre qui vise à faire croire qu’Israël est un Etat de droit et que tous ses citoyens sont égaux, puisque les Palestiniens de 48 « jouissent » de la citoyenneté israélienne.

Depuis octobre 2000 : accentuation du racisme colonial
Le massacre d’octobre 2000 n’a été que le début d’une vague répressive, coloniale et raciste, populaire et officielle, civile, militaire et sécuritaire, contre les Palestiniens de 48 et leur direction politique.
Depuis octobre 2000, les institutions israéliennes ont accentué leur politique d’apartheid envers ce qu’elles considèrent comme la « minorité arabe israélienne » : outre les confiscations des terres (en Galilée et dans le Triangle), les démolitions des maisons (en Galilée et surtout dans le Naqab, partie sud de la Palestine), les pratiques de nettoyage ethnique dans les villes devenues « mixtes » du fait de la colonisation (Yafa, Ramleh, Lidd, Akka et Haïfa) et dans des régions comme le Naqab, outre les actes et les déclarations racistes d’officiels, d’universitaires ou de journalistes israéliens, les masses palestiniennes et leurs directions politiques et civiles sont soumises à l’arbitraire et la répression : arrestations, fouilles et confiscations de matériels et documents, exil forcé, interdictions diverses (de voyager, de se déplacer, etc..). Mais trois faits marqueront la mémoire collective palestinienne, après le massacre d’octobre 2000 : le massacre de Shefa ‘Amr commis par un soldat-colon en août 2005, le pogrom de Akka commis en septembre 2008 et la tentative d’invasion par les colons de Umm al-Fahem, début 2009. Ce qui distingue ces faits de tous les autres, c’est l’impunité officielle envers les colons, responsables de toutes ces attaques. Il est désormais clair, pour ceux qui hésitaient encore, que l’institution officielle israélienne ne peut que soutenir et protéger ses propres colons, à cause de l’idéologie coloniale et raciste officielle.

D’un apartheid de fait à un apartheid légalisé
Il est devenu courant de désigner la politique israélienne par apartheid, concernant la Cisjordanie (y compris al-Quds) et de la désigner par racisme concernant les Palestiniens de 48, comme si la politique israélienne envers les Palestiniens de 48 relevait d’un racisme semblable à la France ou à d’autres pays européens. Mais quiconque étudie minutieusement la pratique institutionnelle sioniste envers les Palestiniens de 48, depuis l’occupation de la Palestine en 1948 et la fondation de l’Etat sioniste, réalisera qu’elle est caractérisée par un véritable apartheid auquel s’ajoute une politique de nettoyage ethnique et religieux. Cette distinction entre les deux régimes (Cisjordanie et Palestine occupée en 48) est le fait de ceux qui croient à la légalité et la légitimité de l’Etat d’Israël, croyance qui les empêche de voir le visage hideux du colonialisme dans cette partie occupée en 48 : ils ne voient que la partie superficielle, le racisme envers une catégorie de la population « israélienne ». Mais dans les faits, l’apartheid sioniste s’exerce avant tout envers les Palestiniens de 48, dans tous les détails de vie courante. Il est vrai que les Palestiniens de 48 votent pour des élus à la Knesset, mais ce n’est qu’une façade, qui risque d’ailleurs de tomber ces prochaines années. Mais même concernant ces élections, il faut rappeler que suite à l’expulsion des Palestiniens de leur patrie, en 1948-49, ceux qui sont restés sont devenus une minorité affaiblie, sans direction politique, économique et intellectuelle, face à l’établissement sioniste (ce qui n’était pas le cas des Africains dans l’Afrique du sud). Donc, pour les sionistes, il valait mieux leur accorder ce droit de vote et la citoyenneté, puisqu’ils ne pouvaient représenter aucun danger, à l’époque.
Concernant la citoyenneté israélienne, de plus en plus nombreux sont les Palestiniens de 48 qui la remettent en cause, comme le dit Ameer Makhoul, directeur de l’Union des associations civiles arabes (Ittijah), dont le siège est à Haïfa, dans un article récent : « la citoyenneté ne protège pas le Palestinien, elle n’est pas une médaille israélienne pour le Palestinien, mais un outil de domination et de domptage entre les mains de l’Etat, alors que pour le mouvement national palestinien de l’intérieur, elle est un outil pour demeurer et défendre la patrie, et y défendre les droits de notre peuple. Quoiqu’il en soit, elle n’est pas un choix palestinien mais une contrainte israélienne ».
L’apartheid israélien de fait pratiqué depuis 1948 est en passe d’être légalisé, avec les lois de plus en plus nombreuses que l’établissement officiel sioniste instaure. Il n’a pas fallu attendre, contrairement à ce que croient beaucoup, l’arrivée au pouvoir de la droite dure pour ce faire, c’est-à-dire février 2009. Dès l’Intifada al-Aqsa, plusieurs lois adoptées par la knesset ou proposées par des groupes parlementaires divers, rejettent les droits des Palestiniens, limitent leur accès à une égalité même de surface, encerclent leur direction et leur présence dans leur pays. Les récentes lois proposées, discutées ou adoptées ne font qu’entériner ce que la gauche sioniste avait envisagée, à demi-mots. C’est cette accentuation de la sionisation musclée, à visage découvert, qui a finalement convaincu ceux qui hésitaient à proclamer la grève générale, à le faire sans hésiter.

