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Tuesday, November 03, 2009

Guerre des services secrets à

Bagdad

par Gilles Munier

Amitiés Franco-Irakiennes –

(novembre 2009)

L’Irak est un champ de bataille entre services secrets. Une bonne quinzaine y crée un climat de terreur à coups de black ops et psy ops, sans considération pour le nombre de victimes civiles. A côté des principaux : l’Iraqi National Intelligence Service (INIS- pro américain) et le ministère de la Sécurité nationale (MNS- pro iranien), on peut citer dans le désordre ceux du ministère de l’Intérieur, de la Défense, l’Asayish kurde - dans les régions de Ninive, de Kirkouk et de Diyala - et ceux des milices arabes ou kurdes. Les plus venimeux sont ceux de la Brigade Badr « dissoute » et de l’Iraq Special Operations Forces (ISOF– pro américaine), surnommée « la Sale Brigade », passée récemment sous les ordres de Nouri al-Maliki. A cette liste, il faut ajouter les agences américaines – CIA en tête –, le Vevak iranien et les Forces al-Qods des Gardiens de la Révolution, qui tirent la plupart des ficelles. Dans cette guerre de l’ombre, la résistance n’est pas en reste, constituée dés l’origine de cadres de l’ancien Iraqi Intelligence Service actifs dans les organisations de libération, ou « dormants » dans les structures étatiques, attendant de passer à l’action.

La main des Gardiens de la Révolution
Les attentats au camion piégé du 19 août contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances sont un révélateur des luttes intestines qui secouent le régime à l’approche des élections législatives, fixées au 16 janvier 2010. Al-Maliki pensait les remporter haut la main, fort d’un soi- disant bilan positif : départ des troupes d’occupation, amélioration de la sécurité … etc … et comptait modifier dans la foulée la constitution et instaurer un régime présidentiel. Le 18 août, à Damas, il avait parlé coopération avec le président Bachar al-Assad et remis une liste de résistants à expulser… copie conforme de celle communiquée par les Américains à la Syrie deux mois plus tôt ! Et puis, « Boum ! » : 100 morts et 500 blessés en pleine Zone verte, parmi lesquels 10% des fonctionnaires des Affaires étrangères, lui ont coupé les ailes.

Depuis, al-Maliki marche sur des œufs. Le général al-Shahwani, patron de l’INIS, lui a présenté des preuves de l’implication des services secrets iraniens dans le carnage, accusation confirmée par le général Abdul-Karim Khalaf, porte parole du ministère de l’Intérieur. L’explosif employé, du C4, est une des signatures des Forces al-Qods. Le 31 août, sur Al-Jazeera, le prince Ali bin al-Hussein, prétendant au trône d’Irak, affirmait que les Irakiens pensent que l’ISCI (Conseil suprême islamique en Irak) en est l’auteur ou, en d’autres termes : la Brigade Badr, son bras armé créé par les Gardiens de la Révolution … Même si, plus tard, « Al-Qaïda en Mésopotamie », dont c’est également le mode d’action, a revendiqué les attentats, on sait à Bagdad que l’organisation a trois têtes, dont deux soutenues par l’Iran.

La réaction d’al-Maliki fut rapide, et aberrante pour ceux qui le croient libre de toute attache avec Téhéran. Passe encore qu’il exige les démissions d’al-Shahwani et de Khalaf, le contrat du premier arrivait à son terme. Affronter Khalaf - qui refuse de quitter son poste - n’avait d’autre intérêt que d’embarrasser Jawad al-Bolani, ministre de l’Intérieur, possible rival aux législatives. Mais s’en prendre contre toute logique à la Syrie, demander au Conseil de sécurité l’ouverture d’une enquête internationale, et accuser le courant baasiste irakien plutôt modéré de Younis al- Ahmad, réfugié à Damas, c’était inattendu, mensonger, déloyal.

Al-Maliki en difficulté
La marge de manœuvre d’al-Maliki est étroite. Le président Obama le soutient, croyant qu’il facilitera le retrait sans casse d’environ 80 000 GI’s sur les 130 000 occupant l’Irak. Dans cette perspective, il demande de remplacer al-Sahwani par un de ses protégés. Le n°2 de l’INIS assure l’intérim mais al-Maliki voudrait nommer à sa place son chef de cabinet, Tarik Najem Abdallah, pour parer aux coups tordus qui vont fleurir d’ici les élections. De leur côté, les mollahs iraniens ont, comme toujours, plusieurs fers au feu. Ils jouent la carte al-Maliki, ne lui laissant que la tête hors de l’eau. Pour eux, l’Irak doit demeurer une zone de turbulence tant que la déstabilisation de leur régime sera d’actualité. La capacité des agents à changer de rôle ont pris al-Maliki de court: l’Alliance Nationale Irakienne (INA), coalition chiite concurrençant la sienne, comprend Ammar al-Hakim (ISCI) et Moqtada al-Sadr qui parle maintenant de réconciliation nationale ; et Shirwan al-Wa’ili, l’ombrageux ministre de la Sécurité, ne cache pas qu’accuser la Syrie est une erreur.

Al-Shahwani et l’INIS, service secret made in USA
Pratiquement inconnu avant sa tentative de coup d’Etat en 1996, le général Muhammad Abdallah al-Shahwani est un Turcoman de la région de Ninive, titulaire d’une médaille d’or de décathlon gagnée en 1963 à Djakarta, ancien élève de l’US Army Ranger School qui s’est illustré au Kurdistan pendant la guerre Iran-Irak, à la tête d’une unité d’hélicoptères de la Garde Républicaine. Arrêté en 1989, soupçonné d’entretenir des relations avec la CIA, libéré faute de preuves suffisantes, il fit défection en 1990, trois mois avant l’entrée des troupes irakiennes au Koweït.

A partir de la première guerre du Golfe, la CIA s’appuya sur lui pour constituer un réseau d’informateurs, puis pour renverser le président Saddam Hussein. Un soulèvement militaire – nom de code DBACHILLES - fut organisé en collaboration avec Iyad Allaoui, futur Premier ministre et agent du MI6 britannique. Infiltrés, les comploteurs furent arrêtés en juin 1996 et exécutés, notamment les trois fils d’al-Shahwani, officiers dans la Garde Républicaine, à qui ce dernier avait transmis, sans précaution, un téléphone satellitaire Thuraya. Pas découragé, le général poursuivit son travail de sape. Il prit la tête, en mars 2003, d’un réseau clandestin appelé « 77 Alpha », puis « Les Scorpions ».

Après la chute de Bagdad, les Etats-Unis regroupèrent leurs espions dans un embryon de service de renseignement : le CMAD (Collection, Management and Analysis Directorate). Puis, en décembre 2003, ils créèrent l’Iraqi National Intelligence Service (INIS). L’agence, formée et financée par la CIA, n’avait de compte à rendre ni au Parlement ni au gouvernement irakien. Nommé à sa direction, al-Shahwani enrôla d’anciens membres des services spéciaux, notamment ceux chargés d’espionner l’Iran et la Syrie, si bien que le Premier ministre al-Maliki, visitant le siège de l’INIS, se vit interdire l’accès aux étages qu’ils occupaient. Les « shahwanis », nom donné à ses troupes de choc, sont particulièrement haïs par la résistance qui les a affrontés à la bataille de Falloujah en novembre 2004, et qui leur attribue un certain nombre de tueries perpétrées dans la tradition des escadrons de la mort pro américains en Amérique latine.


Pour qui roule Shirwan al-Wa’ili ?
Le choix de Shirwan Kamel Sebti al-Wa’ili pour diriger un service de renseignement concurrent de l’INIS, demeure mystérieux. En avril 2003, il était encore proche collaborateur d’Ali Hassan al-Majid, cousin du président Saddam Hussein, surnommé par les occidentaux « Ali le Chimique ». Sa désignation par les Américains pour gouverner Nassiriya occupée, serait due à un concours de circonstances. On dit que les Marines auraient découvert un dirigeant baasiste bagdadi au domicile du cheikh Ali al-Minshid, chef de la tribu Ghizzi. De l’interrogatoire qui suivit, les officiers de renseignement américains déduirent qu’il fallait nommer à la tête du conseil municipal un Irakien capable d’enrayer le bain de sang annoncé si Saddam était renversé. Le baasiste leur dit qu’un certain al-Wa’ili, de ses amis, était l’homme de la situation. Le marché fut vite conclu.

Malgré son prénom kurde, al-Wa’ili est Arabe. Tout laisse supposer que son grand père Sebti était un Kurde féli, c’est à dire chiite, ayant intégré une tribu du sud irakien au début du 20ème siècle. Toujours est-il qu’après sa nomination, al-Wa’ili fit une carrière fulgurante. Il adhéra au parti al-Dawa sans difficulté : son frère en était un des représentants aux Etats-Unis. Sa cote au sein du nouveau régime ne cessa ensuite de progresser ; en Iran aussi, grâce à ses relations avec Abou Mahdi al-Muhandis (L’Ingénieur), auteur d’un attentat contre l’ambassade de France à Koweït en 1983, chef du Hezbollah irakien, et surtout conseiller des Forces al-Qods. Cela expliquerait sa promotion à la direction de la province de Dhi Qar, son élection au Parlement, et enfin sa nomination au poste de ministre de la Sécurité nationale. En 2006, lorsque le Premier ministre al-Maliki, également proche de « L’Ingénieur », décida de créer un rival de l’INIS, c’est al-Wa’ili qui hérita du poste. Mais rien n’est simple dans le monde du renseignement, et encore moins en Irak : les Américains ont démantelé le département anti-iranien de l’INIS et considèrent al-Wa’ili comme un homme de confiance…

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez
Courriel :
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ISSN : 1773 – 9780

Parlons Résistance


Parlons Résistance :
Par Natalie Abou Shakra
Palestine-01-11-2009

Selon Eid, « si vous frappez l'occupation au cœur de son existence, à travers sa relation stratégique avec les États-Unis, à travers le boycott d'Israël dans tous ses aspects […], si toutes les factions islamiques palestiniennes, par exemple, du Jihad Islamique au Hamas, qui sont toutes soutenues par les mouvements islamiques du monde entier, font la promotion de BDS dans leurs discours, quand chaque dirigeant d'un mouvement islamique demandera le boycott des produits US et israéliens jusqu'à la mise en œuvre de chaque droit fondamental palestinien, alors nous pourrons parler de la voie de la libération. »

