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Thursday, September 17, 2009

A l’occasion de la journée

mondiale pour al-Quds

28 Ramadan 1430 h/ 18 septembre 2009


Al-Quds, capitale du ciel

(Izzidîne al-Manasira, poète palestinien)

Al-Quds… cœur de la Palestine… matérialisation sincère de l’attachement de la terre au ciel et de l’être humain aux valeurs.

Al-Quds dans le christianisme : plus de 47 vestiges et monuments chrétiens parsèment la ville d’al-Quds, appartenant aux diverses églises chrétiennes (catholiques, orthodoxes, coptes, arméniennes etc..) : surtout des églises et des monastères.

Al-Quds dans l’islam : plus de 197 vestiges musulmans sont enracinés dans la ville sainte, des mosquées, dômes, palais, écoles, etc... appartenant aux diverses époques musulmanes. Parmi les plus importants, la mosquée al-Aqsa, qui comprend tout ce qui se trouve dans l’enceinte sacrée est incontestablement le lieu saint le plus important en Palestine et l’un des plus importants dans le monde.
Dans le cimetière Bab al-Rahma sont enterrées de nombreuses personnalités musulmanes, ayant habité al-Quds avant d’y mourir. Outre le cimetière Ma’manullah, les tombes des pieux, les diverses mosquées, les zawiyas et les takiyas (lieux de retraite spirituelle), se trouve la Khanqa Salihiyya fondée par Salah Eddine al-Ayyoubi. Rien que dans la ville d’al-Quds, se trouvent plus de 15 zawiyas, plus de trente écoles historiques et plusieurs bibliothèques renfermant les livres religieux, historiques et linguistiques les plus rares.

1948 : Partage d’al-Quds, massacres et expulsion collective

Suite à la résolution de l’ONU sur le partage de la Palestine en novembre 1947, les forces sionistes déclenchent une attaque contre les quartiers arabes situés hors du mur historique de la ville d’al-Quds. Dans la partie occidentale d’al-Quds, Les Arabes vivaient surtout dans les quartiers al-Qatamon, al-Buqaa, Talbiya, Wa’riya, Ma’manullah, Musrara et Deir Abu Thur. Les quartiers arabes ont été fondés hors du mur au XIXème siècle, et surtout au temps du mandat britannique qui a encouragé aussi la création de quartiers étrangers et d’autres réservés aux colons juifs. Les quartiers juifs se situaient au nord et à l’ouest de la partie occidentale d’al-Quds, entourés du nord au sud par des villages arabes comme Lifta, sheikh Badr, Deir Yassine, Ain Karem, Malha et Beit Safafa.

Au cours de la guerre de 1948, la défense de la ville a été organisée par les forces « Jihad al-Muqaddas » dirigées par le grand combattant Abdel Qader al-Hussaynî, qui comprenaient près de 380 hommes de la ville et 250 des villages voisins. Plus de 100 à 150 combattants de l’armée constituée par la Ligue arabe, sous la direction de Fawzî Qawiqjî, y ont également participé.
L’agression sioniste contre les quartiers et les villages arabes a pris la forme d’explosions et d’expulsion de la population. A Lifta et sheikh Badr, les explosions et les destructions des maisons ont entraîné l’expulsion forcée de la population dès le début de 1948, alors que la plupart des habitants de Qatamon avaient refusé de quitter leur quartier après la grande explosion menée par les sionistes de l’hôtel Semiramis le 4 janvier 1948.

Le 6 avril 1948, la Haganah (bande terroriste sioniste) commence à exécuter les plans Delta et Nahshon pour occuper les villages palestiniens et expulser leurs habitants.. Dans les banlieues d’al-Quds, elle occupe al-Qastal, où tombe en martyr le héros et dirigeant Abdel Qader al-Hussaynî et le 9 avril, les forces sionistes commettent l’horrible massacre de Deir Yassine, pour « donner une leçon » aux Palestiniens, et notamment aux habitants d’al-Quds et ses environs. Le massacre entraînera la fuite collective d’al-Quds et des villages voisins, malgré les appels successifs du comité national d’al-Quds. Cette attaque constitue le début de l’épuration ethnique et religieuse de la ville d’al-Quds.

Après la chute des quartiers arabes de la ville arabe d’al-Quds, l’agence juive installe les nouveaux colons dans les maisons des Palestiniens. Et au cours de l’été 1949, les colons juifs sont installés dans le village de Deir Yassine. En mai 1949, Israël s’empare de la partie nord du village de Beit Safafa, après un accord signé avec la Jordanie, et élève un rempart qui divise les familles et sépare la population de ses terres.

Il ne reste plus que quelques centaines de Palestiniens dans la partie occidentale d’al-Quds. Tous les autres sont devenus des réfugiés. Les forces sionistes détruisent 37 villages sur les 41 qui existaient dans la partie occidentale tombée sous leur domination dans la province d’al-Quds. Le nombre des Maqdisis ayant été expulsés de leurs maisons et dont les propriétés leur ont été arrachées s’élèvent, en 1948, à 98.000 Palestiniens. La superficie de leurs propriétés s’élèvait à 273.000 dunums. Le nombre de villages ayant subi le nettoyage ethnique s’élève à 39.

1967 : occupation et annexion : destruction et modification humaine dans al-Quds
L’ennemi israélien a occupé la partie orientale de la ville d’al-Quds en juin 1967, alors qu’elle se trouvait sous administration jordanienne depuis 1949. Cette partie comprend l’ancienne ville et les quartiers hors mur ainsi que des villages situés au nord, au sud et à l’ouest.
Quatre jours après l’occupation d’al-Quds, les forces de l’occupation détruisent le quartier al-Maghariba jouxtant la mosquée al-Aqsa, y compris les 135 maisons où vivaient 650 personnes, ainsi que deux mosquées, pour le transformer en une grande place réservée à la prière des Juifs. 24 autres maisons seront ensuite détruites par l’armée sioniste, par explosifs, qui prétend se venger des actes de la résistance. En 1969, les autorités sionistes détruisent 14 bâtiments religieux et historiques, dont la mosquée et la zawiya al-Fakhriya. En conséquences de ces actes de terreur, plus de 1000 personnes d’al-Quds seront refoulées. Le 21 août 1969, les colons tentent d’incendier la mosquée al-Aqsa, mais les habitants d’al-Quds se mobilisent pour éteindre l’incendie qui a provoqué des dégâts importants dans sa partie méridionale.
Les autorités de l’occupation annoncent l’unification des deux parties d’al-Quds le 28 juin 1967, ce qui signifie l’annexion de la partie orientale et l’application des lois israéliennes sur ses habitants, en ce qui concerne les tribunaux, l’éducation et la vie économique, dans une tentative d’israéliser la ville et ses habitants. Suite à l’annexion, les autorités de l’occupation comment à creuser sous la vieille ville, et notamment sous la mosquée al-Aqsa, prétextant être à la recherche d’un prétendu temple. Mais les excavations, qui ont dénaturé la ville et ébranlé les fondations de la mosquée, ont prouvé le contraire : il n’y a aucun temple juif dans la ville d’al-Quds.

Concernant les Maqdisis (la population d’al-Quds), les autorités de l’occupation ont suivi la politique de judaïsation et d’epxulsion : elles expulsent plus de 70.000 Maqdisis hors de la ville et refusent d’enregistrer des milliers qui y sont nés. Plus de 40 colonies sont installées dans la ville après 1967, dont le quartier juif dans la vieille ville, Gilo, French Hill, Talpot, Kfar Adomim, Maale Adomim, Atarot, pour encercler la ville par les colonies juives qui la séparent de son environnement arabe en Cisjordanie. D’autres colonies sont installées dans la vieille ville et des quartiers arabes comme sheikh Jarrah, où des groupes de juifs extrémistes essaient de s’emparer des maisons par la force, en vue de s’étendre le plus possible.

La résistance

Les Maqdisis ont résisté aux projets de colonisation et de la mainmise sur les lieux saints dès le début de la colonisation sioniste, comme ils ont participé à toutes les protestations, manifestations et grèves qui se déroulaient dans les villes palestiniennes. La révolte d’al-Bouraq a été déclenchée à al-Quds en 1929 après les agressions sionistes sur le mur al-Bouraq et le déferlement des colons. 133 sionistes ont été tués lors de cette révolte alors que 116 Palestiniens y sont tombés martyrs . Les autorités britanniques arrêtent 900 citoyens.

Après l’occupation de la totalité de la ville en 1967, les résistants ont mené plusieurs opérations, ciblant les colonies et les soldats avec des charges explosives et des tirs de mitraillettes. Dans les années 80, les opérations de la résistance se développent : les charges explosives ciblent les colonies comme French Hill, le quartier Ramot, la rue Herzl et les résistants ciblent également les véhicules des colons et des services du Mossad. Dans les années 90, les résistants utilisent plus souvent les poignards et les couteaux, pouvant ainsi facilement approcher les colons et les soldats. Et dès 2008, la bataille des bulldozers prend le relai au moment où des opérations militaires de qualité sont menées : en mars 2008, des résistants maqdisis mènent une opération audacieuse dans une école religieuse dans la partie occidentale de la ville, tuant et blessant plusieurs colons.

Les Maqdisis ont participé à la première intifada avec tous leurs moyens disponibles, ils organisent les protestations populaires, mènent des grèves et boycottent les institutions sionistes. Des appels émis dans al-Quds appellent à la désobéissance civile, au refus de payer les taxes et impôts et le boycott des produits israéliens.
Au cours de l’intifada al-Aqsa, la résistance mène d’importantes opérations (explosions, assassinat du du terroriste Rahbaam Ze’ivi), dont l’explosion d’une voiture piégée dans la colonie Talpot en 2001, dans le marché Mahnie Yehouda et la colonie Gilo. Plusieurs opérations martyres ont lieu dans la station de bus qui transportent les colons, ébranlant l’entité sioniste dans son ensemble.

Il faut indiquer la résistance populaire menée par les masses d’al-Quds pour protéger la mosquée al-Aqsa et la vieille ville menacée par la colonisation. Les Palestiniens de 48 (vivant dans la partie de la Palestine occupée en 48) ont largement participé à cette résistance, sous la direction de sheikh Ra’ed Salah, proclamé « sheikh d’al-Aqsa ». Ayant réussi à rénover le lieu de prière al-Marwanî dans l’enceinte maqdisie, loin de la surveillance des appareils sionistes, le mouvement islamique de sheikh Ra’ed Salah organise des visites quotidiennes, par dizaines de bus, de l’intérieur palestinien vers la ville d’al-Quds, pour défendre la mosquée al-Aqsa, s’opposer aux excavations et également, encourager l’activité économique dans l’ancienne ville, après que la ville a été séparée de son environnement en Cisjordanie et la bande de Gaza.

Les poursuites contre les Maqdisis se sont intensifiées ces dernières années, des dizaines de citoyens ont été arrêtés. Le nombre des prisonniers de la ville d’al-Quds s’élèvent aujourd’hui à environ 550 prisonniers, certains étant considérés comme d’anciens prisonniers, ayant été arrêtés avant les accords d’Oslo en 1994 (soit plus de 15 ans de détention). Le plus ancien prisonnier maqdisi est Fouad Qassim Razzâm, arrêté le 30 janvier 1981, membre du Jihad islamique.. Les institutions nationales et d’al-Quds plus particulièrement réclament que les prisonniers d’al-Quds fassent partie de toutes les opérations d’échanges de prisonniers, refusant les critères de l’ennemi qui considèrent les prisonniers d’al-Quds et ceux de la Palestine 48 comme étant hors du mouvement national des prisonniers.

Suite à l’intifada al-Aqsa qui a assisté à une résistance armée et populaire dans al-Quds, les autorités de l’occupation ont procédé à l’isolement de la ville de son environnement palestinien en fermant les voies de passage entre la Cisjordanie et al-Quds et en installant le mur de l’annexion et de la colonisation, qui sépare les villages voisins de la ville, pour s’emparer de leurs terres et les annexer à l’entité sioniste. Il a fermé, détruit et pillé les institutions nationales, dont Bayt al-Machriq (la maison de l’Orient) symbole de la fermeté de la population face à l’occupation. Les sionistes ont pillé le contenu de Bayt al-Sharq comme les documents historiques importants, comme ils ont fait en occupant la ville, volant le contenu du musée national et des bibliothèques palestiniennes. Mais les Maqdisis poursuivent leur ferme résistance en enracinant leur présence dans la ville et en fondant des institutions et des associations sociales, culturelles et religieuses, malgré les mesures répressives.

Récemment, il est apparu que l’Etat sioniste projette de bâtir une ville juive qui démantèle une grande partie de la partie orientale d’al-Quds, allant du quartier Sheikh Jarrah jusqu’au quartier de Silwân, en passant par la mosquée al-Aqsa, profitant des tunnels qu’il a creusés et qui font partie de cette ville semi-souterraine. Et au cours de cette année choisie pour être la capitale de la culture arabe, les autorités sionistes ont pris un ensemble de mesures pour empêcher une quelconque manifestation culturelle dans la ville, au moment où elles poursuivent leur politique de destruction des maisons des Maqdisis, en vue de les faire partir.
Plusieurs institutions maqdisies mènent depuis plusieurs années des actions soutenues pour faire échec à ces projets, parmi lesquelles la coalition civile pour la défense des droits des maqdisis dans al-Quds, qui rassemble plusieurs institutions et le front islamo-chrétien pour la défense d’al-Quds. Par ailleurs, plusieurs institutions dans le monde arabo-musulman se sont organisées pour soutenir la fermeté exemplaire de la population, par divers moyens, médiatiques ou économiques.

La proclamation par l’Imam al-Khumaynî de la journée mondiale pour al-Quds, le dernier vendredi de chaque mois de ramadan, constitue un des moyens importants pour soutenir la résistance de notre peuple dans la ville d’al-Quds.



Cirepal (Centre d’Information sur la résistance en Palestine
)

Tuesday, September 15, 2009



منتظرالزيدي حر !