L’accumulation des confrontations antérieures
Si les Palestiniens de 48 sont parvenus à proclamer la grève générale, le 1er octobre prochain, de manière unanime, c’est aussi et surtout à cause de l’accumulation des luttes qu’ils entreprennent depuis octobre 2000 contre l’institution sioniste, sous toutes ses formes. C’est dans la confrontation que les outils ont été mis au point et ajustés pour arriver à ce stade, reprenant la tradition de la journée de la terre du 30 mars 1976, mais avec une conscience politique plus aguerrie de ce qu’ils sont, de ce qu’ils veulent et de ce à quoi ils aspirent. Il ne s’agit plus seulement de protester contre les confiscations des terres, qui sont d’ailleurs presque entièrement confisquées, plus de trente ans après, mais de s’affirmer palestiniens, et en tant que tels, de contribuer au combat palestinien pour la liberté, contre le colonialisme, l’apartheid et le nettoyage ethnique israéliens.
Et parmi ces outils de lutte forgés dans la confrontation, il y a le haut comité de suivi des masses arabes qui a « osé » proclamer la grève générale. Organe de liaison fondé au début pour contrôler les masses arabes, il est devenu, au fur et à mesure que les luttes s’intensifiaient, un organe partagé entre les nationalistes et les « modérés », pour devenir finalement un cadre portant les aspirations nationales du peuple palestinien de l’intérieur. Bien évidemment, la lutte à l’intérieur du haut comité n’a pas encore entièrement tranché la question, mais des voix de plus en plus nombreuses réclament actuellement l’élection des instances dirigeantes de cet organe par les masses palestiniennnes de 48, alors qu’elles sont jusqu’à présent formées par un consensus très éloigné de la réalité sur le terrain.
La principale contestation de ces élections réclamées émane de certains partis qui craignent que le haut comité ne remplace dorénavant leur représentativité à la knesset, tout comme ils craignent qu’un tel organe, uniquement palestinien, ne franchisse le cap d’une séparation de fait avec la société coloniale israélienne, balayant tout appui ou toute illusion envers la gauche sioniste ou alternative israélienne. Pour ceux qui réclament ces élections, il s’agit de bâtir un véritable outil palestinien représentatif, de liaison et de coordination des luttes face aux menaces de plus en plus évidentes de la part de l’institution sioniste. Il s’agit, non pas de remplacer les partis participant aux élections de la Knesset, mais d’aller au-delà, en tenant compte qu’une part grandissante de la population palestinienne de l’intérieur ne participe plus ou n’a jamais participé, à ces élections. La proclamation de la grève générale par le haut comité de suivi est un pas dans ce sens. Elle vient couronner le débat interne qui dure depuis des années et qui se poursuivra après la grève.

La grève générale du premier octobre prochain est la poursuite de la mobilisation exemplaire et la participation massive des Palestiniens de 48 lors de la guerre génocidaire contre la bande de Gaza. Elle est la poursuite de la mobilisation remarquable lors de la guerre de juillet-août 2006 contre la résistance au Liban, comme elle est la poursuite de la mobilisation populaire contre l’invasion de Umm al-Fahem, contre le pogrom à Akka et surtout, contre la judaïsation de la ville d’al-Quds, devenue de fait sous leur protection, puisque ni les Palestiniens de Cisjordanie ni ceux de la bande de Gaza ne peuvent y accéder et la défendre. Une lourde responsabilité pèse aujourd’hui, comme elle a toujours pesé, sur leurs épaules.
C’est pourquoi il est important que les amis du mouvement palestinien de libération se mobilisent pour soutenir le combat des Palestiniens de 48, non pas seulement lorsqu’ils participent au combat palestinien à Gaza ou en Cisjordanie, mais aussi et surtout lorsqu’ils se mobilisent et affrontent, les mains nues, l’institution sioniste, civile, militaire, politique ou sécuritaire, pour protester contre le racisme colonial qui cherche soit à les israéliser soit à les expulser.
Dans la pratique, il est possible de contribuer au soutien de leurs luttes en les faisant participer à tout débat organisé sur la cause palestinienne, et non seulement sur leurs propres luttes, en les invitant aux côtés des autres Palestiniens, réfugiés ou de Cisjordanie et de Gaza. Ensuite, faire connaître leur situation, leurs luttes et leurs analyses, en évitant de les intégrer dans « les affaires internes israéliennes » et en les dissociant des Israéliens, quelle que soit la nature de ces Israéliens, gauche, extrême-gauche ou autres. Puis, finalement, en tentant de porter la présence des Palestiniens de 48 dans leur propre pays colonisé devant les instances internationales, même si ces dernières sont encore timides ou franchement pro-sionistes. Défendre la présence et le droit des Palestiniens de 48 devant les instances internationales a une double portée : d’abord médiatique, mais surtout politique, puisqu’il s’agit de frapper l’Etat sioniste au cœur, lui qui considère les Palestiniens de 48 comme étant une affaire interne et que toute revendication de ce type, une intervention dans ses « affaires internes ». C’est à ce niveau que l’Etat sioniste peut être affaibli et démantelé, progressivement, tout en permettant à notre peuple de l’intérieur de s’affermir, d’être une épine mortelle dans le cœur de l’entité israélienne.

CIREPAL (Centre d'Information sur la Résistance en Palestine)
27 septembre 2009