Le choix de la résistance civile pour défier l'occupation israélienne est considéré par certains comme une forme de « reddition ». Lors d'un entretien [en Arabe] sur Al Aqsa le 13 octobre 2009, les militants palestiniens Mazen Qumsiyeh et le camarade Haidar Eid répondent à ces questions.
Eid a été interrogé sur la signification de la résistance civile, et il a parlé des nombreuses expressions appliquées à la résistance non violente, la résistance civile, la lutte non violente, et des définitions multiples de chacun de ces termes. Il y a, a-t-il dit, la lutte non violente de Ghandi, « Satyagraha » qui dépend totalement du pouvoir du peuple et de la force du boycott économique des produits de l'occupant. « Ce qui s'est passé en Afrique du Sud, c’est que ce concept a été développé pour inclure des formes multiples et différentes de lutte qui se complétaient les unes les autres. Et l'accent a été mis, dans la dernière partie de l'Apartheid, pendant les années 80, sur le boycott sous toutes ses formes. » Eid a souligné que les quatre piliers de la lutte en Afrique du Sud doivent être considérés comme un modèle dans la lutte palestinienne.
Dans le contexte palestinien, le mot « paix » a fini par prendre une connotation négative, et Eid explique que c’est dû aux processus de « l'industrie de la paix » auxquels les Palestiniens ont été constamment confrontés, et en particulier de 1993 à aujourd'hui, où la paix en tant que processus n'a pas été liée à la réalisation de la justice pour le peuple palestinien et le droit au retour pour les réfugiés avec réparation pour des décennies de souffrance, d'éloignement, de condition de réfugiés et d'exil. « Lorsque nous parlons de paix, nous ne parlerons que de la paix qui conduit à la réalisation des droits légitimes du peuple palestinien. » Ce que la politique colonialiste et l'occupation militaire directe de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza depuis 1967 exigent, dit Eid, est un amalgame des différentes formes de luttes. Et, comme tel, l'appel palestinien au Boycott, qui rassemble et constitue un terrain d'entente de toutes les factions nationales et islamiques palestiniennes, a été initié et appelle la communauté internationale officielle et non officielle à boycotter Israël.
A la suite de cette initiative, le BNC [BDS National Committee – Comité national Boycott Désinvestissement et Sanctions] a été créé en 2005, auquel participe toutes les factions nationales et islamiques palestiniennes.« Je crois que nous, à Gaza, contrairement à la Cisjordanie, ne nous sommes pas beaucoup investis dans d'autres formes de résistance. Je ne crois pas que la lutte armée, à laquelle je ne suis pas opposé et dont je pense qu'elle doit aller de pair avec les autres formes de résistance, soit suffisante, étant donné le déséquilibre absurde de puissance entre l'État israélien et la résistance nationale et islamique palestinienne – le pouvoir populaire est nécessaire lui aussi. » Eid a mentionné que si une minorité s'implique dans la résistance armée, la majorité de la population, « des fermiers aux intellectuels et aux universitaires » doit s'engager davantage dans la résistance civile à l'occupation. « Pouvons-nous imaginer le peuple palestinien sans Edward Said, Ghassan Kanafani, Mahmoud Darwish ? » Eid demande : « Ce qui fait que ces Palestiniens se sont démarqués est qu'ils ont mis l'accent sur le fait que la lutte contre l'occupation israélienne est une lutte idéologique : nous devons vaincre la mentalité sioniste que cette terre est pour les Juifs, et nous, Palestiniens, devons prouver au monde que notre position morale est plus forte, que le peuple palestinien dans sa résistance, qu'elle soit armée ou civile, ré-humanisera les Israéliens, contrairement à ces derniers qui dépouillent les Palestiniens de leur humanité. »Qumsiyeh, répondant à la question de ce qu'est la résistance civile, a mentionné que la lutte palestinienne a, depuis le mandat britannique jusqu'à aujourd'hui, impliqué la résistance sous toutes ses formes : de la résistance civile à la résistance armée.« Sumuud » [endurance] en elle-même est la résistance, » dit Qumsiyeh. Des actes simples comme « se marier, aller à l'école, lire un livre » deviennent des actions de résistance. « Lorsqu'un étudiant arrive dans ma classe à 8h le matin après avoir passé de nombreux checkpoints – c'est de la résistance, » note Qumsiyeh.La résistance civile est inclusive [à un moment où l'exclusivité semble dominante] : d'une femme à un enfant et à une personne âgée, tous peuvent résister. Et c'est ça qu'impliquent tant les actions des universitaires que celles des activistes.« Nous devons tous regarder vers Bil'in, » dit Qumsiyeh. « Les manifestations contre le mur ont lieu depuis des années, sans hésitation et en cohérence. » Cette résistance civile n'a pas émergé qu'à Bil'in mais, plus récemment, à Gaza, dit Eid, lorsque les Palestiniens de la Bande de Gaza ont essayé de briser le mur les séparant de l'Égypte, deux fois, en formant une chaîne humaine d'un bout à l'autre de la Bande. Beit Sahour, la ville d'où vient Qumsiyeh, fut un exemple de résistance et de désobéissance civiles, pendant la Première Intifada, selon Eid. « Lorsque les Palestiniens de Beit Sahour ont tous remis leurs cartes d'identité à l'officier militaire local, » ce fut, dit Eid, un exemple de résistance civile.
Qu'en est-il de l'utilisation de corps et de boucliers humains ? Eid dit que c'est une des formes les plus sublimes de résistance civile, se servir du corps pour combattre les balles et les bombes, pour protéger et défendre la maison et la terre.
Une question est posée : « Cette sorte de résistance crée-t-elle un chaos dans le psychisme de l'occupant ? » Eid répond que Mandela a écrit là-dessus dans son journal et que Said a abordé cette question un peu avant sa mort : « Qui possède le terrain moral le plus fort : le colonisé ou le colonisateur, l'occupé ou l'occupant ? » Selon Eid, un civil qui lutte pour ses droits moraux et légaux possède une force morale plus élevée et donc, attaque psychologiquement l'occupant. « C'est ce qui s'est passé avec les nazis, c'est ce qui s'est passé avec le colonisateur blanc sud-africain, » dit Eid.
Eid mentionne qu' « Israël est une des sociétés où la violence domestique est la plus fréquente » et « qu'il y a une relation directe entre la violence domestique et les cas de suicide dans la société israélienne et entre l'occupation en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et sur les terres de 48. » Il continue : « Je pense que c'est très important. Il y a par exemple beaucoup de soldats US qui se suicident peu de temps après leur retour d'Irak et d'Afghanistan. » Ainsi l'occupé a un pouvoir moral et psychologique qui peut être utilisé contre l'occupation elle-même.Eid réaffirme que le déséquilibre de puissance évident, énorme dans le cas israélo-palestinien requiert de s'éloigner de négociations qui ne sont qu'une perte de temps : « Israël a plus de 450 têtes nucléaires, des Apaches, des F-16, l'alliance la plus stratégique avec les États-Unis. Je veux dire, comment pouvons-nous, nous les 10 millions de Palestiniens, dont plus de la moitié vit en diaspora et dans des camps de réfugiés dans des conditions épouvantables, combattre tout ça ? Par le pouvoir du peuple. »Cette ouverture permet de réunir des juifs israéliens contre l'apartheid et la politique de colonisation avec les Palestiniens de 48, avec le fermier, l'étudiant, le pêcheur et tous ceux qui soutiennent ces droits universels et ils partagent tous ce fondement moral qu'ils peuvent canaliser par la résistance civile, par le boycott – qui est une des formes les plus simples de résistance, et en même temps une des plus puissantes.Selon Eid, « si vous frappez l'occupation au cœur de son existence, à travers sa relation stratégique avec les États-Unis, à travers le boycott d'Israël dans tous ses aspects […], si toutes les factions islamiques palestiniennes, par exemple, du Jihad Islamique au Hamas, qui sont toutes soutenues par les mouvements islamiques du monde entier, font la promotion de BDS dans leurs discours, quand chaque dirigeant d'un mouvement islamique demandera le boycott des produits US et israéliens jusqu'à la mise en œuvre de chaque droit fondamental palestinien, alors nous pourrons parler de la voie de la libération. »

Source : Moments of Gaza


Traduction : MR pour ISM

Monday, November 02, 2009

J’apprends avec une immense tristesse la disparition de l’amie et militante Hamida Ben Sadia, que j’ai connue il y a de très nombreuses années et dont j’ai pu apprécier les grandes qualités humaines et militantes, notamment lors de la campagne internationale pour la libération du Docteur Salah Eddine Sidhoum en 2003.

Je prie Le Très Haut de l’accueillir dans Sa miséricorde et je présente mes sincères condoléances à ses enfants, à toute sa famille, en Algérie et en France ainsi qu'à ses nombreux ami(e) s.
Ahmed Manai

tunisielibre@yahoo.fr

Hamida Ben Sadia, Hommage à une militante

Par Sylvie Tissot, Pierre Tevanian ("les mots sont importants")publié le vendredi 30 octobre 2009.

Nous apprenons avec une immense tristesse la mort d’Hamida Ben Sadia, que nous avons eu la chance de rencontrer et de côtoyer depuis la lutte contre la loi anti-foulard de 2004. Le texte qui suit lui rend hommage.Lorsqu’elle prenait la parole, lors des nombreux meetings et manifestations qui ont rythmé sa vie politique, que ce soit, dernièrement, contre la loi anti-voile, contre le Traité européen, contre la répression des émeutiers de 2005 ou pour les sans-papiers, Hamida Ben Sadia en appelait souvent au « peuple de France, épris de justice et de liberté ».

Nous étions nombreu-se-s autour d’elle à n’avoir pas ce vocabulaire et à être plutôt de celles et ceux qu’il fait ricaner, tant ces mots ont servi à justifier le pire : orgueil national, morgue franco-française, mépris du reste du monde, mythification d’une république bourgeoise, patriarcale et coloniale, et pourtant pas un de nous ne ricanait quand Hamida les prononçait. Les plus fatigué-e-s d’entre nous souriaient mais personne ne se formalisait, car tout le monde savait qu’il s’agissait chez elle de tout autre chose.Un reste de légitimisme bien compréhensible ? Une stratégie rhétorique ? Le tribut à payer, de la part d’une femme française d’origine algérienne, pour s’autoriser une parole publique libre et à rebours de l’idéologie dominante ? Peut-être – car c’est en tout cas d’une parole libre qu’il s’agissait, à rebours de l’ordre assimilationniste, une parole juste et sans concession, une exigence radicale et opiniâtre d’égalité, une solidarité ostensible et décomplexée avec tous les parias de la république : sans-papiers, émeutiers, musulmanes voilées – mais là n’était pas l’essentiel.
Il y avait autre chose encore, dans cette invocation d’un peuple « épris de justice et de liberté », qui forçait le respect. Ce que nous y entendions, et qui étouffait aussitôt toute velléité sarcastique – et Dieu sait pourtant que les raisons sociales et politiques étaient nombreuses d’être sarcastique face à ces mots – c’était une sorte de ruse de la raison linguistique, symétrique d’une autre qui fait que nous ne nous formalisons plus d’être taxés de communautaristes ou de victimaires par les élites politiques et journalistiques : de même que nous avons compris que c’est d’elles-même que parlent en réalité ces élites, nous avons vite compris que l’appel d’Hamida au peuple de France ne disait au fond rien d’autre que sa propre exigence, viscérale, de justice et de liberté.
Ce qui précédait et suivait ces références au peuple de France, dans la parole d’Hamida, dissipait toute ambiguïté. Non, il ne s’agissait pas de flatter l’orgueil national, de narcissiser un État et une société qui se la racontent beaucoup en termes de droits humains et d’universalisme, et encore moins de faire allégeance au « pays des Lumières ». Ce n’était pas un peuple substantiel, existant, qui était invoqué, mais un peuple politique, virtuel, ce peuple qui, selon le mot profond de Paul Klee souvent cité par Gilles Deleuze, est toujours un peuple qui manque. À l’exact opposé des rénégats, bouffons et autres « indigènes de service » passés du col Mao au Rotary Club ou des cités de transit aux cabinets ministériels, Hamida était passée de SOS Racisme et du Parti Socialiste, auxquels elle avait commencé par accorder sa confiance, aux Alternatives citoyennes, aux Collectifs antilibéraux, à Une École Pour Tou-te-s et aux Féministes pour l’Égalité. À l’exact opposé des Fadela Amara, Gaston Kelman et autres Malek Boutih qui se répandent sur leur « amour de la France » et ne parlent du racisme que pour dire que « les Français ne le sont pas », Hamida ne parlait du peuple de France que pour l’appeler, l’interpeller. L’énonciation réfutait l’énoncé : ce peuple épris de justice et de liberté, elle demandait à le voir.
Aujourd’hui, alors que nous apprenons la disparition d’Hamida, ce peuple, plus que jamais, manque. Comme nous manque déjà le visage, la présence et la parole forte d’Hamida. Il nous reste son livre, Itinéraire d’une femme française, dans lequel elle raconte notamment son expérience du mariage forcé et de la violence conjugale mais aussi du racisme républicain, et dans lequel elle affirme, avec la force qui l’a toujours animée, son refus de voir l’une instrumentalisée au profit de l’autre. Il nous reste quelques traces vidéo (une présentation de son livre, une prestation télévisée sur les émeutes de 2005) et d’innombrables souvenirs d’une militante valeureuse, éprise – et là, il faut l’entendre au plus strict premier degré, sans même sourire – de justice et de liberté.