2009-09-15


بغداد- أطلقت السلطات العراقية سراح الصحافي منتظر الزيدي، الذي رشق الرئيس الاميركي السابق جورج بوش بفردتي حذائه مطلع هذا العام بعدما أمضى 9 أشهر في السجن.وأفادت فضائية "البغدادية" العراقية، التي كان يعمل الزيدي كمراسل لها في بغداد، لقطات احتفالية ظهر فيها الأخير وهو يرتدي العلم العراقي الوطني بنجماتهاالثلاث، بينما راحت فرقة موسيقية شعبية باطلاق اناشيد واغان عراقية وسط حشد كبير من الاعلاميين والصحافيين الذين كانوا باستقباله خارج مبنى السجن في بغداد، فيما نحرت الذبائح تحت قدميه.
وعقد الزيدي مؤتمرا صحافيا حال وصوله الى مكتب "البغدادية" بوسط بغداد.وقال الزيدي "ان ما دفعني الى ذلك هو الظلم الذي وقع على شعبي العراقي من قبل قوات الاحتلال".وظهرت أثار التعذيب على الزيدي حيث فقد أحد أسنانه، مما يؤكد قيام السلطات في حكومة المالكي بتعذيبه.وكان من المنتظر ان يجري اطلاق سراح الزيدي الاثنين غير ان شقيقه عدي الزيدي ابلغ الصحافيين انه تلقى اتصالا هاتفيا من داخل السجن يشيرالى احتمال عدم اطلاق سراح منتظرفي الموعد المقرر من دون ان يوضح الاسباب، لكنه لم يستبعد ان يكون لذلك علاقة بتجمهرعشرات الصحافيين والاعلاميين وعدد من اقاربه امام بوابة السجن مما سبب احراجا ومضايقات لشقيقه في السجن.
وكانت السلطات العراقية المختصة احاطت عملية اطلاق سراح الصحافي العراقي منتظر الزيدي، الذي رشق الرئيس الاميركي السابق جورج بوش بفردتي حذائه أثناء مؤتمر صحافي ببغداد في ديسمبر/كانون الأول الماضي، بتكتم شديد من حيث الزمان والمكان، خشية من التعاطف الشعبي معه.وعبر عدد من افراد عائلة الزيدي عن خشيتهم على حياة الزيدي فيما لو بقي في العراق، لذا فانها خططت لنقله جوا الى اليونان في رحلة علاج.وكانت محكمة التمييز العليا قد خفضت في إبريل/نيسان الماضي الحكم على الزيدي من ثلاث سنوات إلى سنة واحدة بعدما امضى ثلثي محكوميته، وفق القوانين العراقية التي تجيز الافراج المشروط بحسن السلوك.كما جاء الإفراج على ضوء التماس تقدمت به هيئة الدفاع عن الزيدي الذي كان يعمل مراسلا لفضائية "البغدادية"، التي تبث من القاهرة، عندما اقدم على رمي فردتي حذائه بوجه الرئيس الاميركي السابق جورج بوش في 13 كانون الثاني/يناير الماضي، أي قبل نحو اسبوع من انتهاء ولايته الرئاسية.وقد برر الزيدي خلال محاكمته قذفه بوش بفردتي حذائه بابتسامة الاخير المستهزئة وغير الإنسانية، وطريقته في إطلاق النكات خلال المؤتمر الصحافي.وهتف الزيدي في حينه بوجه بوش، وهو يهم برمي فردتي حذائه باتجاهه، "هذه قبلة وداع يا كلب" و"إنها هدية من الأرامل واليتامى" يقصد فردتي الحذاء.

http://www.iraqirabita.org/index.php?do=article&id=21327/

Monday, September 14, 2009


رسالة مفتوحة إلي السيد عمر الخيام*

"منفيون تونسيون متى يعودون؟"
السيد عمر

إنّ ما لا ترى فيه حرجا « منفيون تونسيون متى يعودون »** يحرجني بل يزعجني كثيرا لو جرت الأحداث كما تصوّرتها و صوّرتها والكلمة*** التي نشرتها بتاريخ 6 نوفمبر 2008 بعد رجوعي إلي تونس فيها سرد أمين للاتصالات التي أفضت إلى عودتي و عائلتي إلي أرض الوطن. فلا مقابل من أي نوع و لا التزام من أي شكل و لا احد طلب مني شيئا.
لو كتب أحد غيرك ما كتبته لتجاهلته ولأني أراك دائما كما اكتشفتك لأول مرة أنيقا في تلويحاتك و متألقا في تلميحاتك عندما تخطئ و عندما تصيب فسأوضح لك بعض النقاط.

إن امتناعي عن الكلام الغير المباح (و أيضا عن العمل الغير مباح) و هو حقيقة، الذي رايته مقابلا لعودتي(1) هو في واقع الأمر اختيار حر و مسئول، ذهبت فيه من حوالي 8 سنوات أو أكثر و هو ما يشهد به غيابي عن كل التظاهرات السياسية للمعارضين في الخارج وعزوفي عن الاستجابة لدعوات بعض وسائل الإعلام، و إن حدث أن شاركت و خضت في الشأن التونسي فاستثناء و لي تفسير لكل حالة.
و يرجع اختياري هذا لجملة من الأسباب من أهمها:
أنّي وجدت نفسي، في وقت ما في خندق واحد، مع عديد الأطراف، جمعيات وأفراد اختاروا الصمت في بداية التسعينات، و منهم محامون كبار رفضوا مجرد أداء واجبهم المهني في الدفاع عن المتهمين. ثم استيقظت ضمائرهم عندما تيسّرت الأمور، لكن دون أن يكلّفوا أنفسهم عناء النقد الذاتي و المراجعة السياسية و المحاسبة الأخلاقية.

كما وجدت نفسي مع الذين ورطوا البلاد وأنصارهم و أنفسهم في مغامرة عجزوا عن الخروج منها بل هم أصرّوا على إنكارها بكل وقاحة، في احتقار كامل لضحاياهم و استخفاف بواجب الحقيقة، و سعوا، وهو الأخطر، لتحويل صراع بدائي على السّلطة إلى فـتـنة دينيّة. (2)

و وجدت نفسي عموما مع منظمات و تنظيمات حزبية و أشخاص ينتمون إلى مدارس عدمية و إلى الشعث الاديولوجي الاستبدادي الذي أرهق جزئا من العالم لعقود طويلة، ولا أحتكم في هذا إلى اديولوجياتهم و لكن لممارستهم السياسية داخل أجهزتهم و مع بعضهم البعض.

أما السبب الثاني فهو إعادتي ترتيب الأولويات السياسية. فقبل ثماني سنوات كانت كل الأوطان العربية مهددة في وجودها (3) و كان لزاما على كل وطني أن يختار بين حقه في مناهضة نظام بلده مع خطر تعريضه للابتزاز الأجنبي وبين واجبه في المحافظة على كيان الدولة والسيادة الوطنية، خاصة وأنّ اغلب تيارات المعارضة العربية، و منها التونسية، تنافست في تكريس "قابليتها للاستعمار" التي أطنب مالك بالنبي في تحليلها قبل أكثر من نصف قرن.
و لا احسب أنّك نسيت عريضة بعض التونسيين إلى الرئيس بوش و توافد آخرين منهم على مراكز القرار الأوروبي، و قبل ذلك دعوة قيادي نهضويّ (4)فرنسا للتّدخّل في تونس.

أما السبب الثالث فهو ما انتهيت إليه من قناعة عميقة بأن الإصلاح الحقيقي يتم من داخل البلاد و ليس من خارجها وأنّ دور المعارضة، بواقعها الحالي العاجز حتّى على إقناع جمهور المواطنين بضرورة وجودها ( فما بالك بتحولها إلى بديل جدّي)، هو في تشجيع كلّ بادرة ايجابية و كل خطوة سليمة وكل نية حسنة و كل شخص يعمل في هدا الاتجاه.
و من المفارقات الغريبة أنّه و في حين كان النّظام يتغيّر، بكثير من البطء والتردّد، ظلّ المعارضون و خصوصا في الخارج أسرى منطق الاحتجاج و الاستنكار و التنديد.... والتكفير !
ثمّة وقت للاحتجاج و وقت للسياسة.
تكنولوجيا المعلومات غـيّـرت عالم الاحتجاج و الاستنكار و التنديد بالكامل. و يمكن حاليّا لمن يقرصه برغوث في ظلمة بيته في قاع الصحراء، أن يبلغ العالم بمصابه الجلل في ثوان معدودات.
نشطاء الانترنت الجدد يقومون بالنشاط الذي دأب عليه المعارضون لفترة طويلة، و كان من المفروض على هؤلاء أن يرتقوا بنشاطهم إلى المستوى السياسي، لكنّهم ظلوا في أغلبيتهم السّاحقة يتحركون حسب "الحركة البراونيّة" في الفيزياء وهي الحركة الفوضويّة التي تنتاب الأجسام المجهريّة المعلّقة في سائل ما عندما يسخّن.
السّائل ساخن الآن و سيظلّ كذلك إلى ما بعد الانتخابات بقليل.

و على ذكر هذه الأخيرة، من, من زعماء المعارضة اللاهثين وراء التّرشّح للرّئاسة ( إن اجتمعت أسبابه لأحدهم، فلن يكسبه أكثر من بضعة عشرات الآلاف من الأصوات الطائشة ولقب مرشّح سابق يتوّج به نضاله) يستطيع أن يتجاوز نرجسيّته وحزبيّته ويقرأ الواقع السياسي و الاجتماعي كما هو، بمفرداته و معادلاته و موازينه، لا كما يتوهّمه أو يتمنّاه ويتمناه الكثيرون، و يسعي لصيغة توافقيّة تحقّق مكسبا سياسيا للمجتمع، كسنّ عفو رئاسيّ عام ( أما التشريعي فلا معنى له و من يدعو له يستبله الناس، كما أشار إلى ذلك السيد محمد العماري في ذات الورقة ) يطوي صفحة محكومي النهضة من عسكريين و مدنيين و محكومي قضايا الإرهاب و قضايا الطلاّب و الحوض المنجمي... ويؤسّس لمرحلة جديدة في هذه الولاية القادمة.
السيد عمر،
لا أحتاج لتذكير مثلك بأن قطار عودة اللاجئين إلى وطنهم قد انطلق منذ حوالي عشر سنوات أي قبل مغادرتك تونس إلى كندا وفي فترة كانت السّجون التونسية تعج بالقيادات السياسيّة و العسكرية من ذوي الانتماءات النهضوية أو المتعاطفين معها و بينما كانت مطالب اللجوء تتقاطر على البلاد الأوروبية.
و قد قادت هذا القطار السيدة سوسن الصدفي العضو المؤسس لحركة الاتجاه الإسلامي و زوجة السيد الحبيب المكني القيادي البارز فيها. و برجوع السيدة الصدفي عادت كثير من العائلات و الأطفال، و لا أذكر أن أثارت هذه العودة قضيّة أو حتّى مجرد جدل أو نقاش على الرغم من أن كل العائدات مررن بشباك الأمن و خضعن للتحقيق.
ربما يكمن سر ذلك الصمت في وجود فتوى داخلية أحلت بالأمس ما تحرم اليوم كالكثير من الفتاوى التي بقيت مكتومة.
وعلى ذكر رحلة العودة و رائدتها لا بد من التّذكير ببداية رحلة الهجرة ورائدها السيد راشد الغنوشي. فقد خرج من تونس يوم 11 ماي1989 و أذكر أني لاقيته بمحض الصّدفة لدقائق قبل ساعات من سفره. كان محفوفا باثنين من أقرب رفاقه وليس بشرطيين كما هي العادة في حالات "التهجير". و قرأت بعد ذلك أنّه كتب رسالة مؤثرة إلى رئيس الجمهورية يلتمس منه تمكينه من جواز سفر للاستجابة لدعوات جمعيات في أوروبا. وشاع بعد ذلك أنه خرج من تونس ليعود إليها عودة الخميني إلى إيران.

صحيح أن أفراد عائلته و كثيرا من رفاقه من مدنيين و عسكريين و عائلاتهم و المئات من أتباعه و أنصاره و غيرهم الذين خرجوا من بعده لم يمرّوا من بوابات الحدود و إنّما هربوا. و هو حقهم. و لقد هرّبت شخصيّا زوجتي و أولادي و بناتي الخمس ولعلّهم مثّلوا يومها أكبر المجموعات الهاربة عبر الحدود.
هؤلاء جميعا و آخرون من قبلهم و من بعدهم هربوا و لم يهجّروا.

فهناك فرق بين أن يهاجر المرء بلده لسبب من الأسباب فيخرج منه اضطرارا، خلسة أو علنا، و بين أن يهجّر حيث أن التّهجير عمليّة ممنهجة، مخطّطة، منظّمة، جماعيّة ونهائيّة تتمّ في نطاق سياسة دولة و بمقتضى نص قانوني أو قرار إداري على الأقل و تسخّر كل إمكانيات الدولة الماديّة و البشريّة و القانونيّة لتنفيذها.
و عامة ما يستهدف التّهجير قومية أو عرقا أو أتباع مذهب أو دين كما حدث للمورسكيين سنة 1609. و الأمثلة كثيرة قديما و حديثا.
و الدولة التي تهجّر صنفا أو فئة من مواطنيها لا تتعقّبهم عبر دبلوماسيتها و علاقتها السياسية و الأمنية لغاية استرجاعهم.
و أذكر بخصوص اللاجئين التونسيين في فرنسا أن وزير الداخلية الفرنسي « شارل باسكوا» قد عاد من زيارته لتونس في أكتوبر 1993 بلائحة من أكثر من أربعين لاجئ وطالب لجوء، ترغب السلطة التونسية في استردادهم. و سبقت ذلك مساعي لاسترداد لاجئين في بلجيكا و بريطانيا و ألمانيا و النّمسا... و فارّين في الجزائر و السودان... و لا تزال لائحة التونسيين المطلوبين من البوليس الدولي منشورة.
و كم كان يحلو لأجهزة البوليس التي من المفروض أن تكون قد سخّرت لتنفيذ عمليّة التّهجير أن تقبض على "المهجّرين" لتلحقهم بقوافل المساجين.

إنّ التّهجير جريمة ضد الإنسانيّة تأتي في المرتبة الثانية بعد الإبادة الجماعيّة في القانون الدولي ولو حدث أن هجـّر تونسي واحد لسمع به العالم في حينه ولوثّق في الذّاكرة الجماعيّة. و إنّي لا أذكر أن ورد مصطلح التّهجير مرة واحدة في عشرات ملفات طلب اللّجوء التي ساعدت شخصيا أصحابها على تحريرها طيلة التسعينات، و لا كذلك في واحد من عشرات التقارير التي أصدرتها الجمعيات الحقوقية التونسية في المهجر أو المنظمات الحقوقية الدولية و لا أيضا وبالخصوص في أدبيات حركة النهضة و بياناتها و مناشيرها و بلاغاتها، و كلّ ذلك محفوظ للذاكرة التونسية.

السيد عمر
تذكر ما كتبته يوما في أحد مقالاتك بالفرنسية. لست أول من كتب ذلك لكنّك كتبت " أنّ الاستبداد يولّد التّطرّف وأن العكس صحيح أيضا " كلاهما مرفوض طبعا سياسيا وأخلاقيا ولكن من واجب القارئ المنصف للحالة التونسيّة مند التّسعينات، أن يقرّ، تفسيرا لا تبريرا، بأن التّطرّف قد سبق حُمّى اعتقالات و محاكمات 1991-1992 (5)، غير أن هناك من يصرّ على الظّهور بمظهر الضّحيّة لمحاولة طمس الحقيقة والتّملّص من مسؤولية ما حدث و لن يجدي ذلك نفعا ولن يعفي أصحابه من محاسبة التّاريخ ولو بعد حين (6) .
السيد عمر،
حل قضية اللاجئين كحل قضية المساجين.

بعد قرابة العقدين لا يزال من الصعب التعرف بدقة على عدد المعتقلين خلال التسعينات على الرغم من وجود كثير من المنظمات الحقوقية التي تنشط على الساحة التونسية منذ عديد السنوات.
غير أن كيفية إطلاق سراحهم أفرادا و مجموعات معروفة للجميع فقد سرح أغلبهم بعد قضاء محكوميتهم و أحيانا مع بعض الزيادة لبعضهم و التخفيضات للكثير منهم لحسن السلوك أما الباقون من أصحاب الأحكام الثقيلة فقد سرحوا شرطيا و أحيانا مع المراقبة الإدارية بعد سلسلة من إجراءات العفو الرئاسي بدأت بتخفيض الأحكام و انتهت بإطلاق سراح المساجين
و من العبث الادعاء بأن إطلاق سراحهم قد جاء نتيجة ضغوط أو تدخلات أو وساطات أجنبية من دوائر رسمية أو منظمات حقوقية أو بالخصوص"منظمات المجتمع المدني التونسي ".
هناك حالات قليلة معروفة لأشخاص وقع تسريحهم بتدخل من بعض الأوساط الأجنبية لكن الآلاف سرحوا كما وقع ذكره آنفا. أما المجتمع المدني التونسي و الزعامات السياسية فقد تجاهلت أمر السجناء تجاهلا كاملا و فيهم من لم يدخل على خط هذه القضية إلا مع إطلاق سراح آخر مجموعة ليلاحظ «..... أنه لم يبق إلا أشهر لفلان أو فلتان» ... و يطالب " بعفو تشريعي عام "!
و أورد هنا مثالا لموقف أحد زعماء المعارضة " الحقيقية " من قضية المساجين عندما عبرت له عن استغرابي من كونه لم يشر مرة واحدة إلى مساجين النهضة في تصريحاته الصحفية وهو الذي خرج لتوه من السجن، فرد علي بعد أن غص حلقه و بلع ريقه "لم يحن الوقت بعد" !. موقفه ذلك لم يمنعه من عقد تحالف مع رئيس النهضة في الأسبوع التالي... و لمدة أسبوع أيضا.

و لعل الأهم من مواقف هذا و ذاك هو موقف أصحاب القضية أنفسهم فقد كان بالإمكان وضع حد لمعانات السجناء و ذويهم و حلحلة الوضع السياسي في تونس منذ سنوات عديدة لو قبلت قيادة حركة النهضة (عندما أقول قيادة أعني راشد الغنوشي شخصيا و لكن لتجنب تكرار اسمه) المسك باليد التي مدها لها النظام في مناسبتين على الأقل. و على الرغم من دقة و صدقيه المعلومات التي كنت أمتلكها تشككت في الأمر لمَا كنتُ اعتقده برسوخ، من أن زعيما سياسيا مسئولا لا يمكن أن يرفض عرض النظام إطلاق سراح رفاقه ووضع حد لمعاناتهم مهما كان المقابل.

بيد أني اكتشفت بعد مدة قليلة و تحديدا في ماي 2005 أن الحقيقة أغرب من الخيال و ذلك عندما
وقعت عريضة بمبادرة من السادة الأزهر عبعاب، محمد العماري، رضا التونسي و عبد السلام الأسود، تطلب من رئيس الجمهورية إطلاق سراح المساجين لأسباب إنسانية فإذا بالسيد راشد الغنوشي يهتف لي بعد انقطاع 4 سنوات و يطلب مني بإلحاح و لقرابة الساعة سحب توقيعي. كنت أذرف الدموع
مدرارا و بأعلى صوتي على أشخاص لم أكن أعرف منهم وقتها إلا واحدا، بينما زعيمهم يحاول إقناعي بأنه سمح لمن ذاق منهم ذرعا بالسجن أن يطلب العفو و ينجو بنفسه.

يومها طويت نهائيا و بلا ندم صفحة صداقة، ابتدأت في صحن جامع باريس، ذات يوم من أيام خريف سنة 1968 و تأملت طويلا مقولة كلاوزفيتس"الحرب هي الوجه الآخر للسياسة " و التي حولها

صاحبنا إلى "السياسة هي الوجه الآخر للحرب".

السيد عمر
في الأسبوع الماضي شيّعت أحد الأقارب إلى مثواه الأخير و بعد مراسم الدفن طفت بين القبور مع صديق طفولة يعرف أكثر ساكنيها و في لحظة استوقفني الرجل و قال لي " يا فلان لا أحد من سكان هذه القبور حقق كل أمانيه " !
أحمد الله أن لم تبلغ بي الوقاحة حدّ ملاحقة سراب بناء " دولتي" و لا وهم تغيير علمها و تحويل عاصمتها كما أني لم أجر وراء زعامة أو إمامة أو قيادة أو مشيحة أو حتّى دون ذلك، غاية ما في الأمر أني حاولت أن أعيش حياتي طبقا لقناعاتي و أملاءات الضمير.
لم أوفّـق دائما لكنّي مرتاح مع ذلك لما أنا فيه: أستصلح أرضا أهملت طويلا و أرقّع دارا نهبت بالكامل و باتت خربة و أحاول استرجاع بعض الأملاك التي أغار عليها بعض الجيران و أعيش على أرضي و في وطني أقاسم عشرة ملايين تونسي حلوهم و مرهم… و أقرأ من حين إلى آخر.
وآخر ما قرأته كتاب جلبار نقاش7) ) الذي يروي تجربته النّضاليّة و أغرب ما قرأته في الكتاب إصرار صاحبه على اعتبار التّجربة ديمقراطيّة و زملائه ديمقراطيّين، هكذا بكلّ بساطة و بعد حوالي أربعة عقود. و من حسن حظّ الحقيقة التّاريخيّة و النّزاهة الفكريّة أنّ المرحوم أحمد بن عثمان أحد أبرز رفاقه في « جماعة أفاق » قد حسم الأمر و سبقه بإقراره « أنّهم كانوا يناضلون من أجل نظام أكثر شمولّية من الّنظام الذين كانوا يقاومونه ».
مع خالص التحية
أحمد المناعي
06/09/2009
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*عمرالخيام/صحفي مونريال / كندا

لقد هاجرت إلى كندا بدون دوافع سياسيّة، إذ لم أبدأ الكتابة ضدّ النّظام ‏المافيوقراطيّ التّونسيّ إلاّ بعد ظهور موقع " تونيزين " في يوليو من العام ألفين وواحد، ‏ولكن لي أصدقاء إسلاميّين فرّوا من تونس بعد موجة القمع الرّهيب التي طالتهم في ‏بداية التّسعينات من القرن الماضي، وقد حاول النّظام استمالة البعض منهم بتمكينهم من ‏حقّ العودة مقابل طلب المغفرة من جلاّديهم، و شخصيّا لا أرى حرجا في أن يعود إلى أرض وطنه معارض ‏بارز كشف عورة النّظام عندما كان هذا الأخير في عنفوان بطشه و قسوته، مثل " الدّكتور ‏أحمد المنّاعي" في مقابل امتناعه عن الكلام غير المباح، فالمهمّ أنّه ‏قد مرّر شعلة التّمرّد إلى الأجيال التي لحقته و لا يحمّل الله نفسا إلاّ ‏وسعها.

)**تونس نيوز 2-6--2009 الحقيقة الدولية الأردن / 1 / 6 / 2009 - وطن أمريكا / 1 / 6 / 2009 - الحقائق / 2 / 6 / 2009 - آخر خبر أمريكا 2 / 6 / 2009(

(1) قيادي نهضوي خانته الشجاعة فكتب بتوقيع أبو نظام أنّ صمتي هو من فعل حركته التي قرّرت تحويلي إلى شبح بعد ما لم أكن شيئا مذكورا وهي الحركة التي » أوجدتني عندما لم أكن موجودا» حسب زعمه ! «


(2) الادعاء السّخيف المستحكم لدى كثير من النّهضويّين بأنّ راشد الغنّوشي قد أعاد الإسلام إلى تونس بعودته إليها سنة 1969، وادعاء الأخير بأنّ الدّولة التّونسيّة ( والدّولة هي البلاد والشّعب والنّظام السّياسيّ ) تحارب الإسلام وخاصّة بعد الاستقلال وتحريف ورقة تجفيف ينابيع التّطرّف إلى " تجفيف ينابيع التّديّن " لغايات دعائيّة رخيصة و وجود فتوى سرّية منذ منتصف سبعينات القرن الماضي تقضي بشرك كلّ المنتمين إلى الحزب الاشتراكي الدّستوري، و الحشد الكوني و استنفار من هب و دب حول قضية منشور108 بينما السيد راشد كان يحث نساء الضباط على تجنب تغطية الرأس كي لا ينكشف أمر أزواجهن حسب ما صرح به أحد هؤلاء الضباط… إضافة لما ينشر يوميّا على شبكة النّات من أدبيّات التّكفير التي تستهدف كلّ من خالفهم الرّأي..

(3)لا شكّ أنّك تذكر سؤالك لي عمّا عسى أن يكون موقفي لو تحوّلت بنزرت إلى قاعدة أمريكيّة.

(4)إن فرنسا التي استعمرتنا بالأمس خليق بها اليوم أن تساهم بقوة في نسج ذلك الوفاق القادر وحده على توطيد أركان الاستقرار الحقيقي حفاظا على مصداقية "الإخاء و الحرية و المساواة" و على مكانتها الأوروبية و الدولية و مصالحها في الساحل الجنوبي للتوسط و في دنيا العروبة و الإسلام عامة. الهادي بريك -مجلة الجرأة عدد 28 لسنة7 199 .

(5)خطّة حركة النّهضة لفرض الحرّيات كشفت عن مخطّط لإحداث فراغ دستوريّ في البلاد سنة 1991.

(6)في شهر جويلية 1994 طلبت منّي قيادة النّهضة تقييما لمسيرتها فكتبت ورقة في 22 صفحة ضمّنتها بالخصوص هذه النّصيحة: " النّهضة الآن إمّا في السّجون الضيّقة أو في السّجن الكبير أو في الشّتات، لا يجمع بين الحلقات الثّلاثة شيء إلاّ الأمل في رحمة الله، ولا يجمع بين أعضاء وأفراد الحلقة الواحدة إلاّ الإحباط ومرارة الهزيمة والتّقاذف بمسؤوليّة ما حدث، والانشغال بالمشاكل المعيشيّة، وكلّها عوامل سلبيّة لا يمكن البناء عليها للمستقبل. ولكن اعتقادي أنّ النّهضة قد وصلت للـقـعـر وأنّ الغريق لا يطفح للسّطح إلاّ إذا وصل الـقـعـر، فإنّه بالإمكان إعادة البناء وتجاوز كلّ السلبيّات هذه بالتّضحيّة ببعض أهل النّهضة وبالخصوص ببعض قياديّيها:أن يأخذ بعضهم على أنفسهم كلّ مسؤوليّة الماضي ويتبع ذلك بالتّنحّي عن المسؤوليّة في القيادة للمراحل المقبلة من شأنه أن يعيد للجميع أو للأغلبيّة كثيرا من الـثّـقـة !
(7) Gilbert Naccache : Qu’as- tu fait de ta jeunesse ? Itinéraire d’un opposant au régime de Bourguiba

***بخصوص عودتي إلى تونس

عدت إلى تونس و أهلي و أحبابي يوم 9 أكتوبر 2008 و قطعت بذلك مع منفى اختياري ابتدأ يوم 18 ماي 1991 و دام أكثر من سبعة عشر سنة، و بعودتي فتحت الباب لرجوع زوجتي و أبنائي و بناتي و أحفادي إلى وطن و أهل و أحبّاء، حرموا منهم طيلة ستّة عشرة سنة.و ما كانت العودة لتتّم و في الظّروف الجيّدة التي امتازت بها، في ظلّ اعتراض بعض الأطراف النّافذة عليها، لولا قرار رئيس الجمهورية بتيسيرها وذلك بإعطائه الإذن للسّلطات القنصلية بتمكيني و زوجتي و كامل أفراد عائلتي من جوازات سفر و طمأنتي على سلامتي في تونس. و قد تولّى سعادة سفير تونس في باريس إبلاغي ذلك القرار يوم دعاني لمقابلته في السّفارة التّونسيّة، و منذ ذلك الوقت بدأت إجراءات العودة التي ستكون نهائية بالنسبة لي و لزوجتي على الأقل، خلال الأشهر المقبلة.و لقد شكرت سعادة السّفير و رجوته إبلاغ شكري الجزيل لسيادة الرئيس على تمكيني من حقي المشروع في أن أعيش في بلدي و بين أهلي، آمنا مطمئنّا، و أجدد له شكري علنا.و من المفارقات الغريبة التي أحدثتها عودتي إلى وطني و تخلّصي من "عهد الذّمّة" الذي عشته أنّ أشخاصا يعيشون ما عشته ينازعونني هذا الحقّ و قد بلغت الوقاحة ببعضهم حدّ السؤال عن المقابل الذي دفعته أو وعدت بدفعه من أجل استرداد حقّي الطّبيعي، بينما هم يعلمون حقّ العلم أنّ ما منحته لهم بلا منّ و لا حساب، جماعة و أفرادا، خلال سنوات عديدة، كان مجانيّا و معفى من الضرائب، لأني أردته خالصا لله و للوطن. و كذلك سيكون ما أقدمه لاحقا، و لو كرهوه، لاعتقادي العميق بأنّ من بلغ مثلي من العمر عتيّا، لا يملك أكثر من إطلاع مواطنيه على تجربته الفكرية و الرّوحية و السّياسيّة، و هو ما سأفعله بأكبر قدر ممكن من الموضوعية و الأمانة لأني لم أتربّى على فقه الحيل و إنما على قول الحق و لو كان مرا، و قوله و لو كان على نفسي، عملا بوصية الرسول الأعظم صلى الله عليه و سلّم.إن أكبر ما كنت أخشاه قبل العودة و خلال الإقامة في تونس، أن يأتيني شخص يقول لي بأنني تسببت له في سجن أو تعذيب و لذت بالفرار. أحمد الله أن لم يحدث شيء من ذلك و إنما فقط إزعاجات و تنغيص حياة بعض الأقارب لبضعة سنوات و هو ما اعتذرت لهم عليه و إن كانوا قد نسوه.و بمناسبة تسريح آخر القيادات السّياسيّة و العسكرية لحركة النّهضة، أشكر سيادة رئيس الجمهورية على قراره الحكيم في وضع حدّ لعذابات السجناء و معاناة عائلاتهم، و هو بذلك يكون قد حلّ عقدة من لسان كلّ راغب في تحمّل مسؤوليته و الإدلاء بشهادته حول أحداث العقدين الأخيرين لكي يتسنّى قراءة هذه الصفحة من تاريخ تونس و طيها نهائيا لاحقا. و أخيرا، شكري و عرفاني لكلّ الأصدقاء من كلّ جنس و دين، الذين تعاطفوا و ساندوا و تضامنوا مع نضالات التونسيين من أجل الحرية و الديمقراطية و أعدهم أني لن أنساهم. كما أجدّد شكري للسلطات الفرنسية على ما حبتني به، أنا و أفراد عائلتي، من حسن استقبال و رّعاية خلال هذه السنوات الطويلة.أحمد المناعيباريس 6 نوفمبر 2008
http://www.tunisnews.net/13Novembre08a.htm/

Thursday, September 10, 2009


Déplorable réaction des Etats-Unis face aux
provocations de Netanyahu


Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a l’intention d’annoncer de nouveaux projets pour la construction de milliers d’unités d’habitations dans les colonies israéliennes existantes en Cisjordanie occupée de façon à les imposer comme fait accompli avant de trouver un accord avec le gouvernement des États-Unis sur un gel temporaire des activités de colonisation.