Merci pour tout Hamida.On utilise les femmes musulmanes pour mieux nous enfermerpar oumma (vidéo)http://www.dailymotion.com/video/x70i96_deces-de-hamida-ben-sadia_news

Post-scriptumCi-après : la recension d’ Itinéraire d’une femme française par Olivier Doubre, parue dans Politis.Hamida Ben Sadia, une femme libre C’est un récit souvent bouleversant, empreint de détermination mais aussi de fragilité. Si l’itinéraire d’Hamida Ben Sadia ressemble à celui de bien des femmes musulmanes qui ont lutté puis raconté leur combat pour leur liberté face à un mari, une famille et les sociétés des pays arabes, où elles sont considérées comme des mineures aux yeux de la loi, cette « femme française » tient d’emblée à différencier ce livre autobiographique de certains de ces récits, qui véhiculent trop souvent clichés et caricatures des traditions musulmanes.
L’auteure rappelle en introduction le « malaise » qu’elle éprouve devant le succès de best-sellers instrumentalisant – parfois inconsciemment – les destins tragiques de leurs auteures « pour mieux promouvoir des visions injustes, méprisantes et parfois racistes du monde ». Et, tout en se sachant « mal placée pour dénier à ces femmes le droit de raconter les frustrations, les humiliations, les violences qu’elles ont subies (…), moi qui ai vécu un destin comparable », Hamida Ben Sadia s’interroge dès le début de l’ouvrage : « Jusqu’où peut-on parler de la réalité de femmes de tradition musulmane sans ouvrir un boulevard aux propagandistes de la haine ? Comment concilier antiracisme et féminisme ? »Le ton est donc donné dans l’avant-propos de cet ouvrage sensible, tout en finesse, qui se veut le récit d’une vie et « non pas un livre de revendications », de la part de cette militante des droits des femmes des deux côtés de la Méditerranée, membre du comité central de la Ligue des droits de l’homme.
Comme le précise le sous-titre, son existence est marquée par les étapes que constituent les allers-retours entre l’Algérie et la France, de Clamart à Bab El-Oued puis à Épinay-sur-Seine. Née en banlieue parisienne dans une famille kabyle pauvre non pratiquante, Hamida (comme ses parents) subit à partir de l’adolescence la pression culturelle de la famille restée au pays, avec in fine un mariage forcé et le « retour » dans un pays qu’elle connaît à peine.Elle s’oppose bientôt avec force aux traditions et, malgré le code de la famille ou « code de la honte » promulgué en Algérie en 1984, réussit à imposer le divorce à son mari. Un divorce qu’elle paye cependant au prix fort puisque, pour pouvoir rentrer en France, elle doit laisser là-bas ses deux fils, qu’elle mettra ensuite plus de douze ans à faire revenir auprès d’elle. Sur plus de deux cents pages, Hamida Ben Sadia livre ainsi un témoignage fort, loin des idées reçues sur les femmes originaires du Maghreb. Celui d’une femme bien décidée à sauvegarder sa liberté.

Par Sylvie Tissot, Pierre Tevanian ("les mots sont importants")

Un espion israélien?

Tentative d'espionnage pour Israël:

un Américain risque la peine capitale


Le scientifique américain soupçonné de tentative d'espionnage pour Israël, Steward Nozette, risque la peine de mort pour avoir voulu vendre pour 2 millions de dollars des informations classées top secret, a rappelé jeudi le gouvernement américain devant un tribunal.
La détention de M. Nozette, 52 ans, accusé d'avoir "tenté" de fournir des informations scientifiques et de défense à un agent de la police fédérale américaine (FBI) qui se faisait passer pour un agent israélien, a été prolongée jeudi par la juge fédérale Deborah Robinson, dans l'attente de son procès.
Le prévenu, qui est apparu devant le tribunal vêtu d'une tenue de prisonnier à grosses rayures noires et blanches, a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. "La peine maximale encourue" par le scientifique, formellement inculpé le 21 octobre, "s'il est reconnu coupable, est la mort", a rappelé le gouvernement en demandant son maintien en détention provisoire. Il n'a en revanche pas précisé s'il entendait requérir la peine capitale.

L'Etat fédéral prévoit cette possibilité dans les affaires d'espionnage mais n'y est pas obligé. "Il est difficile de croire qu'il ne fuirait pas à la première occasion", a estimé Anthony Asuncion, l'avocat du gouvernement. "Le poids des preuves contre le prévenu est considérable", a ajouté Heather Schmidt, également avocate du gouvernement.

M. Nozette est accusé d'avoir "essayé de communiquer les secrets de la nation parmi les mieux gardés et les plus sensibles", expliquait le gouvernement dans son argumentaire écrit, jugeant qu'il présentait "un grave risque de fuite et, comme il a des informations secrètes +en tête+, un grave risque pour la sécurité nationale".

Le gouvernement a diffusé au tribunal des extraits filmés d'une conversation avec l'agent du FBI sous couverture datant du 19 octobre où M. Nozette, en riant, envisage différents plans pour quitter les Etats-Unis s'il venait à être soupçonné d'espionnage au profit d'Israël. Le gouvernement a en outre révélé jeudi que l'homme avait demandé "en gros deux millions de dollars en échange de ses activités d'espionnage".

De son côté, l'avocat du scientifique, John Kiyonaga, a assuré au tribunal que son client "ne représente pas de risque démesuré de fuite". Il a rappelé que condamné début 2009 pour une fraude au fisc à rembourser à l'Etat plus de 260.000 dollars, il ne disposait plus librement de son passeport.

Il a également argumenté devant une juge impassible qu'il s'agissait d'une "tentative" d'espionnage et que c'était "pour Israël, pas pour la Chine, la Corée du Nord ou même la Russie".

M. Nozette, qui n'a pas pris la parole pendant l'audience, se contentant d'observer longuement la salle d'audience, n'a pas paru surpris de la décision de la juge de le maintenir en détention.
http://www.almanar.com.l/

Saturday, October 31, 2009


Nous n’oublions pas : il y a 53

ans, le massacre de Kfar

Qâssem

Par CIREPAL > cirepal2005@yahoo.fr
30-10-2009
« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », c’est le mot d’ordre scandé et écrit sur les banderoles des participants à la marche commémorative, le 29 octobre 2009. Ils sont venus par milliers, de toute la Palestine occupée en 48 (ce qui est nommé Israël) à Kfar Qâssem, des Palestiniens qui ont décidé d’affronter le pouvoir sioniste à chaque moment de leur histoire.
Il y a 53 ans, le 29 octobre en 1956, les sionistes commettent un massacre dans la petite ville tranquille de Kfar Qâssem, située dans le Triangle, région proche de la Cisjordanie. Plus de 50 personnes sont froidement assassinées, la plupart des ouvriers qui rentraient chez eux après leur dure journée de travail. Cet horrible massacre sera justifié par les sionistes de l’époque (les dirigeants travaillistes) par la crainte de l’Egypte, au moment où Israël se lançait avec la France et la Grande-Bretagne dans l’agression tripartite contre ce pays arabe dont le dirigeant nationaliste Abdel Nasser avait décidé de nationaliser le pétrole.

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », car l’Etat sioniste est un Etat colonial construit sur la terreur et les massacres. Bien avant 1956 et le massacre de Kfar Qâssem, il (en tant qu’Etat ou bandes armées) avait commis des dizaines d’autres massacres, aussi horribles, pour expulser le peuple palestinien des zones dont il voulait s’emparer, en procédant à un nettoyage ethnique. Le massacre de Kfar Qâssem, justifié par les colons, moins de dix ans après la création de l’Etat colonial, visait en fait à poursuivre le nettoyage ethnique, non achevé en 1948-49.

Profitant de la guerre contre l’Egypte et sous prétexte de sécuriser le front interne (rappelons-nous les guerres de 2006 au Liban et 2008-2009 à Gaza), l’armée sioniste exécute son massacre dans la petite ville tranquille. Le but : semer la panique dans tout le Triangle pour expulser la population palestinienne qui y était restée majoritaire, Kfar Qassem devant jouer le rôle de Deir Yassine en mai 1948, le village martyr où le massacre a semé la panique dans la population palestinienne de la zone d’al-Quds. En commettant le massacre de Kfar Qâssem, les sionistes espéraient que la population du Triangle s’enfuierait. Mais elle ne broncha pas d’un pouce, au contraire. Elle avait compris et appris la lecon : « Plus jamais, plus jamais, nous n’abandonnerons notre terre, même si nous devons être tous ensevelis. Nous le serons dans notre propre pays.

"C’est ce qu’ont déclaré récemment plusieurs personnalités palestiniennes de Haïfa, lors d’une interview télévisée qui abordait la question des dernières mesures israéliennes envers les Palestiniens de 48, voulant les étouffer sinon les expulser (télévision al-Quds). Face aux cris de guerre lancés par l’establishment sioniste, civil et militaire, sécuritaire et médiatique, universitaire et populaire, contre les Palestiniens de 48 jugés « infidèles » au credo raciste et colonial, les Palestiniens ont levé la tête et résisté : sûrs de leurs droits sur leur patrie et leurs terres, ils refusent les menaces sionistes et ont décidé de poursuivre leurs luttes.Parmi les récentes manœuvres militaires sionistes très fréquentes, l’une d’elle consistait précisément à affronter le « front interne », c’est-à-dire les Palestiniens de 48, en temps de guerre. Comment agir envers eux, que faire ? C’est la région du Triangle qui avait été ciblée pour ces manœuvres, et l’un des plans envisagés consistait à bloquer les routes des villes et villages palestiniens et à encercler toute la zone, en vue de faciliter des actions plus importantes de la part de l’armée sioniste. Lors de ces manœuvres, les analystes avaient vu le danger menaçant les Palestiniens de 48 dans cette région, lors d’une prochaine guerre entreprise par les dirigeants israéliens : expulsion massive ? massacres ??? Ce qui signifie, en clair, reproduire en beaucoup plus grand ce qui s’est passé à Kfar Qâssem, en 1956. Le mot d’ordre « nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas » reste un mot d’ordre d’actualité. L’ennemi sioniste continue à envisager des crimes de plus en plus monstrueux.

La marche commémorative à Kfar Qâssem, ce 29 octobre 2009, porte également une autre signification : face aux tentatives sionistes de délégitimer toute commémoration de l’histoire palestinienne, à commencer par la Nakba, en votant lois sur lois dans leur parlement, et face aux cris de guerre racistes lancés par l’establishment sioniste, les Palestiniens de 48 affirment que non seulement al-Quds, Gaza, la Cisjordanie, le Golan, le Liban, les intéressent et qu’ils sont prêts à soutenir leurs populations contre les massacres israéliens, mais qu’ils continuent à défendre leur existence dans leur propre pays, même colonisé, et qu’ils ne baisseront pas les bras, quelle que soit la puissance de l’ennemi ou la puissance de ses alliés. Ils savent qu’ils sont dans leur droit, le droit des peuples à disposer de leurs terres, de leur air, de leur mer et de leur vie, le droit de résister à toute occupation, par tous les moyens et en tout temps. Extraits de l’hymne aux martyrs de Kfar Qâssem (Samih al-Qassem) :« Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés,Je n’ai pas pleuré, mais je me suis dit "un autre contingent suivra, de maison en maison".
Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés, je me suis réveillé, les yeux brillants de joie, de mille joies. Moi, ô Kafr Qâssem, je ne célèbre pas la mort, mais les bras qui n’ont cessé de résister,… Je remplis le monde d’acclamations, non négociables :Kafr Qâssem, Kafr Qâssem, Kafr Qâssem: Ton sang continue à couler et nous continuons à résister.»