Netanyahu n’a cessé de temporiser tout au long des derniers mois afin de gagner plus de temps pour mettre en application ses projets, de sorte que n’importe quel accord sur un gel des activités de colonisation soit vidé de tout contenu et dépourvu de la moindre valeur. La tactique qu’il a appliquée dans ses négociations et réunions avec des responsables des Etats-Unis durant les trois derniers mois, s’appuyait sur une argumentation byzantine sur la nature et les limites du gel et sur la question de savoir s’il serait limité à la Cisjordanie ou étendu à la Jérusalem occupée et à ses colonies, si le calendrier serait de trois, six, ou neuf mois et quel serait le prix payé en retour par Washington et les gouvernements arabes.

Ces tergiversations ont atteint leurs buts jusqu’ici, c’est-à-dire un plein succès pour Netanyahu en le dispensant de prendre quoi que ce soit comme engagement devant le gouvernement des États-Unis et devant l’Union européenne, pour se conformer à leurs demandes de stopper les activités de colonisation. Et il va maintenant plus loin en adoptant de nouveaux projets de colonisation dont la réalisation sera accélérée afin de les imposer comme fait accompli sous le prétexte que les maisons en construction devraient être terminées et exclues de n’importe quel gel.
Le Président Barak Obama espérait conclure un accord avec les Israéliens sur une temporisation de l’extension coloniale, afin que soit facilitée son projet - devant l’Assemblée générale de l’ONU qui entame ses travaux à la fin de ce mois - consistant à lancer un processus de paix basé sur les nouvelles vues des Etats-Unis et à organiser des réunions entre les officiels arabes et israéliens, en particulier la presque certaine réunion tripartite où devraient se retrouver Mahmud Abbas et Netanyahu sous le patronage d’Obama et avec sa participation.

Nous nous attendions à une réaction forte du gouvernement des États-Unis face à ces projets provocateurs de Netanyahu, et proportionnelle à la mesure de l’insulte infligée à la crédibilité des Etats-Unis dans les mondes arabes et islamiques. Mais nos espérances ont été déçues lorsque Robert Gibbs, le porte-parole de la Maison Blanche, a simplement exprimé « son regret » pour ces projets de colonisation qui « sont en contradictoire avec un plan de paix viable. »

Les activités israéliennes de colonisation représentent un plus grand danger pour les intérêts des Etats-Unis et la stabilité internationale que le programme nucléaire iranien, Washington menaçant d’imposer un blocus étouffant à Téhéran parce qu’il poursuit ce programme. En plus de miner le processus de paix dans lequel le monde occidental a investi beaucoup d’argent et d’efforts au cours des 20 dernières années, l’expansion des colonies est un défi à la communauté internationale et une claque pour l’actuel gouvernement des Etats-Unis.

Netanyahu va continuer à louvoyer, à gagner le temps et à tromper ses alliés américains et européens tant qu’il restera assuré de l’appui du Congrès américain, de l’influence du lobby juif et de l’absence d’une quelconque intention d’imposer des sanctions économique à son gouvernement pour qu’il mettre un terme à ses tergiversations et provocations.
Abdel Bari Atwan -
Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.bariatwan.com/index.asp?...
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

Wednesday, September 09, 2009

France : La langue arabe chassée des classes
mercredi 9 septembre 2009,
par Brigitte Perucca


L’arabe, une langue d’avenir ? Les Danois y croient. Copenhague vient d’introduire, à cette rentrée, l’arabe dans les collèges. Tout en accélérant l’intégration des 10 % des 31 000 collégiens d’origine palestinienne, libanaise et irakienne, la capitale danoise veut préparer les bataillons de commerciaux qui partiront demain, espère-t-elle, à l’assaut des pays du Golfe.
Un discours simple et pragmatique qui n’a pas cours en France, où l’enseignement de l’arabe, pourtant centenaire, est laissé à l’abandon par l’éducation nationale, au profit des mosquées qui ont capté la demande. Que quelques lycées prestigieux de centre-ville regroupent des classes d’arabophones ne doit pas faire illusion.
Reléguée dans les zones d’éducation prioritaire, la langue arabe ne parvient pas à quitter son ghetto.
Dans l’enseignement secondaire, les effectifs sont faméliques : 7 300 collégiens et lycéens étudient la langue arabe, soit deux fois moins qu’à la fin des années 1970. Parmi ces élèves, 1 800 suivent les cours du Centre national d’enseignement à distance (CNED) et 1 500 résident à La Réunion et à Mayotte.
A l’école primaire, apprendre l’arabe passe par les cours d’Enseignement de langue et de culture d’origine (ELCO). Formalisé dans les années 1970 pour préserver "l’identité culturelle" des enfants d’immigrés, ce dispositif est confié aux pays d’origine mais contrôlé par l’éducation nationale.
Avec plus de 35 000 élèves, dont 22 679 en arabe, les cours sont dispensés en dehors du temps scolaire. Le dernier rapport de l’éducation nationale consacré aux ELCO, publié en mars 2006, relève que les cours d’arabe "ne sont pas convaincants". Non qu’ils se soient transformés en cours de religion, comme les inspecteurs l’ont maintes fois entendu, mais à cause de leur piètre qualité : méthodes jugées d’un autre âge, absence de lien entre l’arabe dialectal et arabe standard, rappel constant au pays d’origine et à son régime politique...La comparaison avec les autres langues "rares" joue en la défaveur de l’arabe.
Le chinois, porté par un effet de mode qui ne faiblit pas, attire environ 15 000 élèves dans le secondaire, le portugais 12 000, le russe 14 000 et l’hébreu 7 000. Cet échec sonne, pour nombre d’arabisants, comme un symptôme du rejet des Maghrébins dans la société française. "L’enseignement de cette langue se porte aussi mal que les populations qui la parlent", résume Abdellatif Naguaoui, professeur d’arabe au lycée Alfred-Noble de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Traduire : l’arabe est aussi mal aimé que la communauté qui le parle.
Du haut en bas de la pyramide de l’éducation nationale, on déplore "un abandon de l’arabe", selon les termes de l’inspecteur général d’arabe, Bruno Levallois. En tant que langue de communication, l’arabe apparaît pourtant en plein renouveau grâce à la scolarisation massive dans les pays du Golfe, à la simplification linguistique à l’oeuvre grâce aux nouveaux médias, comme Al-Jazira.
La "frilosité" des ministres de l’éducation nationale est souvent mise en accusation par la petite communauté arabisante. Seuls Jean-Pierre Chevènement et Jack Lang échappent à l’opprobre : le premier pour son discours intégrateur porteur pour la langue, le second pour son volontarisme qui a permis la création de postes de professeurs et l’intégration de l’arabe parmi les langues vivantes du primaire, une mesure abandonnée peu après son départ.Tous les défenseurs de la langue se remémorent comme une vexation la déclaration d’Azouz Begag. L’éphémère ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances du gouvernement Villepin avait défendu le développement de l’enseignement du chinois dans les ZEP, pour favoriser une meilleure insertion professionnelle de ces jeunes bien sûr, mais aussi les mettre au contact avec "une langue de culture". Il n’avait pas eu un mot pour l’arabe.
Benoît Deslandes, l’actuel président de l’Association française des arabisants, a conservé un souvenir blessant de sa tentative, alors qu’il était professeur, il y a quelques années, de "vendre" l’arabe à un lycée de centre-ville. "Nous n’avons pas d’Arabes ici", lui avait répondu le proviseur. "Vous avez des Anglais ?" lui avait rétorqué l’enseignant. Cette insolence lui a valu la porte.L’expérience vécue en 2009 par l’inspecteur pédagogique régional d’arabe, Michel Neyreneuf, montre que les réticences sont toujours là. Après avoir travaillé pendant des mois, sur le terrain, à l’ouverture de classes dites bilangues (deux langues vivantes enseignées dès la sixième) dans l’Oise, il voit l’expérience repoussée d’un revers de main par le rectorat. Le motif, exprimé ouvertement ou non, étant toujours le même : proposer l’arabe, c’est prendre le risque de "stigmatiser" des collèges. D’où un double échec : cette langue ne trouve pas sa place dans les établissements en quête d’excellence et déserte les plus en difficulté.
Partout, le scénario se répète : des effectifs de collégiens qui ne permettent plus le maintien de l’enseignement de l’arabe au lycée ; des professeurs d’arabe en partie désoeuvrés (60 % d’entre eux sont remplaçants, 6 % enseignent une autre discipline) ; une absence d’offre dans les lycées professionnels ou dans les formations technologiques qui proposeraient pourtant des débouchés aux élèves maîtrisant cette langue.Jean-François Copé s’est fait l’écho de cette préoccupation, samedi 5 septembre, lors du campus des jeunes de l’UMP à Seignosse (Landes) : "Il y a des emplois en lien avec le développement économique des pays arabes, nous devrions assurer à tout jeune la possibilité d’apprendre cette langue", a déclaré le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.
Numériquement parlant, avec 4 000 à 5 000 inscrits, le sort de l’arabe est plus enviable à l’université. Mais le public, composé pour les deux tiers d’étudiants en pleine quête identitaire, n’est pas facile, concède le directeur des études arabes et hébraïques à l’université Paris-IV, Frédéric Lagrange. Il a vu cette proportion d’heritage students, selon la formule anglo-saxonne, grossir au fil des années. Nombreux sont ceux qui viennent de filières technologiques au lycée et se retrouvent en grande difficulté sur les bans de la fac. Parmi eux, nombre de jeunes femmes qui se cherchent un avenir dans la communauté, constate l’historien Benjamin Stora, qui les côtoie à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)."L’enseignement de l’arabe est parasité par le sacré et tous les problèmes socioéconomiques de gens qui veulent apprendre cette langue pour se forger une identité islamique", regrette Stéphane Valters, professeur d’arabe à l’université du Havre. Quelques-un(e)s possèdent déjà des rudiments, voire plus, de la langue, apprise dans un contexte religieux. "Cela s’entend. Ils ont des intonations qui impliquent une longue pratique de la psalmodie", explique M. Lagrange.Car si l’arabe est en crise au collège et au lycée, il est en plein boom dans les mosquées. Au Val d’Argenteuil (Val-d’Oise), l’institut Al-Ihsane, installé dans la "mosquée Renault", ainsi surnommée parce qu’elle est installée dans une ancienne usine du constructeur automobile, affiche 635 inscrits entre 5 et 16 ans pour la prochaine rentrée. "Sans publicité", se flatte Abdelkader Achebouche, son président. Il ne souffre pas du tout de la concurrence de la mosquée Dassault - installée dans un ancien entrepôt de l’avionneur - à qui l’on prête quelque 400 élèves, issus de familles d’origine marocaine, quand son institut regroupe ceux d’origine algérienne.Dans les classes d’Al-Ihsane, les cahiers des élèves inscrits en 2008 témoignent d’un travail scolaire assidu - quatre heures par semaine avec bulletins de notes et appel aux parents en cas d’absence. Chaque cours commence par une demi-heure de Coran, l’essentiel du temps étant ensuite consacré à un cours de langue "ordinaire". "Les parents recherchent une éducation islamique, mais ils veulent aussi maintenir le lien avec le pays d’origine", explique M. Achebouche. La mosquée rassure parce qu’elle apporte à la fois le Coran, la langue et un encadrement.Preuve que cet afflux d’élèves vers les mosquées signe un retour à la langue et aux racines, il s’observe aussi dans les associations laïques. "L’ancienne génération avait honte d’elle-même et la connaissance de l’arabe était un handicap plutôt qu’un atout. La jeune génération ne raisonne plus comme ça", observe Amar Rahaouni qui anime l’association Enfance et familles des deux rives à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis). A Paris, l’engouement est réel pour les cours d’arabe organisés à l’Institut du monde arabe (IMA) : "Nous avons commencé avec 10 enfants de 7 à 12 ans il y a cinq ans, nous en avons 190 aujourd’hui dont un bon nombre vient de banlieue", raconte Sophie Tardy, responsable du centre de langues et de civilisation de l’IMA.Ce repli sur les associations inquiète le monde enseignant qui regrette d’autant plus le manque de volontarisme de l’éducation nationale. "Si la langue et la culture deviennent la propriété des communautés, nous sommes mal partis", regrette Bruno Levallois. "Si on ne donne pas à leurs enfants la possibilité d’apprendre l’arabe à l’école, les familles se tourneront de plus en plus vers la mosquée", soutient Yiayha Cheikh, professeur au lycée Romain-Rolland de Goussainville.
( Brigitte Perucca - Le Monde du 09 septembre 2009 )


A Fallujah, en Iraq, l’uranium
appauvri et le phosphore blanc
continuent de tuer les enfants

Joëlle Pénochet
Mercredi 09 Septembre 2009

La chaîne britannique SkyNews a révélé le 1er septembre dernier que le nombre de bébés nés avec des malformations ne cessait d’augmenter de façon alarmante dans la région de Fallujah. Ce phénomène est attribué à l’utilisation d’armes de destruction massive, chimiques et radiologiques, interdites selon les conventions internationales, lors de l'attaque terroriste de grande ampleur par les troupes anglo-américaines en novembre 2004.

Il y a quinze mois, une équipe de SkyNews avait réalisé un reportage à Fallujah montrant l’accroissement sans précédent du nombre de malformations congénitales chez les nouveaux-nés et de fétus morts présentant toutes sortes de déformations monstrueuses. Les journalistes qui sont retournés récemment sur place ont constaté que la situation sanitaire ne cessait d’empirer.

Un pédiatre, le Dr Ahmed Uraibi, a indiqué que le nombre de malformations chez les nouveaux-nés avait encore augmenté l’an dernier. Mais l’infrastructure médicale du pays (qui avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau avant l’embargo décrété en 1990) a été entièrement détruite (1), les moyens médicaux en praticiens et en médicaments, déjà presque inexistants pendant l’embargo qui a duré treize ans, ne permettent plus de soigner les enfants iraquiens. Des centaines de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes.
Au cours de la « Guerre du Golfe » de 1991, 800 tonnes d’uranium appauvri (UA), un déchet nucléaire hautement toxique, avaient été utilisées, provoquant des épidémies de cancers, de mutations génétiques et l’atteinte du génome (2). Depuis mars 2003, ce sont des milliers de tonnes de ce poison chimique et radioactif (3) qui ont été répandues sur l’Irak, principalement sur les villes.
Fallujah a été particulièrement touchée par les bombes à l’uranium appauvri, et également par de nouvelles versions de bombes au napalm, au plasma, au phosphore, plus sophistiquées et plus meurtrières que les précédentes, testées à grande échelle. Les agresseurs avaient dû procéder au nettoyage total de certains quartiers de la ville (comme à Bagdad en 2003) déclarés zones interdites immédiatement après les bombardements ; le sol avait été enlevé sur plusieurs mètres de profondeur.
L’utilisation de napalm et de phosphore a été confirmée par de nombreux témoins à Fallujah, comme ce professeur qui avait déclaré : « J’ai vu des corps se transformer en squelettes et charbon juste après l’explosion de bombes au phosphore » (Cf. Dahr Jamail, 2004). Le Pentagone a dû reconnaître en 2005 avoir utilisé du phosphore blanc lors de l’attaque de la « ville aux cent mosquées ». A l’origine fumigène, cette substance est utilisée comme arme chimique malgré son interdiction par le protocole III additionnel à la Convention sur certaines armes chimiques de l'ONU (1983) ; son utilisation offensive est considérée comme un crime de guerre.
Les habitants de Fallujah sont désespérés de l'omerta mondiale sur leur tragédie. Ils demandent une enquête indépendante sur les conséquences de l’utilisation de toutes les armes utilisées au cours du massacre de Fallujah en 2004.
Joëlle Pénochet, 7 septembre 2009
1) « Il y a 30 ans, le standard de l’approvisionnement dans le domaine de la médecine en Irak était comparable aux pays d’un revenu moyen et élevé: 97% de la population dans les villes et 79% à la campagne avaient accès à un système de santé qui fonctionnait » (Des médecins morts en Irak par Dr. Susanne Lippmann-Rieder http://internationalnews.over-blog.com/article-18722265.html).
(2) La fixation de l‘UA sur le placenta provoque hydrocéphalies, absence de tête, de membres ou d’organes, organes à l’extérieur du corps. « Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s’aggravant d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome ». La guerre nucléaire silencieuse, Sortir du Nucléaire n° 29 link
(3) « Selon le droit international, ces armes (à l’UA) sont illégales parce qu’elles infligent "des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, qu’elles causent des atteintes graves et durables à l’environnement et demeurent meurtrières bien après la fin des conflits." Leur utilisation a été condamnée par une résolution des Nations Unies de 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en 2001 un moratoire sur leur utilisation. ». (Ibid.)
Références
Lisa Holland: The Truth Of Iraq's City Of Deformed Babies 48am UK, September 01, 2009, Sky News Returns To Fallujah: Lisa Holland Revisits The Children...
Iraq Deformities - Iraq (video, 2008, 8:53)
Birth deformities in Iraq (due to depleted Uranium, chemicals...)
Blind Girl's Family 'Needs Help', link
http://www.liveleak.com/view?i=942_1212054722
http://news.sky.com/skynews/Home/UK-News/Saif-Basim-Iraq-Boy-Has-Huge-Tumour-Removed-By-Doctors-At-St-Georges-Hospital-Tooting-London/Article/200908115355022?lpos=UK_News_Article_Related_Content_Region_2&lid=ARTICLE_15355022_Saif_Basim%3A_Iraq_Boy_Has_Huge_Tumour_Removed_By_Doctors_At_St_Georges_Hospital%2C_Tooting%2C_London
Tumour Boy Who Can Smile Again link
IRAQ: 'Special Weapons' Have a Fallout on Babies By Ali al-Fadhily and DahrJamail*www.ipsnews.net/news.asp?idnews=42762 www.uruknet.info?p=44812 Depleted Uranium & Phosphorous: Massive Deformities of Fallujah Babies (June 12, 2008) http://www.uruknet.de/?p=m44812&hd=&size=1&l=e Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak par Joëlle Pénochet 19 novembre 2005-15 octobre 2007 http://internationalnews.over-blog.com/article-13083306.html
Guerre sans fin et dommages collatéraux, Combat-Nature, n° 147, novembre 2004, p. 68, internationalnews.over-blog.com/article-17070441.html
D'Hiroshima à Bagdad - http://www.planetenonviolence.org/D-Hiroshima-a-Bagdad-Une-nouvelle-guerre-nucleaire-silencieuse-a-l-Uranium-Appauvri-cette-fois,-toute-aussi_a219.html
Opération « Massacre dans le Désert » par F. Arbuthnot Mondialisation.ca Le 8 fevrier 2008 http://internationalnews.over-blog.com/article-16462214.html
IRAQ: Après 4 ans d’occupation, la Santé est inexistante Solidaire.org Bert De Belder http://internationalnews.over-blog.com/article-13932393.html
PETRAS, James: The crushing of Fallujah, CounterPunch, 19 novembre 2004 www.counterpunch.org/petras11192004.html
http://internationalnews.over-blog.com/article-35856124.html/



Tuesday, September 08, 2009

مطالبة إسرائيل برد جثامين
فلسطينيين


اتهم العضو العربي في الكنيست الإسرائيلي محمد بركة إسرائيل باحتجاز جثامين فلسطينيين استشهدوا على أيدي جنودها لتخفي جرائمها، معززا بذلك اتهامات صحيفة أفتون بلاديت السويدية بشأن استئصال أعضاء أسرى فلسطينيين بعد استشهادهم للمتاجرة بها.

وقال بركة -أثناء مشاركته في مسيرة في مدينة نابلس في الضفة الغربية- إن إسرائيل أبدت حساسية مفرطة عقب ما نشرته صحيفة سويدية من حقائق حول قيام الاحتلال بسلب أعضاء من أجساد الشهداء الفلسطينيين على مر السنين، وراحت حكومة بنيامين نتنياهو تطالب الحكومة السويدية بالاعتذار عن ما نشرته الصحيفة، إلا أن الحكومة السويدية رفضت وعرضت على إسرائيل لترد على ما نشر.

وأضاف أن حجة إسرائيل ضعيفة، وأنه ليس مستغربا عليها إطلاقا أن تقوم بهذه الجرائم، مشيرا إلى أن احتجاز جثامين الشهداء، ومن بينهم أطفال منذ العام 1967، يطرح الكثير من الأسئلة حول أسباب هذا الاحتجاز.

وأكد أن ذلك "يثبت أن لدى إسرائيل ما تخفيه عن أهالي الشهداء كي لا تكشف جرائمها بحقهم، وإذا كانت إسرائيل تنفي الأمر فواجب الإثبات عليها وليس على الجانب الفلسطيني".

واستذكر بركة كيف أن الحكومة الإسرائيلية أعلنت خلال عملية تبادل الأسرى مع حزب الله قبل أكثر من عام، عن اختفاء جثمان الشهيدة دلال المغربي، ورأى أن هذا أيضا اختفاء مشبوه، وكما يبدو فإن السبب هو إخفاء التنكيل بجسدها حتى بعد استشهادها.

وأكد أن هذه القضية ليست قضية فلسطينية داخلية ولا يجب أن تكون مرتبطة بأي مفاوضات أو حوار، بل على إسرائيل أن تفرج عن جثامين الشهداء جميعا دون قيد أو شرط.

قضية المفقودين
وتوقف بركة عند قضية المفقودين، وقال إن "إسرائيل تشكو منذ ثلاث سنوات بأنها لا تعرف شيئا عن جنديها الأسير جلعاد شاليط، ولكن ماذا عن مئات المفقودين الفلسطينيين، الذين لا تعرف عائلاتهم عنهم شيئا منذ سنوات طوال؟ ألا يحق لعائلاتهم أيضا أن تعرف مصير أبنائها؟ هل هم على قيد الحياة، أم تم اغتيالهم وهم في معتقلاتها السرية؟".

وشارك بركة الثلاثاء في مسيرة شعبية حاشدة في مدينة نابلس بحضور مسؤولين فلسطينيين بينهم وزير شؤون الأسرى عيسى قراقع ووزيرة الشؤون الاجتماعية ماجدة المصري، في إطار الحملة الوطنية التي أطلقتها الحكومة الفلسطينية لاستعادة جثامين مئات القتلى التي تحتجزها إسرائيل منذ سنوات طوال.

المصدر: يو بي آي


Rapport:

Seize ans après le carnage israélien du sanctuaire Al-Ibrahimi

Mardi 08 Septembre 2009


La mémoire palestinienne n’est pas prête d’oublier le massacre pratiqué dans le sanctuaire Al-Ibrahimi (dit tombeau des Patriarches), dans la ville d’Al-Khalil (Hébron). Il ne s’efface pas de la mémoire si facilement et si rapidement, un tel acte planifié, aussi terrible.

Seize ans après

Médecin d’origine américaine, militant du mouvement raciste Kach, Baruch Goldstein entre, il y a seize ans de là, dans le sanctuaire Al-Ibrahimi où les fidèles musulmans accomplissent leur prière. Goldstein entre, sans être inquiété par la police de l’occupation israélienne. Et dès qu’il entre, il ouvre le feu de sa mitraillette sur les fidèles musulmans qui accomplissent la prière de l’aube du vendredi 15 ramadan de l’année hégire 1414 (correspondant au 25 février 1994). 29 fidèles perdent la vie et 350 sont blessés.

Le sauvage carnage attise la colère des Palestiniens. Et des confrontations éclatent partout dans les territoires palestiniens. Le nombre de martyrs arabes s’élève à 50 Palestiniens.

Qui est-ce ?

Baruch Goldstein, qui a commis le crime, vivait dans la colonie Kariat Arbaa. Il avait été entraîné par le mouvement sioniste extrémiste de Kach. Les fidèles musulmans le voyaient se dandiner devant eux.

Ce racisme les narguait, les défiait, les menaçait, mais pas seulement. Il participait dans des camps d’entraînement à l’intérieur comme à l’extérieur de la Palestine, en vue de tuer un maximum de Palestiniens !

Après le carnage

Le carnage a donné un bon prétexte aux occupants israéliens. Ils changent tout l’aspect de la ville d’Al-Khalil (Hébron). Les institutions palestiniennes de l’ancien bourg sont fermées, tels le tribunal religieux, le bureau du patrimoine, le bureau de la restauration. Sont fermés aussi la rue des Martyrs, la rue As-Sahla, l’ancien marché de légumse. Par une décision militaire, des centaines de magasins sont également fermés.

Une nouvelle réalité

Après un certain de temps de fermeture, le sanctuaire Al-Ibrahimi s’ouvre de nouveau devant les fidèles, à la fin de l’année 2005. Mais ils aperçoivent que les occupants israéliens ont mis la main sur deux tiers de leur sanctuaire. Les Musulmans n’ont de leur mosquée que le tiers. Le reste ne s’ouvre à eux que neuf jours seulement par ans, les jours de célébrations religieuses. Les colons sionistes y ont cependant libre accès toute l’année !

Les Juifs ont quatre portes, les Musulmans n’en ont qu’une, et pourtant, c’est leur lieu de culte !

Les occupants israéliens ont profité du massacre pour installer des systèmes de contrôle. C’est un Juif qui a commis le carnage, mais ce sont les Musulmans qui en paient le prix. Ils sont inspectés méticuleusement. Ils mettent de longues heures avant qu’ils soient permis de pénétrer dans le sanctuaire. Des portails en fer sont placés sur le chemin reliant la mosquée et le marché.

L’accord d’Al-Khalil conclu entre l’autorité palestinienne de Ramallah et les occupants israéliens n’arrange pas les choses. Il ne fait que mettre le cœur de la ville avec la mosquée sous le contrôle direct de ces derniers.


http://www.palestine-info.cc/

Saturday, September 05, 2009

Livre: vient de paraître

« LA GUERRE EN IRAK EST-ELLE FINIE ? »

Denis Gorteau
Préface de Gilles Munier
Yvelinedition
ISBN : 978-2-84668-216-9
juillet 2009


Nous devons à Denis Gorteau une brillante analyse sur les causes et les conséquences de la guerre en Irak *. Professeur d’Histoire, il remonte dans le passé, analyse l’ensemble géopolitique arabe et la genèse des mouvements islamistes. Puis, sans concessions à l’égard des États-Unis, il décrit le processus d’accaparement des ressources pétrolières de l’Irak. Il termine son ouvrage en plaçant ce pays et ses voisins au coeur des enjeux politiques et, principalement des besoins en énergie. « Le XXIème siècle, dit-il, sera sans doute le siècle qui verra s’affronter les puissances chinoise et états-unienne ». Il rejoint en cela la pensée du général Pierre-Marie Gallois. Sur ce plan, il évoque l’importance des réseaux constitués par la diaspora chinoise, 300 millions d’individus présents à la fois dans les pays développés, en Asie du Sud-Est et, aujourd’hui, jusqu’en Afrique. Une masse de manoeuvre prête à jouer son rôle en faveur de la métropole. Parfois, au détour d’un paragraphe, Gorteau va un peu loin. S’il a raison d’estimer l’islamisme radical, dans sa version terroriste, un phénomène marginal parmi les musulmans, il va un peu vite quand il voit dans la paix l’ « une des valeurs les plus fondamentales de l’islam ». C’est oublier qu’une quarantaine de versets du Coran exhortent les « croyants » à la guerre pour leur foi. La religion de Mahomet est aussi, certes pas seulement, mais aussi, une religion de guerre. Le livre de Gorteau n’en reste pas moins un document solide, étayé de faits avérés, dont la lecture apporte une meilleure compréhension de l’ensemble musulman, du Maroc au Koweït, sans oublier l’espace iranien. Nous reprenons ici quelques lignes concernant l’appropriation du pétrole irakien par les Américains.