CIREPAL (Centre d’Information sur la Résistance en Palestine)29 octobre 2009.

Friday, October 30, 2009

Facebook appartient-il à la CIA

Facebook appartient-il à la CIA ?

AUTEUR: Ernesto CARMONA
Traduit par Karen Bellemans et révisé par Olivier Vilain pour Investig’Action

Les grands médias ont célébré Mark Zuckerberg comme l'enfant prodige qui, à l'âge de 23 ans, s'est transformé en milliardaire multimillionnaire grâce au succès de Facebook, mais ils n’ont pas prêté attention à “ l’investissement de capital -risque ” de plus de 40 millions de dollars effectué par la CIA pour développer le réseau social.

Quand le délire spéculatif de Wall Street a fait croire aux imprudents que la valeur de Facebook monterait à 15 millions de dollars, en 2008 Zuckerberg est devenu le milliardaire “ qui s’est fait tout seul ” le plus jeune de l’histoire du “ ranking ” de la revue Forbes, avec 1500 millions de dollars.

A ce moment, le capital à -risque investi par la CIA paraissait avoir obtenu de bons rendements, mais la “ valeur ” de Facebook s’est ajustée à sa valeur réelle en 2009 et Zuckerberg disparut de la liste Forbes.

La bulle Facebook a gonflé quand William Gates, le patron de Microsoft, acquit en octobre 2007 une participation de 1.6% pour 240 millions de dollars. Cette opération mena à spéculer que si 1% de Facebook coûtait 150 millions de dollars, alors la valeur de 100% monterait à 15 milliards de dollars, mais le subterfuge finit par se dégonfler. La question de fond est que Facebook existe grâce à un investissement de capitaux à risque de la CIA.

En 2009, les grands médias n’ont pas lésiné sur la “ propagande informative ” pour rendre hommage à Zuckerberg comme paradigme du jeune entrepreneur-vainqueur, mais la diffusion réitérée de cette “ nouvelle ” n’a pas réussi à ce que la revue Forbes le maintienne dans la version 2009 de sa liste (1). L’enfant prodige disparut de la liste, malgré l’intensive campagne de CNN et de la grande presse mondiale qui reflète les intérêts de Wall Street. La liste Forbes est comme l’Oscar des grandes affaires et gonfle ou dégonfle la valeur des actions.

La CIA a investi dans Facebook bien avant qu’il ne devienne l’un des réseaux sociaux les plus populaires d’Internet, selon une enquête du journaliste britannique Tom Hodgkinson publiée en 2008 dans le journal britannique The Guardian (3) et commentée par quelques médias indépendants de langue anglaise, mais sans aucune répercussion dans la grande presse.

La propagande corporative a transformé le portail social en un synonyme de succès, popularité et même de bonnes affaires. Facebook se présente comme un inoffensif site web de réseaux sociaux qui facilite les relations interpersonnelles. Sa popularité a fait spéculer que ses approximativement 70 millions d’utilisateurs augmenteraient en une paire d’années à 200 millions dans le monde entier, parce que dans ses meilleures semaines il est arrivé à recevoir jusqu’à deux millions de nouveaux utilisateurs. Cependant, Facebook ne convainc pas tout le monde.

Critiques et détracteurs
“ Celui qui n’est pas sur Facebook n’est dans rien ou il est hors du système ”, disent certains. C’est comme avoir une nouvelle image mais sans contenu, pour se donner de l’importance dans le méga-supermarché qu’est devenu Internet, comme substitut des anciennes places publiques, disent d’autres. Les plus pragmatiques affirment que c’est un outil pour des retrouvailles avec d’anciens compagnons d’enfance ou de jeunesse perdus dans les mouvements de la vie.
Ses défenseurs de gauche affirment qu’il sert à promouvoir des luttes contre la globalisation et à coordonner des campagnes contre des activités telles que les réunions du G8.

Le journaliste espagnol Pascual Serrano a décrit comment il fut utilisé par le gouvernement de Colombie pour coordonner la journée mondiale contre les FARC qui en 2008 marqua le commencement de l’offensive propagandiste contre la guérilla et qui continue encore. Et il est très évident que Facebook a été instrumentalisé par la CIA. Pour Walter Goobar, de MiradasAlSur.com, “ c’est en réalité une expérience de manipulation globale : [...] c’est un outil sophistiqué financé par l’Agence Centrale d’Intelligence, CIA, qui non seulement l’utilise pour le recrutement d’agents et la compilation d’informations de long en large de la planète, mais aussi pour monter des opérations sous couvert ”.

En gros, Facebook est un outil de communication qui permet de contacter et d’archiver des adresses et autres données de la famille et d’amis. C’est une mine d’informations sur les amitiés de ses utilisateurs pour des entités comme le ministère de Sécurité de la Patrie, des USA, et, en général, pour l’ensemble des appareils de sécurité de l’État, attelées avec pareil enthousiasme à “ l’ennemi ” interne comme externe depuis l’ère Bush.

Des millions d'utilisateurs offrent des informations sur leur identité, des photographies et des listes de leurs objets de consommation préférés. Un message venant d'un ami invite à s'inscrire et à participer à Facebook. Les données personnelles, souvent capturées par toute sorte d'escrocs et clôneurs de cartes bancaires, vont aussi atterrir dans les disques durs des appareils de sécurité des USA. Le système Beacon de Facebook fait des suivis des utilisateurs et associés, incluant ceux qui ne se sont jamais inscrits ou ceux qui ont désactivés leur enregistrement. Facebook s'avère être plus pratique et rapide que les InfraGard (2), qui sont 23.000 micro communautés ou “ cellules ” de petits commerçants-informateurs organisées par le FBI afin de connaître les profils psycho-politiques de sa clientèle.

Depuis décembre 2006, la CIA utilise Facebook pour recruter de nouveaux agents. D'autres organismes gouvernementaux doivent soumettre le recrutement et les engagements à des régulations fédérales, mais la CIA a acquis plus de liberté d’action que jamais sous le gouvernement Bush, même pour torturer sans sauver les apparences. “ Ce n'est pas nécessaire d'obtenir un quelconque permis pour pouvoir nous inclure dans le réseau social ” a dit la CIA.

Capital-risque CIA
Le journaliste britannique Tom Hodgkinson a lancé un très fondé signal d'alerte sur la propriété CIA de Facebook, dans l'article documenté “ With friends like these... ” publié dans le journal londonien The Guardian le 14 janvier 2008 (3). Il a dit qu'après le 11 septembre 2001, l'enthousiasme pour la haute technologie a redoublé. Enthousiasme qui tenait déjà les appareils de sécurité de l’Etat USA depuis qu'ils avaient créé, deux ans auparavant, le fond de capitaux “ In-Q-Tel ”, pour des opportunités d'investissements à risque dans les hautes technologies.
Pour le journaliste Hodgkinson, les liens de Facebook avec la CIA passent par Jim Breyer, un des trois associés clés qui a investi dans ce réseau social 12,7 millions de dollars en avril 2005, associé aussi au fond de capital Accel Partners, membre des directions des géants comme Wal-Mart et Marvel Entertainment et en plus ex-président de National Venture Capital Association (NVCA), caractérisée dans l'investissement sur des jeunes talents.

“ Le plus récent tour de financement de Facebook fut conduite par une compagnie financière appelée Greylock Venture Capital, qui a mis 27,5 millions de dollars ” a écrit Hodgkinson. “ Un des plus grands associés de Greylock s'appelle Howard Cox, qui est un autre ex-président de NVCA qui est aussi dans le conseil de direction de In-Q-Tel ”.

“ Et In-Q-Tel c'est quoi ? ” se demande Hodgkinson, “ Bon, croyez-le ou pas (et vérifiez sur son site web) c'est un fond de capital à risque de la CIA ”. Crée en 1999, sa mission est “ d'identifier et de s'associer à des sociétés qui sont en train de développer de nouvelles technologies pour aider à apporter des solutions à l'Agence Centrale d'Investigation ”.La page web de In-Q-Tel (4) recommandée par Hodgkinson est très explicite: “ En 1998, le Directeur d'Intelligence Central (DCI) identifia la technologie comme une propriété stratégique supérieure, directement connectée aux progrès de l'Agence dans les futures technologies pour améliorer ses missions de base, de compilation et d’analyse. Les dirigeants de la Direction de Science et Technologie ont élaboré un plan radical pour créer une nouvelle entreprise qui aiderait à accroître l'accès de l'Agence à l'innovation du secteur privé ”. Même en ajoutant de l'eau cela ne pourrait être plus clair, dit Hodgkinson.
Notes
(1) Rapport Forbes 2009 : http://www.forbes.com/lists/2009/10/billionaires-2009-richest-people_The-Worlds-Billionaires_CountryOfCitizen_18.html.(2) http://www.infragard.net/(3) http://www.guardian.co.uk/technology/2008/jan/14/facebook(4) http://www.iqt.org/about-iqt/history.html
Source : Noticias Censuradas XXIII: Facebook ¿es de la CIA?Article original publié le 26/5/2009Sur l’auteurKaren Bellemans et Olivier Vilain sont des collaborateurs d'Investig’Action, un partenaire de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et la source.URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9078&lg=fr

Thursday, October 29, 2009

Opération Halloween!


Opération Halloween :

Attaque Eclair US Contre Des Sites

Stratégiques Iraniens Le 30 OCT A 03.00 ?


Israël Protégé Par Le Bouclier Anti Missiles US ? Selon des sources militaires russes, une attaque des forces armées US a été planifiée pour le 30 Octobre: son nom de code : « Opération Halloween ». Les exercices militaires américanosionistes de ces derniers jours pour tester le bouclier anti missiles visent à protéger Israël des représailles iraniennes.

Selon le célèbre journaliste russe, Andrei Uglanov, qui écrit dans l’hebdomadaire «Arguments Nedeli» l’attaque militaire US si longtemps attendue contre l’Iran est maintenant prévue pour le 30 Octobre 2009 à 03.00 heure locale. Uglanov cite des experts militaires proches de l’état major russe pour cette information. L’attaque doit durer 12 heures, selon Uglanov, de 3 am à 3 pm heure locale. Vendredi est un jour de congé en Iran. Lors de cette attaque, nom de code Operation Halloween, environ 20 cibles seront bombardées ; la liste inclue les sites d’enrichissement d’uranium, des centres de recherche, et des laboratoires.