« Nous avons vu que le contrôle du pétrole était l’une des causes officieuses de l’invasion de 2003 (NDLR : dans les pages précédentes). Depuis la chute de Bagdad, le brut irakien est l’enjeu d’une guerre dans la guerre, car si les sunnites ont été évincés de sa gestion, les chiites n’en sont pas maîtres pour autant. Si un domaine est très largement verrouillé par les occupants, c’est bien le pétrole.

(...) Inspirée par des organisations américaines proches des néo-conservateurs (NDLR : de Washington), une commission de quinze membres (dont la liste n’a jamais été rendue publique) s’est prononcée pour un système dit de « Production Sharing Agreement » (PSA) (2).

Le principe en est le suivant : l’État irakien s’associe à une grande compagnie pétrolière pour un contrat. Il laisse la compagnie avancer les frais d’exploitation et se paie par une simple taxe. Sur le papier, ce système est simple et peu coûteux pour l’Irak, qui bénéficie ainsi d’une rente de situation. Mais, dans les détails, les PSA posent de gros problèmes.

En effet, en déléguant l’exploitation du pétrole, le pays évite peut-être de gérer un secteur complexe, mais n’en retire que des bénéfices très limités. Une fois le PSA signé, la compagnie signataire disposerait entièrement du pétrole exploité, qui n’appartiendrait plus à l’État (Le premier « gouvernement » irakien avait même songé à vendre, non pas le pétrole, mais les nappes souterraines !)

Les projets avancés par les Irakiens proches des Américains sont les plus avantageux du monde pour les majors du pétrole : les contrats PSA seraient non modifiables, évitant toute amélioration de la rémunération de l’État. De plus, le gouvernement cèderait bel et bien sa souveraineté sur la production pétrolière dès la signature du contrat.

Favorisant encore davantage les compagnies pétrolières, une clause dite de « stabilisation » prévoit que l’État irakien renonce à toute intervention légale dans l’exploitation pétrolière. Ainsi les compagnies pourraient-elles employer qui elles souhaitent et ceci sans même se préoccuper de l’environnement.
Ce modèle est celui appliqué dans les « zones grises », ces espaces sans lois ni pouvoir légitime où les multinationales montent des sociétés-écrans afin d’exploiter les matières premières avec de la main-d’oeuvre immigrée sous-payée, des cadres occidentaux fidèles et une nuée de mercenaires pour sécuriser les sites (l’exploitation des diamants en Sierra- Leone fut gérée de cette manière pendant la guerre civile). En cas de litiges, les PSA seraient discutés par les juridictions internationales et non par les tribunaux irakiens.

Or, depuis que l’Irak est devenu un État fédéral, il existe une opposition entre régions autonomes et gouvernement central. Qui décidera ? Qui partagera les maigres bénéfices de cette rente ? En tout cas, le Parlement est d’ores et déjà écarté de la question (...)

Ces PSA seraient signés pour une durée de 25 ans, ce qui donne une longue période d’exploitation aux compagnies étrangères. Quand celles-ci reversent seulement 10% de la valeur du brut à Bagdad, si la production atteint les 5 millions de barils par jour, les réserves irakiennes s’épuiseront en... 25 ans. Un hasard ?

Les grandes compagnies pétrolières américaines, faut-il le rappeler, sont déjà les grandes bénéficiaires de la guerre en Irak. Les PSA, qui s’appliqueraient si l’Irak devait rester un satellite des États-Unis, feraient logiquement la part belle aux amis de George W. Bush (...)

Pour le moment, la loi sur le pétrole n’est pas encore définitivement passée. Syndicats, organisations populaires et nationalistes ont évité cet abandon majeur et inédit de souveraineté. Mais, dans les faits, les Américains gèrent déjà le brut, ce qui ralentit encore toute évacuation militaire ».


Notes

(1) « La guerre en Irak est-elle finie ? », Denis Gorteau, Yvelinedition, 272 pages, 20€.
(2) Accord de partage de la production. Cet accord n’est pas encore passé.

Du même auteur: A mort l'Irak
Centre de Recherches sur le terrorisme depuis le 11 septembre 2001


Friday, September 04, 2009


ليس فلسطينياً وليس عربياً، ليس لاجئاً ولا من عائلة قدمت شهداء، ليس لديه أقارب أو أفراد عائلة من فلسطين، لكنه وببساطة صحفي سويدي حر وشجاع، اسمه دونالد بوستروم، قرر أن ينشر ما توصل إليه رغم معرفته المسبقة لما سيتعرض له، وهو الذي سبق وأن هددوه بالقتل لكتاب نشره أيضاً عن فلسطين.

صحفي أثبت أنه أكثر شرفاً من عشرات بل مئات من الصحفيين العرب الذين يعتاشون من مدح الحاكم والتهليل له.

منذ نشر بوستروم كتابه بدأت الحملة عليه، وقد بلغت حدّ التهديد بالقتل، فقد تمّ إرسال نسخة من كتابه وصلته بالبريد وفيها 12 طعنة خنجر
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من هو دونالد بوستروم؟

يعرّف الكاتب رشاد أبو شاور دونالد بوستروم بأنه صحفي سويدي، زار فلسطين أكثر من ثلاثين مرّة، فرأى وصوّر وكتب، لأنه لم يزر فلسطين سائحا، بل باحثا عن حقيقة الصراع الدائر على الأرض المعذّبة، بين شعب أعزل إلاّ من حجارة أرضه، والشعور العالي بالكرامة، والتسلّح بإرادة لم يكسرها البطش، وتفوّق السلاح في يّد مُحتّل شرس يمارس القتل، واقتلاع الأشجار، وصيد أطفال الفلسطينيين بلا رحمة، بل بمتعة يبررها بأساطير وخرافات تحشو عقله.

هذا الصحفي السويدي عايش الفلسطينيين في الانتفاضتين، ونقل المشهد بتفاصيله وجنونه ورعبه إلى المواطن السويدي ليحصنه بالمعرفة والحقيقة في وجه الدعاية الصهيونيّة العنصريّة الابتزازيّة.

جاء إلى فلسطين وهو غير منحاز لأي من الطرفين، ولكن نزاهته كصحفي فتحت عينيه على واقع الصراع، فتأمل ما يحدث، وذهب برؤيته إلى الجوهر، فانحاز للحقيقة والحّق، وجمع كتابات عدد من السويديين في كتاب أطلق عليه اسم (إن شاء الله) ترجمته إلى العربيّة أمل عطا عبّاس الكسواني، وصدر بطبعته العربيّة في السويد عام 2006.

والكتاب يحوي مائتي صورة التقطها بوستروم نفسه، وهو معروف كمصوّر ممتاز، والصور تحكي أحداث الانتفاضتين، وسور النهب، وتدمير المنازل، ومشاهد قمع جنود الاحتلال للفلسطينيين.

عنوان الكتاب ليس سخرية من إيمان الفلسطينيين، ولكنه احترام لثقتهم بعدالة الله الواحد الأحد، رّب العالمين، وليس إله فئة من البشر تدّعي التميّز العنصري على بني البشر أجمعين بأعراقهم، وألوانهم، وثقافاتهم.

في الصفحة 15 من كتاب (إن شاء الله) الذي حرره وأشرف عليه بوستروم، يورد شهادة لأم يهوديّة فقدت ابنتها في عمليّة استشهاديّة، تقول تلك السيدة نوريت بيليد ألشان: "لقد استغرقت حكومتنا عشرين عاما من الاحتلال قبل أن يُفرّخ الاحتلال العمليّة الانتحاريّة الأولى".

يُفسّر بوستروم كلام الأم اليهوديّة التي خسرت ابنتها: ".. وهي تقصد أن الانتهاكات والإذلال على الحواجز (الإسرائيليّة) تُشكّل معملا لتفريخ الانتحاريين، مشيرة بوضوح إلى مسؤوليّة (إسرائيل) عن الوضع المتأزّم". (ص15 من الترجمة العربيّة)

في مقدمة كتاب (إن شاء الله) يكتب بوستروم: وبالطبع لو كان باستطاعة الفلسطينيين أن يستبدلوا أسلحتهم اليدوية الصنع بطائرات إف 16 ومروحيات الأباتشي لفعلوا، لأن الأحداث قد أظهرت بوضوح أن إرهاب (الدولة الإسرائيليّة) والمنفّذ بأرقى الأسلحة الغربيّة ضد المدنيين الفلسطينيين، لم يحظ ولو بجزء بسيط من الإدانات التي تناولت (الإرهاب الفلسطيني).. مع إن إرهاب الدولة أشد فتكا. (ص14)

منذ نشر بوستروم كتابه بدأت الحملة عليه، وقد بلغت حدّ التهديد بالقتل، فقد تمّ إرسال نسخة من كتابه وصلته بالبريد وفيها 12 طعنة خنجر.

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فجأة تحول المتهم إلى مهاجم صاحب حق، والصحفي ودولته إلى متهمين
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حملة شرسة ضد بوستروم والسويد

ما إن نشر بوستروم مقاله الشهير عن سرقة أعضاء الشبان الفلسطينيين في صحيفة "أفتون بلاديت" السويدية يوم الاثنين 17/08/2009 حتى قامت الدنيا ولم تقعد في "إسرائيل" ليس من باب مناقشة ما ورد فيه، أو رداً على المحتوى أو المضمون، بل طعناً وهجوماً واتهاماً بالعنصرية ومعاداة السامية للصحفي بوستروم، ومطالب بالاعتذار والإدانة من السويد وحكومتها وقياداتها.

وفجأة تحول المتهم إلى مهاجم صاحب حق، والصحفي ودولته إلى متهمين، فقط لمحاولته كشف ما توصل إليه، ومطالبته بفتح تحقيق في الأمر.

المقال المذكور يسرد تفاصيل خبر من بروكلين في الولايات المتحدة لحاخام سماه تاجر أعضاء بشرية، ويقول فيه إن "إسرائيل" وطبقاً لمؤتمر عقد في العام 2003 هي الدولة الوحيدة في العالم التي لا تدين مهنة الطب فيها سرقة الأعضاء البشرية، ويتحدث عن اتصالات تلقاها من مسؤولي الأمم المتحدة عام 1992 يعربون فيها عن قلقهم من أن سرقة أعضاء لشبان فلسطينيين تحدث فعلا، وأخيراً يوثق حالة الشاب بلال غانم من قرية أماتين شمال الضفة الغربية.

الحملة المسعورة التي يقودها نتنياهو وليبرمان كانت على ما يبدو لصرف الأنظار عن تلك الممارسات، ومحاولة لوقف أي أمر مشابه في المستقبل، وهو ما عبر عنه الكاتب الإسرائيلي روسي الأصل إسرائيل شامير في مقال له على موقعه، حين وصف سبب هذه الهستيريا بـ"الخرق في جدار السيطرة الإعلامية" موضحاً بعض مظاهر السيطرة الإعلامية "اليهودية" في السويد، والذي سرد أيضاً وقائع أخرى تورط فيها "إسرائيليون" في دول أخرى منها تركيا وجنوب أفريقيا والبرازيل وأوكرانيا.

الصحف الإسرائيلية نشرت عام 2007 قصة شبان ستة من خان يونس قتلتهم قوات الاحتلال واختطفت جثامينهم لمدة ستة أيام وأعادتهم بعدها وقد خيطت صدورهم وبطونهم
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بل ذهب لأبعد من ذلك في وصف ما سماه "عدم وجود للموانع الأخلاقية" بحديثه عن فتوى لحاخام اسمه يتسحاق غيزبورغ يسمح فيها لليهودي "دينياً" بأخذ كبد من "الغوييم" حتى بدون إذنه، لأن حياة "اليهودي" أكثر قيمة من حياة "الحيوان".

تلك الحملة صمدت في وجهها الحكومة السويدية حتى اللحظة، رغم ظهور شواهد على بدء الرضوخ من خلال ما نشرته السفيرة السويدية في تل أبيب معربة فيه عن "الصدمة والاستنكار" عما نُشر، وهي من عائلة بونير اليهودية الثرية والتي بحسب إسرائيل شامير تملك غالبية الصحف السويدية وشبكات التلفزة ودور السينما، وأيضاً من خلال الإحراج الذي تعرض له وزير الخارجية السويدي كارل بيلت من التلويح برغبة "إسرائيل" في إلغاء زيارته لتل أبيب مما دعاه للكتابة في إحدى المدونات أن "مثل هذا المقال من الممكن أن يتسبب بمعاداة السامية والتحريض هو ضد القانون السويدي".

أما الصحيفة والصحفي فقد ثبتوا على موقفهم ورفضوا أي اعتذار أو تراجع، متمسكين بحقهم وتحت حرية الرأي، بل وفي مقال بعنوان "الأسبوع الذي أصبح فيه العالم مجنونا" نشر الأحد 23/08/2009 قال رئيس تحرير الصحيفة يان هيلين إنه في التقرير الأول الذي نشر مطلع الأسبوع لم يكن هناك أدلة على الاتجار بأعضاء قتلى فلسطينيين.

وقال "لست نازيا ولا معاديا للسامية، إنني رئيس تحرير الصحيفة الذي أعطى الضوء الأخضر لنشر مقال لأنه كان يطرح مجموعة من النقاط المقنعة" والصحيفة اليوم تتعرض لحملات قضائية أيضاً في السويد والولايات المتحدة.

الحملة الهستيرية أيضاً انتقلت من الحكومة الإسرائيلية إلى الجمهور حيث نشرت صحيفة الجيروزاليم بوست في عددها الصادر بتاريخ 24/08/2009 خبراً عن البدء بحملة "وطنية" لمقاطعة البضائع السويدية وخصت مخازن "إيكيا" الشهيرة للمفروشات، ومصنع "فولفو" للسيارات بهذه المقاطعة، وكذلك خرجت في ذات اليوم مظاهرات أمام السفارة السويدية في تل أبيب احتجاجاً على المقال.

في كل تلك المظاهرات والاحتجاجات والحملات غاب تماماً أي ذكر لمحتوى المقال والاتهامات الواردة فيه والمطالب بفتح تحقيق دولي، أو أي رد على تساؤل بسيط من قبيل لماذا يتم تشريح الجثامين رغم معرفة سبب الوفاة أي الرصاص؟ وببساطة لو كان الاحتلال وقادته لا يخفون أمراً ولا يخشون شيئاً، لقبلوا فوراً بفتح تحقيق لتبريء ساحتهم، وإسكات الجميع، ومن ثم مقاضاة الصحيفة والصحفي.