Le premier réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, où travaillent des ingénieurs russes, est supposé être épargné de la destruction. Le plan d’attaque US prévoit d’endommager le système de défense aérienne iranien, de nombreux navires de guerre seront coulés dans le Golfe Persique, et les plus importants quartiers généraux des forces armées iraniennes seront complètement détruits. Les attaques partiront d’un certain nombre de bases, dont celle sur l’île de Diego Garcia dans l’Océan Indien. Sur la base de Diego Garcia stationnent actuellement des bombardiers B-52 avec des missiles prêts au lancement. Participeront également aux frappes aériennes les avions rattachés à la Marine US stationnés sur les porte avions actuellement dans le Golfe Persique, de même que ceux de la Sixième Flotte qui se trouve en Méditerranée.
D’autres missiles de croisière seront tirés de sous marins se trouvant dans le Golfe Persique et dans la Péninsule Arabe. L’objectif est soit disant de renvoyer le programme nucléaire iranien quelques années en arrière écrit Uglanov dont l’article a été republié (1-2) par RIA-Novosti, en plusieurs langues, mais apparemment pas en anglais, il y a plusieurs jours. Cette histoire fait la une de plusieurs blogs en Allemagne et en Italie mais jusqu’à présent semble avoir été ignorée par les sites US. Des observateurs disent que cela représente une fuite orchestrée au plus haut niveau au Kremlin, en fait une alerte à la guerre, qui s’appuie sur les formidables ressources des services secrets russes et qui devrait être totalement prise au sérieux par les forces pro paix du monde entier. Le colonel gl en retraite, Leonid Ivashov, a qui RIA-Novosti a demandé de commenter l’article d’Uglanov, a confirmé les points principaux de celui-ci dans une interview du 21 Septembre 2009 : «cela ne fait aucun doute qu’il y aura une opération, ou plus précisément une action violente contre l’Iran ». Ivashov qu’on dit avoir servi à différentes époques comme conseiller informel de Poutine, est actuellement vice président de la Moscou Academy for Geopolitical Sciences. Ivashov a attribué une importance décisive à la décision de la direction démocrate du Senat américain d’enlever de la loi récemment votée sur le budget supplémentaire militaire pour l’Afghanistan la partie du texte qui demandait à Obama de venir devant le Congrès avant de lancer une attaque contre l’Iran. Ivashov a fait remarquer que cela avait été enlevé sous la pression d’AIPAC, le groupe de lobbying qui représente l’extrême droite israélienne, et sous celle du premier ministre israélien. « Nous avons tiré l’inévitable conclusion que cette opération va avoir lieu » a dit Ivashov. D’après lui, le plan US n’inclue pas d’intervention terrestre : « il n’y aura probablement pas d’attaque terrestre mais plutôt des attaques massives aériennes avec pour objectif de détruire la capacité de résistance militaire de l’Iran, les centres administratifs, les principaux atouts économiques, et peut être aussi la direction politique iranienne, ou tout du moins une partie de celle –ci » a-t-il continué.
Ivashov a fait remarquer qu’il n’était pas exclu que le Pentagone utilise des petites bombes tactiques nucléaires contre des cibles de l’industrie nucléaire iranienne. Ces attaques pourraient paralyser la vie quotidienne, provoquer la panique au sein de la population, et généralement produire une atmosphère de chaos et d’incertitude partout en Iran, a dit Ivashov à RIA-Novosti. «Cela déclenchera une lutte pour le pouvoir en Iran et puis il y aura une délégation pour faire la paix envoyée pour installer un gouvernement pro américain à Téhéran », a-t-il continué. Selon son estimation, l’un des objectifs US c’est d’améliorer l’image de l’actuelle administration démocrate, qui pourra alors se vanter d’avoir détruit le programme nucléaire iranien. Parmi les autres conséquences, le gl Ivashov a mis en avant une partition de l’Iran selon les mêmes principes que l’Irak, et ensuite un découpage du Proche et Moyen Orient en états plus petits.
«Ce concept a fonctionné dans les Balkans et sera maintenant appliqué au Grand Moyen Orient » a-t-il commenté. « Moscou doit exercer son influence pour demander une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU pour s’occuper de l’actuelle préparation d’une utilisation illégale de la force contre l’Iran et la destruction de la base de la Charte des Nations Unies » a dit le gl Ivashov. «Dans ce contexte, la Russie devrait coopérer avec la Chine et les membres non permanents du CSONU. Nous avons besoin de ce genre d’action préventive pour empêcher l’utilisation de la force » a-t-il conclu. Un bouclier anti missile US-Israélien contre des représailles iraniennes
Cette semaine quelques 2000 hommes de troupes US et des militaires israéliens ont conjointement testé plusieurs systèmes anti missiles longue portée sur le territoire occupé par le régime sioniste notamment le long des côtes méditerranéennes. Ces tests vont continuer la semaine prochaine afin de continuer à tester des radars installés le long de la côte et sur des navires de guerre déployés au large des côtes. Des tirs à munitions réelles sont prévus lors de ses manœuvres. Le colonel de l’armée US, Tony English, a dit à des reporters venus observer une batterie côtière placée en bordure de la ville de Tel Aviv que c’était le premier grand exercice intégrant les deux systèmes sol air de défense missiles anti missiles THAAD et Patriot et le système Aegis installé sur des navires. «C’est le système de défense anti missiles le plus complet que nous ayons installé à ce jour dans le monde » a-t-il déclaré. Certains éléments de ce système devraient rester sur place et être intégrés au système de défense anti missiles OTAN/US dans la zone Est Méditerranée.
Barack Obama a annoncé le mois dernier qu’il n’installerait pas comme l’avait prévu l’administration Bush, un système de missiles anti missiles en Pologne et en République Tchèque, ce à quoi s’opposaient les Russes. A la place il a proposé de déployer un système plus léger en coordination avec l’OTAN. Des navires de guerre US stationneront – comme c’est le cas actuellement dans le cadre de l’exercice US-Israël- sur une ligne de front déployée à l’Est de la Méditerranée équipés d’armement anti missiles, combinés à des systèmes de défense anti missiles placés sur le territoire de certains pays européens et d'Israël.
Autrement dit, les US en collaboration avec Israël et avec la participation active de l’OTAN – qui intègre de plus en plus la flotte de guerre israélienne dans ses exercices en Méditerranée- sont entrain de déployer un bouclier anti missiles sur le pourtour Est de la Méditerranée qui sera relié à celui installé en Europe de l’Est, au nez et à la barbe des pays arabes de « l’Union pour la Méditerranée » chère (dans tous les sens du terme) à Sarkozy, mais aussi à celle des Russes ayant succombé au charme d’Obama. A Tel Aviv, English a dit que les exercices US-Israël, nom de code Juniper Cobra 10, profiteront à un futur déploiement du système anti missiles en Europe. «Nous allons apprendre de nombreuses leçons qui seront appliquées plus tard pour ce système » a-t-il dit.
Ce maxi système très complexe qui regroupent plusieurs systèmes anti missiles longue portée n’est pas déployé et testé pour contrôler son efficacité contre les roquettes artisanales du Hamas ou celles plus sophistiquées mais de courte et moyenne portée du Hezbollah, mais bien contre des missiles longue portée iraniens qui pourraient être envoyés contre Israël comme mesure de représailles à une attaque sur le territoire iranien.
Le moment choisi pour ces manoeuvres n’est pas lui non plus anodin : discussions sur le programme nucléaire iranien qui déplaisent fortement à Tel Aviv mais qui font partie du jeu politico propagandiste d’Obama qui dit une chose et prévoit de faire le contraire. Faire croire qu’il discute avec l’Iran tout en préparant des frappes militaires rapides, « chirurgicales » qui seraient d’autant plus efficaces que ces dernières bénéficieraient de l’effet de surprise. Un scénario à « l’Israélienne » mis en œuvre par les forces armées américaines en parfaite synchronisation avec la défense aérienne israélienne dans une ambiance politico diplomatique pessimiste concernant les dernières propositions de l’AIEA à l’Iran.
Plus que jamais l’Iran doit être sur ses gardes. Les récents attentats contre plusieurs commandants des Pasdaran, alors même que les Israéliens déclaraient que s’il n’y avait pas de résultat sur le front diplomatique d’ici la fin 2009, ils allaient porter le combat en territoire iranien en assassinant scientifiques et responsables militaires, mettant de côté toute attaque aérienne israélienne contre l’Iran, sont faits pour « noyer le poisson ». Obama pourrait choisir de lancer une attaque éclair contre l’Iran pour faire temporairement oublier le bourbier afghan. Quant au premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ces derniers temps, il multiplie visite clandestine - en Russie pour vérifier que les Russes n’ont pas vendu leur système très performant de défense anti aérien S300 à l’Iran- ou surprise, dans quelques jours aux USA pour discuter de quoi, se coordonner sur quoi ?

http://www.planetenonviolence.org/Operation-Halloween-Attaque-Eclair-US-Contre-Des-Sites-Strategiques-Iraniens-Le-30-OCT-A-03-00-Israel-Protege-Par-Le_a2045.html

Wednesday, October 28, 2009

Palestine


Prisonniers palestiniens - plus de 25 ans dans les geôles israéliennes :

OU EST LA CONSCIENCE MORALE DE L'HUMANITE ??

Par Baladi
27-10-2009

Ils sont treize Palestiniens détenus depuis plus d'un quart de siècle par les sionistes criminels. Plus de 25 ans d'emprisonnement parce que ces héros ont décidé de lutter contre l'occupation de leur pays. Dans les prisons de l'occupation, ils résistent à la mort, à la maladie, à l'humiliation quotidienne. Ces héros de la résistance nationale palestinienne sont privés de leurs familles, qui les attendent depuis plus de 25 ans.

Israël l'Etat colonial et spoliateur de la terre, de la mer et de l'air, spoliateur de la vie, refuse de les libérer. Le seul moyen de les libérer, après constat de l'absence de conscience de ceux qui sont dénommés "la communauté internationale" consiste à kidnapper des soldats sionistes pour faire l'échange.

C'est pourquoi il est important que tous les hommes et femmes libres de ce monde agissent pour réclamer leur libération immédiate, en refusant la logique sioniste qui agite le chantage de libérer certains comme "signe de bonnes intentions" envers l'Autorité de Mahmoud Abbas, comme cela s'est passé il y a presque un an, ces héros devenant ainsi une monnaie d'échange.

Il est important qu'ils soient libérés la tête haute et digne, comme l'ont été les prisonniers libanais et parmi eux, Samir al-Qintar, en juillet 2007.

Prisonniers palestiniens depuis plus de 25 ans :

1) Na'il Abdallah al-Barghouty, de la région de Ramallah, détenu depuis le 4 avril 1978, célibataire, né en 1957.

2 ) Fakhri al-Barghouty, de la région de Ramallah, arrêté depuis le 23 juin 1978, marié, né en 1954. (photo ci-dessus à Ramallah, le 20 juin 2009, pour marquer le 30ème anniversaire de son emprisonnement).

3 ) Akram Abdel Aziz Mansour, de Qalqyliah, arrêté depuis le 2 août 1979, célibataire, né en 1962.

4 ) Fouad Qâsim al-Râzim, d'al-Quds, arrêté depuis le 30 janvier 1981, célibataire, né en 1958.

5 ) Ibrahim Fadl Nimr Jâbir, d'al-Khalil, arrêté depuis le 8 janvier 1982, marié, né en 1954.

6 ) Hassan Ali Nimr Salma, de Ramallah, arrêté depuis le 8 août 1982, marié, né en 1958.

7 ) Uthman Ali Hamdan Muslih, de Nablus, arrêté depuis le 15 octobre 1982, marié, né en 1952.

8) Sami Khalid Salameh Younis, de 'Ara (Palestine 48), arrêté depuis le 5 janvier 1983, marié, né en 1932.

9) Karim Yousef Younis, de 'Ara (Palestine 48), arrêté depuis le 6 janvier 1983, célibataire, né en 1958.

10) Mahir Abdel-Latif Younes, de 'Ara (Palestine 48) arrêté le 20 janvier 1983, célibataire, né en 1957.

11) Salim Ali al-Kayyal, de Gaza, arrêté depuis le 30 mai 1983, marié, né en 1952.

12) Hafiz Nimr Qindus, de Yafa (Palestine 48), arrêté depuis le 15 mai 1984, célibataire, né en 1958.

13) Issa Nimr Abd Rabbo, Dheyshe, Bethlehem, arrêté depuis le 21 octobre 1984, célibataire, 46 ans.