مما يجدر ذكره هنا أنها ليست المرة الأولى التي تتهم فيها "إسرائيل" بالتهمة ذاتها، ويكفي أن نذكر أن الصحف الإسرائيلية نشرت عام 2007 قصة شبان ستة من خان يونس قتلتهم قوات الاحتلال واختطفت جثامينهم لمدة ستة أيام وأعادتهم بعدها وقد خيطت صدورهم وبطونهم.

عدا عن أنه وحتى اللحظة وبحسب الحملة الوطنية الفلسطينية لاسترداد جثامين الشهداء، ما زال هناك 273 شهيداً في مقابر الأرقام وثلاجات الموتى، وهو العدد الذي تم توثيقه فقط.

ناهيك عن الحوادث والجرائم الأخرى منذ أربعينيات القرن الماضي وحتى يومنا هذا، والتي وثق منها الكثير وكان آخرها جرائم العدوان على غزة بدايات هذا العام.

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أما من يعنيهم الأمر مباشرة، فيبدو أن الأمر لا يعنيهم لا من قريب ولا من بعيد، وهنا نعني القيادة الفلسطينية والمفترض أنها المسؤولة عن كل مواطن
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الأمر لا يعنيهم

لم تتحرك أي مؤسسة أو هيئة أو وسيلة إعلامية أو حكومية أو حتى شخصية رسمية لدعم هذا الصحفي وصحيفته، أو حتى للمطالبة بالتحقيق فيما ورد، وهو الموقف ذاته الذي أضاع الكثير من المتضامنين مع قضيتنا بعد التخلي عنهم وتعرضهم لضغوطات هائلة.

وهو الموقف نفسه الذي أضاع أيضاً قراراً بأهمية فتوى محكمة العدل الدولية في لاهاي عام 2004 الخاص بجدار الفصل العنصري والاحتلال، وهو الموقف عينه الذي بسببه ستضيع القدس دون أن يحرك أحد أي ساكن، لا فعلاً ولا حتى قولاً.

حتى ساعة كتابة هذه السطور، لم تتم استضافة دونالد بوستروم أو الاتصال به على أي منبر إعلامي عربي، ولم يصدر أي بيان رسمي من أي نوع، وباستثناء بعض المواقع التي نشرت نص مقاله مترجماُ، خلت النشرات والتقارير من أي ذكر للأمر، رغم تفاعله على مستوى عالمي، بل تحدثت تقارير عن استعداد دول عربية للتطبيع مع الاحتلال كبادرة حسن نية تجاه نتنياهو لتشجيعه على تجميد الاستيطان.

أما من يعنيهم الأمر مباشرة، فيبدو أن الأمر لا يعنيهم لا من قريب ولا من بعيد، وهنا نعني القيادة الفلسطينية والمفترض أنها المسؤولة عن كل مواطن، وأنها في مرحلة نضال وتحرير ضد عدو لا يرحم.

تلك القيادة التي رفضت في السابق التوجه لمحكمة الجنايات الدولية لرفع قضايا جرائم حرب ضد "إسرائيل" وتلك القيادة التي تتفرج على ضياع القدس مما حدا بوزيرها لشؤون القدس حاتم عبد القادر للاستقالة احتجاجاً على الضلوع في تضييع القدس وعن عمد.

تلك القيادة تتخذ ذات الموقف اليوم، لا علاقة لها بالأمر، والموضوع ربما بنظرهم شأن داخلي، أو في أحسن الأحوال شأن إسرائيلي سويدي، واللقاءات مع قادة الاحتلال ستستمر، حتى وإن أعلن نتنياهو مئات المرات أنه لا عودة للاجئين، ولا قدس، ولا وقف للاستيطان، ولا دولة ذات سيادة، فهل نتوقع أن يحرك بلال غانم وغيره من الشهداء هذه القيادة؟.

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مقابل الصمت الفلسطيني والعربي والغربي الذي يصل حد التواطؤ، تخرج أصوات حرة وأقلام لا تخشى مثل الصحفي دونالد بوستروم
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هذا الصمت المريب يستوي فيه ولأول مرة العرب مع الغرب، السويد التي ترأس المجموعة الأوروبية تقف وحيدة في مواجهة الاتهامات والادعاءات، حرية الرأي التي تغنى ويتغنى بها الغرب اختفت من قواميسهم فجأة، عكس ما حدث إبان الرسوم المسيئة للرسول صلى الله عليه وسلم، حين وقف الغرب بقده وقديده مع تلك الرسومات ونشرها، ويقف ذات الغرب اليوم دون أن يحرك ساكناً.

مقابل الصمت الفلسطيني والعربي والغربي الذي يصل حد التواطؤ، تخرج أصوات حرة وأقلام لا تخشى مثل الصحفي دونالد بوستروم، بل وللأسف حتى من داخل معسكر الاحتلال.

والأسف هنا على كتابنا ومثقفينا إن جازت التسمية، ومن هؤلاء بروفيسور العلوم السياسية في جامعة بن غوريون نيفي غوردون والذي طالب بمقاطعة "إسرائيل" لأنها دولة عنصرية في مقال نشره في صحيفة لوس انجلوس تايمز بتاريخ 21/08/2009.

وقبله كانت دعوات أوروبية ومن بريطانيا لمقاطعة أكاديمية لذات السبب، وبعده كان موقف منظمة "مراسلون بلا حدود" في باريس والتي أيدت الموقف السويدي في مواجهة حكومة الاحتلال.

بالتأكيد لن تكون محاولة إسكات الصحفي بوستروم وصحيفته الأخيرة، لكن بالتأكيد أيضاً أن الجدار الإعلامي الحديدي الذي يحاول الاحتلال الحفاظ عليه قد تضعضع، وما عصابة بروكلين، والتهجم على مؤسسة غولدمان ساكس، وتكريم ماري روبنسون وديزموند توتو، وجائزة فيليسيا لانغر، وظهور حزب معاداة الصهيونية في فرنسا، وأخيراً مقال بوستروم، إلا أدلة على أن العالم قد ضاق ذرعاً بتلك الممارسات، وكذلك بالتهمة الجاهزة بمعاداة السامية، وهو ما يزعج قادة الاحتلال ويفسر هستيريتهم أكثر من أي أمر آخر.

ويبقى السؤال أين دور العرب فيما يجري؟.


المصدر: الجزيرة

http://www.aljazeera.net/NR/exeres/9E112CC0-5B42-46C5-8E08-9776CFAA3DE2.htm.



Thursday, September 03, 2009

السلام الامريكي.. والغباء العربي
عبد الباري عطوان
يعكف مساعدو الرئيس الامريكي باراك اوباما على بلورة مبادرة سلام جديدة للصراع العربي الاسرائيلي، من المتوقع إماطة اللثام عنها اثناء انعقاد الجمعية العامة للأمم المتحدة في الثلث الاخير من شهر ايلول (سبتمبر) المقبل.
السيناتور جورج ميتشل المهندس الحقيقي لهذه المبادرة يفضل العمل بسرية مطلقة، بعيداً عن وسائل الاعلام، لكن ما تسرب عن هذه المبادرة حتى الآن من تقارير يوحي بأنها سترتكز في معظم بنودها على مبادرة السلام العربية مع بعض التعديلات الجوهرية، اي اسقاط حق العودة وايجاد صيغة 'ملتبسة' لوضع القدس المحتلة بجعلها عاصمة للدولتين، اي ابقاء وضعها الحالي مع تغييرات تجميلية طفيفة.
التدرج في التطبيق سيكون سمة المرحلة المقبلة، حيث من المتوقع ان يتم قلب المبادرة العربية، بحيث يصبح التطبيع مقدمة للانسحاب الاسرائيلي من الاراضي العربية المحتلة، تلبية لشروط بنيامين نتنياهو رئيس الوزراء الاسرائيلي. وهذا ما يفسر الضغوط الامريكية المكثفة على الدول العربية، خاصة في منطقة الخليج والمغرب العربي، من اجل الاقدام على خطوات تطبيعية 'أولية' مقابل تجميد نتنياهو لتوسيع المستوطنات في الضفة الغربية وليس القدس المحتلة، مثل فتح مكاتب تجارية، والسماح لطائرات 'العال' الاسرائيلية بعبور الاجواء العربية بكل حرية.ضغوط ادارة اوباما هذه يمكن ان تعطي ثمارها في الاسابيع المقبلة،
ومن غير المستبعد ان نرى مصافحات واجتماعات وتبادل ابتسامات بين مسؤولين وزعماء عرب ونتنياهو على هامش اجتماعات الجمعية العامة للأمم المتحدة، لكسر الجليد، تتلوها خطوات عملية دبلوماسية.التحضيرات في الجانب الفلسطيني تسير على قدم وساق في هذا الاطار، وبطريقة مدروسة بعناية فائقة، ووفق توجيهات امريكية اوروبية، بمباركة اسرائيلية غير مباشرة، بحيث يكون البيت الفلسطيني الداخلي مهيئاً للمبادرة الجديدة بشكل جدي ومتكامل.' ' 'ويمكن تلخيص هذه التحضيرات في مجموعة من النقاط، جرى استقراؤها من تطورات الاشهر القليلة الماضية:
ـ أولاً: اقدم السيد محمود عباس رئيس السلطة في رام الله على عقد المؤتمر العام لحركة 'فتح' و'انتخاب' لجنة مركزية جديدة تضم أربعة من القادة الامنيين السابقين، وتستبعد معظم رموز الحرس القديم المعارض لنهج اوسلو، بطريقة او بأخرى، مع الاقرار بأن بعض الاعضاء الجدد يتمتعون بسمعة وطنية جيدة واستقلالية في الرأي، ولكنهم يظلون اقلية.
ـ ثانياً: نجاح السيد عباس في عقد جلسة طارئة للمجلس الوطني الفلسطيني 'بمن حضر' من اجل استكمال شرعية اللجنة التنفيذية للمنظمة، بانتخاب ستة اعضاء جدد. واللافت انه تم اضافة ابرز شخصيتين مسؤولتين عن ملف المفاوضات الى عضوية اللجنة، وهما السيدان احمد قريع (ابو علاء) وصائب عريقات. وهذا يعني انهما سيتفاوضان في المستقبل على اساس خطة السلام الجديدة، ليس على انهما يمثلان حركة 'فتح'، وانما باسم منظمة التحرير الفلسطينية الممثل الشرعي الوحيد للشعب الفلسطيني.
ـ ثالثاً: اعلان السيد سلام فياض رئيس الوزراء الفلسطيني عن خطته الجديدة لانجاز البنى التحتية للدولة الفلسطينية التي توقع قيامها في غضون عامين، وهذه البنى من شقين: الأول امني يتمثل في بناء قوات امن فلسطينية وفق المواصفات الامريكية وباشراف الجنرال الامريكي دايتون، ومباركة اسرائيلية أردنية مصرية فلسطينية. والثاني اقتصادي يركز على كيفية تحسين الظروف المعيشية لأهل الضفة الغربية بحيث ينسون الانتفاضة ويبتعدون بالكامل عن المقاومة باعتبارها مصدر عدم استقرار ومعاناة للمواطنين.
' ' 'ان اخطر ما نجح فيه المحيطون بالرئيس الفلسطيني محمود عباس، وبتخطيط من قبل توني بلير 'مبعوث السلام' الاوروبي، هو حصر القضية الفلسطينية في 'الضفة الغربية' فقط واسقاط جوهرها الرئيسي، الا وهو 'قضية اللاجئين'، وتحويلها الى مسألة اقتصادية صرفة محكومة بمعدلات الاحوال المعيشية لسكان الضفة.فالمقارنة لا تتم حالياً بين اوضاع الشعب الفلسطيني في ذروة انتفاضيته الاولى والثانية، او المرحلة التي سبقتهما وتمثلت في اطلاق الرصاصة الاولى عام 1965 عندما كانت الضفة الغربية والقطاع في أيد عربية، وانما المقارنة الآن بين كيفية تدهور الاوضاع الامنية والمعيشية في قطاع غزة تحت حكم 'حماس'، وازدهارها في الضفة الغربية تحت حكم السلطة.الأوضاع في غزة متدهورة اقتصادياً، منضبطة امنياً، التدهور الاقتصادي بسبب الحصار الخانق الذي نسيه العالم بطريقة تآمرية متعمدة، والانضباط الامني جاء بسبب القبضة الحديدية لشرطة 'حماس'،
وشاهدنا بعض جوانبها في اقتحام مسجد ابن تيمية في مدينة رفح 'لاجتثاث' حركة انصار جند الله، بطريقة دموية غير مسبوقة، ومنع اي عمليات فدائية او اطلاق صواريخ من القطاع.اما الازدهار الاقتصادي في الضفة فمرده تدفق المليارات على السلطة من امريكا واوروبا والدول العربية، والاخيرة 'تسخو' في العطاء استجابة لتعليمات امريكية وليس تلبية لنداء الواجب. ولكن هذا الازدهار هو تطبيق حرفي لخطة نتنياهو، ومن قبله توني بلير لما يسمى بـ'السلام الاقتصادي'. وهو السلام الذي يعني عملياً نسيان ثوابت القضية الفلسطينية ولو بشكل مؤقت.
السؤال الذي يرفض اي طرف الاجابة عليه هو كيفية وشكل الدولة الفلسطينية الموعودة في ظل وجود 249 مستوطنة اسرائيلية يقيم فيها نصف مليون مستوطن، علاوة على ستمائة حاجز اسرائيلي تحت ذريعة حفظ الامن؟الجدل 'البيزنطي' الدائر حالياً ليس حول ما اذا كانت هذه المستوطنات شرعية او غير شرعية، وانما حول النمو الطبيعي فيها وما اذا كان هذا النمو شرعياً مقبولاً كلياً او جزئياً، والثمن الذي يجب ان يدفعه العرب 'تطبيعاً' مقابله.' ' 'التطور الأبرز الآخر الذي يتبلور حالياً هو نجاح 'الابتزاز' الاسرائيلي في فرض شروطه، ليس على صعيد اسقاط حق العودة، و'تمييع' قضية القدس المحتلة فقط، وانما بربط اي 'تجميد مؤقت' للاستيطان بفرض حصار بحري وجوي وأرضي يشل ايران كلياً، تجاوباً مع هذا 'التنازل' الاسرائيلي الكبير.اي مثلما جرى استخدام مؤتمر مدريد للسلام للتغطية على ضرب العراق وتدميره وحصاره عام 1991، يريدون ربط المبادرة الامريكية الجديدة للسلام بقضية المفاعل النووي الايراني. اي تفكيك هذا المفاعل بالحصار او العمل العسكري مقابل وعود، مجرد وعود بحل امريكي للقضية الفلسطينية وفق معادلة عدم إغضاب اسرائيل واسترضاء عرب الاعتدال.الربط هنا ليس بين مفاعل نووي اسرائيلي ينتج 300 رأس نووي حتى الآن، ومفاعل ايراني ما زال 'جنيناً' لم يولد بعد، وانما بين المفاعل الأخير وحزمة من التنازلات العربية عن ثوابت فلسطينية مقابل وعود بالتسوية، سمعنا الكثير مثلها في السابق، تبخرت تباعاً بعد تحقق الاهداف الامريكية من جراء اطلاقها.
المشكلة الكبرى تكمن حالياً في ضعف معسكر الممانعة العربي، وتآكل معسكر الممانعة الفلسطيني، فسورية مشغولة حالياً في كيفية تحييد امريكا من خلال الانفتاح عليها واستقبال وفودها، والانشغال في ملف تشكيل الحكومة اللبنانية، وكأنه قمة الملفات الاقليمية المصيرية. اما حركة 'حماس' فباتت غارقة في 'مصيدة' قطاع غزة، وكيفية توفير لقمة العيش لمليون ونصف مليون فلسطيني، وفتح قنوات مع الغرب تحت عنوان اطلاق سراح الاسير الاسرائيلي شاليط.
حركة 'حماس'، وللأسف الشديد، لم تعد ترفع راية المعارضة بالقوة المتوقعة منها كحركة اسلامية مجاهدة، واساء اليها كثيرا احد اجنحتها الذي يسعى لاعتراف الغرب، ويجري اتصالات معه، بل ويشارك في مؤتمرات تضم اسرائيليين في جنيف للايحاء بان الحركة واقعية معتدلة يمكن التعامل معها وتسليمها الحكم.القضية الفلسطينية بشكلها الذي نعرفه موضوعة حالياً على مشرحة طبيب 'التجميل' الامريكي، لكي يعيد رسم ملامح جديدة لها، يقوم خبراء التسويق العرب، والفلسطينيين خاصة، ببيعه الى المخدوعين بالسلام الاقتصادي والأمن المنضبط والاقتصاد المزدهر في الضفة الغربية.
(المصدر: صحيفة "القدس العربي" (يومية – لندن) الصادرة يوم 1 سبتمبر 2009)

Palestine

La pax americana et la crétinerie des Arabes

Par Abdel Bari Atwan
Al-Quds Al-Arabi
01/09/2009

Le président américain prépare une nouvelle initiative de paix pour régler le conflit arabo-israélien qui sera présentée à la prochaine réunion del'assemblée générale des Nations Unies prévue pour fin septembre.
Le sénateur George Mitchell, véritable artisan de cette initiative,préfère travailler dans le secret le plus absolu et loin des médias, maisles bruits qui courent laissent entendre que cette initiative se concentr sur l'initiative de paix arabe affectée de certaines modifications essentielles telles que l'annulation du droit au retour et l'introduction d'une formule "nébuleuse" faisant de Jérusalem la capitale des deux Etats,en fait en introduisant quelques retouches à la situation actuelle.
L'application de cette initiative se fera probablement à l'inverse du planning de l'initiative arabe, de sorte qu'elle commence par la normalisation préalablement au retrait israélien des territoires arabes occupés, conformément aux conditions posées par Netanyahu. Ce qui peutexpliquer les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes, surtout dans le Golfe et au Maghreb, en vue de produire des"premiers pas" de normalisation, tels que l'ouverture de bureaux de représentation commerciale et l'autorisation de circulation en toute liberté dans l'espace aérien pour les avions de la compagnie aérienne israélienne El Al, en contrepartie du gel de la construction des colonies en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem.
Ces pressions de l'administration Obama pourraient donner des résultats dans les prochaines semaines, et il ne serait pas étonnant que l'on assiste à des rencontres, des réunions et des échanges de sourires entre des responsables et des leaders arabes et Netanyahu en marge des réunions de l'assemblée générale des Nations Unies, histoire de rompre la glace, etque ces gesticulations soient suivies de démarches diplomatiques effectives.
Du côté palestinien, les préparatifs vont bon train, avec des soins et une minutie exceptionnels, conformément aux directives américaines et européennes et avec la bénédiction israélienne indirecte, de manière que la société palestinienne soit parfaitement et entièrement disposée à intégrer la nouvelle initiative.
Ces préparatifs peuvent être résumés dans les points suivants :
1) Le président de l'autorité de Ramallah, Mahmoud Abbas, a réuni le congrès du Fatah, et procédé à l'"élection" d'un nouveau comité exécutif qui comprend quatre des anciens responsables de la sécurité et dont ont été exclus, d'une manière ou d'une autre, la plupart des membres de l'ancienne garde opposée au processus d'Oslo ; il faut reconnaîtrecependant que certains des nouveaux membres du comité jouissent d'une bonne réputation et sont considérés comme des personnalités indépendantes et dévouées à la cause nationale.
2) Monsieur Abbas a bien réussi à convoquer le conseil national palestinien en une réunion extraordinaire "en présence des présents" pour compléter la légitimité du comité exécutif de l'OLP et l'élection de six nouveaux membres, parmi lesquels deux personnes responsables des négociations: Ahmad Qorei (Abou Ala') et Saeb Erekat. On peut en conclure qu'ils seront appelés à négocier prochainement sur la base de la nouvelle initiative de paix, non en tant que représentants de Fatah, mais au nom del'OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien.
3) Salam Fayad, le premier ministre palestinien, a révélé qu'il préparaitun nouveau projet pour l'infrastructure de l'Etat palestinien qui sera prêt dans deux ans.
Ce projet se compose de deux volets : le premier sécuritaire avec la mise sur pied des forces de sécurité palestiniennes sur la base des critères américains et sous la supervision du général Dayton, et les bénédictions israéliennes, jordanienne, égyptienne et palestinienne.
Le deuxième économique visant à améliorer le quotidien de la population de la Cisjordanie afin de lui faire oublier l'intifada et l'éloigner définitivement de la résistance considérée comme un facteur d'instabilité et de souffrance.
L'entourage du président Mahmoud Abbas a réussi, sur instructions de TonyBlair "envoyé de la paix" européen, à réduire la cause palestinienne à la"Cisjordanie", à l'amputer de son essence qui est la "cause des réfugiés"et à en faire une question purement économique gouvernée par les conditions de vie des habitants de la Cisjordanie. Et c'est bien là sa plus dangereuse réussite.Aujourd'hui, au lieu de comparer la situation actuelle du peuple palestinien avec celle qui prévalait lors de la première ou de la deuxième intifada, ou celle qui existait en 1965 lorsque la première balle de la résistance a été tirée et que la Cisjordanie et Gaza étaient arabes, on oppose la dégradation des moyens de subsistance et de la sécurité à Gaza sous la domination de Hamas à la prospérité de la Cisjordanie sous lerègne de l'autorité.
A Gaza, la situation économique est détériorée en raison du blocus asphyxiant que tout le monde a décidé d'oublier, et la sécurité est maîtrisée sous la poigne de fer de la police du Hamas, qui s'est illustrée par l'attaque sanguinaire et sans précédent contre la mosquée Ibn Taymiyah à Rafah pour en "extraire" le mouvement Ansar Jund Allah, et par l'interdiction de toute opération de résistance et de lancement de missiles.
Quant à la prospérité économique de la Cisjordanie, elle est surtout redevable à l'afflux dans les poches de l'autorité de milliards de dollars en provenance des Etats-Unis, de l'Europe et des pays arabes, la générosité de ces derniers résultant plus des injonctions américaines que du devoir moral de solidarité.
Mais il faut se rappeler que cette prospérité correspond à la mise en oeuvre à la lettre du plan Netanyahu et du précédent plan de "paix économique" de Tony Blair. Une paix qui signifie dans la pratique l'oubli,même temporaire, des fondamentaux de la cause palestinienne.
La question à laquelle personne ne veut répondre c'est comment cet Etat palestinien qu'on nous promet, va-t-il pouvoir exister en présence de 249 colonies israéliennes où vivent un demi-million de colons, sans oublierles 600 checkpoints israéliens supposés assurer la sécurité ?
Les subtilités byzantines du discours actuel ne portent pas sur la légalité des colonies, mais plutôt sur leur croissance naturelle, sur l'admissibilité légale totale ou partielle de cette croissance et sur la contrepartie que les Arabes devront payer en termes de "normalisation".

On constate que le chantage israélien a remarquablement réussi à dicter ses conditions, et pas seulement au plan de l'évacuation du droit au retour, de la "dilution" de la question de Jérusalem occupée, mais aussi par le lien créé entre le moindre "gel provisoire" des colonies (considéré comme une énorme concession) et l'imposition d'un blocus maritime, aérienet terrestre total contre l'Iran.
De la même façon que la conférence pour la paix de Madrid avait servi en 1991 à frapper, détruire et isoler l'Irak, on veut rattacher aujourd'hui la nouvelle initiative de paix américaine à la question du nucléaire iranien et donc procéder au démantèlement des installation iraniennes par voie militaire ou par voie de sanctions, en échange de promesses, de simples promesses, d'une solution américaine à la question palestinienneet conformément à une formule qui ne fâche ni Israël ni les régimes arabes« modérés ».
Remarquez qu'au lieu de mettre en parallèle un réacteur israélien qui aproduit à ce jour 300 têtes nucléaires et un réacteur iranien encore en gestation, on a établi un rapport entre le réacteur iranien et une liste d'abdications arabes sur les fondamentaux palestiniens en contrepartie de promesses de solution, qui viennent s'ajouter aux nombreuses promesses qu'on nous a fait dans le passé et qui ont disparu les unes après les autres après avoir servi les objectifs américains.
Mais le grand problème aujourd'hui c'est la faiblesse du front du refus arabe, la détérioration du camp du refus palestinien, la préoccupations yrienne par l'ouverture sur l'Amérique et la réception de ses envoyés dans le but de l'amadouer, et la concentration des efforts sur la constitution du gouvernement libanais comme si c'était la priorité des priorités au niveau régional, tandis que le Hamas est empêtré dans le"piège" de Gaza, la subsistance alimentaire d'un million et demi de Palestiniens et les ouvertures sur l'Occident pour régler le dossier de Gilad Salit.
A notre grande désolation, Hamas ne porte plus aujourd'hui la bannière de la résistance avec la force qu'on attendait du mouvement islamique jihadiste. Ajoutons qu'il existe en son sein un courant qui lui porte préjudice par les efforts qu'il déploie en vue de gagner la reconnaissance de l'Occident, en tissant des contacts et, bien plus, en participant à des conférences à Genève en présence d'Israéliens, dans le but de convaincre le monde que Hamas est un mouvement réaliste et modéré avec lequel on peut travailler et qui mérite de rester au pouvoir.
La cause palestinienne telle que nous la connaissons se trouve actuellement sous le scalpel du chirurgien "esthétique" américain, pour une opération qui va lui refaire la face, le produit sera ensuite commercialisé par des experts en communication arabes et surtout palestiniens et vendu à tous ceux qui croient à la paix économique, à la sécurité et à la prospérité de la Cisjordanie.
Source en arabe : Al Quds al Arabi Traduction : Nadine Acoury--
http://www.ism-france.orgouhttp://www.ism-suisse.org

Monday, August 31, 2009


Dignité, sacrifice et résistance... des gens
simples en Irak
Hussein Al-Mâadhidi
25-08-09

Tableau numéro un: Abou Adham

Quand j'ai connu Abou Adham, avant l'occupation, il était simple agent de police, pauvre, démuni de tout et contraint, dès qu'il ôte son uniforme, à la fin de son service quotidien, de rejoindre un deuxième travail dont il ne revient que tard dans la nuit, fatigué et abattu.Il se maria en empruntant tous les frais du mariage, jusqu'à la dot de la mariée à quelques riches du voisinage et ne s'en acquitta totalement qu'après la naissance de son troisième enfant, Adham.
C'est dans ces conditions qu'il fut surpris par l'occupation avec son train de malédictions: la misère noire, la terreur sous toutes ses formes, l'humiliation permanente. Dans son quotidien, il manquait de tout sauf de cette dignité à toute épreuve et de cette fierté intérieure que rien ne pouvait entamer.

Nombre de ses collègues ont fini par reprendre leur travail au sein de la police gouvernementale pour devenir les auxiliaires de l'occupant, moyennant un salaire garanti et des prébendes généreuses, mais au prix d'une dignité bafouée.Abou Adham, notre homme, n'a rien d'autre justement que cette dignité, sorte de trésor personnel, que l'occupant a piétinée et bafouée pour son peuple, au vu et au su de monde entier. C'est en son nom qu'il refusa de suivre la voie ses collègues, de réintégrer la police et de mettre sa main dans celle de l'occupant. Il s'obstina dans son choix malgré sa misère et celle de sa famille, préférant le besoin à la collaboration, la dignité à la compromission.
Il commença par dénicher un petit travail de vendeur dans un magasin, contre un salaire de misère puis s'installa à son compte, derrière un étal de bric et de broc, sur le trottoir d'une rue. Le résultat n'étant pas meilleur que dans le cas précédent, il délaissa le commerce pour tenter sa chance ailleurs: ramasser des pierres dans les oueds environnants pour les revendre en ville. Ce travail fut de courte durée, la demande en ce produit étant presque nulle dans un pays où chaque jour apporte son lot de destructions mais où la reconstruction tarde à venir.
Abou Adham troque alors sa pioche contre une hache et s'en va ramasser du bois, bien plus demandé que la pierre. C'est là qu'il sembla trouver son bonheur un instant.
Entre-temps son fils Adham accomplit ses dix ans, âge où un enfant, est déjà en mesure d'aider sa famille. Le père l'envoya alors auprès d'une de ses connaissances, un commerçant tenant boutique au souk de Haditha, ville toute proche.
Il devrait servir de coursier comme il y en a tant dans tous les souks. Mais la providence en décida autrement.
Il y a quelques jours le petit Adham fut tué dans l'explosion d'une voiture piégée, en plein marché de Haditha. Un éclat l'a atteint au cou, séparant sa tête de reste du corps. Ce sont les forces de l'ordre qui placèrent la voiture piégée pour exploser au milieu de la population civile. Ce sont les autorités gouvernementales même qui l'affirmèrent.
Accablé par une double tragédie, celle d'avoir perdu son fils de cette façon mais aussi de se sentir coupable pour l'avoir envoyé se tuer ainsi, Abou Adham l'enterra lui-même, refusa d'organiser la cérémonie traditionnelle pour recevoir les condoléances et s'enterra chez lui toute la journée.

Le lendemain, il s'arma de nouveau de sa hache et repartît chercher du bois, le cœur brisé mais plein de foi, comme si de rien n'était. La famille doit vivre, quoi qu'il en coûte!


Traduit de l'arabe par Ahmed Manai