Diffusez cette liste, martelez leurs noms, réclamez leur libération.


http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12897&type=temoignage&lesujet=Prisonniers/

Le Maghreb et les modes managériales du Nord

Chronique économique
Le Quotidien d'Oran, mercredi 21 octobre 2009


Akram Belkaïd, Paris

Le Maghreb et les modes managériales du Nord

L’onde de choc provoquée par la succession de suicides de salariés chez France Télécom mais aussi dans d’autres grandes entreprises françaises telle que Renault n’en finit pas de se propager, obligeant patronats et syndicats à reprendre leurs discussions à propos de la souffrance au travail. Ces drames ont en effet une dimension qui dépasse le seul cadre humain, car ils obligent tout un chacun à réfléchir voire à repenser en profondeur la manière dont fonctionnent et s’organisent les entreprises.

Cela doit nécessairement interpeller les décideurs politiques et économiques du Maghreb. La mondialisation, la convergence aussi lente soit-elle des économies entre les rives sud et nord de la Méditerranée sont une réalité et ont des conséquences directes sur la manière dont les entreprises maghrébines se structurent. En fait, la problématique est très simple. Depuis des années, les entreprises du Nord, notamment françaises, ont fait figure de modèle à suivre au Maghreb en termes d’organisation, de mode de management, d’évolution des systèmes internes de mesure de la performance et de quête permanente pour l’amélioration de la productivité.

La question qui se pose est de savoir si cette supposée excellence dans tous les domaines n’est pas un leurre ou, du moins, s’il n’est pas temps de la relativiser. Est-on sûr par exemple que France Télécom, qui entend jouer un rôle de premier plan au Maghreb (l’entreprise a décroché une licence pour la téléphonie en Tunisie), ne va pas y implanter ses modes managériaux qui sont tant décriés actuellement ? Et quelles en seront alors les conséquences ? En d’autres termes, sommes-nous suffisamment attentifs aux bouleversements sociaux qu’impliquent l’installation de multinationales sur le sol maghrébin ?On ne peut prétendre qu’une entreprise se gère de la même manière d’un pays à l’autre. Les codes culturels, les situations économiques et sociales, les attentes individuelles font que cela nécessite adaptation et réglage fin. Le problème, c’est que le Maghreb est sillonné par des consultants en management qui tiennent l’organisation des entreprises du Nord comme étant le modèle à suivre et cela sans tenir compte des spécificités locales, mais aussi en feignant d’ignorer à quel point ces organisations érigées en exemple à suivre produisent de la souffrance, du mal-être au travail et parfois même, de la contre-performance économique.

Les méthodes managériales qui ont le vent en poupe en Europe ou en Amérique du Nord sont en voie de dissémination en Tunisie, au Maroc ou Algérie sans le minimum de recul critique comme si le label « made in north » suffisait. A ce sujet, on peut même relever qu’il existe une chaîne de transmission dans la diffusion de ces méthodes et outils, le dernier en date étant le « coaching » qui, trop souvent, se résume à une fumisterie destinée à occuper des cadres en position délicate et à fournir du travail à des consultants en mal de contrat. Cette chaîne part des Etats-Unis pour aboutir de diverses façons en Europe. On le sait, de nombreux spécialistes européens du management ne font en réalité que recycler ce qu’ils ont pu glaner par le biais d’une veille plus ou moins permanente sur l’actualité du management en Amérique du Nord. Quant au Maghreb, il est en bout de chaîne, certaines méthodes l’atteignant plusieurs années après avoir fait parler d’elles dans les revues occidentales de management. Cette réalité interpelle les écoles de commerce maghrébines. Dynamiques au Maroc, débutantes en Algérie, très recherchées en Tunisie, ces dernières ont une énorme responsabilité en matière de formation d’élites tenues par la suite de savoir évoluer dans une économie globalisée mais devant nécessairement garder en tête, pour ne pas dire protéger, leurs spécificités culturelles et le capital humain dont ils auront la charge. L’enjeu est de taille. Les ouvertures économiques, les privatisations, l’installation de filiales de multinationales susceptibles de délocaliser à tout moment, les retraits progressifs des Etats sont autant de facteurs qui fragilisent les cadres et salariés maghrébins. Il ne faudrait pas aggraver la situation en se mettant à importer cette souffrance au travail qui fait déjà tant de ravages au nord de la Méditerranée.

Fayçal Jalloul et les rapports de RSF


تقارير جديرة بالاهمال.

فيصل جلول


يكتشف الغربيون احيانا أن مصالحهم تقتضي الا يعيش العالم الاخر كما يعيشون.ويتساءل بعضهم ماذا لو اراد الصينيون ان يعيشوا على الطريقة الغربية وان يشتري كل منهم سيارة؟ النتيجة ستكون ان مليار سيارة صينية ستهتلك كل النفط الموجود في الاسواق وان لانفط من بعد للسيارات الغربية إذن من الافضل الا يشتري اهل الصين كلهم سيارات وان يواصلوا التنقل بواسطة الدرجات الهوائية للحفاظ على نمط المعيشة في الغرب.ولا يجرؤ هؤلاء على القول ان شمول السيارة الفردية لكل الصينين سيؤدي الى تسميم الفضاء بالغازات السامة وتوسيع ثقب "الاوزون" وهم لا يفعلون عندما تكون الحجة ضعيفة الى هذا الحد. فالعالم باسره يضم اليوم أقل من مليار سيارة تطبق على انفاس البشر بسمومها وفي الصين منها أقل القليل.
وإذا كان الغربيون يخشون من انتشار نمط حياتهم في مجال السيارات فانهم يحبذون انتشاره في مجالات كثيرة أخرى ومن بينها طرق ووسائل التعبير فهم يسيطرون على صناعة الخبر في العالم وتضخ وسائل اعلامهم القسم الاعظم من المواد الجديرة بالنشر وهي تنطوي على احوال وعواطف نجومهم البارزين وآخرمنتجاتهم الطبية والتكنولوجية ووقائعهم الاقتصادية وقيم عملاتهم و حركات وافعال مجتمعاتهم السياسية ومجمل ادارتهم للعالم بل قصص زعمائهم العاطفية ويحدث احيانا أن يعيش الكون باسره على وقع تفاصيل دقيقة عن علاقة حميمة بين رئيس امريكي وشابة متدربة في البيت الابيض او عن صعوبات المساكنة بين رئيس فرنسي وزوجته الفاتنة او رئيس وزراء إيطالي وسهراته الجماعية مع صبايا المرافقة الخاصة.
ولا يكتفي الغربيون بنشر نمط حياتهم في الفضاء الاعلامي الدولي دون صعوبات تذكر بل تراهم يصرون على تعريضنا لاختبارات قياسية حول جدارتنا باستبطان معاييرهم وبما ان وسائل الاعلام هي الممر الاجباري لولوج هذا الاستبطان فانهم يطلبون منا دون ان نسألهم ان نندرج في هرمية غربية لحرية التعبير يقفون هم على رأسها فان احسنا الالتزام بهذه الهرمية صعدنا الى حيث يريدون وان لم نحسن هبطنا الى حيث يريدون أيضا. اما ما نريد نحن وما نرغب فهو امر لا يستحق العناية بل هو من قبيل التخلف قياسا على معايير عولمة الغالب على المغلوب.
لاتفعل منظمة "مراسلون بلا حدود" شيئا آخر سوى ادراجنا في هذه الهرمية عبر تقاريرها السنوية فتوزع علينا درجات الاخفاق والفشل كما توزع المدارس وثائق نهاية الفصل الدراسي على طلابها. انت ناجح بامتياز وذاك ناجح بدرجة وسط وتلك ناجحة على الحافة واخرى تحتاج الى علامات اضافية للنجاح.
وترانا بعد كل تقرير للمنظمة ننشغل كما تلامذة المدارس بالعلامة التي نالتها كل دولة من دولنا فنحتج على درجة نلناها ونحسد دولة اخرى على درجة افضل و نشكو المنظمة المذكورة بل نعاتبها لانها لم تأخذ بعين الاعتبار تماثلنا في هذا الجانب والجهود التي بذلناها في جانب آخر وكأننا نقر بتخلفنا أي بموقع المغلوب وباستحقاقنا لهذا الموقع وبهرمية الغلبة المتوجبة عليه. والمضحك في هذه السيرورة ان "مراسلين بلا حدود" تلوم البلدان الغربية ليس على احتكار صناعة الخبرالعالمي وازدواجية المعايير في صناعته وانما على تراخيها في الحرص على مستوى الصناعة وعليه تدرج هذه الدولة الغربية او تلك في هرمية اعلى او ادنى بقليل من عام الى آخر.
لماذا نقبل الانتساب الى مدرسة "مراسلين بلا حدود" وما الذي يحملنا على التعاطي بهذا القدر من الدونية مع تقاريرها في حين تمر هذه التقارير مرور الكرام في وسائل الاعلام الغربية ولا تستخدم الا لادانتنا وللاشارة الى تخلفنا؟ لماذا نرضى بالخضوع لاختبار اجنبي لا يمكن النجاح فيه لان معياره ان تكون صحفنا مثل صحفهم وهم تقدموا علينا بقرون وهل نريد صحفا مثل صحفهم وان كنا نريد فما الحاجة اليها اليس من الافضل ان نترجم صحفهم وننسخها بدلا من تبديد اموالنا في صناعة صحف مشابهة؟ لماذا نقبل احكام هذه المنظمة على وسائل اعلام عربية دون ان يكون بين اعضائها من يجيد العربية؟ فهل نتخيل ان لديها الوسائل اللازمة لقراءة ومتابعة كل ما يصدر عنا بلغتنا وتقييمه تقييما علميا موضوعيا ومن ثم تنويطه؟ وان كانت تمتلك الوسائل التي تحتاج الى تمويل بعشرات الملايين من الدولارات لمتابعة صحفنا فهل تمتلك الوسائل المماثلة لتقييم كل وسائل الاعلام في العالم.؟ ولماذا نهتم بهذه التقارير ونساجل معها وحولها طالما أن الصحف صحفنا وليست صحفهم وهي تنطق باسمنا وليس باسمهم وتخاطب قراءنا وليس قراءهم.
لا ليس هذا الكلام للتستر على التافه من وسائل اعلامنا وليس حجة على المطالبين بحرية التعبير بل حجة لهم. انه بالضبط وسيلة للقول اننا شعب حر لا يحتاج الى اساتذة في حرية التعبير قدر حاجته الى حسن استخدام التعبير وفق سلم اولويات مفيد لنا ويلبي حاجاتنا اولا. وليس هذا الكلام دعوة للرقابة على تقارير المنظمة بل اشارة ال وجوب التعاطي معها بالاهمال الذي تستحقه فهل نفعل؟
انتهى

Tuesday, October 27, 2009

ZEMZEMI MOUCHMA'IZ !





وما يثير الاشمئزاز حقّا من سلوك بعض العائدين

وما يثير الاشمئزاز حقّا من سلوك بعض العائدين، ما يصدر عنهم من تصريحات طافحة بعبارات التزلّف والتملّق للامراطور "بن علي" لحدّ وصفهم العودة إلى الوطن – مع أنّها حقّ طبيعي لا فضل لأحد عليهم فيه - (مِنّةً)! أو (مكرُمَةً)!! من الامبراطور "بن علي" يستحقّ عليها الثناء والامتنان! كما تشهد بذلك تصريحات كثير من العائدين، واعتبارا لضيق المقام، نكتفي هنا بذكر تصريحات ثلاثة منهم:
2 - الدكتور "أحمد المنّاعي": حيث يقول "عدت إلى تونس وأهلي وأحبابي يوم 9 أكتوبر 2008 وقطعت بذلك مع منفى اختياري ابتدأ يوم 18 ماي 1991 ودام أكثر من سبعة عشر سنة، وبعودتي فتحت الباب لرجوع زوجتي وأبنائي وبناتي وأحفادي إلى وطن وأهل وأحبّاء، حرموا منهم طيلة ستّة عشرة سنة. وما كانت العودة لتتّم وفي الظّروف الجيّدة التي امتازت بها، في ظلّ اعتراض بعض الأطراف النّافذة عليها، لولا قرار رئيس الجمهورية بتيسيرها وذلك بإعطائه الإذن للسّلطات القنصلية بتمكيني وزوجتي وكامل أفراد عائلتي من جوازات سفر وطمأنتي على سلامتي في تونس. وقد تولّى سعادة سفير تونس في باريس إبلاغي ذلك القرار يوم دعاني لمقابلته في السّفارة التّونسيّة، ومنذ ذلك الوقت بدأت إجراءات العودة التي ستكون نهائية بالنسبة لي ولزوجتي على الأقل، خلال الأشهر المقبلة. ولقد شكرت سعادة السّفير ورجوته إبلاغ شكري الجزيل لسيادة الرئيس على تمكيني من حقي المشروع في أن أعيش في بلدي وبين أهلي، آمنا مطمئنّا، وأجدّد له شكري علنا "[22].

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السيد محمد الهادي الزمزمي

ها أنك ذكرتني بوجودك و قد نسيتك في ذات اليوم الذي عرفتك فيه. ان نسيته فها أنا أذكرك به ,
تذكر يوم دعاني السيد الطرابلسي الى ندوة فكرية سياسية عن تونس في شهر مارس 1996 في مدينة ألمانية , ( كل التفاصيل مدونة في صفحات ليست بين يدي الان ).
كنت المتدخل الثاني , و ما ان بدأت الحديث و جاء ذكر بن علي في الجملة الثالثة أو الرابعة التي نطقت بها , حتى وقف رجل في أقصى الصف الثاني علي يسار المنصة و صاح "انه كافر و الله كافر" و كان يقصد بن علي !
توقفت في الحين عن الحديث و طلبت من الرجل أن يعتذر و يسحب كلامه و الا انسحبت ف يالحين ,مضيفا أن الخلاف سياسي لا علاقة له بالدين .
و اندهش الرجل و ربما كان ينتظر مني التأييد , و لكني أعدت عليه :اما يسحب كلامه و يعتذر أو أنسحب ... فأدار وجهه الى يساره بحثا عن مغيث و كذلك فعل كل الحضور.

على اليسار كان هناك شخص يلبس جبة خضراء و على رأسه طرطور أخضر أيضا, و لكن صاحب الطرطور غرس رأسه بين رجليه و كذلك فعل الرجل الذي على يساره. فهمت حينها أن التكفيري نظر الى هذا الثنائي أو أحدهما مستنجدا , و فهمت حينها ان في كليهما أو أحدهما , يكمن "مرجع التقليد" . لكن المرجع سكت, و سكت أيضا رئيس الجلسة و السيد الطرابلسي الذي دعاني , و خيم الصمت ثوان أو دقائق و عندما جمعت أوراقي للانصراف تكلم السيد رضا ادريس الذي جاء من باريس للمناسبة , و قال كلمات دبلوماسية أنقذ بها الموقف . فاعتذر التكفير عما قال و جلس في مكانه متنفسا الصعداء. و لعله انتهى الى ما انتهيت اليه من ان الشيخ الذي استنجد به و لعله هو الذي علمه التكفير لا يوثق به في المواقف الحرجة .

عندما استأنفت الحديث لاكمل بسرعة ما بدأت فيه , اشتغلت معاول الحفر في أعماق ذاكرتي , وانتهيت الى أن صورة صاحب الطرطور ليست بالغريبة عني , و فجأة اكتشفت أني رأيته مرة عند الأستاذ عبد الفتاح مورو, قبل ذلك بسنوات عديدة و هو ما ذكرتك به عندما جئتك بعد انتهاء المحاضرة , و أذكر أنك كدت تطير فرحا أن عرفك غريب في سابق زمانك .

يومها قررت ألا اصلي مع التكفيرين و الساكتين عن التكفير و ما ان تيسر نقلي الى محطة الارتال حتى ذهبت لا الوي على شيئ و في حلقي غصة أن أضعت وقتي معكم.

ألف مبروك يا سيد زمزمي أن تحولت من ساكت عن التكفير الى شيخ التكفيريين و تغلبت على ترددك فأصبحت تجهر بالتكفير و لكن دائما في دائرة "الاسلام الوسطي المعتدل"! ألأيس كذلك!

و أتخلص الى تصريحي الطافح بعبارات التزلف و التملق الذي أثار اشمئزازك حقا و أستمر في إثارته حتى هذا اليوم أي بعد حوالي
سنة من ادلاءي بة.
أخشى أن تكون قد قرأت النص بعين واحدة او باثنتين غشاهما الحقد و في كلا الحالتين بدون أمانة . لو كنت أمينا, حريصا على افادة قرائك و تجنب مغالطتهم لاستشهدت بكامل الفقرة التي وردت في الشكر و لو واصلت لوجدت التالي " و أخيرا شكري و عرفاني لكل الأصدقاء من كل جنس و دين الذين تعاطفوا و ساندوا و تضامنوا مع نضالات التونسيين من أجل الحرية و الديمقراطية و أعدهم أني لن أنساهم كما أجدد شكري للسلطات الفرنسية على ما حبتني به انا و افراد عائلتي من حسن استقبال و رعاية خلال هذه السنوات الطويلة " وتغاضيت عن تقصيرها في حمايتي كما يفرضه الواجب اعتبارا أن ذلك من الماضي.
ألا يثيرك أن شكرت أصدقائي من كل دين و اكثرهم بلا دين ووعدتهم بالعرفان الدائم و بألا أنساهم, وهو اكثر مما شكرت به رئيس الجمهورية . ألا يثير اشمئزازك تملقي و تزلفي للسلطات الفرنسية أن شكرتها و جددت لها الشكر؟
ألا تستحضر نصا شرعيا يخرجني به من الملة و قد واليت الكفار؟

و اذا كان مجرد الشكر لرئيس الجمهورية هو تزلفا وتملقا عندك, فما رأيك في الذي قال لشيخه
" راشد", في حضرة جمع من المريدين أنت يا شيخ جزء من عقيدتي , و سكت الشيخ عنه و كاد الجميع يقر بهذا التجديد في عقيدة المسلمين لولا أن انبرى السيد محمد النوري و نهر الولهان المتيم في عشق شيخه و قال له" قم يا فلان تتطهر و تجدد إيمانك"!

الشكر يا سيد زمزمي هو الشكر وهو الفيصل بين الانسان المؤدب و عديم الأدب . و لا أحسبك ترفض أن تقول "دنكشون " للمرأة العاملة في مخبزة حيك عندما تناولك الخبزة و تقدم لها ثمنها. ان لم تفعل فأمرك محير حقا لانك تنفر الالمان من الاسلام و تبرر كثيرا من تحفظاتهم على المسلمين.
شخصيا تربت على شكر الناس على أبسط الخدمات التي يقدمونها لي و أشكرهم أيضا على الواجب الذي يؤدونه لي بحكم موقعهم . و هكذا أشكر القهواجي عندما يأتيني بقهوتي و كثيرا ما أحسن اليه و هكذا شكرت سعادة السفير و رجوته إبلاغ شكري الجزيل لسيادة الرئيس و قبلهما شكرت موظف السفارة الذي أبلغني الموعد مع السفير و شكرت بعدهم كل موظف خدم لي وثيقة أو بطاقة تعريفي أو جوازي. وها أنا أشكرك على تمكيني من فرصة وضعك في مكانك.

هكذا يتصرف الانسان المؤدب من كل جنس و دين و بلا دين في كل العصور و الأمصار. على أني عرفت فيما عرفت , طائفة لا يعرف أكثر أفرادها الشكر و لا يقولون بالعرفان لأي كان من البشر لكونهم يعتبرون انفسهم " الفرقة الناجية".

الان و بعد أن طاوعتك فيما استدرجتني اليه من خوض في السفا سف و الجدل في التفاهات (وأعتبر أن الوقت الذي خصصته لكتابة هذا النص خسارة من عمري ) نرجع الى القضية الأصلية التي فتحت لي باب العودة و الأمر الذي استوجب مني شكر الرئيس و المتمثل فيما صرحت به على قناة الجيرة مباشر من أن حركتك قد سعت لمحاولتين انقلابيتين ... الخ.
ألا تعتقد أن تصريحي هذا هو الذي كان أوجب لاثارة اشمئزازك و دفعك لتكذيبه و دحضه و تسفيه صاحبه, بمثل ما فعله "حميد صاحب الصاروخ العجيب" الذي أقر… في النهاية بأنها حقيقة سترها الله و "ما كان لاخينا محمد أن يكشفها".
و أفيدك بشأن هذا التصريح, أن أول من اتصل بي من الغد هو السيد راشد الغنوشي ليقول لي بأنه تابع حديثي و أن بعض فقراته قد آلمته, فقلت له أنها الشهادة فكيف تقبل أن أدلي بشهادتي عن القمع و التعذيب بداية من شهر ماي 1991 و أتستر الى ما لا نهاية عن المخطط الذي أدى لكل ذلك. فرد حانقا: و ما العمل مع دكتاتورية بورقيبة و بن علي؟
كنت في الشارع في مفترق الطرق وغطى الضجيج على المكالمة و انقطع الخط و لم يسمع جوابي. قلت لو نجحت يا سيد راشد في مخططك لعرف التونسيون الدكتاتورية بحق و حقيقة !
لو تم ذلك يا سيد زمزمي لتوليت أنت رئاسة محكمة الثورة الاسلامية و لحكمت كما حكم اية الله خلخالي في ايران : الاعدام الفوري لكل المتهمين و الله يصفي فيما بعد, ولبدأت بتصفية الذين سبقوكم في خدمة الإسلام لأنهم شهود إدانة على تحويلكم دين الله إلى دبابة للاستحواذ على الحكم, و ربما ألحقتم بهم بعض الدستوريين من الذين أفتيتم بشركهم ولن تمسوا بأذى الذين ترموهم يوميا بالكفر و الإلحاد لأنهم حلفاء المرحلة و ضمانكم عند أقوياء العالم.
و الحمد لله أن جنبنا كل ذلك !
" و ما كان الله دام و اتصل و ما كان لغيرا لله انقطع وانفصل"

إن تشمئز فأنا أيضا أشمئز :

طبعا كل ما ذكرته لا ينفي حقك في الاشمئزاز مما تكره. واسمح لي بأن أعبر بدوري عن اشمئزازي مما اعتبره أخطر من التملق و التزلف و أعني به سلوكك و سلوك قيادة حركتك و كل من تحمل فيها مسؤولية, ماضيا و حاضرا من قضى قرابة العقدين في السجن ومن استبق الأحداث و هرب و هرب أهله ...من إصرار على الكذب و المغالطة, و اختلاق المعارك الجانبية و الدفع إلى مناوشات هامشية في مسائل فرعية و شخصية كموضوع عودة اللاجئين و الشكر أو دونه و لباس المرأة ولحية الرجل و كل ذلك من أجل تغطية على الخطيئة التي كسرت الجرة.

كلمة أخيرة قبل أن أخرجك من ذاكرتي ثانية وأرجو أن تفعل ذلك أيضا:

أنت و الذين اختلقوا الأكاذيب على الرسول صلى الله عليه وسلم لغاية شحذ همم المناضلين و دفع شباب في زهرة العمر للمهالك , اخر من يحق له الحديث عن "الاسلام الجريح" في تونس .

أرجو أن تكون مستحضرا ما ادعاه أحدكم و صدقه الجميع. من أنه رأى الرسول الكريم في المنام ووعده بالتمكين للحركة بعد 4 سنوات من (1987 – 1991 ). إن غاب عنك أمر هذه الرؤية المزيفة, فسأبعث لك بتسجيل لجواب السيد الغنوشي على سؤال وجه له على البلطاك عن رؤية مماثلة للشيخ ياسين ا لمغربي ( 2006)عن ميلاد الجمهورية الاسلامية المغربية في السنة التالية. وقد سجلت الحصة لأني دعيت للمشارك ت فيها فاعتذرت و بقيت في الاستماع .

أحمد المناعي
tunisielibre@yahoo.fr
ا

Saturday, October 17, 2009

Irak: douloureuses statistiques

Douloureuses statistiques en Irak !

De quoi donner des cheveux blancs aux nourrissons !

A lire et faire lire par tous !

Par Joseph Kessifi

Annahar : 07/10/2009


Quelques mois avant les élections irakiennes, un rapport confidentiel est venu révéler des statistiques et des informations terribles sur l’étendue du désastre qui a touché le pays de la mésopotamie.

Ce rapport a montré que le gouvernement de Nouri Maliki a été de tous les gouvernements irakiens d’après la chute de Saddam Hussein le plus incapable à relever les défis et à limiter les malheurs qui n’ont évité personne.

Le rapport se fonde sur des statistiques officielles récentes. Ainsi il y aurait, jusqu’au mois décembre 2008:

- Un million de veuves (ministère irakien de la femme),

- Quatre millions d’orphelins (4 à 6 enfants en moyenne par famille) : ministère irakien de la planification),

- Deux millions cinq cents mille martyrs (2.500.000) (ministère de la santé publique et les services de la médecine légale),

- Huit cents mille disparus (selon le chiffre des plaintes enregistrées auprès du ministère de la justice),

- Trente quatre mille (34.000) prisonniers dans les prisons des forces d’occupation américaine, les prisons de l’Etat et celles du Kurdistan irakien (statistiques des organisations de droits humains). Notons que les forces américaines ont reconnu officiellement détenir douze mille (12.000) personnes,

- Quatre millions et demi (4..500.000) de réfugiés hors d’Irak, (statistiques des demandes de passeports, série G, auprès de la direction irakienne des passeports),

- Deux millions et demi (2.500.000) de déplacés à l’intérieur du pays, (statistiques du ministère irakien de l’émigration, des émigrés et des déplacés).

Les statistiques officielles concernant la situation sociale, sanitaire, les conditions de vie et les services révèlent qu’il existe actuellement soixante seize mille (76.000) cas du virus du Sida, alors que leur nombre était de 114 avant l’occupation,

- Qu’on enregistre actuellement trois divorces sur quatre mariages (ministère de la justice),

- Qu’il y a actuellement 40% d’irakiens qui vivent sous le seuil de pauvreté, (ministère des droits humains).

Concernant l’éducation et l’enseignement, les partis et les organisations de la société civile, les milices et les sociétés de sécurité, les secteurs de la presse, de la télévision et de la radio, les réseaux de communication, l’organisation administrative et le fonctionnement des services financiers de l’Etat, on peut se permettre de dire n’importe quoi sans risque de se tromper.

- Le rapport révèle en effet qu’il y a une baisse vertigineuse du niveau de l’enseignement, au primaire, comme au secondaire et au supérieur (UNESCO).

- Des dizaines de milliers de faux diplômes de responsables, d’officiers, de directeurs généraux, de cadres de partis assumant des responsabilités de direction au sein de l’Etat (statistiques de la Commission irakienne de la Probité).

La société irakienne croule sous l’arriérisme alors que l’Irak a été le premier pays au monde à avoir éradiqué l’analphabétisme en 1977 (UNESCO).

- L’Irak compte actuellement cinq cents cinquante (550) mouvements politiques (Commissariat irakien aux élections),

- Onze mille quatre cents (11.400) organisations de la société civile (ministère de l’intérieur et ministère du travail et des affaires sociales),

- Cent vingt six (126) sociétés de sécurité dirigées par des services de renseignements étrangers, enregistrées auprès du ministère de l’intérieur,

- Quarante trois (43) milices armées relevant de partis politiques (enregistrées auprès des ministères de l’intérieur et de la défense ainsi que de la commission d’intégration des milices) ;

- Deux cents vingt (220) journaux et revues, financés par des services de renseignements étrangers (syndicat des journalistes irakiens) ;

- Quarante cinq (45) chaînes de télévision, elles aussi financées par des services de renseignement étrangers (direction des satellites Nilesat et Arabsat) ;

- Soixante sept (67) stations de radio, financées par des services de renseignements étrangers (Organisme irakien de l’information et des ondes) ;

- Quatre (4) réseaux de télécommunication, au coût de 12 milliards de $ chacun et appartenant à des responsables et des chefs de partis politiques. Ce sont les sociétés: Kourk, Assia, Zine et Athir.

- Plus de 11.400 sièges de partis officiellement ou non au pouvoir, l’aspect officieux est dans le fait qu’il s’agit de sociétés ou d’associations caritatives fictives servant d’écran.
La majeure partie de ces sièges appartiennent au domaine de l’Etat ou à des propriétaires privés qui ont en été dépossédés d’une manière illégale après avoir été contraints au départ ou tout simplement liquidés physiquement, ou encore loués à des particuliers mais dont les loyers sont payés par le budget de l’Etat.

Le rapport souligne aussi la dilapidation des richesses pétrolifères et minières de l’Irak, ainsi que son infrastructure industrielle et ses terres agricoles. Ces dernières sont distribuées en location de longue durée aux partis politiques conformément à la loi honnie des investissements.
De même que la liquidation de nombreuses autres richesses du peuple irakien ce qui met en danger l’avenir des ouvriers et des fonctionnaires des usines et les met dans l’incapacité d’affronter leur nouvelle situation dans le climat de corruption généralisée qui ronge tous les rouages de l’Etat.

C‘est l’image de l’Irak d’aujourd’hui, une image sombre qui ne présage rien de bon pour une rapide convalescence et son retour prometteur dans un proche l’avenir.

Le pays de la Mésopotamie est le champ clos des opportunistes qui cherchent à perpétuer son malheur pour profiter encore plus et de façon illégitime des richesses d’un peuple irakien meurtri par une dictature ayant généré une occupation sous le faux prétexte de lui apporter la démocratie et les droits huma ins. Les irakiens se sont vite aperçus de la supercherie et nombre d’entre eux regrettent maintenant l’ancienne dictature malgré sa tendance totalitaire, sa violence, sa propension à limiter les libertés et ses atteintes graves à leur dignité humaine.

A quelques mois d’une échéance électorale décisive, ces statistiques, inspirant la terreur,nous interpellent et posent la question de savoir si l’Irak parviendra à effacer cette image sombre et douloureuse, si ses enfants parviendront à opérer le changement nécessaire à travers les urnes, font le bon choix de leurs futurs dirigeants et rompent avec l’expérience malheureuse du gouvernement Maliki pour se consacrer enfin à l’édification d’un Etat en paix avec ses citoyens et avec son environnement, un Etat où le droit prime sur toute autre chose et dans lequel tous ses citoyens se retrouveront en harmonie.
Malgré les nuages sombres qui ternissent le ciel irakien, nous ne pouvons qu’émettre l’espoir,
avec tous les irakiens, que cela finisse un jour prochain et qu’un nouveau Mou’tasamah se dresse pour le sauvetage !



Traduit de l’arabe par Ahmed Manai
tunisielibre@yahoo.fr

Wednesday, October 14, 2009

Conférence sur l'avenir des réfugiés Palestiniens


of Palestinian Refugees

From the Palestine Telegraph
www.paltelegraph.com

US, October 14, 2009, (Pal Telegraph) - The Palestinian Return Centre (PRC) will host a conference on the 16th of December 2009 to commemorate the 60th anniversary of the United Nations Relief and Works Agency UNRWA.
UNRWAs work over the years is unparalleled in many ways. No other institution has been asked to tackle humanitarian crises that affect an entire nation for so long and no other agency has been demanded to plug the gaping holes left by failures in the international community.
Given the origins of the refugee crises and the context in which UNRWA serves, its championing of basic rights for Palestinian refugees is all the more exceptional. Basic rights is the right for all and it is for all to exercise without any barriers but UNRWA has resolutely exercised its mandate to deliver the concisions of humanity against a tidal wave of aggression and defilement.
The enormous tragedy which UNRWA faces is unquestionable. More than Six decades have now passed since the collective dispossession and forced expulsion of Palestinians from their ancestral home in Palestine because of Zionist aggression. For 5 Million Palestinians, forced exile still continuous and their Nakba - catastrophe- is still a daily reality.
The early refugees, engulfed with collective despair, were forced to come to terms with the violent rejection of their dream for national self determination and freedom but also with the unimaginable consequences which followed; having struggled for legitimate national and political rights they faced a new reality where they had to fight for their basic human rights that is afforded to us all, to be allowed to return to their home.
In the face of this growing crisis and within a hostile political climate, UNRWA represents hope for many people. UNRWA isn't just an aid organization, it was and still is a surrogate state, helping Palestinians to help themselves. Its institutions continue to build individuals that are able to give back to society greater value than what was rained on them and greater value than one could imagine from a people and individuals whose misery still continues.
On a wider level UNRWA is a symbol and a witness to the different manifestations of the Nakba. Because UNRWA is a constant reminder of the historical crimes committed by Israel and because it threatens to destroy the myths around Israel's origin, its reputation is continuously besmirched if its existence isn't threatened.
To the international community UNRWA is a symbol of collective failure. The eras marking the end of the great wars were built on tremendous aspirations as institutions were mandated to save humanity from the scourge of war but for over sixty years the Palestinian refugees have not seen the light of these promissory statements and they have been failed miserably by these institutions.
The PRC is proud to showcase the services of UNRWA and provide a detailed analysis on the background of its existence. We will use this occasion to bring together a raft of experts and representatives of host countries where UNRWA is active to provide a comprehensive account of UNRWAs contribution and the difficult conditions under which it functions. The occasion will also allow representatives of refugees to share their views on UNRWA.
Many high profile personalities have agreed to join and there are more to confirm. The following is a list of those already confirmed:
•Claire Short- British MP•Baroness Jenny Tonge- Former British MP•Professor Norman Finkelstein- American Political Scientist and Author•Ambassador Khalil Makkawi - head of the Lebanese-Palestinian Dialogue Committee•Dr Daud Abdullah- Expert on Palestinian issue and Deputy Secretary General of the MCB •Dr Bashir Nafi- Lecturer•Rachel Rudolf - Professor in Political Science •Sami Mashasha - UNRWA Spokesperson•Ali Huwaidi - Director of Palestinian Organization for the Right of Return "Thabit" in Beirut •Tariq Hamoud - Director of Palestinian Return Community "WAJEB" in Syria•Wajih Azayiza - Jordanian representative of Palestinian Refugees •Ali Mustafa - Representative of Palestinian refugees in Host countries•Nadeem Shehadeh- Representative of Palestinian refugees in Host countries•Kristina Morvai - Lawyer, Human Rights Lecturer and Member of European Parliament•Anicee Van Engeland - Professor of Human Rights Law
Event’s Venue:
Friends House (London) Hospitality Friends House173 Euston RoadLondon NW1 2BJ
----------------------------------------------------The Palestinian Return Centre (PRC)100h Crown HouseNorth Circular RoadLondon NW10 7PNUnited Kingdom.Tel. No.: 00 44 208453091900 44 (0) 8452 303 242Fax: 00 44 208453099400 44 (0) 8452 303 243Email: info@prc.org.uk